La dépressurisation de la cabine peut être considérée comme un incident sérieux et grave au même niveau qu'une panne moteur :
Alors là je suis d'accord. Une dépressurisation est un incident sérieux, tout comme une panne moteur, même si l'un comme l'autre ne représente pas en tant que tel un danger important, pour peu que l'équipage soit bien formé.
Il y a moins de deux ans un avion s'est ecrasé en Grêce à cause d'une dépressurisation lente...
Eh non. Certes il y a eu dépressurisation, mais la cause de l'accident n'est pas celle-ci. L'incident de dépressurisation n'aurait eu aucune conséquence si l'équipage avait été correctement formé, dans une compagnie sérieuse. Je rappelle que les deux pilotes ne parlaient pas la même langue et qu'ils n'ont pas été capables de traiter un incident des plus classiques.
Pour le reste, sur les explications relatives à la dépressurisation dite explosive, je suis assez d'accord. En revanche, toutes les dépressurisations ne sont pas explosives, la quasi-totalité des cas se résumant à des dépressurisations lentes ou moyennes.
La solution à un problème grave de pressurisation est de revenir à une altitude où tout le monde peut respirer sans masque. En transport public, on considère qu'elle est de 3300m. Les avions sont certifiés pour pouvoir atteindre cette altitude avant que les circuits d'oxygène s'épuisent. Là où ça pose problème, c'est lors des survols de hauts plateaux montagneux, qui empêchent de descendre à des altitudes respirables. Dans les compagnies sérieuses, des routes spéciales sont calculées pour que l'avion puisse effectuer des paliers intermédiaires au-dessus des reliefs le temps de se dégager des zones montagneuses. Mais ces opérations sont du ressort de l'exploitant (cad de la compagnie elle-même) et les pilotes ont la responsabilité ultime de vérifier que toutes lex exigences réglementaires sont respectées, pour TOUS les vols. Régulièrement à Air France (1200 vols par jour), les routes sont recalculées en fonction de ces éléments, car si les montagnes ne se déplacent pas, les vents, eux, sont très variables et peuvent modifier les stratégies.
Bien sûr, on peut supposer que dans des compagnies en difficultés financières, ces exigences très coûteuses ne sont pas toujours des priorités, puisque dans 99, 999 % des cas, un défaut à ce niveau n'entraînera aucune conséquence...
cuss