L'Issan ne m'a jamais procurer des emotions, en revanche, j'ai toujours eu le sentiment d'etre au bon moment, au bon endroit, et ce comme si j'etais la depuis une eternite. Avec Ban Narai, nous l'avons tellement sillonne a moto, a gauche et a droite de Nong
Kai, souvent en prenant des pistes, qui peut etre n'exixtent plus, pour longer le
Mekong au plus pres. Je me souviens de ce village sous un encorbellement d'arbres, ces fleurs, cette tranquillite, comme si le temps s'etait arrete, un endroit ou on aimerait bien vivre, au rythme du lever et du coucher de soleil.
Alors que nous cherchions le village ou vivait son cousin, marie avec une thaie, un thai nous amena a la station de police de Udon. Un policier, avec une grosse chaine en or autour du cou (5 baths?) et donc a eviter dans d'autres circonstances, nous dressa un plan. Lorsque nous arrivames dans le village, nous demandames le farang, et, rapidement, nous debarquames dans la cour de sa maison. Je me souviens de l'expression du visage du farang : bouche bee qu'il etait ! Ban Narai se presenta, parce qu'ils n'avaient eu que des relations telephoniques, et ne s'etaient jamais vu ! " C'est la premiere fois que je vois des blancs debarquer comme ca, nous dit-il." Il envoya sa femme chercher de la soupe qu'elle ramena dans des sachets en plastique, amena des bols, mit sa touche personnelle... mais qu'est ce qu'on s'embete, en occident, avec la nourriture, c'est tellement simple de manger bien, sans fioritures qui gachent le gout de ce que l'on mange. Ce plat banal, tres courant, etait tres delicieux.
Ce jour la nous apprimes qu'il existait dans les villages de l'Issan -et peut etre ailleurs- des loteries clandestines ! Et madame etait la bookmaker du village.! Mais, elle faisait la tete, elle avait peur d'y etre de sa poche, avec l'argent du couple, car ca peut arriver, mais, au bout du compte, elle s'en sortait tres bien.
Cette annee la, derniere journne a Nong
Kai, avant que de prendre le train du soir pour
BKK. Derniere journee de location de moto.. allez on roule, et on va a Thabo par l'ancienne route. En rejoignant la grande route, un croisement... allons tout droit on ne connait pas cette route. Dans cette campagne, on voyait beacoup de jarres geantes. la route devint etroite, comme d'habitude nous ne savions pas trop ou on etait, quelle route prendre, et comme d'habitude on s'avance vers les gens. Dans ce village, une femme nous invita a s'assoir sous sa maison, et toute la famille sortit. On laissa les motos, et nous nous retrouvames 6 7 personnes. Une femme nous demanda si on voulait parier... c'etait la "book" du village (pas possible, c'est toujours des femmes) Au fil du temps qui passait, nous finimes par nous demander si nous devions prendre, vraiment, ce train. Nous avions l'impression d'etre arrive au port, oui, c'etait la que nous devions rester, et puis il y avait deux dames bien charmantes. Mais, comme pour toutes choses, nous etions des passants.
Parler de la region de Ubon, la fete des fusees a Yasothon, a quoi bon, ce ne furent que des petits moments irremplacables, comme ces visites au Pu Thok, ce thai qui a tenu a que l'on fasse ensemble la montee, avec son petit frere et ses petites soueurs qui avaient s peur du vide. Nous l'avons suivi jusqu'au sommet du Pu thok, par un sentier a travers bois.
Ces petits moments irremplacables, si rares... faudrait que tu lises ce qu'a resenti Nicolas Bouvier, en attendant l'ouverture d'une frontiere, dans "L'usage du monde ". Il suffit qu'un forumeur lise la 4 ieme de couverture ou il y a cet extrait pregnant pour tous ceux qui, un ou l'autre, ont senti cet etat de grace...
mieux que l'amour, la reussite sociale..., oui, si quelqu'un pouvait le mettre, je crains de commettre trop d'erreur en le citant de memoire. Et ces moments la, Voyageur de l"asie, on ne peut les photographier, car, en fin de compte, on ne photographie que des peripeties !
Priviligier sa qualite de vie, etre en paix avec soi meme, c'est vraiment la bonne voie !
Y A PAS PHOTOS !!!!