| Entre deux chez soi Elsie · 14 November 2008 à 23:00 54 messages · 16 participants · 7 775 affichages | | | | À: Makoma · 18 November 2008 à 18:23 Re: Entre deux chez soi Message 41 de 54 · Page 3 de 3 · 1 634 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonsoir encore,
" le problème d' Elsie qui ressent un certain manque dû à son impossibilité à s'identifier pleinement à un environnement culturel (celui d'origine ou le nouveau), reste inchangé.
le problème d' Elsie qui ressent un certain manque dû à son impossibilité à s'identifier pleinement à un environnement culturel (celui d'origine ou le nouveau), reste inchangé.
Je comprends ce manque et c'était le sens de mon message, je crois pour ma part qu'il est difficile de s'épanouir vraiment sans se sentir en harmonie avec son environnement culturel, ce qui signifie soit adopter complètement celui du pays d'accueil (pas évident pour la majorité d'entre nous, comme on l'a dit), soit rester/rentrer sans son pays? Nuance importante, je parle d'adopter "completement" une culture, autrement dit d'accepter ses aspects positifs et négatifs en étant parfaitement conscient de ceux-ci, sans évidemment la glorifier ou nier les dits aspects négatifs (c'est là que je te rejoins sur le "rester soi meme"). "
Je songeais : Est-ce une façon de dire que l'on ne pourrait vivre bien qu' entourés "d'alter le plus ego possibles" ?
Catherine | | | À: Anàssa · 18 November 2008 à 22:21 · Modifié le 18 Nov 2008 à 22:52 Re: Entre deux chez soi Message 42 de 54 · Page 3 de 3 · 1 608 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonsoir,
"Est-ce une façon de dire que l'on ne pourrait vivre bien qu' entourés "d'alter le plus ego possibles" ?"
Makoma donnera son avis perso, mais pour ma part je pense que non et non. Mais c'est une question intéressante car elle permet de développer un peu plus encore...
Je ne pense pas que l'on puisse tout accepter non plus (je pense par exemple à des choses dures comme l'excision ou certains actes de fétichisme dans certains pays), en tous cas il faut parfois faire avec par obligation meme si on aimerait faire qq chose, parfois profil bas pour ainsi dire car ce sont des choses dont parfois c très mal vu que l'on y jette un oeil ou qu'on s'en mêle, bref...Mais certaines coutumes ou us sont parfois agréables à partager aussi et ne sont pas difficiles à accepter ni à assister ou à assimiler, ou en tous cas à accepter et à comprendre. Quand on finit par faire certaines choses par réflexe et sans que ça pèse (les petites choses de tous les jours surtout), je pense qu'alors on peut dire qu'on s'y est fait au pays.
Bon c'est perso...maintenant pour Elsie si elle se pose ce genre de question, soit c'est peut être une étape ou un passage (je pencherais + là dessus), soit peut être est ce parce qu'en fait il n'y a pas de grandes différences culturelles de base que ça la perd un peu, parce que c'est sans doute une question importante pour la facilité de se faire à un pays, voir s'identifier ?? c un peu une drôle de question  et je suis pas sûre si je me fais comprendre, en plus ne connaissant pas "ses" deux pays... Ou peut être que son "1er chez soi" lui manque un peu tout bêtement... Chacun est différent et sans doute elle trouvera "sa" réponse un peu plutard. Salut Elsie | | | À: Anàssa · 19 November 2008 à 17:23 Re: Entre deux chez soi Message 43 de 54 · Page 3 de 3 · 1 577 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bon je reprends la lecture de cette discussion après un long moment, et ma foi elle est devenue très intéressante, et concorde totalement avec mes préoccupations actuelles...
Je préfère parler d'héritage, un mot qui me semble plus adapté à l'Homme, et un héritage tu peux le trier et le transporter où tu veux...
