Glacerine · 12 juin 2012 à 19:44 · 64 photos 277 messages · 27 participants · 39 534 affichages | | | | Bonjour,
Nous sommes de retour d’une croisière en Méditerranée ( Marseille, Gênes, Naples, Palerme, Tunis, Barcelone) à bord du Fantasia. C’était notre première croisière et nous sommes enchantés.
J’ai pris beaucoup de notes à bord. Avant de démarrer le compte-rendu de l’embarquement, du débarquement et des escales proprement dit, quelques impressions générales...
La préparation sur le forum :
J’ai découvert ce forum quand j’ai commencé à préparer la croisière, et je m’y suis inscrite pour participer aux discussions et poster quelques questions. Ce forum est vraiment une mine d’informations et d’échanges de grande qualité, ce compte-rendu est l’occasion pour moi de remercier les membres du forum avec lesquels j’ai pu échanger, et de manière générale tous ceux qui font part de leurs expériences, qui m'ont bien aidée à préparer cette croisière.
Cela m'a permis de me rendre compte que sur ces croisières, le nombre de francophones est assez faible, en intégrant dans le calcul les français, les belges, les québécois, etc, etc.
Pourtant c’est la surprise : quelques semaines avant le départ, je reçois un message privé d’un nouveau membre du forum, qui s’est inscrit après avoir vu un de mes messages. On ne se connaît pas, mais sa femme et lui vont faire la même croisière que nous, sur le même bateau, aux mêmes dates et depuis le même port de départ. Ils ont réservé leur croisière au guichet du centre commercial qui se trouve à côté de chez nous. Pour eux aussi c’est leur première croisière, nous avons le même âge (42 ans) et ils habitent à 15 km de Cherbourg (en plus Monsieur Glacerine et lui portent le même prénom, c’est amusant !).
Nous communiquons par messages privés, et je leur transmets les éléments que j’ai pu récolter. Il me propose de covoiturer jusqu’à Marseille, mais j’ai déjà réservé le train, et une partie des billets est en tarif prem’s, non échangeables et non remboursables (j’ai pris une assurance complémentaire, mais elle ne fonctionne qu’en cas de maladie, accident ou décès, et elle ne prend pas en compte les annulations pour motifs personnels). Monsieur Glacerine, qui a repris le travail juste après le retour de croisière, et qui enchaîne 15 jours de travail non-stop avec des horaires trèèèèss élastiques (souvent jusqu’à 14 à 18 heures de travail par jour) préfèrait de toute manière rentrer en train pour mieux se reposer en limitant la fatigue du trajet.
Malgré tout c’est une coïncidence incroyable... Cela aurait été dommage de ne pas se rencontrer. Sur le bateau les prises de contacts sont toujours plus compliquées, et nous habitons à seulement 15 kms les uns des autres, aussi nous avons fait connaissance à Cherbourg quelques jours avant l’embarquement. Nous les retrouverons ensuite à l’embarquement et nous croiserons régulièrement sur le bateau.
Le bateau MSC Fantasia :
C’est vraiment un très grand et très beau bateau. La décoration à bord est luxueuse sans être tape-à-l’œil, et les espaces sont dans un état absolument impeccable.
Tout est beau : l’espace de réception, les ascenseurs (avec une mention spéciale pour les ascenseurs panoramiques), les salons, les escaliers (mentions spéciale là encore pour l’escalier d’honneur de l’atrium), les couloirs, les cabines, les ponts piscine... vraiment tout.
Le gigantisme du bateau ne se ressent pas vraiment à bord ou quand on est à quai. On se dit simplement que c’est grand. On en perçoit plus la masse imposante lorsque d’autres bateaux mouillent à proximité, et surtout lors des escales, quand on aperçoit au loin le bâtiment se détacher nettement en dominant le reste de la ville. Et là, on se dit que c’est immense.
J’avais lu en peu partout que la climatisation est fraîche sur le bateau. En effet, nous avons du relever légèrement la température de la climatisation dans la cabine. Pour le reste j’avais apporté un gilet une veste, mais à aucun moment je n’ai eu froid sur le bateau, et je n’ai pas vu beaucoup d’épaules couvertes à bord. Mais c’est vrai aussi que je ne suis pas trop frileuse, et que vivant à Cherbourg je suis sans doute habituée à des températures plus fraîches.
Nos appréhensions principales étaient ailleurs. Monsieur Glacerine est claustrophobe et moi j’ai le vertige. Ce n’est pas la hauteur qui m’indispose, mais j’ai peur du vide. En général mes jambes me lâchent sur les passerelles en métal ajouré, dans les escaliers hauts et plongeants, sur les balcons, bref dans tous les endroits où je vois le vide sous mes pieds.
Finalement le bateau est très bien fait. Les volumes sont importants, et Monsieur Glacerine n’a souffert d’aucune sensation d’enfermement. Les escaliers n’ont pas de contremarches, mais le système des lumières et de brillants sur les marches fait qu’on ne voit pas le vide en dessous. Les ascenseurs panoramiques sont très sécurisants. Quant aux ponts et au balcon, on ne se rend pas vraiment compte de la hauteur, on voit seulement la mer et les côtes au loin, on n’a pas les mêmes repères.
Nous étions au pont 13, parmi les plus hauts ponts cabines. À quai ou en mer, en se penchant un peu on voit les canots de sauvetage du pont 7, mais pas ce qu’il y a en dessous, ce qui limite la sensation de hauteur et de vide.
(Je poste là pour commencer, je continue tout à l'heure) | | | Annonce · Sponsorisé | | | Le personnel de bord :
Durant les escales, quand une bonne partie des passagers est à terre, les équipes techniques en profitent pour réaliser l’entretien courant : plusieurs fois nous avons croisé des techniciens, effectuant des retouches de peinture intérieure ou extérieure en journée, repeignant les bords des piscines vides le soir, changeant une rambarde dans un ascenseur, recollant le bord d’une moquette, réparant un coin ébréché de sculpture en marbre... Nous avions conscience de n’apercevoir qu’une infime partie du travail réalisé, et nous avons eu le sentiment que tout est fait pour maintenir le bateau dans un état impeccable et pour assurer un confort et une sécurité maximale aux passagers.
Les petites mains ne sont jamais très loin non plus, le bateau est nettoyé et astiqué en permanence : aspirateur, lustrage des murs et des rambardes, sanitaires absolument impeccables (j’ai utilisé très régulièrement les sanitaires publics, je n’ai jamais vu ne serait-ce qu’un lavabo trempé, ils sont très régulièrement nettoyés). Une fois j’ai aperçu une cannette vide posée dans un escalier (un passager sans doute pas très soigneux), vite ramassée. Le tout de manière extrêmement discrète et feutrée.
Il y avait beaucoup de nationalités différentes dans le personnel : philippins, indonésiens, malgaches, Honduras (surtout parmi les cabiniers et les serveurs aux restaurants), mais aussi italiens et européens (animateurs, artistes, serveurs dans les bars), plusieurs des photographes étaient roumains.
Je ne dirais pas que tout le personnel est souriant (ça dépend des natures et aussi des cultures). Mais ce qui est certain, c’est que tous font preuve d’un savoir-être impeccable (courtoisie, calme, dynamisme pour les animateurs, réactivité, rigueur, patience), et qu’ils sont tous d’une grande discrétion et d’une redoutable efficacité.
Ils sont peu nombreux à parler français, on communique plutôt en anglais. Moi j’arrive à comprendre mais je parle très mal, Monsieur Glacerine ne parle pas du tout l’anglais. Mais les cartes et les programmes sont en français, les annonces sont traduites en plusieurs langues et avec un peu de patience et de bonne volonté des deux côtés, ça se passe bien, on finit toujours par se comprendre, et on arrive à discuter.
La cabine balcon :
On entre dans la cabine grâce à la carte magnétique, puis un emplacement prés de la porte sert de support à la carte pour allumer l’électricité.
La chambre balcon est composée d’une salle de bain et d’une penderie, puis un immense lit deux places (2 lits séparables). Près de la fenêtre se trouve un coin salon, une banquette convertible, une table basse, un bureau flanqué d’un espace bar et d’un miroir (en plus de celui qui est en face du lit). Le tout dans des tonalités marron et or très modernes, dans un décor sobre et luxueux.
