| La genèse d'un grand voyage... Eliphas · 25 juillet 2010 à 19:45 · 2 photos 48 messages · 15 participants · 9 541 affichages | | | | À: Eliphas · 31 juillet 2010 à 13:07 Re: La genèse d'un grand voyage... Message 21 de 48 · Page 2 de 3 · 3 377 affichages · Partager Bonjour,
Formidable ton état d'esprit! Tu as raison, tu es dans la période bénie "où le monde est à toi", ce sentiment de liberté absolue sans obligation aucune. En gardant l'ouverture et la spontaéité, je te conseilles quand même de préparer super bien ton voyage et ton itinéaire, ceci pour gagner du temps à découvrir-
Good luck! | | | À: Eliphas · 1 août 2010 à 9:45 Re: La genèse d'un grand voyage... Message 22 de 48 · Page 2 de 3 · 3 344 affichages · Partager d'organiser nous même le projet qui nous tient à cœur
Juste pour comprendre, c'est l'école qui vous incite à faire un voyage, ou est-ce le projet que toi, tu a choisi ? N'y a-t'il aucun support, aucun but défini pour ce voyage : histoire, culture, ethnologie ? Cette école vous enseigne-t-elle des matières inutiles en France ? A priori, j'aurais tendance à dire de foncer (c'est vrai que le temps est un bien précieux), mais je trouve surprenant qu'une école engage des jeunes à partir 4 mois sans but précis, et en s'autofinançant, avec tous les dangers que cela peut engendrer. Ou aurais-je mal lu ? | | | À: Eliphas · 12 août 2010 à 19:16 Re: La genèse d'un grand voyage... Message 23 de 48 · Page 2 de 3 · 3 226 affichages · Partager Salut Par exemple: je ressens une envie de me plonger au cœur d'un peuple ayant des traditions différentes des nôtres, pour me connecter à quelque chose de plus spirituel, dimension qui n'est représenté que par des moyens que je trouve superficiel dans notre culture (églises, rites religieux, etc.) Une des réponses que j'apporte à ce besoin, spontanément, serait d'aller m'immerger au cœur d'un petit village au népal, organisé autour d'un monastère et de traditions qui perdurent depuis des centaines d'années. Seulement, cette réponse est basée sur des stéréotypes qui se sont gravés dans mon esprit à travers des films que j'ai vus se déroulant là bas, de documentaires, etc. Il y a bien une part de vérité, incontestablement certains peuples sont plus connectés que d'autres à quelque chose de "divin", de transcendant, mais pas forcément de la façon que j'imagine. Tu es vraiment la première personne sur ce forum avec laquelle je pourrais me comparer (si je remonte près de 40 ans en arrière) J'avais effectivement à cette époque les mêmes motivations que toi.. j'aurais pu écrire la même chose que toi à part que tu me parais plus conscient de la "réalité du monde" que je ne l'étais lorsque j'ai décidé de partir sur les routes d'Europe et d'Asie pour aller en Inde et au Népal.. je n'ai pas trop de temps pour répondre maintenant mais reviendrai plus yard sur ton post... | | | À: Saijfou · 12 août 2010 à 19:28 Re: La genèse d'un grand voyage... Message 24 de 48 · Page 2 de 3 · 3 225 affichages · Partager Salut
Et comme tu l'as dit, les stéréotypes n'aident pas. Pour avoir passé pas mal de semaines avec un des peuples premiers d'Afrique, entre ce à quoi je m'attendais (espérais inconsciemment) et la réalité, ce n'était plus un fossé mais un ravin qu'il y avait!  