En fait, je crois qu'il y a une différence entre l'Héritage, et les racines. On peut hériter de certaines façons de voir le monde, de certains comportements, d'idées, de bijoux, de maisons... même si cela remonte à plusieurs générations. Mais je crois que les racines sont autre chose. On a les racines que l'on choisit d'avoir (ou pas d'ailleurs). Avoir des racines quelque part, c'est se sentir chez soi dans cet endroit, qu'il soit celui de naissance ou non.
A la question "qu'est-ce qu'être chez soi", je vais essayer de répondre mais ce ne sera qu'un avis bien subjectif. Pour moi être chez soi ne veut pas dire "être en totale harmonie" avec l'environnement, d'ailleurs c'est illusoire.
Cela veut plutôt dire que dans cet endroit, on ne se sent pas étranger. Mais je crois que c'est aussi l'endroit où les autres ne nous considèrent pas comme étranger. Du moins c'est ainsi que je vois les choses. Dans le cas du "chez-soi" à l'étranger, l'intégration doit être des deux côtés: celui qui émigre doit faire des efforts pour s'adapter, et adopter au moins en partie la culture, les habitudes locales (la langue en premier lieu), et les autochtones doivent accepter la nouvelle personne comme nouvelle résidente. Ca peut d'ailleurs prendre un temps fou, et parfois ça n'arrive jamais.
Et plutôt que "d'adopter" les habitudes locales, je parlerais plutôt de "comprendre". Dans tous les pays du monde, on trouve des gens qui sont en rupture avec la pensée majoritaire, avec les traditions, le mode de vie. Mais ces personnes comprennent la culture qu'ils rejettent, car ils en sont issus. Donc je crois que c'est la même chose si l'on s'expatrie. On peut rejeter tout un tas de choses dans le pays où l'on décide d'habiter, mais on ne peut y être vraiment chez soi tant que l'on a pas compris son environnement, pourquoi les gens réagissent de telle ou telle façon, pourquoi ils voient le monde de telle ou telle façon.
Je suis d'accord avec Williama lorsqu'il dit que nous emportons partout notre culture, qu'on la rejette ou qu'on la brandisse. On ne peut pas effacer toute un conditionnement, venant des parents et de la société qui nous entoure. Je crois que c'est une illusion de dire que l'on peut se débarrasser totalement de tout ça. Mais peut-être ai-je tort. Par contre la tourista est un exemple scabreux... lorsque l'on reste longtemps dans un endroit, on a pas de problème de turista, et cet exemple ne reflète en rien le sujet de la discussion, qui ne parle pas de voyage, mais bien de résidence. | | | À: Elsie · 19 November 2008 à 22:27 Re: Entre deux chez soi Message 44 de 54 · Page 3 de 3 · 1 563 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonjour, C'est peut-être très prosaïque et primaire, ce que je vais dire, mais mon impression est que l'on peut parvenir à se sentir chez soi n'importe où, que ce soit simplement dans une chambre d'internat ou de foyer, un appart, une maison, une ville, une région ou un pays, voire la terre entière - et ce quels que soient l'environnement, la culture et nos connaissances à leurs propos - à la condition d' investir le lieu, c'est-à-dire en s'impliquant : matériellement, émotionnellement, affectivement ou par n'importe quelle autre voie... Certes, il est toujours plus facile de le faire sur une terre abritant la mémoire de nos aïeus et au sein d'une culture familière, parce qu'on s'y sent d'emblée plus en sécurité (en général, j'entends) et que cela facilite le lâcher-prise nécessaire à l'investissement personnel, qui est un genre de