Je dirai volontiers qu'il ne faut pas être si intégriste, que ce soit dans un sens ou dans l'autre.
Pendant des années, j'ai travaillé avec trois zooms Nikon ouvrant à 2,8 (14-24, 24-70, 70-200) et je trouvais ça formidable. Mais j'avais aussi des focales fixes, notamment un 85/1.4, un 105 macro, un 24 à bascule et décentrement, etc.
Depuis quelque temps, je redécouvre les mérites des focales fixes et je ne prends plus que cela, moyennant quoi mon sac contient un 15mm, un 24, un 50, un 85, un 135 et un 300. Et à chaque fois, c'est un déchirement de savoir si je prends le 105 macro ou si je me débrouille avec des bagues-allonge, si je prends le 24 à décentrement ou si je me débrouille en cadrant plus large et en corrigeant en post-prod...
À l'usage, je vois que j'utilise peu le 50 et le 85, beaucoup le 24, un peu moins le 15 et le 135, et pas souvent le 300. Néanmoins, si je devais me forcer à partir sans, ce serait comme m'arracher un bras... ou au moins un doigt, car je suis sûr que j'aurais justement besoin du caillou laissé à la maison...!
Je pense que chacun doit donc faire sa propre expérience, passer par ses phases successives, et adapter ce qu'il emporte aux particularités de son voyage, à ses capacités physiques, à sa manière de photographier. Certains seront très satisfaits de ce qu'ils obtiennent avec un super-zoom à ouverture glissante (ou plutôt à "fermeture", vu les valeurs affichées par ce genre de machin), d'autres auront davantage d'exigences...