Je vais tenter l'expérience de vivre ailleurs...
En fait je suis actuellement insatisfaite de mon lieu de vie... et donc je ne "construit" rien, dans l'attente, parce que je veux vivre ailleurs, mais évidemment j'appréhence "qu'ailleurs ne me nourrisse pas". (il en fait rêver plus d'un cet Ailleurs).
J'en vient à croire que c'est une attitude Catho (croire au Paradis et à la vie meilleure dans un futur...).
Et je me demande ensuite si je ne suis pas plus atachée au mouvement qu'au changement d'un lieu pour un autre, le soleil en plus.
J'explicite: le mouvement vous maintient dans l'esquive, dans la superficialité. Voyager de place en place enveloppe les lieux d'une aura rose :-), pas le temps de se lasser et les lieux restes d'impérrissables et majestueux souvenirs. Globe-trotteur= surfeur des temps.
J'appréhende juste le fait d'être addict du voyage pr me sentir bien, de devoir (toujours en quête de sérénité) partir une ou deux fois par an voire m'organiser pour partir half a year every year.
Le voyage semble donner une valeur ajoutée à ma vie, mais j'ai peur de me réveiller et de me dire: " putain, tu as fait le baltringue toute ta vie et tu n'as rien construit... Amatrice, dilletante!"
Drôle de vie... de voyager de ports en ports, trouvant les ressourçes nécessaires qui ne serviront qu'à ça!...
Mais la sédentarité à ses revers aussi, et je suis sur un forum de voyages, alors vous me direz peut-être que rien ne vaut plus que le regard d'un homme qui a voyagé... et limé son cerveau contre celui d'autrui comme dirait ce cher Montaigne...
Bien à vous amis de la route...,
E.