don de soi, ou plutôt d'abandon de soi à notre environnement. | | | À: Colorianne · 19 November 2008 à 23:29 Re: Entre deux chez soi Message 45 de 54 · Page 3 de 3 · 1 550 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Oh que c'est bien dit ça ! | | | À: Avionna · 20 November 2008 à 0:55 Re: Entre deux chez soi Message 46 de 54 · Page 3 de 3 · 1 548 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Pour moi le chez soi, celuis dont je parle, c'est l'identification culturelle. Tu peux detruire un pays, le bombarder, detruire les familles, leur enlever leurs richesses, les conquerir, les dominer et les exploiter mais ces personnes s'identifieront toujours a la culture dans laquelle ils sont nees, dans laquelle ils se sont epanouies. Il est possible de detruire un pays mail il est beaucoup plus difficile (voir impossible) de detruire une culture. | | | À: Elsie · 20 November 2008 à 6:01 Re: Entre deux chez soi Message 47 de 54 · Page 3 de 3 · 1 538 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonsoir,
Dans le sens tout juste évoqué, peut-on parler de la civilisation des Mayas / Incas ou de leur culture ? Peut-on parler de la civilisation des Maoris /First Nations People ou de leur culture ? Peut-on s'impregner de la culture des Mayas ? Peut-on s'impregner de la culture des Maoris ? Parle t-on de civilisation quand les peuples sont morts/disparus et parle-t-on de culture quand les peuples sont encore vivants ? Le voyageur quand il voyage le long du Nil, cherche t-il à s'immerser dans la culture égyptienne ? Le voyageur quand il voyage le long du Gange, cherche t-il à s'immerser dans la culture indienne ? Ce pourrait être un jeu de mots ou bien un exercise de sémentique mais les questions illustrent les préjugés avec lesquelles on commence son voyage avant même d'être parti de chez soi. Le respect que l'on offre / reçoit va dépendre en partie du concept de valeur que l'on a de la civilisation /culture des endroits que l'on visite et de nos préjugés (inculqués) si minuscules soient-ils.
Pour en revenir au " Entre deux chez soi "........c'est avoir le privilège de se sentir comme la tortue marine capable de vivre à la fois dans l'eau et hors de l'eau, tout naturellement, tout fait à l'aise partout  et c'est aussi le privilège d'y vivre plutôt que d' y exister  .
Bonne journée Cordialement Avionna | | | À: Montagne666 · 20 November 2008 à 9:40 Re: Entre deux chez soi Message 48 de 54 · Page 3 de 3 · 1 530 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonjour Giulia,
" A la question "qu'est-ce qu'être chez soi", je vais essayer de répondre mais ce ne sera qu'un avis bien subjectif. Pour moi être chez soi ne veut pas dire "être en totale harmonie" avec l'environnement, d'ailleurs c'est illusoire.
Cela veut plutôt dire que dans cet endroit, on ne se sent pas étranger.Mais je crois que c'est aussi l'endroit où les autres ne nous considèrent pas comme étranger. "
Hum... là on retombe dans la nécessité d'identification au groupe au sein duquel on vit, non ? Je suis plutôt de l'avis de choucarde * (bonjour, Anne  ) sur le coup. Je dirais qu'il est possible de se sentir "chez soi" si on accepte suffisamment (le seuil doit varier d'une personne à l'autre) les coutumes, modes de vie... en vigueur là où on se trouve, et si on est accepté, même en tant qu' étranger. C'est à dire que les relations avec ton entourage sont fluides, sans heurts...
Tiens, je dirais que je me sens "chez moi" à partir du moment où je fonctionne sur des automatismes...
