Bonjour, je veux icic faire un petit exposé sur les difficultées à faire partir un avion à l'heure, avec le peu de connaissance que j'ai.
Oui, mais cela s’applique à tous les aéroports et toutes les compagnies du monde.
Et pourtant il y a de bons et de mauvais aéroports, de bonnes et de mauvaises compagnies.
Donc si certains n’obtiennent pas de bons résultats ce n’est pas un simple hasard, ou la simple fatalité d’un système complexe, c’est qu’il y a des « fails » comme le dit si bien slasherfun, qui peuvent venir de pas mal de causes, depuis le jemenfoutisme pur et simple jusqu'aux choix raisonnés de privilégier les résultats financiers sur la qualité.
Pour prendre un exemple qui, bien que restant dans l’aérien, n’attaque ni Air France ni ADP prenons le cas des contrôles d’immigration à l'arrivée.
Et prenons deux aéroports que je fréquente souvent en ce moment :
CDG et HKG.
A
CDG c’est la loterie. Quand on arrive on va avoir un contrôle en sortie de passerelle ou pas, on va trouver des files spéciales ressortissants UE ou pas, on va attendre 2 minutes ou 30 minutes, voire 40 car le nombre de policiers au travail ne semble pas défini en fonction du nombre de passagers qui arrivent (et l’arrivée des LC le matin, c’est à peu près connu la veille), le policier va scanner le passeport ou pas...
En résumé c’est du grand n’importe quoi, on a l’impression que personne ne gère le système, et que les horaires de travail des policiers sont fait en fonction de critères absolument pas en relation avec le nombre de passagers attendus, et qu’en temps réel tout se règle par l’augmentation du temps d’attente des passagers.
Maintenant prenons
Hong Kong, que trouve-ton :
1) d’abord un nombre de guichets d’immigration beaucoup plus important qu’à
CDG (évidemment tout est regroupé en deux zones, contre un éparpillement à
CDG, cela c’est la conception désastreuse de l’aéroport, n’y revenons pas). « Bonne conception ».
2) ensuite une gestion dynamique des files d’attentes : le système de serpentins devant les guichets est modulable, et il y a des gens qui changent la configuration en temps réel pour assurer des sous-queues de tailles identiques pour des groupes de 5 ou 6 guichets.
Ce gens sont non seulement chargés de reconfigurer les serpentins en ouvrant / fermant les bandes extensibles qui servent à les délimiter, mais aussi (parce qu’ils ne passent pas leur temps à faire ces reconfigurations), à préparer l’alimentation des guichets.
Au lieu que le passager en tête du serpentin attende de voir quel guichet va se libérer, et s’y rende ensuite, ce qui fait perdre du temps de travail du policier (même si ce n’est que 10 secondes à chaque fois cela s’accumule), le gérant de serpentin dirige les gens de telle sorte qu’en face de chaque guichet (derrière le ligne jaune) ; il y ait une personne en attente derrière celle en cours de traitement par l’officier d’immigration. Donc dès que le guichet se libère le suivant n’a que deux pas à faire pour atteindre le guichet. Gain d’efficacité. « Bonne organisation ».
3) enfin il y a, en arrière des guichets, des bureaux de supervision du processus, qui déclenchent l’intervention d’officiers d’immigration supplémentaires dès que cela devient nécessaire, c'est-à-dire dès qu’il faut augmenter le nombre de groupes de guichets en service. « Bonne supervision ».
Par ailleurs l’immigration électronique fonctionne de façon professionnelle, avec de nombreux sas spécialisés, ce qui allège d’autant le travail des officiers d’immigration.
Quand on est un voyageur lambda on est sûr d’attendre moins longtemps à HKG qu’à
CDG, et cela bien que le traitement par l’officier d’immigration Hongkongais implique scan du passeport et entrée de certaines données inscrites sur la fiche d’immigration.
En conclusion arriver à HKG c’est un plaisir, parce que tout est conçu de façon aussi efficace que l’immigration, et tout est « géré » en permanence.
Pour donner une idée : dimanche dernier je suis arrivé à HKG par un vol BA depuis
LHR.
Nous sommes arrivés avec 29 minutes d’avance sur l’horaire et nous avons débarqué PAR BUS.
Entre l’arrivée au point de stationnement et la sortie de la douane il m’a fallu... 24 minutes.
Oui 24 minutes pour le positionnement de la passerelle, l'ouverture de la porte, le remplissage du bus, le trajet jusqu'au terminal (pas très long), les contrôles liés à la grippe A (qui n’ont rien à voir avec ce qui se fait en
France : formulaire spécial à remplir (dans l’avion), qui est vérifié par un agent du département de la santé, passage à la caméra thermique et examen médical pour ceux qui ont de la fièvre, moi je n’en avais pas), immigration et valise (qui tournait sur le tapis quand j'ai fini l'immigration).
A
CDG je pense qu’on aurait commencé par attendre le bus au moins 20 minutes, parce que les avions qui arrivent à l’heure ont déjà l’air de prendre le personnel au sol par surprise, alors ceux qui arrivent en avance...
Maintenant
CDG ce n’est pas toujours mauvais, parfois (mais ce n’est pas la majorité des cas) cela se passe bien. Mais ce qui est exaspérant c’est que c’est la loterie. Et après 12 heures de vol en classe éco, lorsque la loterie affiche un numéro perdant, on ne sera pas forcément de bonne humeur, et cela peut rejaillir sur le personnel au sol.
Ce n'est pas bien, mais c'est ainsi.