Au moins tu en a fait l'expérience tu ne l'a pas lu dans les livres... j'ai fait aussi cette expérience dans beaucoup de tribus différentes et chaque fois comme tu le dis c'était un ravin mais je ne regrète pas d'avoir rencontré ces gens bien au contraire et si ça ne m'a pas "enrichi" ça a quand même contribué a avoir une vision différente sur l"âme humaine" | | | À: Kola · 12 août 2010 à 19:36 Re: La genèse d'un grand voyage... Message 25 de 48 · Page 2 de 3 · 2 730 affichages · Partager salut,
j'ai lu tout ça Castaneda... (mystificateur?) mais dans ce domaine je dirais que rien ne vaut l'expérience personnelle! et Hermann Hesse aussi; celui qui m'a le plus marqué (chez Hesse) c'est Demian et un peu moins le loup des steppes..Un beau roman sur la vie et l'optimisme : Alexis Zorba de Kazantzakis... | | | À: Malaurie · 12 août 2010 à 19:42 Re: La genèse d'un grand voyage... Message 26 de 48 · Page 2 de 3 · 2 730 affichages · Partager Je lui conseillerais de ne rien préparer du tout; un vrai voyage ne se prépare pas mais faire du tourisme peut-être! | | | À: Djalma · 13 août 2010 à 6:20 Re: La genèse d'un grand voyage... Message 27 de 48 · Page 2 de 3 · 2 715 affichages · Partager J'ai bien lu toutes vos interventions, il y a de très nombreux points sur lesquels j'ai envie de réagir mais je ne le ferai pas dans ce message. Je voulais juste vous dire que je suis actuellement à l'étranger, j'ai un accès restreint à internet mais je n'ignore pas vos réponses pour autant: j'attends juste le moment pour y répondre, je veux avoir du temps devant moi pour être constructif.
N'hésitez pas à continuer à réagir, si vous avez la patience, je réagirai dans une grosse dizaine de jours !
Merci à vous et bonne journée! :) | | | À: Djalma · 13 août 2010 à 11:17 Re: La genèse d'un grand voyage... Message 28 de 48 · Page 2 de 3 · 2 702 affichages · Partager Bonjour,
Hum.....ta réponse "un "vrai" voyage ne se prépare pas du tout" me laisse songeuse...Un vrai voyage ? qu'est-ci qui fait la différence pour toi d'un vrai voyage (ou d'un faux ?). La longueur ?.
Pour moi le voyage commence avant de partir, le préparer un minimum est un plaisir dont je ne me passerai pas, car pour moi un voyage comence par être révé, pensé, préparé, même si au fond les circonstances font que tout peut changer....les idées, les rencontres....ect....
Le tourisme ou le vrai voyage n'ont aucune signification propre, c'est ton ouverture aux autres qui fera la différence.
Bons prochains voyages !  M | | | À: Djalma · 13 août 2010 à 19:19 Re: La genèse d'un grand voyage... Message 29 de 48 · Page 2 de 3 · 2 694 affichages · Partager Ne rien préparer, ok dans certains cas, assez limités je pense. Mais j'ai retenu "une période d'un peu plus de quatre mois laissée libre par mon école avec ce simple objectif: réaliser le projet de notre choix". Donc, ne rien préparer... pour une école... Je suis dubitatif, tant sur le but que sur la méthode. | | | À: Herikles · 16 août 2010 à 3:08 Re: La genèse d'un grand voyage... Message 30 de 48 · Page 2 de 3 · 2 670 affichages · Partager J'ai du temps devant moi, j'en profite donc pour réagir à vos réponses!
D'abord, Herikles, au sujet de l'encadrement de ce projet par l'école et de son objectif.
"Juste pour comprendre, c'est l'école qui vous incite à faire un voyage, ou est-ce le projet que toi, tu a choisi ? N'y a-t'il aucun support, aucun but défini pour ce voyage : histoire, culture, ethnologie ?