Et puis, le "chez soi" ne concerne pas seulement l'humain, me semble-t-il. L'environnement naturel compte aussi (il me semble qu'il me serait difficile de me sentir chez moi en Laponie ou dans un endroit sans ail et huile d'olive- terriblement prosaïque, je sais  )
Catherine
* Je ne pense pas que l'on puisse tout accepter non plus (je pense par exemple à des choses dures comme l'excision ou certains actes de fétichisme dans certains pays), en tous cas il faut parfois faire avec par obligation meme si on aimerait faire qq chose, parfois profil bas pour ainsi dire car ce sont des choses dont parfois c très mal vu que l'on y jette un oeil ou qu'on s'en mêle, bref...Mais certaines coutumes ou us sont parfois agréables à partager aussi et ne sont pas difficiles à accepter ni à assister ou à assimiler, ou en tous cas à accepter et à comprendre. Quand on finit par faire certaines choses par réflexe et sans que ça pèse (les petites choses de tous les jours surtout), je pense qu'alors on peut dire qu'on s'y est fait au pays. | | | À: Anàssa · 21 November 2008 à 15:19 Re: Entre deux chez soi Message 49 de 54 · Page 3 de 3 · 1 704 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Oui, c'est bien ce que je disais, tout cela est bien subjectif. POur ma part je n'arrive pas à me sentir "chez moi", même si j'arrive à me sentir "bien", dans un endroit où l'on me considère comme étrangère.
Quant à l'environnement autre qu'humain, oui c'est vrai qu'il est aussi important. Si l'on aime pas les grandes villes on aura du mal à se sentir chez soi à New-York ou à Istanbul, et dans le cas inverse à se sentir chez soi perdu au milieu des montagnes et des moutons. Mais peut-être aussi, ne me suis-je pas expatriée assez longtemps dans un pays étranger pour avoir une définition plus poussée du "chez-soi". | | | À: Elsie · 29 November 2008 à 0:28 Re: Entre deux chez soi Message 50 de 54 · Page 3 de 3 · 1 660 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
l'histoire ou la geographie ne font pas notre identite.la culture est un besoin culturel qui se cultive | | | À: Montagne666 · 6 December 2008 à 16:31 Re: Entre deux chez soi Message 51 de 54 · Page 3 de 3 · 1 615 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Il y a deux ans, je suis partie en Australie. Je voulais voyager et voir le monde, découvrir, apprendre a me connaitre, apprendre a etre bien avec moi-même. je voulais partir pour une année mais j'ai rencontrée quelqu'un et ce qui c'est passé par la suite a changé tout mes plans..du présent et du futur. J'ai finie par passé 2 années avec mon copain sans trop me posser de questions. Je suis revenue entre temps pour 2 mois voir la famille en prennenat bien soin d'éviter les questions de tous sur mon ''futur''. Mon copain est maintenant mon fiancé et il est avec moi, au québec, pour jusqu'après les fêtes ou l'on va dire a tous que l'on se marie et que je déménage en Australie. tu vois je suis très proche de ma famille (mere, soeurs) et je me sens déchirer en deux. J'adore l' australie, j'adore mon conjoint et on a tout plein de projets a court et long termes ensemble...mais je ne peux m'empêche de lire la déception sur le visage de ma famille a l'idée de me perdre. oui, je vais revenir, mais combien de fois jusqu'à ce que mes responsabilitées me retienne pour de bon? enfants, travail..etc comme tu dis, je sens que je n'appartiens qu'a moi-même. je ne m'iddentifie plus a une culture ou un endroit. je suis moi..et je me sens seule parfois. Mais tu as peut-etre raison, peut-etre que cela ne fait pas assez longtemps qu'on est partie?!!? peut-etre qu'avec le temps..enfin, c ce que l'on dit après tout, le temps arrange les choses. Mais je ne peux m'empêcher de penser 'C'est peut-etre mon dernier noel blanc'. | | | À: Elsie · 7 December 2008 à 4:03 Re: Entre deux chez soi Message 52 de 54 · Page 3 de 3 · 1 598 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonsoir Elsie, Je comprends ton ambivalence. Je t'écris de Val-David Qc. J'ai toujours admiré les gens qui ont le courage de s'établir ailleurs. Les considérations philosophiques ne changent pas grand chose au sentiment que tu vis et que tu sens le besoin d'exprimer sur ce forum.
