Bon et bien voilà. Le barroudeur a
Paris. C'est étrange ce site... je ne peux pas m'empêcher que beaucoup d'entre vous sont comme toutes ces personnes avec qui j'ai partagé une bière ou un petit bout d'humanité là-bas. "La-bas"... Ca va faire cliché mais Kerouac avait raison sur quelques points: "il n'avait nulle part où allait sinon partout" et surtout "je n'avais rien à offrir à personne que ma propre confusion".
Je m'adresse à vous parce que je pense que vous pouvez comprendre ça. Ce sentiment bizarre que l'on n'existe qu'à l'étranger et que tout son être est tourné vers ailleurs. Je demande pas de compatissance psychanalytique, mais DIANTRE, le monde putain! Rien n'a de sens mais tout est beau. Ca ne sert à rien de raconter ce que j'ai vécu car vous le savez à votre façon.
Je ne vois décidemment pas où je veux en venir, mais la vie me manque un peu ce soir,
et voici l'heure où la nuit anesthésie le monde et berce les coeurs légers.
Je rêve de voyages, de pouvoir vomir au fond d'un trou paumé, de me sentir exister donc.
Tout ca me manque, je pars bientôt, heureusement.
Il est 3h09, je vais regarder une dernière fois par la fenêtre, comme pour me rassurer.
Erwan, 20 ans (c'est possible d'être déjà névrosé si jeune????)