C'est le livre, ou plutôt le chef d'œuvre que je suis en train de finir de lire. Vraiment un roman poignant.
Steinbeck n'est pas considéré pour rien comme un des plus grands auteurs américains. Après avoir lu 'Des souris et des hommes' qui ne m'a pas laissé indifférent non plus, je ne pouvais pas ne pas lire 'Les raisins de la colère'.
640 pages qu'on engloutit en peu de temps (2 semaines pour ma part)
Pour vous faire un cours résumé, ça se passe dans les années 30, juste après le crack boursier aux
États-Unis. C'est à cette période que les métayers des États centraux du pays se font chasser de leurs terres suite à l'effondrement des cours et des dettes accumulées auprès des instituts financiers.
C'est l'industrialisation qui commence, l'arrivée des tracteurs qui remplacent la main d'œuvre locale et qui font à eux tout seul le boulot de plusieurs dizaines de métayers.
L'exode rurale commence, n'ayant pas le choix, ils se dirigent vers l'Ouest, vers la
Californie, là où d'après des prospectus, le travail ne manque pas, ou la vallée est plus belle que n'importe où ailleurs. Le rêve Américian.
La famille Joad, protagoniste du roman, se met à rêver d'un petit bout de terre ou elle pourra cultiver quelques légumes, élever quelques porcs et poulets et où elle pourra, avec l'argent de son travail peut-être s'acheter une petite maison 'blanche'.
Oui mais.... la réalité va leur remettre les idées en place. Steinbeck mais en évidence dans son roman deux mondes, deux sociétés bien distinctes. D'abord celle des métayers, des pauvres, des 'Okies' qui sont traités comme des moins que rien, qui ne demandent qu'à travailler pour subvenir à leurs besoins élémentaires, et celle des 'richards', ses propriétaires qui rachètent toutes les petites fermes une après l'autre pour en fin de compte posséder la majeure parti des terres.
Steinbeck décrit rudement bien la conditions de ces pauvres 'Okies'. La domination de la classe des plus fort.
D'un côté ces riches popriétaires qui jouent déjà avec 'la loi du marché', qui pour éviter que les cours ne baissent, brûlent le surplus de fruits, au grand désespoir des plus pauvres qui n'ont même pas le droit de récuperer quoi que ce soit sous peine d'être agressé par les gardes postés là.
Une lecture vraiment enrichissante. De telles conditions existe encore malheureusement aujourd'hui dans la plupart des pays.
Ce contraste violent entre deux classes..
'Dans l'âme des gens, les raisins de la colère se gonflent et mûrissent, annoncant les vendanges prochaines'
Avez vous déjà lu ce roman? Qu'en avez-vous pensé ?