Le lit du côté droit (celui où je dormais) était un peu fatigué, il s’affaissait légèrement sur certaines parties. Mais cela ne m’a pas m’empêchée de dormir.
La salle de bain est petite mais carrelée. Elle comporte une cabine de douche (sur un côté de la porte de douche, côté vitre, se trouve un dérouleur pour le fil à linge à suspendre en travers de la douche).
La salle de bain est équipée en savon liquide et d’un distributeur de mouchoirs en papier. Sur les étagères se trouvaient deux pochettes publicitaires avec deux flacons de shampoing antipelliculaire et un mini-dentifrice.
La cabine de douche est équipée d’un distributeur de savon liquide (dont je n’aimais pas trop le parfum) et d’un distributeur de shampoing (mais j’utilisais le mien).
Dans le tiroir du bureau se trouve le sèche-cheveu, puissant et efficace.
La cabine est faite deux fois par jour : une fois le matin au moment du petit déjeuner (chambre rangée, sols nettoyés, lit fait, serviettes changées, poubelles vidées, miroirs astiqués) et une fois le soir, pendant le repas et le spectacle (lit dressé, chambre rangée, lavabo essuyé si besoin, programme du lendemain déposé sur le lit).
Le service est impeccable et surtout très discret : quand la carte magnétique est placée dans son support, une petite lumière rouge s’allume à l’extérieur dans un des coins supérieurs de la porte (invisible si on n’y prête pas attention), ce qui permet au cabinier de savoir quand vous êtes dans votre cabine, auquel cas il ne vous dérangera pas et repassera plus tard.
Nous faisons toujours attention à garder la chambre bien rangée. Malgré tout des signes nous indiquent que le cabinier est passé : affaires soigneusement repliées et reposées discrètement dans un coin, ma chemise de nuit pliée avec art sur le lit (un tee-shirt long, confortable mais – avouons-le – un peu moche, j’en étais mortifiée de la voir ainsi exposée... si j’avais su j’aurais pris une jolie nuisette  ). Un soir Monsieur Glacerine a eu du mal à retrouver ses claquettes, elles avaient été déplacées et si bien rangées qu’il ne les voyait plus.
Les cabines sont plutôt bien insonorisées, et tout est fait pour absorber les vibrations (on entend les portes qui claquent, mais les parois ne bougent pas). Par contre, le son passe par la porte communicante, on se serait crus dans la cabine d’à côté, alors qu’on entendait absolument rien des autres cabines.
La cabine communicante était occupée par deux Marseillais, l’un très discret (il ne restait pas souvent dans la cabine), l’autre extrêmement bavard à la voix forte (il commentait tout ce qu’il faisait, et exprimait tout ce qui lui passait par la tête). On l’entendait dès qu’il se levait (vers 6h00 du matin), jusqu’au soir car il passait la majeure partie de son temps sur son balcon.
Ça ne s’est pas trop mal passé, parce qu’il s’est très vite rendu compte qu’on entendait tout ce qui se passait de l’autre côté, et on a senti qu’il faisait vraiment attention. Mais par moment le naturel revenait au galop ; un matin à 6h00 nous sommes allés frapper à sa porte pour lui demander de parler moins fort, et il s’est excusé.
C’était gênant pour nous mais certainement encore plus pénible pour lui, car il a vraiment dû se brider et faire très attention durant tout le séjour. Et quand je dis qu’on entendait tout à travers la porte, c’est vraiment tout : j’entendais quand il manipulait des objets, quand il feuilletait des documents, quand il se servait un verre... Ce qui était valable pour lui l’était forcément pour nous, donc nous faisions également très attention à ne pas faire de bruit.
Mis à part ce désagrément, notre cabine balcon était malgré tout très agréable. Nous étions situés juste sous l’Aquapark, et malgré nos craintes initiales on n’entend vraiment rien. Sauf les enfants qui courent en journée sur le pont supérieur ou dans les couloirs.
Même si on ne passe pas tout son temps dans sa cabine, le balcon est un luxe dont on doit avoir du mal à se défaire par la suite. Monsieur Glacerine a particulièrement apprécié de pouvoir observer à son aise et au calme l’arrivée dans les ports, ou de prendre l’air tranquillement en admirant la vue pendant que je me reposais. Pour ma part j’ai beaucoup aimé les retours d’escale, où après une bonne douche je pouvais me relaxer au calme en observant les allées et venues sur le quai d’embarquement.
Et la vue ! Que c’est beau ! À l’hôtel on paierait une fortune pour avoir ne serait-ce que la moitié de cette vue-là ! | | | Les mouvements du bateau :
Souffrant de problèmes d’estomac et de crises nauséeuses parfois très importantes, je me demandais dans quelle mesure je serais incommodée des mouvements du bateau.
Conclusion : on peut souffrir de nausées sans être sujet au mal de mer, ces deux phénomènes ne sont apparemment pas forcément liés.
On sent bien les vibrations du moteur au moment des manœuvres d’entrée et de sortie des ports. La plupart du temps on ne sent pas les mouvements du bateau. Parfois ça bouge quand-même un peu, parfois plus fort, mais rien de méchant (en tout cas pas durant notre voyage).
Le premier jour, quand ça a commencé à bouger un peu, j’ai ressenti une légère nausée et j’ai pensé que je devrais peut-être aller demander des cachets à la réception (apparemment ils en distribuent gratuitement). Rien à voir malgré tout avec les fortes nausées dont je souffre régulièrement. Puis ça a fini par passer, et je n’en ai plus souffert du reste du voyage.
Finalement je dois avoir le pied marin, parce que même quand ça bougeait plus fort je n’en ressentais aucune gêne (il y a eu un soir où ça bougeait plus que les autres, Monsieur Glacerine, qui était fatigué, y était plus sensible ; il marchait comme un homme ivre et il m’est tombé accidentellement dans les bras  ... Enfin c’est ce qu’il affirme !  ).
Honnêtement, mise à part une française qui s’est plaint une fois très bruyamment du mal de mer dans les toilettes, de toute la semaine je n’ai croisé personne de très incommodé. Oui ça bougeait, parfois certains ont dit qu’ils se sentaient plus ou moins nauséeux, mais pas au point d’être malades (de tous ceux que j’ai croisés et avec qui j’ai pu discuter).
Quand on ressent une gêne, par expérience il n’y a pas recette miracle : ne pas rester le ventre vide, manger léger et solide, ne pas boire trop de liquide, s’allonger au calme si ça ne passe pas. Et je rajouterais : éviter dans ce cas les ascenseurs du bateau.
Les passagers et l’ambiance à bord :
Le MSC Fantasia peut accueillir plus de 3500 passagers. À vue de nez nous étions peut-être 400 ou 500 français à bord, peut-être un peu plus. Pour le reste, les passagers étaient majoritairement italiens, mais il y avait aussi pas mal d’allemands, des anglophones et des asiatiques (à un moment les annonces ont été traduites en chinois... en tous cas pour moi c’était du chinois  ).
Alors oui, les italiens sont globalement plus bruyants que les anglais (nous habitons près des côtes anglaises et nous pouvons en parler en connaissance), mais pas plus que notre voisin marseillais ou que certains français qui voyageaient en groupes (des CE d’entreprises). En ce qui nous concerne nous avons passé un excellent séjour et nous n'avons souffert d'aucune véritable gêne.
Les passagers sont vraiment de tous âges : des enfants en poussettes ou de classes primaires, des pré-ados, des jeunes, des trentenaires, des quarantenaires, des cinquantenaires, des retraités...
Nous avons surtout été surpris du nombre important d’enfants à bord (par moments ça courait dans tous les sens). En ce début juin je me serais attendue à ce que tout ce petit monde soit à l’école.
Et par deux fois nous sommes tombés en arrêt devant la vision surréaliste de 20 ou 30 poussettes remplies de bébés dormant à poing fermés, parqués à l’entrée de la discothèque pendant que les mamans dansaient sur la piste (après minuit, avec une musique tellement forte qu’à chaque fois nous avons préféré redescendre).
Tous les milieux sociaux semblent représentés parmi les passagers.
En journée les tenues à bord sont assez décontractées, beaucoup se promenaient en bermudas et en tongs, y compris au restaurant le midi. Le soir c’était plus habillé.
