Ramener un souvenir ou priver un peuple de son patrimoine culturel?».
La préoccupation manifestée témoigne de qualité éthique indiscutable.
La possibilité de ramener facilement des objets culturels à bas prix et parfois mal conservé démontre que le patrimoine en question est en danger.
Ne pas en faire l'acquisition, signifiera dans un certain nombre de cas (dont celui mentionné) abandon et perte irrémédiable de l'objet culturel.
Il se présente dès lors plusieurs possibilités.
A/ Si la dépense est faible nettoyer et placer dans de meilleurs conditions de conservation l'objet dont question et le confier à l'organisme de conservation du patrimoine du pays ou de la région concernée ou à un petit musée local.
B/Si ces derniers n'y trouvent aucun intérêt, ni personne d'autres et que la loi vous autorise à l'emporter hors frontière, je recommanderais d'en prendre photographies et de les placer sur la toile internet (pages webs, blogs, plateformes sociales, de contacter des sites touchant au thème, étrangers et ou locaux) et peut-être alors de les emporter. De sorte que demain ou plus tard des traces de ces éléments du patrimoines puissent être retrouvées, analysées voire rappatriées si souhaité.
C/ Vous êtes résident dans le pays dont question. Et les lois ou les règles de vie vous autorisent à créer votre propre petit musée ce qui fut le cas d'un certains nombre de musées fameux et privé au
Pérou.
Tels les musées: Larco, Amano, Enrico Poli, de l'Or, Pedro de Osma etc.
D/ Dans l'éventualité où personne n'y trouvent d'intérêt et que la loi vous autorise à l'emporter hors frontière. Vous le confiez à un musée dans votre pays avec la promesse de le restituer le jour où le pays originaire de la pièce en ferait la demande.
Voilà mes suggestions à chaud.
En vous remerciant de cette réflexion pertinente et importante pour les patrimoines de nombreux pays.
Cordialement
Guy