L'école nous impose une période de environ 4 mois pendant laquelle nous devons mener un projet que nous définissons. Sur le papier, les seules contraintes sont que cela doit se dérouler ailleurs qu'en France, que l'on doit s'autofinancer et bien sur, que le projet nous fasse grandir que ce soit en gagnant en autonomie, en courage - pour certains projets, en confiance... bref, en tout ce qu'un projet de ce type peut apporter. Après, ce sont les contraintes sur le papier, il y en a d'autres plus officieuses. Bien que nous soyons libre dans le choix du projet, il y a un suivi personnalisé pour chaque élève durant toute l'année qui précède le départ: il faut jouer le jeu, et avec l'aide de nos professeurs, de notre expèrience, et de nos désirs, trouver ce qui peut être un bon défi pour nous. Du coup, non, il n'y a aucun but "voyage, culture, ethnologie, etc" défini à l'avance, bien que nous soyons généralement amenés à développer, selon le projet, l'un ou plusieurs de ces domaines.
Cette école vous enseigne-t-elle des matières inutiles en France ?
Ta question m'échappe! J'ai peut être mal saisi quelque chose, mais si tel n'est pas le cas: bien sur que non! Je pense que rien de ce que nous apprenons est inutile en France, ou quel que soit l'endroit du globe. Il s'agit d'une école d'ingénieur dont la formation est adaptée aux besoins d'une époque et d'entreprises... donc ça se veut assez "universel". Le projet se détache de cette formation, il dépasse l'aspect professionnel pour atteindre le côté humain. C'est un peu l'état d'esprit de notre école - de culture jésuite, soit dit en passant - qui veut former des ingénieurs vraiment ouverts sur le monde, et ce projet peut justement modifier le regard que nous portons sur le monde en nous amenant à en découvrir d'autres aspects par nous mêmes. Tout ça, c'est la volonté de l'école et je l'approuve totalement, c'est la raison pour laquelle je prends le temps de bien expliquer. Après, je ne te cache pas qu'il doit toujours y en avoir, sur l'ensemble d'une promo, qui gâche cette opportunité pour aller faire quelque chose de plus ou moins futile (prendre 4 mois de vacances et faire du surf en australie par exemple^^), tant pis pour eux.
A priori, j'aurais tendance à dire de foncer (c'est vrai que le temps est un bien précieux), mais je trouve surprenant qu'une école engage des jeunes à partir 4 mois sans but précis, et en s'autofinançant, avec tous les dangers que cela peut engendrer. Ou aurais-je mal lu ? "
Tu avais bien lu! J'espère que tu cernes mieux la dimension donnée à ce projet désormais! Tu parles de dangers, c'est vrai qu'on est pas à l'abri d'un incident grave. Après tout, sur une promo, on est déjà un certain nombre à s'être retrouvé en danger (ça peut être une agression dans la rue, un accident de voiture, une maladie,...) alors évidemment, être seul à l'autre bout du monde n'est pas la situation la plus sécuritaire qui soit, et certains élèves se sont déjà retrouvés dans des situations vraiment dangereuses (sur les lieux d'un attentat en Inde à une quinzaine de mètres de l'explosion de la bombe, dépouillé de tous ses biens en Amérique du sud et laissé seul en pleine cambrousse, bref!), et peut être que fatalement un jour quelqu'un aura moins de chance encore... Mais rester dans son doux cocon à étudier encore et encore, bien que ce soit suffisant pour faire de nous de bons ingénieurs, est-ce que ça l'est pour nous rendre adulte? | | | À: Djalma · 16 août 2010 à 3:51 Re: La genèse d'un grand voyage... Message 31 de 48 · Page 2 de 3 · 2 677 affichages · Partager Ensuite, en réponse à Jalma, Malaurie et également à Herikles :
"A priori, j'aurais tendance à dire de foncer " "Je lui conseillerais de ne rien préparer du tout; un vrai voyage ne se prépare pas mais faire du tourisme peut-être! "
Je comprends le plaisir qu'il y a à ne rien préparer, à se retrouver aventurier durant un voyage que l'on mène comme bon nous semble sans rien avoir planifié à l'avance. Et peut être un jour ferais-je ce genre de grand voyage, c'est d'ailleurs l'état d'esprit dans lequel on était parti en stop avec un pote: sans trop savoir ou aller, ou dormir, quoi faire... mais il était alors question d'un trip de quelques jours.