Les italiennes sont bien plus fashion et plus habillées que le reste des passagers (encore que... leurs tenues habillées sont – comment dire ? – très déshabillées... souvent très courtes, très moulantes, et parfois très transparentes  )
En journée sur les escales, nous portions des tennis, des jeans et des tee-shirts très basiques. En rentrant, après une bonne douche nous nous changions pour mettre des tenues de ville plus soignées : chaussures à talon et robe de ville pour Madame, jean impeccable, chaussures cirées, polo et jolie veste en lin pour Monsieur. Pour les soirées de gala, Monsieur Glacerine a porté son beau costume bien coupé, avec chemise et cravate, et pour ma part j’ai sorti ma petite robe de cocktail et une robe habillée.
Nous étions inscrits au 1er service et nous faisions partie des passagers qui s’habillaient tôt. En nous rendant au restaurant nous avons souvent croisé des passagers qui étaient encore en tenue très décontractée, revenant des escales ou des piscines, ou simplement venant d’embarquer. En sortant du resto et au moment d’aller au spectacle, la très grande majorité des passagers s’étaient changés.
Nous étions bien habillés, mais pas non plus en grande tenue d’apparat. Bizarrement, nous faisions malgré tout partie des tenues les plus élégantes, et ça nous a fait plaisir parce que nous avions mis beaucoup de plaisir et de soin à choisir nos tenues. Nous avons vu très peu de tenues de très grande soirée. | | | Les activités et les animations à bord :
Il y en a vraiment pour tous les goûts sur le bateau. Ceux qui aiment faire bronzette et barboter peuvent profiter des nombreuses piscines et des jacuzzis. Les ponts supérieurs sont tout de même surpeuplés. Les transats sont réservés tôt le matin par des serviettes et des magazines, puis restent vides (sans être libérées pour autant) une bonne partie de la journée. Il n’est pas facile de faire sa place au soleil sur le bateau ! 
L’Aquapark est très bruyant : musique forte, animations en journée (danse, jeux...). L’espace zen (le pont et la piscine réservée aux adultes) est un peu plus tranquille. La foule nous a découragé de tester la piscine (ce n’est pas trop notre truc, et à Cherbourg nous avons des plages superbes, il n’y a rien à regretter). En soirée l’Aquapark est animé, nous y avons flâné et dansé à plusieurs reprises.
La foule est très dense sur les ponts supérieurs, particulièrement à l’arrivée et au départ des ports. Pour prendre des photos du départ des ports, nous avons préféré le pont 7 (le pont des canots de sauvetage). Le pont y est quasiment désert, et la vue depuis l’arrière du bateau est imprenable.
Les piscines ne sont pas chauffées, mais les baigneurs étaient nombreux, c’est donc que l’eau ne devait pas être trop froide. Je pensais que les piscines ne seraient pas très profondes, mais le fond est à 1m70 ou 1m80. Notre voisine de table n’y avait pas pied.
Nous n’avons pas testé le spa et l’espace bien-être, je ne peux donc pas en parler.
Pour ceux qui aiment se poser en sirotant un café ou un verre, le bateau dispose de très nombreux bars (la plupart sont fermés quand le bateau est à terre, seuls sont ouverts les bars de l’atrium, de la réception et du pont piscine). Quand le bateau est en mer et jusqu’à 1h00 du matin, les programmations musicales dans les bars sont de bonne qualité (nous avons surtout apprécié le Manhattan bar).
Les spectacles du soir sont de très bonne facture. La troupe est la même tous les soirs (chanteurs/danseurs/acrobates), mais les spectacles sont différents, certains sont particulièrement réussis. Évidemment sur l’ensemble des spectacles nous avons apprécié certains plus que d’autres, mais de manière générale ils sont tous de très grande qualité.
Nous n’avons pas beaucoup fréquenté le casino, sauf pour prendre un verre avec nos voisins de tables, qui appréciaient l’endroit pour son ambiance et pour y fumer tout à leur aise. Le dernier soir, avec une mise de 10 euros ils ont gagné 300 euros aux machines à sous. Pour notre part, nous avons joué – et perdu – la somme astronomique de 2 euros. C’était vraiment histoire de tester.
En fait en vacances nous sommes plutôt des promeneurs-flâneurs, se baladant tranquillement de place en place, à faire du lèche-vitrines du côté des boutiques, à admirer la vue et la déco, à profiter de la vue et des spectacles. A aucun moment nous n’avons eu le sentiment de nous ennuyer.
Nous nous posions de temps en temps (pour prendre un café en écoutant la musique ou un chanteur, pour prendre un verre avec d’autres passagers, pour danser un moment) mais pas tant que cela (raison pour laquelle nous n’avons pas beaucoup consommé en boissons).
Une chose est sûre : en ce qui nous concerne, à déambuler de la sorte la majeure partie du temps, sur le bateau nous avons beaucoup marché, et nous avons avalé des kilomètres de galeries et de couloirs sans même nous en rendre compte... 
D’abord les couloirs des cabines : placés vers le milieu, pour rejoindre une des extrémités du bateau (les ascenseurs du milieu étant bondés et donc très ralentis) on commence par marcher 150 mètres. Puis on arrive à un pont, on s’aperçoit que l’endroit où on voulait aller est à l’opposé : 300 mètres. On déambule, on fait un tour complet : deux fois 300 mètres. On monte ou on descend d’un étage, on se rend dans une autre partie du bateau : 150 mètres ou 300 mètres supplémentaires. On va manger, zut ! Le resto est de l’autre côté : 300 mètres. Puis on va au spectacle, il faut remonter d’un étage puis redescendre, le théâtre est à l’opposé : 300 mètres. On sort du théâtre, on fait le tour des bars et des groupes, on revient, on repart, on va voir les boutiques, on danse un peu au Mahattan Bar et à l’Insolito Lounge... Sans parler des ballades sur les ponts promenades pour faire des photos, le tour des ponts piscines pour s’imprégner de l’ambiance, et les allers-retours à la cabine... Je ne compte plus, mais à la fin de chaque journée, nous avons marché sur plusieurs kilomètres, rien qu’à l’intérieur du bateau. Sans parler des 6 ou 7 kilomètres de marche à pieds sur chaque escale. Ça commence à compter pour des sportifs du dimanche...
Le 1er jour nous avons pris les escaliers (7 étages, ouaaahh ça grimpe !). Dès le 2ème jour nous avons commencé à avoir mal aux talons, mal aux tendons, mal dans les mollets. Du coup nous avons adopté les ascenseurs. Ensuite nous avons pris le rythme, cela ne nous a pas empêché de continuer à déambuler et à marcher, mais nous sommes revenus complètement rincés ! 
Les photographes :
Les photographes sont omniprésents à bord : à l’embarquement, sur plusieurs repas, aux ponts piscine (on a assez peu fréquenté ce pont en journée donc on ne les y a pas beaucoup vus), sur le palier de l’escalier d’honneur de l’atrium, sur les excursions...
Aux endroits stratégiques du bateau (près des ascenseurs principaux), des studios sont également installés, où les photographes vous prennent en portrait sur des fonds blancs ou colorés. Certains utilisent des accessoires (chapeaux, boas, fleurs, chaises, décor peint...).
Nous ne sommes jamais pris en photo sans le savoir. Par contre les passagers sont souvent sollicités, c’est clair.
D'un autre côté, se faire prendre en photo ne coûte rien et n’engage à rien. Les photos prises sont ensuite tirées en plusieurs formats et affichés à la boutique photo. Les passagers choisissent et paient seulement les clichés qui les intéressent. Il n’y a aucune obligation.
A l’unité les photos sont très chères, de l’ordre de 20 euros la photo moyenne, 40 euros pour une grande photo. Des prix dégressifs sont proposés (3 photos pour le prix de 2), mais seulement dans la même série (par exemple la série de photos prises à l’embarquement, une même série de photos dans l’escalier d’honneur, la série de photos avec le capitaine, une même série de photos au restau ou en studio, etc.).
Nos voisins de table ont pris 3 photos (2 moyennes et 1 grande) et ont payé 80 euros.
Monsieur Glacerine et moi-même sommes de très mauvais photographes (photos mal cadrées, souvent floues et j’en passe...). Nous ne sommes pas photogéniques, une vraie catastrophe. Mais pour une fois nous avions envie d’avoir de belles photos. Nous n’avons pas pris d’excursions (nous préférons visiter par nous-mêmes) ni de forfait au spa (ça ne nous intéressait pas vraiment), mais par contre nous avons fait le choix de réserver avant le départ le forfait photos all-inclusive. Pour 199 euros, sur le site il était indiqué que nous pouvions repartir avec toutes les photos prises à bord ou en studio et avec les 3 DVD souvenirs (le bateau, le film de la croisière et les excursions).
