Jeudi 15 janvier, départ difficile.
Tout avait pourtant bien commencé. Route impeccable, pas de neige, pas de bouchons, ni de blocages agricoles. Le bonheur...
A l'arrivée à l’aéroport
CDG à Roissy l’application
Qatar Airways indique que le vol durera vingt minutes de moins que prévu initialement, une bonne nouvelle.
Mais les choses se gâtent rapidement. A l’enregistrement des bagages le système de l’aéroport est saturé, les valises ne partent pas sur le tapis roulant, elles sont chargées à la main dans des chariots.
Cela entraînera assez probablement un retard du vol... « Mais pas important », nous dit-on.
La personne me demande si j’ai bien rempli la demande d'autorisation de voyage pour les
Seychelles. Et bien... Euh... non, pas du tout. Je découvre... la dernière fois que nous y sommes allés, cette demande n'existait pas. J’ai complètement zappé cette démarche.
Je la ferai en salle d'embarquement.
Seulement il faut des justificatifs que je n’ai pas et des informations précises. Entre autres, l’adresse du lieu du séjour aux
Seychelles. Pour la durée de la croisière, j’essaie... bateau... puis croisière... Bellot, mais rien ne passe sur l’application.... Impossible de finaliser la demande. Le stress commence à m'envahir sérieusement. L’embarquement dans l’avion commence dans 45 mn. La pression monte, et la tête dans ces conditions ne fonctionne plus aussi bien.
Est-il utile de partir si l’on ne peut pas entrer aux
Seychelles ? Nos bagages sont partis, comment les récupérer ? Notre séjour à
Doha nous donnera le temps de nous organiser et de faire la demande d’entrée sur le territoire.
Je pense appeler Ponant, mais je sais combien ils sont nuls à
Marseille, ce n’est un secret pour personne.
La meilleure solution me semble être CROISILAND. J’appelle, je fais deux fois des faux numéros tellement je suis stressée. Julie ouvre mon dossier et prend les choses en main. Elle remplit pour moi la demande, elle dispose du justificatif de la croisière, je lui envoie les autres pièces par WhatsApp, et elle met comme adresse pour la croisière celle du port, et ça passe. Ouf !
Elle finalise nos deux demandes et va jusqu'à me proposer de payer pour nous les frais, que je lui rembourserai au retour. Quel sens du service ! Quel soulagement ! J’ai vraiment eu très peur, comme rarement.
Que je lui suis reconnaissante. Elle a sauvé notre voyage. J’ai eu tellement peur, une si énorme erreur, comment ai-je pu passer à côté de cette obligation, alors que je vérifie toujours tout plutôt deux fois qu’une. La culpabilité m’assaille. Mon mari a été adorable, il est resté tranquille et ne m’a fait aucun reproche.
Ça, c’était seulement le premier épisode de cette journée difficile...
Nous embarquons pour le vol avec une demi-heure de retard. Ensuite l’on nous annonce encore trente minutes de retard et les hôtesses passent avec des verres d’eau. J’aurais préféré un verre de Champagne pour finir d'évacuer mon stress, mais bon...
Après plus d’une heure de retard, l’on nous annonce vingt-cinq minutes de retard supplémentaire, cette fois les hôtesses nous distribuent des jus de fruits. Peut-être que la prochaine fois...
Nous en sommes à deux heures quinze de retard (
et pas une goutte de champagne) quand l’avion commence à reculer. Nous espérons que tous les bagages sont bien à bord...
Nous atterrissons à 1h30 heure locale à
Doha. L’aéroport est superbe, qui en eut douté, et désert.
Le temps de passer par les formalités un petit peu pointilleuses, de prendre un taxi, nous arrivons au Shaza hôtel à plus de deux heures du matin.
La déception n’est pas longue à arriver. J’ai réservé et prépayé la chambre par Booking, j’ai averti et insisté sur le fait que nous arriverions très tard dans la nuit. Le manager nous annonce qu’il n’y a pas de chambre pour nous. Que l’hôtel est complet et surbooké. Il nous explique qu’ils ont 120 chambres et en ont vendu 123. La dernière chambre vient d’être donnée au couple qui était juste avant nous.
C’est incompréhensible, ce n’est pas possible, comment cela peut-il arriver ? Le manager est désolé et le regrette d’une façon qui semble sincère dans un style très oriental, à tomber sous le charme si je n’étais pas aussi fâchée. Il nous demande d'attendre 2 heures dans les salons avant de pouvoir disposer d’une chambre. Il nous propose des boissons, et nous promet de nous dédommager. Il nous offre un repas au restaurant de l’hôtel. Il veut que nous soyons satisfaits, dit-il avec un grand sourire. Cela me semble difficile...
Quel choix avons-nous d’autre que d'accepter et d’attendre ? A pareille heure partir dans
Doha à la recherche d’un autre hébergement n’est pas une meilleure solution.
En insistant à peine, il nous offre un repas par jour pour la durée de notre séjour.
Nous voilà donc à attendre, contraints et forcés, dans ce salon sans pouvoir dormir comme nous l’espérions, alors que nous sommes debout depuis bientôt 24h. Je suis dégoutée, j'en ai la nausée. Qu’elle journée !
Nous arrivons à 5h du matin dans la chambre. Le temps de prendre possession des lieux et une petite douche, on se couche à l’heure à laquelle on se lève habituellement.
Ce voyage est vraiment mal parti depuis le début, j’espère que ça ne va pas durer sur cette trajectoire.
Je vous invite à poursuivre la lecture de notre
séjour à Doha ici
. Je reviendrai poursuivre ce CR quand nous arriverons à Mahé.