A lire les réponses on ne ne peut plus s'étonner que la
France soit si mal classée dans les évaluations des systèmes scolaires notamment en matière scientifique...
Quand vous gonflez votre pneu à une pression P, un équilibre s'instaure nécessairement avec les réactions exercées d'une part par la carcasse votre pneu, la jante étant à peu près "infiniment rigide", et d'autre part par la pression extérieure. Exemple: pour un pneu gonflé à P=5bar, roulant au niveau de la mer, en condition standard, donc à P=1 bar, la tension du pneu fournira en force l'équivalent des 5-1= 4 bars.
Si vous enlevez la pression atmosphérique, en mettant par exemple votre pneu dans le vide, c'est l'enveloppe qui compensera cette absence. Par conséquent, au niveau des efforts résultants, gonfler un pneu à une pression P dans le vide est rigoureusement équivalent à (ou égale à, si vous préférez) gonfler un pneu à P+1 (mesurée en bar) au niveau de la mer, quand tout est bien.
Je ne connais pas la résistance des pneus à l'éclatement, mais je n'ai aucun doute, qu'elle est au moins largement supérieure à la pression maximale de gonflage plus 1 bar, je soupçonnerais facilement plusieurs fois cette limite. Votre pneu les pieds dans l'eau salé à 4 bars sera "vu" à 5 bars sur la lune, reste plus qu'à y aller, pas de quoi trembler.
Conclusion: le risque d'éclatement d'un pneu même gonflé à sa pression maxi dans une soute même non pressurisée est nul, absolument zéro. Accessoirement, l'énergie dégagé par l'éclatement d'un pneu de vélo est vraiment dérisoire, même pas de quoi exploser un carton. Dégonfler les pneus est au mieux une petite tracasserie sans intérêt, en quatre voyages, on ne me l'a jamais demandé, j'ai constaté une seule fois qu'un(e) gros (se) malin(e) avait pris cette pauvre initiative.