J'ai vécu à Iqualuit, Sept-Iles et Baie-Comeau avant de revenir à Montréal que je considérais mon chez-moi. N'ayant pas eu de stabilité géographique dès mon enfance, j'aime me définir comme étant d'origine québécoise mais je regrette de n'avoir pas de village ou de quartier auquel m'identifier. Mais en même temps, l'ouverture au monde devient plus naturelle et la vie n'en devient que plus intéressante et enrichissante.
Seattle fait encore pour moi partie de mes rêves. Je la vois peut-être plus belle que toi qui y vis tous les jours. C'est comme ça la vie. L'Avent est toujours plus exaltant que Noël.
Mais si j'ai un conseil à te donner, reste toi-même: une québécoise vivant à Seattle. Si tu as encore un accent, garde-le précieusement. Fais-en ton compagnon, ton allié, ton jardin secret. Emmène-le partout où tu iras. Il te permettra de mieux voir, de mieux comprendre. Et pour te "ravigoter" comme on dit chez-nous va voir ce site et écoute la chanson. Je la trouve irrésistible. www.coeur-de-provence.org/L-accent.html
Et comme dirait mon gendre "Rhasta" : je t'envoie de bonnes pensées. Serge | | | À: 4mursdeglace · 8 December 2008 à 14:52 Re: Entre deux chez soi Message 53 de 54 · Page 3 de 3 · 1 568 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonjour à tous, depuis ce matin je me suis mise à lire un peu vos idées et surprise! je suis tombée sur ce sujet qui m'enchante.Je suis fille de mère espagnole et père Français, j'ai passé toute ma jeunesse à Paris, je suis assez typée ce pourquoi on me demandait souvent d'où j'étais, je peux même vous dire que j'ai souvent rencontré des imbéciles me dire des méchancetés sur les espagnols lorsque je ne savais ni la langue de ce pays donc un jour tout à fait par hasard je me suis retrouvée à Malaga avec des copines et j'y suis restée. Aujourd'hui je suis mariée à un espagnol et suis très heureuse à Madrid mais j'ai retrouvé ces mêmes imbéciles, cette fois-ci d'une autre nationalité me dire les mêmes méchancetés à l'inverse.Alors oui, je suis entre deux "chez moi" toujours étrangère où que ce soi et bien contente de l'être car je suis allergiques aux imbéciles.J'ai beaucoup aimé ce que disent certaines personnes de ce forum. J'espère vous connaître mieux. Bonne journée à tous | | | À: Elsie · 11 December 2008 à 13:03 Re: Entre deux chez soi Message 54 de 54 · Page 3 de 3 · 1 537 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Salut ! oui je partage totalement le sentiment que tu as. En partant vivre à l'étranger, on emporte ses valeurs, mais on se coupe du quotidien d'origine, un autre prend la place... et nous transforme. Mais n'est-ce pas aussi pour cela qu'on part ?! Quel sens a le voyage s'il ne modifie pas ce qu'on est ? Le plus dur c'est la coupure inévitable avec ceux qu'on a laissés derrière, et qui ne comprennent pas ce qu'on vit. Tant pis, chacun son chemin... Ca fait 11 ans que j'ai quitté la France, avec un loooong détour par l'Asie où l'identité en a pris un sacré coup, car avec ma petite tête d'européenne, j'ai vite compris que je ne serai jamais japonaise mais j'avais fini par me sentir comme un poisson dans l'eau en Asie. Apres ce grand écart culturel, j'ai fait le choix de revenir vivre en Europe, mais pas en France. Mon compagnon m'appelle la franponaise... On est nombreux à avoir des références culturelles multiples, je ne sais pas si c'est bien ou mal, c'est comme ça ! au moins dans notre cas l'immigration est volontaire et avec posibilité de retour; pense à tous ceux pour qui cela a été forcé, pour raisons économiques ou politiques... Ciao. | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires All rights reserved © 2026 MyAtlas Group | 7 465 visiteurs en ligne depuis une heure! |