Autant dire que nous avons profité de la moindre occasion pour se faire mitrailler ; à un moment j’en ai presque culpabilisé, j’avais l’impression d’abuser. Mais bien nous en a pris : sur les dernières séries nous sommes beaucoup plus décontractés et plus naturels, nous avons appris à mieux nous placer (poser, c’est tout un art, pour certains c’est naturel, mais pour nous c’est tout un apprentissage !). Même sur nos photos personnelles, nous étions mieux en fin de séjour.
Pour ma part et contrairement à ce que j’ai pu lire ça et là sur le forum, je ne pense pas que les photos soient retouchées, peut-être tout au plus un filtre est-il rapidement appliqué. Nos défauts sont bien là et nous ne paraissons pas plus jeunes sur les photos. Quand on voit la masse des photos affichées (et jetées !), je ne vois pas très bien comment ils pourraient prendre le temps de faire des retouches.
Par contre, ce sont des photos de professionnels, ils savent s’y prendre avec la lumière, dans les poses, pour éviter les reflets sur les lunettes (tiens d’ailleurs, il faut parfois insister pour les garder sur le nez !  ).
Il est bien rare que dans une série il n’y ait pas au moins une photo particulièrement réussie. En ce qui nous concerne, sur l’ensemble des photos réalisées (et il y en a eu beaucoup !), il n’y a eu qu’une série de portraits où absolument aucune photo ne nous plaisait. Je dirais que sur l’ensemble des photos qui ont été prises, 25 à 30 % n'étaient pas très bonnes, 50% sont belles, 20 à 25% sont vraiment magnifiques. Malgré tous nos défauts (couperose indéboulonnable et petits problèmes de peau pour Monsieur, surpoids notable, double menton, dentition anarchique pour Madame – d'habitude on ne se trouve jamais bien !), je ne peux dire qu’une chose : sur ces photos nous sommes vraiment très beaux... 
Les photos du jour (et du soir) sont tirées dans la nuit pour être affichées le lendemain. C’est une sacrée organisation. Les photos de la 2ème soirée de gala, réalisées vendredi soir, étaient disponibles samedi matin au débarquement entre 7h00 et 9h00. Quand nous sommes passés, il manquait une série de portraits réalisés en fin de soirée, et ils nous l’ont apportée alors que nous étions au comptoir.
Le seul reproche que je peux en faire, et ça a un peu gâché notre départ : nous n’avons été autorisés à repartir qu’avec 100 photos.
Ça se passait à 8h00 du matin juste avant le débarquement, le personnel de service au comptoir ne parlait pas français, et les photos que nous avons laissées (environ une trentaine) n’étaient pas très jolies. Nous n’avons pas eu envie de dépenser davantage d’énergie à discuter pour contester. Mais si nous avions fait des excursions, il y en aurait eu plus de photos, nous serions sans doute restés jusqu’à obtenir toutes celles qui nous plaisaient.
Entendons-nous bien : 100 photos c’est énorme, d’autant que nous pouvions prendre tous les formats, moyens ou grands. 199 euros pour 100 portraits de professionnels, c’est imbattable.
Mais j'ai vérifié en rentrant : sur le site le forfait parle de TOUTES les photos, sans aucune indication de limite.
Sur le principe, je ne trouve pas cela très clean : soit le forfait comprend toutes les photos et dans ce cas on repart avec, sans avoir besoin de les trier (sur le dossier dans lequel ils rangeaient nos photos au fur et à mesure de la croisière, il était "noté all inclusive", ce que je leur ai montré plusieurs fois), soit c’est un pack de 100 photos maxi, mais dans ce cas on l’indique clairement sur le site. Celles qu’on n’a pas prises étaient déjà tirées et ont dû être détruites... Je n'ai pas vraiment compris la raison de cette limitation qui n’était nulle part mentionnée dans le contrat... | | | Les boutiques à bord :
Le bateau comprend plusieurs boutiques concentrées sur le pont 6, quelques unes au pont 7. Elles sont ouvertes uniquement lorsqu’on est en mer. Les prix sont en duty free (hors taxes) mais pas sans marge. Au final les tarifs sont assez proches de ceux pratiqués en France.
En boutique on trouve des montres, quelques bijoux, du parfum, des alcools, du prêt-à-porter pour femme, quelques sacs, du tabac, du parfum, des bonbons, quelques jouets, des appareils photos, des baladeurs, des cartes mémoire et des souvenirs à l’effigie de MSC... Les choix sont évidemment limités.
Sur la piazza San Giorgio ont lieu des ventes à l’étalage : des cigarettes (apparemment – nous sommes non fumeurs et donc non connaisseurs – les tarifs sont intéressants), des parfums (les 3 pour 99 euros, ou les 2 pour 110 euros), des sacs, des bijoux, des montres, des crèmes de beauté, des appareils photos... De manière générale, les produits sur les stands de vente à l’étalage sont des produits d’appel et permettent sans doute d’attirer une clientèle qui n’achetait pas autrement dans les boutiques du bateau. Selon les jours, des promos sont également pratiquées sur les stands et en boutique.
J’ai regardé les parfums, au départ je pensais qu’ils étaient intéressants, mais les parfums de marque (enfin ceux qui m’intéressent) sont les plus chers, à bien y regarder les flacons sont petits (parfois même moins jolis qu’en France) et je n’ai pas eu l’impression qu’ils étaient moins chers. Au final je n’en pas pris, j’en ai déjà plein à la maison.
Il existe également une boutique au pont 14 (près de l’Aquapark), qui vend des souvenirs, des accessoires de piscine et des gadgets à l’effigie de MSC. Lors de la journée en mer, un petit marché est ouvert sur le pont 14 (tee-shirts, gadgets, parfums, cigarettes...).
Nous avons assez peu dépensé sur les boutiques du bateau : quelques souvenirs (quelques crayons, une petite trousse de manucure, un tee-shirt, un petit sachet de savons de Marseille... Le tout pour environ 30 d’euros) et un coffret de soins corporels (35 euros).
Ma montre étant tombée accidentellement à l’arrivée, elle était cassée et ne valait pas le coup d’être réparée. J’en ai donc acheté une en arrivant sur le bateau ; je ne voulais pas y mettre très cher, et je n’ai pas fait une mauvaise affaire : une montre Guess (une des moins chères du bateau mais très jolie), affichée à 90 euros, promo du jour -20% : j’ai donc signé une facturette manuelle à 72 euros (ça se passait sur un stand sur la place San Giorgio). Je pense que le soir ils doivent saisir en caisse les facturettes manuelles délivrées sur les stands, et manifestement ils ont fait une erreur en saisissant la mienne. Sur la facture intermédiaire et sur la facture finale de MSC délivrée en fin de séjour, la montre a été débitée à 61,20 euros (soit encore 15% de moins que la facturette manuelle).
Au total, hors photos et hors boissons nous avons dépensé en achats divers un peu moins de 130 euros.
Les boissons :
Mis à part le café et le jus de fruit en accès libre gratuitement aux distributeurs de la cafétéria, toutes les boissons sont payantes à bord.
Au bar comme au restaurant le principe est le même : on commande, on donne la carte magnétique (et éventuellement un ticket si on a un pack), on nous rapporte la carte et une facturette à signer. Si on a un pack, le solde de la facturette est à zéro, sinon le prix est celui de la boisson majoré d’une taxe de service de 15%.
Nous ne buvons pas d’alcool et ne sommes pas de grands consommateurs. Nous avons plus déambulé sur le bateau plutôt que nous poser dans les bars.
Grâce au forum je savais que les forfaits tout inclus ne nous correspondraient pas, avant le départ j’avais donc réservé un pack de 14 bouteilles d’eau (plates ou gazeuses) et deux packs (un chacun) de 14 boissons de type soft drink (sodas et jus de fruits), en prévoyant une marge supplémentaire dans le budget.