Là, pour quatre mois, il est absolument hors de question de ne rien préparer du tout. J'aurais bien sur le loisir de m'accorder quelques périodes de plusieurs jours ou semaines sur les quatre mois pour faire un trek ou autre sans préparation, mais je ne veux pas que ça soit l'optique du voyage complet. En plus, comme dit Malaurie, préparer le voyage, c'est un peu commencer à voyager: c'est se renseigner avec d'autres voyageurs, se renseigner sur le monde... c'est le même sentiment que lorsqu'on lit un récit de voyage et que l'on voyage un peu par procuration... sauf que là, le vrai voyage est à l'horizon!
Après, il est hors de question également que je m'emmerde à tout prévoir, que je dresse d'interminables listes d'hôtels ou de lieux à visiter: je veux donner un côté aventureux à ce voyage.
Disons que le juste milieu entre les deux serait d'avoir un itinéraire global, une idée de régions à traverser, voir une destination finale à rejoindre en x jours, tout en apprenant en parallèle certaines coutumes locales, pour pouvoir m'intégrer correctement, éventuellement des noms d'associations ou des idées de petits boulots à faire, bref, tout ce qui peut s'avérer utile sans rentrer trop dans le détail.
Il faut aussi que je trouve "une couleur à mon projet", un fil conducteur, ou au moins un thème, et j'ai vraiment envie (comme j'en parlais dans mon premier message), d'articuler ça autour de la musique. J'aime ça, et je ne pourrais pas y échapper pendant une si longue période. J'aurais besoin d'activités me permettant d'être créatif, donc la musique sera en haut de la liste: je fais actuellement des recherches sur l'instrument que je pourrai emporter avec moi (pas trop grand, pas trop fragile,...), ça sera en plus l'occasion d'apprendre à jouer d'un nouvel instrument, c'est parfait! De plus, au point de vue "social", ça peut être l'occasion d'aller vers les gens, de créer un contact original, voir de jouer avec d'autres musiciens (je l'espère!), et quand il n'y aura personne - je m'accorderai des moments de solitude - ça pourra être une façon de vivre ces moments différemment, de leur "rajouter une bande son"!
Il y a d'autres idées qui me trottent dans la tête, comme recueillir des témoignages de personnes vivant très différemment de nous sur certaines questions que l'on se pose tous à certains moments de notre vie (le bonheur) ou sur des moments clés de leur vie (certains types de souvenirs, rencontres amoureuses,...). Ça peut paraître gnian gnian ou faire tapette, mais peu m'importe: ça m'intrigue réellement de savoir comment des gens qui n'ont rien construisent leur bonheur alors que nous qui avons tout le trouvons de plus en plus difficilement, et que nos modes de vies font de nous les plus gros consommateurs d'antidépresseurs!
Je suis retombé sur un article tout à l'heure, dont voici un extrait :
Deux traditions musicales distinctes caractérisent les peuples d'Asie centrale. L'une, classique, se rapporte aux peuples sédentaires, urbains et musulmans, comme les Ouzbeks, les Tadjiks (et les Ouïgours situés au Turkestan chinois). Ces derniers mis à part, l'aire géographique de cette tradition musicale "savante" correspond à la Transoxiane, région mythique située entre les deux grands fleuves d'Asie centrale, l'Amou-Daria et le Syr-Daria, dont Samarkand et Boukhara sont de brillantes illustrations.
L'autre tradition, la tradition "nomade", se rapporte aux peuples türk de pasteurs transhumants, islamisés plus tardivement et superficiellement, et dont les cultures sont encore fortement teintées de chamanisme. Ce sont les Kazakhs, les Kirghiz et les Turkmènes. Cette tradition musicale est une tradition de "bardes" épiques et lyriques, "qui sont à la fois, tel le nomade qui emporte tout sur lui et se suffit à lui-même, instrumentistes et chanteurs, conteurs, poètes, improvisateurs ou luthiers, historiens, religieux, conseillers, chamanes, barbiers ou guérisseurs" [1].
