Ce qui me surprend, c'est que personne d'autre n'est venu y mettre de sa petite histoire personnelle sur le sujet. Les VF-istes ne seraient-ils pas les aventurier que je m'imaginais?
Cependant, froler la mort n'a rien a voir avec le voyage. Surtout si on habite dans une megapole, comme
Paris. Surtout si on s'y deplace en velo tous les jours, et si on y fait du street hockey sans protections. Etc... Ou alors, autre question, est-ce qu'on ne voyage pas des qu'on prend des risques, meme si on est dans sa propre ville? Et la mort, selon Baudelaire, serait le seul voyage ou on y trouverait enfin du nouveau... Bon, il etait blase, ok, mais... a mediter.
Voila un message qui part dans tous les sens.
Et j'en rajoute une couche. Peut etre que la question etait "froler la mort EN VOYAGE".
Dans ce cas: oui tous les jours ou je prends le bus en Amerique Latine. Heureusement, je ne l'ai jamais vraiment frole. Le seul cas ou je l'ai tutoye, c'est recemment, au
Perou, dans une tente, lors de mon trek en solo au pied de l'Alpamayo. Changement de la bombonne de gaz. Ca rate, la bombonne pleine se met a fuire de folie dans toute la tente, le soir. Par chance, ma frontale s'eteind juste a ce moment la a cause du mouvement de panique. Mais je n'en suis pas sauve pour autant que le premier danger (explosion) est ecarte: la tente est fermee, je n'y vois rien, ne trouve pas la fermeture eclair pour ouvrir et balancer la chose au dehors, de plus, en approchant le truc de la sortie, ca gele tout par effet de detente, donc, la fermeture eclair que je ne trouve pas est en plus gelee, et mes mains aussi (c'est que ca givre tout ce machin la, surtout que tout etait trempe parce qu'il pleuvait des cordes)... Bref, le bordel, la panique, j'ai fini par craquer, ne voulant pas mourir asphixie tout seul a 3800 dans une vallee envahie par la pluie, j'ai sorti mon couteau
suisse (un moment pour le trouver dans le noir et le bordel de la tente) et j'ai fait un trou dans la toile pour virer la bombe.
Au retour, j'en fus quitte pour payer le prix de la reparation au loueur de matos (je voyage seul donc sans tente ni tante). Ma vie a donc un prix, 50 soles, soit 15 dollars. Mieux que rien. si je n'avais pas fait de trou et ouvert la fermeture eclair sans paniquer, ma vie n'aurait valu que le prix d'une bombonne neuve. J'ai bien fait! Par contre j'ai bouffe froid ce soir la (le lendemain j'ai pu faire un feu discret et contenu) et j'ai eu un peu plus froid.