Au final nous n’avons même pas tout consommé. Le pack d’eau est intéressant, car en réservant sur le site Internet de MSC plus de 8 jours avant le départ nous n’avons pas payé les 15% de service (les packs ont été débités sur notre carte magnétique à l’embarquement). A 26 euros le pack, la bouteille nous revenait à 1,85 euros au lieu de 2,65 TTC si elle était commandée sur place à l’unité. Nous sommes repartis avec une bouteille d’eau dans nos bagages et le pack a été rentabilisé.
Pour les soft drinks c’est une autre histoire. Finalement nous avons assez peu consommé sur le bateau, et pour utiliser nos tickets, à plusieurs reprises nous nous sommes forcés à commander des boissons alors que nous n’en avions pas forcément envie. Les softs drinks sont assez limitées (sodas de type coca et sprite, jus de fruits), du coup on buvait toujours la même chose. Sur 28 tickets (un pack de 14 chacun), en fin de croisière il nous en restait encore 5 non utilisés. Les tickets non consommés ne sont pas remboursables ni utilisables sur une autre croisière.
Pour les personnes qui aiment se poser souvent au bar et siroter en discutant, les packs et les forfaits peuvent être intéressants. Pour ceux (comme nous) qui préfèrent flâner et qui ne consomment finalement pas beaucoup, il est plus intéressant de payer les boissons à l’unité. Pour notre part, nous n’aurions pas dépensé plus et nous aurions consommé des boissons plus variées en payant à l’unité.
A titre indicatif, le pack d’eau (14 bouteilles de 1 litre) nous a coûté 26 euros, les deux packs de soft drinks ont coûté 2 fois 34 euros, et les quelques cafés ou glaces consommées à bord nous ont coûté 17 euros. Soit un total de 111 euros TTC pour les boissons (pour tous les deux !). On est très loin des 368 euros (23 euros par personne et par jour) que nous auraient coûté deux forfaits allegrissimo. Mais tout dépend évidemment des fonctionnements de chacun et des habitudes de consommation. | | | La cafétéria :
Nous avons testé la cafétéria le jour de l’embarquement. C’est vraiment la cohue, une foule compacte se masse à l’entrée (nous nous apercevrons au bout d’un moment que ce n’est pas une file d’attente pour entrer dans la cafet, mais une queue interminable pour le buffet des grillades).
Les buffets sont en libre service. Il n’y a pas de plateau mais des assiettes et des couverts à proximité de chaque buffet. Nous sommes surpris : les assiettes et les verres sont en plastique ! 
N’ayant pas le courage de faire la queue pour les grillades, nous nous sommes servis aux buffets des salades, des pâtes et des desserts. Bof bof bof. Les crudités sont fades et sans goût, les dés de jambon sont mous et de texture un peu bizarre, les pommes sont farineuses et abîmées à l’intérieur, les pâtes sont trop dures pour notre goût, les desserts se ressemblent tous (génoise – mousse chantilly). Ma pomme au four est froide et pas assez cuite.
Pour les quantités c’est à volonté. Le problème des buffets en libre service, c’est qu’on a tendance à en mettre beaucoup trop dans son assiette ; on retrouve ce défaut dans toutes les cafétérias, sur le Fantasia comme ailleurs.
Les fontaines à eau en libre service et les distributeurs gratuits de café sont en fonctionnement toute la journée.
Comme indiqué partout sur le forum, il faut aller vers le fond pour trouver un peu de calme et des places aux tables. En plus la vue y est magnifique.
Cependant nous n’avons vraiment pas aimé ce que nous avons mangé, et nous ne sommes pas retournés à la cafet de tout le voyage, sauf pour les petits déjeuners que j’ai réellement apprécié.
Les repas du soir au Cerchio d’Oro :
Pour les repas du soir nous avions choisi le 1er service et nous étions affectés au Cerchio d’Oro, situé à l’arrière du bateau. Le service à table est impeccable, et au moins les assiettes et les verres ne sont pas en plastique.
Nous avions la chance d’avoir une table à côté des baies vitrées, et dès le 1er soir nous avons pris l’habitude de remonter les stores pour profiter de la vue.
Attention, ce n’est pas de la cuisine française. Avec nos voisins de table nous avons souvent été surpris et très dubitatifs devant les assiettes qui nous étaient servies. Même si les noms des plats nous étaient familiers ils n’avaient pas (mais alors pas du tout !!!) l’apparence, le goût et la texture auxquels nous sommes habitués.
Les paupiettes de veau aux épinards étaient en fait des galettes d’épinards qui ne ressemblaient en rien à des paupiettes. Les boulettes étaient des sortes de gros cônes panés. La côte de bœuf était une viande fine rôtie lentement et en sauce, rien à voir avec la côte de bœuf grillée épaisse et bien saignante que j’affectionne. Les tartes aux fruits avaient l’apparence et la texture d’un flan à base de semoule. La crêpe en aumônière était réalisée à partir d’une pâte pour cannellonis.
C’est assez déroutant, et comme ça ne correspond en rien à ce qu’on attendait (tant au niveau des textures que des saveurs ou de la présentation), cela peut créer du rejet et de la déception. Je comprends mieux pourquoi tant de français sur le forum se plaignent de la nourriture à bord.
Une fois qu’on a bien compris que derrière des noms très familiers se cache une cuisine bien différente de ce qu’on connaît, on apprend malgré tout à mieux en apprécier les saveurs.
Au final, de manière générale je dirais qu’on a plutôt bien mangé ; comme dans tout restaurant certains plats sont parfois meilleurs, parfois moins bons que d’autres. La cuisine était correcte, avec quelques très bonnes surprises, sans être exceptionnelle non plus. Mais il est vrai que je préfère la viande rouge.
Les repas du midi au restaurant :
Nous avons mangé à 3 reprises au restaurant le midi. Toujours au Cerchio d’Oro, car le Red Velvet était fermé le midi (il y avait une équipe de tournage à bord pour une mini-série télévisée, je pense que le Red Velvet leur était spécialement réservé pour les repas du midi).
Au Cerchio d’Oro, la qualité des repas du midi était d’un niveau nettement supérieur comparé aux repas du soir, sauf le jour de navigation en mer où le niveau était à peu près équivalent (le nombre de repas cuisinés et servis doit avoir une incidence).
Finalement le midi on mange assez vite au restaurant. En une heure on a l’assurance d’avoir terminé et d’être à quai pour l’escale.
Le midi comme le soir on peut commander absolument tout ce qu’on veut sur la carte : un plat de chaque catégorie, ou même plusieurs plats d’une même catégorie, ou seulement un ou deux plats...
Les quantités sont très aléatoires et dépendent de la petite main qui a rempli notre assiette. À table et pour un même plat, certains n’avaient presque rien alors que d’autres avaient une assiette plutôt bien garnie. Au début on se demandait si cela dépendait du nombre de plats que chacun avait commandé, mais cela ne s'est pas vérifié.
Contrairement à la cafétéria où se trouvent des fontaines d’eau gratuite, au restaurant toutes les boissons sont payantes. Il faut commander au début ou en cours de repas, puis présenter sa carte magnétique (et les tickets de boissons si on en a) en fin de repas pour facturation.
Le petit déjeuner au restaurant :
J’avais très envie de découvrir le Red Velvet, aussi avons-nous pris notre deuxième petit déjeuner au restaurant.
Nous y sommes servis à table. Des serveurs passent avec des plateaux de pains, de viennoiseries, de jus de fruits reconstitués très très sucrés (beeuûûrk...) et de café filtre.
À la carte nous pouvons commander du saumon (ils n’en ont pas à la cafet), des œufs, des lamelles de fromage, du jambon...
Au restaurant nous avons eu du mal à nous faire comprendre. C’était sympa parce que ça nous a permis de découvrir le Red Velvet auquel nous n’avions pas accès autrement, mais contrairement aux autres repas, pour le petit déjeuner nous avons préféré la cafétéria.
Les petits déjeuners à la cafétéria :
Un des meilleurs moments de notre journée.
Comme le midi, le petit déjeuner est en libre service. Monsieur Glacerine se contentait d’un yaourt et d’une viennoiserie le matin, mais pour ma part j’ai l’habitude de faire un petit déjeuner très copieux, et pour cela la cafétéria est l’endroit idéal.
Les œufs brouillés sont un peu secs, les œufs mollets sont durs et secs à force de chauffer sur la plaque, mais les omelettes et les œufs au plat (qui ressemblent plutôt à des œufs pochés cuits sur plaque) sont très corrects.
