Pour moi H.D.T était tout simplement un prophète. Il a écrit en 1850 des réalités qui sont encore et pour lontps d'actualités.
Bonsoir,
je n’ai pas l’intention de poursuivre cette discussion, c’est juste une petite note que je veux prendre :
Mis à part le fait que je n’apprécie pas tellement le mot « prophète » (mais, bon, persistons dans ce terme), je pense que vous avez une vision assez unilatérale de Thoreau :
D’un côté, il est un « marginal », un ermite mystique, un
prophète donc (si vous voulez) qui abjure tout matérialisme mais prône la qualité de la vie, contre une quantité de la vie ; selon lui, les dysfonctionnements de la société américaine sont dûs aux insuffisances morales de la majorité des Américain(e)s (intérêt personnel, etc.). Ce conflit entre qualité et quantité est objet dans son ouvrage « Walden » (première partie), là, il plaide pour une contre-économie, une « économie de la vie » (réalisons qu’on est à la veille de l’industrialisation aux
Etats-Unis). Par conséquent, Thoreau est complètement indifférent à la politique. Ce Thoreau est accaparé p.ex. par les hippies ; son esprit est encore vivant et sensible à Woodstock (1969)... après, c’est fini !
De l’autre côté, Thoreau est un
rébelle qui entre en conflit avec l’Etat (refus de payer des impôts, etc.). Il abandonne son apathie politique et se penche sur une politique non-conventionnelle ; il commence par la désobéissance civile qu’il préconise (
La Désobéissance Civile), et finit par la justification de la violence révolutionnaire (
Plaidoyer pour John Brown). A ce côté de Thoreau se réfèrent p.ex. Ghandi, le Mouvement des droits civiques aux
États-Unis, les mouvements vert et anti-nucléaire (des années 80 en Europe), la Résistance française, les objecteurs de conscience, etc....
A mon avis, c'est cette dichotomie qui donne essentiellement H.D. Thoreau...
En fait, Thoreau est et reste encore pour longtemps d'actualité...
Bonne nuit, hgb