Je vais creuser cette piste! Je vais également me renseigner sur le Japon du nord, je suis aussi retombé sur un article alléchant et j'ai vraiment envie d'en savoir un peu plus. En plus, je suis actuellement en vacances à Montréal, et je me surprend à adorer cette ville, et plus globalement, le type de sentiment que peut procurer ce genre de grande ville: être une fourmi se promenant entre de magnifiques bâtiments, se sentir minuscule... cela ne doit pas être difficile de ressentir cela au Japon, par contre l'intégration doit y être extrêmement difficile.
Je continue à chercher, et bien que certains me conseillent de ne pas trop trainer dans des livres... je ne connais rien du monde, il faut bien un point de départ! :) | | | À: Eliphas · 16 août 2010 à 4:12 Re: La genèse d'un grand voyage... Message 32 de 48 · Page 2 de 3 · 2 672 affichages · Partager Aussi, pour l'Alchimiste... oui, je l'ai lu il y a un peu plus d'un an! ^^ J'en garde un bon souvenir, et je n'avais pas été aussi dur que vous avec le livre sur le coup... j'avais même bien apprécié! Après, ce n'est pas de la grande littérature pour intellectuels, mais c'est rafraichissant et quand on est au début du chemin, ça a peut être plus de valeurs que pour vous qui avez davantage vécu! 
Un peu comme pour Le Petit Prince, puisqu'on en parle également, bien que ce dernier soit beaucoup, beaucoup plus profond à mes yeux. N'empêche qu'il est écrit dans un style très "simple", enfantin et que les messages sont pourtant importants. J'imagine qu'un "littéraire intellectuel" pourrait se laisser abuser par l'apparente pauvreté du style et ne pas voir ce qu'il y a au delà. En gros, il pourrait ne lire qu'avec son cerveau et ne pas sentir ce qu'il y a derrière.
Tesinnie, si tu as eu le courage de lire de tout lire jusque ici, tu as du remarquer qu'il y a certains points sur lesquels je n'arrive pas à te rejoindre, notamment sur la préparation du voyage et l'envie d'aller loin. J'aimerais mieux en parler "en vrai", ça serait en effet plus vivant et puis ça m'intéresserait aussi d'en savoir plus sur tes voyages. Je laisse passer quelques semaines (fin des vacs+rentrée scolaire) et on pourrait s'arranger pour en discuter sur lille un jour ou t'es dispo.
++ ! | | | À: Eliphas · 19 août 2010 à 16:03 Re: La genèse d'un grand voyage... Message 33 de 48 · Page 2 de 3 · 2 638 affichages · Partager Salut, Encore une fois j'ai pas trop de temps à te consacrer.. lorsque j'ai dit qu'il ne fallait rien préparer j'ai bien sûr exagéré pour prendre le contrepied de la grande majorité des gens de ce forum pour qui il est absolument essentiel de PROGRAMMER un parcours avec jour et bientôt horaire précis pour visiter un site et reprendre un bus (de nuit pour aller plus vite) etc.. etc.. quand je dis qu'il ne faut rien préparer ça signifie qu'il vaut mieux choisir une destination arrivée et une autre de retour (qui peut être la même) mais essayer de se reserver entre ces 2 points un maximum d'imprévus...Dire je vais pénétrer dans cette région et vais essayer de voir comment les gens vivent ici et faire des petits trajets de village en ville et de ville en villages et prendre son temps... un jour tu tombes sur un endroit sympa une rencontre inatendue une proposition de découverte que tu n'avais pas