Les tranches de jambon ont une drôle de texture, je n’en ai pris qu’une fois, mais il est possible de prendre des lamelles de fromage.
Le pain aux céréales complètes est excellent. La cafétéria est également le seul endroit où on peut obtenir des rondelles de baguette (un peu sèches). Les viennoiseries ne sont pas excellentes, mais je me suis régalée de leurs petits pains aux raisins (enfin je leur donnerai ce nom-là parce que ça y ressemblait, mais en fait ils étaient aux fruits rouges). Et au rayon sucré ils ont de très bonnes petites tranches de cake, je pense (sans être tout à fait sûre) qu’ils sont à la noisette. On trouve aussi des gaufres et des pancakes à la cafétéria, qu’on peut arroser de chantilly ou de sirop d’érable (autant dire que j’en ai bien profité !).
Les fruits frais sont les mêmes que ceux servis le midi et le soir aux restaurants.
Le seul point noir (pour ma part) est le jus de fruits. Réalisé à base de concentré, il tient plus du sirop que du jus de fruits et il est extrêmement sucré. Au point que je préférais encore les jours où il était très dilué, ça le rendait (à mon goût) relativement consommable.
Quant au café, cela dépend vraiment des goûts. Ceux qui ont l’habitude des cafetières à dosettes type expresso ne l’aimeront sans doute pas. C’est du café filtre en poudre, pour notre part nous ne le trouvions assez bon.
Le 1er service de restauration :
Au moment de la réservation nous avions demandé à être inscrits au 1er service. Nous n’aimons pas manger tard, et nous avions envie de profiter des spectacles et du bateau après manger. Évidemment c’est affaire de goût.
Nous mangions à 18h45, ce qui était raisonnable (ça aurait pu être plus tôt !). Nous ne sommes pas très bronzette et piscine, donc ça ne nous dérangeait pas d’aller nous préparer juste après les escales. En ce qui nous concerne, nous avons tout visité par nous-mêmes ; nous n’étions donc pas astreints aux horaires des excursions et nous avons toujours eu le temps de nous préparer avant le dîner.
Le 1er service a eu un autre avantage assez imprévu.
A Gênes et à Naples, nous avons eu la possibilité de rentrer manger le midi sur le bateau (nous sommes allés au restaurant et pas à la cafétéria).
A Palerme, ce ne fut pas le cas. Le matin nous avions fait un solide petit déjeuner; à midi Monsieur Glacerine (pour le principe) a grignoté un sandwich acheté en ville, mais pour ma part j’avais chaud, soif mais pas faim. Je n’ai pas mangé le midi, et en rentrant vers 17h30 nous nous sommes dit que cela attendrait bien 18h45. Finalement nous avons reproduit le même rythme sur les escales de Tunis et Barcelone (lever à 8h00, petit déjeuner copieux vers 8h30, pauses café/glace/ou boissons dans la journée et repas à 18h45).
De ce fait nous n’avons pas du tout utilisé les collations de la cafet (accessibles je crois entre 16h00 et 17h00), ni les plateaux de minuit disponibles dans les bars et salons. Nous n’avons pas mangé à l’Aquapark (choucroute party, Nutella party, etc.). Mais si on avait voulu, on aurait pu passer notre temps à manger : petit déjeuner, Aquapark, déjeuner, collation, dîner, plateaux de minuits !
Malgré tout nous ne nous sommes franchement pas privés et nous avons bien mangé. Au resto nous nous étions seulement donné pour règle d’éviter les pâtes et les risottos (ce que nous avons respecté), pour le reste nous avons mangé de tout, et j’ai souvent eu du mal à terminer tous mes plats.
Nous nous attendions à rentrer avec quelques kilos en plus, mais avec ce fonctionnement et comme nous avons marché beaucoup sur les escales et sur le bateau, Monsieur Glacerine a perdu 1Kg ; en ce qui me concerne je suis rentrée avec 1,5Kg en moins. On ne va pas s’en plaindre. | | | Voilà, je crois avoir fait le tour du bateau.
Ah si, une dernière impression : j'avais lu pas de choses avant de partir sur les sollicitations permanentes des serveurs aux bars.
C'est vrai, ils viennent nous demander ce qu'on veut boire (après tout c'est leur boulot !  ) mais nous ne les avons pas trouvé insistants.
Ça nous est arrivé de nous poser dans un espace sans avoir spécialement envie de consommer, juste pour écouter, et nous n'avons pas vraiment été importunés. Il suffisait de leur indiquer "non" de la tête en souriant, et ils n'insistaient pas.
Monsieur Glacerine a repris le travail depuis hier, moi je reprends demain. Je continuerai donc demain soir, avec le compte-rendu de l'embarquement, des escales et du débarquement ! | | | Hello Glacerine !
Whaooo ! Respect et félicitations pour ce compte rendu copieux et complet sur le bateau... | | | hello!!!! sympa votre C/R et j'ai bien aimé votre beurkk!!!pour les viennoiseries mais chez Costa je fais beurkkkk aussi !!! ou est notre bon croissant ou notre bon pain au chocolat..... | | | super glacerine un beau compte rendu j'ai lu d'un trait  pour le 1er service esce que tu peu arrivé a 19 heure ou c'est pile poil a l'heure car l'hiver dernier les retardataires voyaient se faire refuser l'entree  peut tu mettre quelques infos de tes escales palerme naples et sais tu ou ce trouve la plage à genes | | | Merci PAP  !
J'essaie de prendre le temps de faire un compte-rendu détaillé, ceux que j'ai pu lire sur le forum m'avaient permis de commencer à voyager et m'avaient bien aidée à préparer mes escales. Ce n'est qu'un juste retour des choses ! | | | Hello Dominique ! En effet, la nourriture à bord est différente de celle qu'on connaît en France ! Lundi en rentrant, Monsieur Glacerine m'a fait la surprise d'aller m'acheter des croissants frais, hmmm... incomparable... | | | Hello Marie,
Nous avons toujours été à l'heure au repas (1er service à 18h45), mais il me semble qu'il étaient assez souples sur ce trajet, nous avons vu des retardataires s'installer bien après 19h00, de mémoire il était plutôt 19h15... ça nous avait surpris, je m'en souviens...
Ce soir je poste le compte-rendu du jour de l'embarquement, et demain je posterai les premières escales ( Gênes - désolée, je ne sais pas où est la plage, nous sommes allés en ville - et Naples, Palerme si je peux, ça dépendra de l'heure à laquelle je terminerai le boulot... Ah le boulot... ça fait tout drôle de s'y remettre, on était complètement déconnectés...) | | | Vendredi 1er juin 2012 – Départ de Cherbourg
Ça y est, nous voilà partis pour notre première vraie croisière, destination Marseille et la Méditerranée.
Les valises sont bouclées depuis la veille, le ménage est fait, la maison bien rangée.
Nous quittons la maison à 7h00 et nous nous rendons à pieds à la gare. Il fait beau, un peu frais, le temps idéal pour une petite marche matinale. 1,5 km en pente douce, les valises roulent tranquillement derrière nous. Le train part de Cherbourg à 7h42.
La Méditerranée n’était pas tout à fait notre choix de départ (nous avions réservé une croisière pour l’Europe du Nord chez Costa 2 jours avant le naufrage du Concordia, puis nous avons été incités – comme beaucoup d’autres – à annuler lors de la réorganisation des lignes).
Cette croisière, c’était un peu notre anniversaire de mariage, nous n’avions pas réussi à le fêter dignement il y a deux ans faute de disponibilité. Mais ça valait le coup d’attendre, et pour nous c’était l’occasion de faire un beau voyage.
Pour bien comprendre notre état d’esprit, juste un petit retour en arrière (et ensuite je ferme la parenthèse, promis !).
En fait, pour être rigoureux nous avons déjà effectué une première croisière : la croisière Brittany Ferries Cherbourg/Portsmouth d’une journée, aller-retour sans escale (entendez un aller-retour sans débarquement)...
Quand nous nous sommes mariés en juillet 2000, heureux mais en ayant épuisé dans la fête nos maigres économies, nous n’avions pas les moyens de partir en voyage de noces. Nous souhaitions malgré tout marquer le coup, par quelque chose de spécial à mettre dans notre boîte à souvenirs.
