Je veux juste répondre au tout premier message sans avoir lu les suivants.
Tout le monde le dis et moi y compris: Pour l'
Inde il n'y a pas d'entre-deux! Soit on tombe amoureux soit on ne supporte pas.
On m'avait dit avant d'y aller, lorsque l'avion du retour décolle: on sait si on y reviendra ou pas. Tout cela est vrai dans l'extrême majorité des cas.
Petits conseils aux voyageurs: je crois sincèrement que pour un premier voyage en
Inde: mieux vaut commencer par le SUD qui est beaucoup plus shanti shanti. Le nord est beaucoup plus rude à cause du tourisme de masse et de tout un tas de raisons historiques.
L'un des trucs qui m'a le plus énervé lorsque je suis rentré d'
Inde et que j'en parlais à des gens qui ne connaissaient pas, c'était l'immanquable question: "Alors? La misère c'est pas trop dur...?"
A cette question, j'ai toujours répondu: "Mais dur pour qui...?" Je pense que les futurs voyageurs devraient se poser cette question...
Et ça me fait halluciner de voir les pauvres touristes occidentaux se plaindre de la misère de la sorte. Parce que ce faisant ils se plaignent eux, d'avoir le malheur de voir la misère!
Je me demande vraiment ce qui pousse de telles personnes à faire ce voyage. Sans déconner!
Si je suis allé en
Inde c'est en partie parce que je voulais voir la misère. Je n'y allais pas pour ça, mais je savais que ça ferait partie du voyage. Oui il ya la misère, les inégalités, les traditions choquantes pour nous autres enfants des droits de l'homme et de la sécurité sociale... Mais tout ça est dur pour EUX.
Mais, malgré tout, même au beau milieu de la plus dure des misère, dans les bidonvilles de
Mumbai, chez mère Thereza à
Bénarès ou ailleurs, j'ai regardé la Beauté dans les yeux en voyant des gens sourire et accepter la vie telle qu'elle était.
Je me suis déjà fait moucher par certains forumistes pour avoir une vision peut être un peu trop idyllique de l'
Inde, mais je ne suis pas le seul...
Tout s'expérimente en
Inde! La Vie et aussi la Mort.
Je l'ai déjà écrit plusieurs fois, mais le mental du touriste est obligé de souffrir dés l'arrivée. Tout est beaucoup TROP, c'est un tumulte ahurissant, les odeurs infectes, les millions de couleurs, les foules, la pollution, les bruits incessants etc... Le mental veut tout analyser mais ne peut y arriver. alros on souffre. On tombe dans une psychose paranoïaque parce que tout fait peur car rien ne nous rappelle à nous même et à notre confort occidental.
Mais... pour peu qu'on lâche un peu de lest, le mental s'essouffle... Et par miracle, lâche prise et alors on cesse de tout "mentaliser" et on accepte de faire partie du mouvement, du jeu qui se déroule là-bas.
Et alors la peur laisse la place à l'émerveillement!