du tout imaginée.. J'ai une proposition de destination qui pourrait allier le fait que ton école est dirigée par les Jésuites et ta passion pour la musique... cette destination est : La Gran chiquitania; je ne t'en dis pas plus je te laisse chercher sur le web chiquitania.com... Pour la musique les gens de ces villages fabriquent leur propres instruments et chaque année il s'y déroule de grandes fêtes colorées où la musique est reine.. | | | À: Eliphas · 20 août 2010 à 10:13 Re: La genèse d'un grand voyage... Message 34 de 48 · Page 2 de 3 · 2 619 affichages · Partager Eliphas, Si je pensais pouvoir te donner le meilleur conseil possible quant à ce que tu recherches dans ton futur voyage, je te dirais certainement d'entreprendre le pélerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Tu n'es pas du tout obligé de verser dans la chose religieuse pour ceci faire, mais comme dis si bien Tesinnie en d'autres termes, la rencontre avec toi-même est presque assurée au bout du chemin. | | | À: Pakop · 20 août 2010 à 14:47 Re: La genèse d'un grand voyage... Message 35 de 48 · Page 2 de 3 · 2 605 affichages · Partager Salut,
S'il aime toutes les convenances, la mode "St Jacques" et la foule des "pèlerins" les chemins "autoroute" bien tracés, les parcours bien planifiés et l'absence de dépaysement c'est tout à fait ce qu'il lui faut!! J'espère qu'il recherche autre chose... | | | À: Djalma · 20 septembre 2010 à 18:41 Re: La genèse d'un grand voyage... Message 36 de 48 · Page 2 de 3 · 2 547 affichages · Partager Salut ! Après un mois d'absence ici, me revoila...!
L'idée d'un pèlerinage à St Jacques ne m'emballe absolument pas. Il y a certaines composantes de ce genre de voyage qui me plaisent, mais dans l'ensemble, il n'y a à mon avis aucun moyen de ressentir un véritable éloignement culturel. De plus, comme le souligne jalma, le côté archi-convenu de ce périple (bien qu'il n'enlève rien en sa qualité) me révulse un petit peu, j'ai envie de faire quelque chose qui n'a pas été fait 1 million de fois auparavant et auquel ne sont pas consacrés des centaines de guides de voyage. Je recherche un peu plus de fraicheur et de nouveauté.
Et surtout, je recherche une forme d'émerveillement à travers le dépaysement.
Par contre, il y a des choses qui me plaisent derrière la notion de pèlerinage. Le fait que ce soit à la fois un voyage intérieur et une rencontre avec des lieux, gens, etc. En plus, l'image du voyageur solitaire que j'y associe se rapproche de celle que je veux donner à mon voyage. Être nomade, solitaire mais à la rencontre des gens.
Bon sinon, pour retourner à une question plus générale : d'après vous, comment choisit-on une destination ?J'en suis toujours à peu près au même point: l'Asie m'attire parce qu'il s'y dégage quelque chose d'un peu mystérieux pour moi, et que voyager là bas me ferait certainement l'effet de voyager sur une autre planète tant la culture et la vie ont l'air différents de chez nous. Mais sur quoi je me base pour dire ça ? Sur rien, du vent et quelques préjugés. En plus, l'Asie est tellement vaste qu'il faut que je change d'échelle pour me concentrer sur une zone précise, un ou plusieurs pays.
Pour le moment, je me balade sur les forums consacrés à ce continent, mais bon, je tourne un peu en rond...