Nous nous étions rendus sur le port, un petit matin particulièrement frisquet, venteux et pluvieux du mois d’août pour retirer nos billets et embarquer. Après avoir reçu un badge de couleur nous étions montés à bord. Et là, nous avions été très impressionnés par l’accueil VIP : « Monsieur et Madame Glacerine, bienvenue à bord », « Monsieur et Madame Glacerine par ici je vous prie »... Dès que nous nous présentions quelque part, et bien que nos badges ne soient pas nominatifs, il se trouvait toujours une hôtesse pour nous saluer ou pour nous guider en nous appelant par notre nom. Nous étions touchés... et intrigués...
Nous avons appris par la suite que nous étions les seuls à avoir acheté le trajet en mode croisière aller-retour sans escale... Ça expliquait pas mal de choses... Il n’empêche, le personnel nous avait traité comme des rois : ils avaient retenu notre nom (je le rappelle, nous étions sur un ferry !), pas l’ombre d’un frémissement au coin des lèvres quand nous leur avons dit en souriant que c’était notre voyage de noces, ils nous ont offert un menu supérieur au restaurant, et nous avons eu droit à la visite de la cabine de pilotage et des quartiers des officiers.
Les passagers étaient essentiellement britanniques et les animations sur le ferry étaient exclusivement en anglais : un film en VO, un spectacle de magie à l’aller et un tour de chants pop/folk au retour. Nous, on ne comprend pas un mot mais on s’en fiche : on déambule sur le bateau, on va prendre l’air (et le vent, et la pluie) sur les ponts, et on marche dans les coursives comme sur des montagnes russes ballotées par le gros temps. La tempête finit par se calmer et on admire l’arrivée dans le port de Portsmouth dans une lumière magique, on fait un petit signe au personnel venu faire l’entretien du bateau entre deux embarquements (ils se demandaient ce qu’on faisait là et hésitaient visiblement à appeler la sécurité), on profite à fond des animations... Et on apprécie pleinement cet étonnant voyage de noce qui ne ressemble à aucun autre.
Et ce vendredi 1er juin, nous voilà dans le train pour rejoindre Marseille, contents et assez impatients. Dans le train on repense à nos 17 ans de vie commune, à nos 12 ans de mariage, on se rappelle notre jolie croisière d’un jour Cherbourg/ Portsmouth, on se dit qu’on a beaucoup de chance, et on se projette dans le départ du lendemain et dans la découverte du bateau.
L'appartement hôtel est juste à coté de la gare de Marseille, près de la sortie gare routière. 85 euros la nuit avec les 2 petits déjeuners compris, c’est – et de très loin – ce qu’il y a de moins cher dans le quartier. La chambre studio est située au 8ème étage, grande, moderne, climatisée et confortable, avec une jolie vue sur la ville.
Nous visitons le quartier de la gare, en prenant la première sortie au hasard. Nous passons devant l’arc de triomphe et descendons sur un boulevard plus passant. Le quartier est extrêmement populaire, très métissé, on sent l' Afrique du nord très proche, on est déjà dépaysés. Pause café sur le boulevard. Nous voyons passer des rondes de police et de CRS en permanence, à pieds et en fourgons. Je sais qu’à Marseille il y a eu plusieurs assassinats entre bandes rivales ces derniers mois, je ne sais pas si c’est lié. Mais ces rondes permanentes ne nous rassurent pas. En plus nous ressemblons trop à des touristes (que nous sommes !), nos papiers, nos passeports et tout notre argent se trouvent dans les sacs que nous portons à l’épaule. Inutile de tenter le diable, nous décidons de rentrer.
Il fait très beau et très chaud, ça grimpe. Sur notre chemin nous ne croisons qu’un seul restaurant qui ne nous emballe pas. Finalement nous nous arrêtons au Mac Do de la gare pour manger un morceau, puis retour à la chambre. Nous nous couchons vers 11h00, ce qui est un peu tôt pour nous... Demain c’est l’embarquement. | | | Samedi 2 juin 2012 – Embarquement à Marseille
Sur le coupon d'embarquement il est indiqué que l'enregistrement démarre à 11h00. Comme nous devons rendre la chambre à 10h30, nous décidons de nous rendre directement au port pour attendre là-bas. Le réceptionniste de l'hôtel nous appelle un taxi, la course nous coûte 21,60 euros.
Nous arrivons au port à 11h00. Nous sommes accueillis par Pascal et Sandrine, le couple avec lequel nous avons fait connaissance à Cherbourg. Malgré les indications du coupon d’embarquement, l'enregistrement ne démarre qu'à midi, alors on papote dehors sur un banc en attendant.
Une foule dense s'est constituée de tous les candidats au départ qui attendent depuis le matin. Des barrières délimitent le circuit en serpentin de la file d'attente.
On dépose enfin les bagages, puis on nous fait monter à l'étage avec un ticket de couleur pour l'enregistrement. Ayant effectué le pré-enregistrement sur Internet, nous avons un ticket de couleur verte avec la lettre B. Ceux qui n'ont pas procédé au pré-enregistrement on un numéro au lieu d'une lettre.
Pour nous l'attente à l'étage est assez courte. Les passagers des lettres B sont appelés en même temps que les A et les numéros 1.
Nouvelle file d'attente puis passage au bureau d'enregistrement. Vérification de l'identité, photo webcam pour la carte magnétique nominative, prise d'empreinte pour les paiements sur la carte bleue puis passage devant les stands de promo des services MSC (boissons, excursions, massages...). Au bout du couloir la photo d'embarquement, et c'est enfin l'entrée sur le bateau.
Pas le temps de s'extasier, un cabinier attrape notre bagage à mains et nous emmène rapidement à notre cabine. Tout au plus ai-je le temps de m'apercevoir qu'il nous fait passer par le casino.
13ème étage, waooouu les ascenseurs sont rapides !!! Le cabinier qui nous a pris en charge parle quelques mots de français et nous indique en sortant que les couloirs sont pairs d'un côté, impairs de l'autre. Ça nous sera bien utile dès notre premier déplacement... Puis nous découvrons la cabine balcon, c'est vraiment une très belle pièce. Après nous avoir montré l'emplacement à côté de la porte pour mettre la carte et allumer l'électricité, le cabinier disparaît rapidement pour continuer son service.
Il est 13h00, l'ensemble de la procédure (depuis le démarrage de la file s'attente) a pris une petite heure. Pas super rapide, mais pas trop long non plus.
Nous prenons la cabine et son balcon en photos sous tous les angles. Dans la cabine voisine (le son passe par la porte communicante), les passagers défont leurs valises ; il s’agit manifestement de deux Marseillais qui voyagent ensemble. On entend surtout l’un deux, il commente bruyamment chaque objet qu’il déplace. Nous avons droit à un inventaire complet de sa valise et de sa cabine ; son ami lui répond du bout des lèvres, mais l’autre ne désarme pas et insiste, il enchaîne les commentaires sans temps mort... Nous échangeons un regard, nous avons envie de rire. Puis nos mines s’allongent progressivement... Si c’est comme ça tout le temps, ça risque d’être intenable... Nos voisins finissent par quitter la pièce. Nous décidons de faire de même.
Nous remontons d'un étage pour manger à la cafétéria. Une longue file d'attente s'étire à l'entrée. Après avoir hésité, nous nous dirigeons vers le fond, ce qui nous permet de comprendre que la file d'attente est celle du stand des grillades.
La salle est immense mais bondée. Près des fontaines nous croisons Pascal et Sandrine, qui ont déjà terminé leur repas et qui se servent en café.
Nous nous installons dans le fond de la salle, loin de la cohue de l'entrée, au calme près de la baie vitrée. Le repas en lui-même n'est pas terrible, mais la vue sur les calanques est à couper le souffle. Il fait un temps magnifique.
Nous redescendons ensuite aux ponts 7, 6 et 5 à la découverte de l'intérieur du bateau. Les croisiéristes ayant embarqué les jours précédents sont à terre pour visiter Marseille, les autres sont entassés sur les ponts près des piscines.
À l'intérieur les boutiques et la plupart des bars sont fermés (ils ouvriront quand nous serons en mer) et les espaces sont déserts. Nous en profitons pour faire des photos. Nous sommes impressionnés par les volumes et par la décoration moderne et luxueuse.
À 16h00 nous nous rendons au théâtre pour la réunion d'information. Nous y voyons peut-être une centaine de personnes. Nous nous apercevons que beaucoup sont venus avec leur gilet de sauvetage, cela devait être indiqué sur le programme mais nous ne l’avions pas vu. La réunion se termine par une démonstration des gilets, puis le personnel nous emmène par groupes jusqu’aux points de regroupements en cas d’urgence. Nous sommes assignés au point F qui correspond à L’insolito Lounge.
En nous levant pour suivre le groupe, nous retrouvons Sandrine. Moi qui pensais que sur un bateau de cette taille, nous aurions du mal à nous rencontrer, finalement nous n’arrêterons pas de nous croiser. Nous avons bien fait de faire connaissance quelques jours avant ! Nous échangeons nos premières impressions tout en suivant le groupe distraitement.
Une fois arrivés à l’Insolito Lounge, la jeune femme qui nous a escorté nous fait signe que l’exercice est terminé. Ah ? C’est tout ? Je trouve ça étrangement léger, bizarre. Sandrine prend congé pour rejoindre Pascal, qui est déjà en train de faire bronzette sur l’AquaPark.
Nous décidons de la suivre au pont 14 pour prendre des photos de la sortie du port. Le pont est surpeuplé : au milieu la foule qui se baigne, sur les bords la foule qui prend des photos, et entre deux la foule qui prend le soleil sur des transats pris d’assaut. Heureusement les jours suivants, nous découvrirons le calme du pont promenade (au pont 7) et sa vue imprenable à l’arrière du bateau pour admirer la sortie du port.
Mine de rien, dès que le bateau est en mouvement le vent souffle fort là-haut. Les moteurs sont puissants, le Fantasia s’éloigne rapidement du port. Je suis impressionnée par sa vitesse de déplacement, et je le resterai jusqu’à la fin.
Nous redescendons aux ponts 7 et 6. Les boutiques sont ouvertes et les promeneurs ont investi progressivement les galeries. Ayant fait tomber accidentellement ma montre durant le trajet, elle est hors d’usage et ne vaut vraiment pas le coup d’être réparée. Sur la place San Giorgeo j’en vois une jolie, elle n’est pas très chère, je me laisse tenter. Puis nous allons poser fièrement devant l’escalier d’honneur, inaugurant de la sorte une très longue série de photos.
Le temps passe vite, il est temps de rejoindre le Cerchio d’Oro au pont 6. Les serveurs nous accueillent à l’entrée, en file impeccable. Nous avons la chance d’être placés juste à côté d’une fenêtre, mais étrangement tous les stores sont baissés. Je suppose que c’est pour éviter aux passagers d’être incommodés par les mouvements des vagues à l’arrière, cela pourrait accentuer le mal de mer pour ceux qui en souffriraient.
Nous faisons connaissance avec nos voisins de table. Un couple de cinquantenaires (tellement silencieux le premier soir que je n’étais même pas certaine qu'il s'agissait bien d'un couple), et deux jeunes hommes d’une trentaine d’années qui voyagent ensemble.
Nous décidons de relever les stores. C’est quand même beaucoup plus agréable ! Ce fut d’ailleurs une très heureuse initiative, car quelques instants plus tard nous apercevons des dauphins dans le sillage du bateau. Nous avons beaucoup de chance.
Durant de longues minutes, nous nous amusons à pister le ban de dauphins qui finit par disparaître à l’horizon. Puis je prends conscience de l’excitation qui règne autour de nous... Je me retourne et je me rends compte que le spectacle est à présent dans la salle : une bonne partie des passagers et des serveurs se sont massés autour de notre table, appareils photos en main pour tenter d’immortaliser l’instant. Il règne une ambiance bonne enfant.
Le repas en lui-même nous surprend, rien ne correspond (ni en apparence, ni en saveur) à ce qui est marqué sur la carte, les plats nous paraissent bizarres. Il en résulte un sentiment étrange, et ce premier soir nous n’arrivons pas à apprécier le contenu de nos assiettes.
En sortant je croise de nouveau Pascal et Sandrine, qui sont inscrits au deuxième service. Ils me demandent si nous avons bien mangé... Je leur réponds que le contenu des assiettes était étonnant... Mais je ne leur en dis pas plus, chacun apprécie différemment et je ne veux pas les influencer.
Je passe ensuite récupérer ma montre auprès du responsable de la boutique (le bracelet a été réajusté durant le repas), puis nous choisissons de repasser par la cabine. Avec la foule de passagers, les ascenseurs doivent s’arrêter longuement à chaque palier et sont considérablement ralentis. Nous décidons de prendre les escaliers. Arrivés au pont 13, nous sommes essoufflés, les dernières marches sont difficiles... Nous prenons conscience que nous venons de nous enfiler 7 étages... Arrggh... On va peut-être faire un peu plus attention à nos mollets...
Nous passons le reste de la soirée à flâner sur les différents ponts. Ce soir il n’y a pas de spectacle, car c’est Carnaval dans les salons.
Les bars sont ouverts, chaque salon possède sa propre ambiance. Les musiciens sont bons. Après avoir écouté quelques temps le groupe à l’Insolito Lounge, nous retournons au Mahattan Bar. La musique y est festive, quelques femmes sont sur la piste de danse et je les y rejoins un bon moment.
Un dernier tour à l’AquaPark. Cette fois nous attendons l’ascenseur... Une française à côté de nous s’impatiente et se tâte de prendre les escaliers. Monsieur Glacerine lui dit en souriant que nous l’avons déjà testé un peu plus tôt... Nous échangeons quelques mots sur le bateau... c’est grand, c’est beau... Notre interlocutrice en convient, c’est grand, c’est beau, mais c’est la première et dernière fois qu’elle voyage avec MSC. "Costa, c’est mieux". C’est mieux en quoi ? "En tout. Costa c’est mieux en tout". Ah.
Malgré des repas un peu moyens, nous sommes définitivement sous le charme. Nous rejoignons notre cabine vers minuit. Nous achevons de défaire nos valises, le plus silencieusement possible pour ne pas déranger nos voisins marseillais dont nous percevons discrètement la présence. Ils ont dû se rendre compte qu’on entend tout se qui se passe de l’autre côté et font manifestement attention à ne pas faire de bruit. Nous sommes rassurés. Le temps de prendre une bonne douche, il est déjà 1h30 du matin quand nous nous couchons. Demain, nous serons à Gênes. | | | Hello Glacerine !
Rhoooo ! Génial et romantique à souhaits ! tout comme j'aime... 
Vite, la suite ! 
Cette croisière, c’était un peu notre anniversaire de mariage, nous n’avions pas réussi à le fêter dignement il y a deux ans faute de disponibilité. Mais ça valait le coup d’attendre, et pour nous c’était l’occasion de faire un beau voyage.
Tu voulais parler, je pense, du "compte rond" des 10 ans ? Parce que autrement, un anniversaire de mariage, ça peut se fêter tous les ans !  
et puis les "noces de soie", c'est plus romantique et plus "doux" que les "noces d'étain"... | | | super glacerine je ne manquerai pas de te lire avec plaisir  bon courage pour ta reprise | | | Hello PAP, toujours là ? Merci de ton soutien !
Tu voulais parler, je pense, du "compte rond" des 10 ans ? Parce que autrement, un anniversaire de mariage, ça peut se fêter tous les ans !  
Oui en effet, mais nos 10 ans de mariage, c'étaient aussi nos 40 ans d'âge... Bon, Monsieur Glacerine travaillait tout le temps, ça n'a pas pu se faire... Tant pis, 12 ans de mariage et 42 ans d'âge (j'ai l'impression de parler d'un vieux cognac !), au fil des ans on se bonifie, alors ça le fait aussi ! 
et puis les "noces de soie", c'est plus romantique et plus "doux" que les "noces d'étain"... 
Ah tiens ? Je ne savais pas... Finalement je suis bien contente d'avoir profité de la douceur de la soie ! | | | Merci Marie ! Monsieur Glacerine vient de repartir sur une intervention, mais je ne vais pas avoir le courage de l'attendre... pour moi c'est dodo, je suis crevée... à demain soir donc ! | | | Super pour ce compte rendu hyper complet! Vous avez tenu un journal de bord pour vous souvenir de tout ça... | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 27 281 visiteurs en ligne depuis une heure! |