A bientôt ! | | | À: Eliphas · 20 septembre 2010 à 22:15 Re: La genèse d'un grand voyage... Message 37 de 48 · Page 2 de 3 · 2 530 affichages · Partager Bonsoir,
Puisque tu recherche des idées sinon des suggestions, je te propose quelques réflexions qui me viennent après la lecture des posts de ce forum. La préparation au voyageN’en déplaise à certains, tu es prisonnier de quatre choses : les dates de départ et de retour, les lieux d’arrivée à destination et de départ pour rentrer en France, les visas nécessaires aux pays que tu visiteras, enfin les langues que tu parles. Certains vont réagir pour dire que les langues ce n’est pas important ; certes, mais tout dépend du niveau que tu veux donner à la profondeur de communication avec les gens que tu rencontreras ; il est par exemple assez difficile de communiquer en anglais au Japon. Donc forcément, tu auras à construire un canevas minimal pour tenir compte d’un espace temps dans lequel tu pourras ensuite ménager une certaine souplesse d’organisation. Le choix de la destination Une méthode simple, quand on est embarrassé, est de procéder par élimination. Pour le coup, c’est un peu complexe dans ton cas car, si j’ai bien compris, tu es attiré grosso modo par deux pôles majeurs : découvrir des cultures différentes de la nôtre, et approfondir (ou progresser) une dimension spirituelle. J’ouvre ici une très grosse parenthèse (mais hélas rapide) sur ce sujet. La spiritualité est sans doute la chose la plus répandue au monde : elle a pris des formes très diverses au cours des âges et des lieux, et tu peux la rencontrer aussi bien chez les animistes africains ou polynésiens, que chez les bouddhistes, musulmans, hindouistes, chrétiens, juifs et j’en oublie sans doute. Et toute spiritualité nécessite obligatoirement l’existence de rites, par essence même, rites qui structurent souvent les traditions culturelles des peuples. Je pense qu’encore aujourd’hui, le peuple le plus spirituel qui soit (dans l’acception pure du terme) est probablement le peuple indien de religion hindoue. Je pourrais disserter longuement sur ce sujet, mais je ne perds pas de vue l’objet de ton topic. Donc, si j’ai bien compris ta logique, pour aller à la rencontre de cultures différentes, tu dois éliminer tout le monde anglo-saxon chrétien et occidentalisé par définition : exunt l’ Australie, la Nouvelle-Zélande, l’ Amérique du Nord, l ‘ Afrique du Sud,... même si dans chacun de ces pays, il existe des cultures autochtones « résiduelles ». D’expérience, je peux te dire qu’il n’est pas facile de connaître les aborigènes australiens qui ne se livrent jamais vraiment (idem pour les zoulous d’ Afrique du Sud), que les « peaux rouges » de l’ouest américain sont très occidentalisés même si on peut encore rencontrer quelques indiens authentiques et leur medecine-man, etc... L’ Amérique du sud pourrait te séduire, même si ce continent est chrétien : le Pérou en particulier où la religion inca est encore pratiquée de manière confidentielle certes ; et aussi le Mexique, en particulier la région du Chiapas où la religion est un syncrétisme maya-christianisme tout à fait étrange. Je ne pourrai te parler de l’Afrique que je ne connais pas suffisamment, hormis le Nord et le Sud. D’autres pourraient sans doute te donner des idées et des informations sur ce continent. L’Asie est certainement le continent où convergent le plus tes centres d’intérêt. Laissons la Chine de côté à cause de sa vacuité spirituelle. Le Japon est très séduisant : au delà d’un modernisme époustouflant, il reste une réelle dimension spirituelle, shintoïste en particulier, et j’ai un souvenir ému de mon séjour dans un monastère zen des Monts Koya. Mais la communication n’est pas toujours aisée avec ce peuple qui ne parle presque pas anglais. Je ne parlerai pas de la Birmanie que je ne connais pas encore, et j’en viens à l’ Inde qui me semble assez correspondre à tes préoccupations : spiritualité garantie, dépaysement aussi, communication facile en anglais avec un peuple ouvert, respectueux et riche de traditions dont les aspects sont parfois très difficiles à supporter pour un occidental (misère, maladies, morts dans la rue,...). Au final, comme tu veux donner aussi une dimension musicale à ton projet, je te propose de réfléchir au projet suivant : tout ou partie de la route de la soie de l’ Ouzbékistan à l’ Inde, en contournant l’Afghanistan et le Pakistan par le Tadjikistan et la Chine avec arrivée finale à Vanarasi ( Bénarès). Tu pourras allier ainsi, découvertes de peuples et de religions différentes (islam, bouddhisme, hindouisme) et intérêt « professionnel » en passant par les deux puissances économiques émergentes majeures aujourd’hui. Les livres Je suis assez déçu par les commentaires désobligeants sur L’Alchimiste ; on a le droit d’aimer ou pas, mais il faut rester factuel : pas de jugement de valeur sur le fond, c’est la liberté de chacun. Je te conseille vivement, si tu ne l’as pas lu, le « Voyage de Théo » de Catherine Clément, qui pourrait nourrir ta réflexion à la fois sur la spiritualité et sur le choix de ta destination. Enfin, une petite merveille mongole émouvante : le film « Le chameau qui pleure » www.allocine.fr/...gen_cfilm=57371.html
Voilà l’ami, bonnes réflexions... | | | À: Eliphas · 21 septembre 2010 à 9:56 Re: La genèse d'un grand voyage... Message 38 de 48 · Page 2 de 3 · 2 513 affichages · Partager Bon, apparemment, la Gran Chiquitania ne t'a pas vraiment inspiré.. il est vrai que l'on reste dans la culture chrétienne mais la région est magnifique et de ces villages indiens Chiquitos on peut se rendre plus au nord en pleine Amazonie assez facilement (enfin une quinzaine d'heures de bus) dans une des zones très protégées de Bolivie, frontalière avec le Brésil : le parc national Kempff Mercado un endroit unique au monde... Mais si tu privilégie l'Asie et que te sens attiré par les pélerinages j'en vois 2 particulièrement intéressant en Inde : le pélerinage de Pahalgam vers la grotte sacrée d'Amarnath et aussi le pélerinage aux sources du Gange en passant par la ville sainte de Haridwar puis Ghuttu Sankari Bairon Chatti etc.. vers Gangotri pour aller aux sources du Gange: Gaumukh.. et dans la région il y a plein d'autres lieux sacrés hindous Kedarnath Yamunotri etc...Le sacré est partout présent! | | | À: Kola · 29 septembre 2010 à 11:39 Re: La genèse d'un grand voyage... Message 39 de 48 · Page 2 de 3 · 2 462 affichages · Partager SIDDARTHA on me l's àconseiller également, il a l'air genail, mais je l'ai trouve qu'en allemand, je n'y comprend rien si non, "flash et le grand voyage "Charles duchossois (histoire vrai) mon préféré a lire également, l"a prophesie des andes " james redfield bien sur! et "le guerrier pacifique" dan Milman
Si non pour 4 mois tous dépend de ton budget, moi j ai était l' Inde et le Nepal pour 1900 € en 2 mois, culture différente assuré, si non l' australie (culture aborigéne)et le Canada, pas mal si tu veut travailler avec le WH | | | À: BeatusVir · 29 septembre 2010 à 12:22 · Modifié le 29 sep. 2010 à 13:36 Re: La genèse d'un grand voyage... Message 40 de 48 · Page 2 de 3 · 2 455 affichages · Partager Certains vont réagir pour dire que les langues ce n’est pas important ; certes, mais tout dépend du niveau que tu veux donner à la profondeur de communication avec les gens que tu rencontreras ;
Bonjour ,
Je suis globalement d'accord avec tes propos ci dessus et même sur l'ensemble de ta réponse d'ailleurs... Certes pour faire une analyse fine et rationnelle sur les rapports humains et donner de la profondeur à la communication avec les gens rencontrés il est préférable et même essentiel de parler leur langue mais est-ce réellement le but? Je suis personnellement entré en contact avec des tribus primitives aux Philippines et bien que ne connaissant aucun mot de leur langue je crois bien que je n'oublierais jamais les moments très fort passés avec les Ifugaos et les Kalingas de l'Ile Luçon aux Philippines. Il est vrai que d'un point de vue purement rationnel je serais incapable de faire un compte rendu de leur culture et de leurs mythes...mais les moments passés avec eux je ne les oublierai jamais! | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 10 902 visiteurs en ligne depuis une heure! |