| Notre planète en 2070 Dexxa · 14 December 2005 à 1:23 · Une photo 141 messages · 36 participants · 27 338 affichages | | | | À: CatherineGil · 14 December 2005 à 20:40 Re: Notre planète en 2070 Message 41 de 141 · Page 3 de 8 · 1 912 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Ah ben tu vois, pour une fois, catherine, je sui d'accord avec toi. 
Il faut en effet se garder de transformer l'écologie en idéologie.
Bon, pour l'instant, je pense qu'elle n'est pas encore tombé dans le piège, dans la mesure où l'écologie ne propose pas vraiment d'explication simple et globalisante du monde, comme le communisme au XXe siècle. Croisons les doigts. | | | À: Nakata · 14 December 2005 à 22:14 Re: Notre planète en 2070 Message 42 de 141 · Page 3 de 8 · 1 902 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Pourtant, et c'est là le piège, on ne peut concevoir une écologie que globale, je regrette mais la planète est un système fermé avec des réactions en chaîne. Ce qui se passe la bas de proche en proche a des retentissements ici, puis là puis ailleurs.
Tu sais, l'histoire du papillon qui peut déclencher une tempête ? Tous les quatre ans environ ce papillon bleu (dont j'ai oublié le nom) de la forêt Amazonienne du Brésil est rabattu au sol à cause de la baisse de pression exceptionnelle : c'est le phénomène Nino qui commence. Nino qui à une influence sur les climats de toute la planète => le battement d'une aile de papillon la bas est annonciateur de tempêtes ici.
Yaka fokon... ma fois si ça soulage ! Moi, ça me gonfle, alors, au lieu de donner des conseils, j'agis dans mon coin et je donne mon avis chaque fois que j'en ai l'occasion en précisant bien qu'il ne s'agit que de mon avis. | | | À: CatherineGil · 14 December 2005 à 22:24 Re: Notre planète en 2070 Message 43 de 141 · Page 3 de 8 · 1 898 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Salut,
je pense que ton idees, d'eduquer pour moins polluer, mieux consommer et la meilleur idee......mais concretement, ca reste completement utopique......car si on ne met pas d'action collective, obligatoire, pour la sauvegarde de notre planete et notre environnement, je suis pratiquement sur que "l'education" ne changera absolument rien....parce que si tu as le choix......par exemple entre allez prendre le pain a 1km a pied ou en voiture......je suis sur que au moins 70% des gens prendront la voiture.....meme si ils sont conscient des problemes de la planete.....ils ce diront.....bah, c'est pas 2 mins de bagnole qui va changer foncierement quelques choses, et il faut pas que je rate telefoot.....parce que faire des efforts c'est bien.....mais je pense qu'il faut toujours la carotte.....pour "motiver" les gens....et le baton pour "corriger" ce qui ne respectent pas les choses...... De plus, en plus, d'action individuelle, il faut des actions concretent de la part des elus, car point de vue environnnement la france n'est pas trop en avance (Mtp ont t-il mis en place le tri-selectif??........j'abitais quai des tanneurs.....et pour jeter mes journaux, verre.....il fallait que je me tape un km a pied......j'avoue je le faisais pas tout le temps.....).... Nos consommation d'eau est completement debile.....combiens de gens font leurs vaiselles avec un debit max....ou laissent couler l'eau sans raison......... Mais attention, c'est l'agriculture qui consomme le plus d'eau potable (irrigation.....) avec pres de 70%..... De plus a l'heure actuel, selon des etudes nous utilisont environ 54% de toutes l'eau douce....et avec l'augmentation de la population mondiale et l'emergence de nombreux pays nous devront passer a 70% des 2025.....et d'ici 2050, le probleme risque d'etre problematique!!!!!! pour revenir aux voitures....savez vous ce qui pollue le plus dans une voiture??? c'est la clim...car en plus de générer une surconsommation, elle laisse échapper des hydrofluorocarbones...et franchement beaucoup de gens l'utilisent alors que souvent juste ouvrir la fenetre suffirait (mais bon.....on entend moins bien la musique.....)..... Au vue, des problemes futur et actuel.......du manque de prise de conscience des entreprises, des etats et des des gens.....il est, je pense, primordiale de prendre des mesure, et tres tres rapidement pour moins gaspiller.......car ne revons pas.....si on ne ne prend pas ces mesures rapidement.....c'est la nature qui s'en chargera!!!!!
a+
Nico | | | À: Blackhawk · 14 December 2005 à 22:29 Re: Notre planète en 2070 Message 44 de 141 · Page 3 de 8 · 1 897 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Il y a un article qui circule en ce moment sur d'autre forum....et qui est assez revelateur du gros chemin a parcourir en matiere "d'education"....
Expulsé en 1977 par le gouvernement, Coca-Cola a repris pied en Inde le 23 octobre 1993, au moment même où Pepsi-Cola s’y implantait. Les deux entreprises possèdent 90 « usines d’embouteillage » qui sont en réalité... des « usines de pompage » : 52 unités appartiennent à Coca-Cola et 38 à Pepsi-Cola. Chacune extrait entre 1 million et 1, 5 million de litres d’eau par jour.
En raison de leurs procédés de fabrication, ces boissons gazeuses présentent des risques. D’abord, parce que le pompage des nappes pratiqué par leurs usines dépouille les pauvres du droit à se fournir en eau potable. Ensuite, parce que ces usines rejettent des déchets toxiques qui menacent l’environnement et la santé. Enfin, parce que les sodas sont des boissons dangereuses – le Parlement indien a mis sur pied une commission mixte chargée d’enquêter sur la présence de résidus de pesticides.
Pendant plus d’un an, des femmes des tribus de Plachimada, dans le district de Palaghat, au Kerala, ont organisé des sit-in pour protester contre l’assèchement des nappes phréatiques par Coca-Cola. « Les habitants, écrit Virender Kumar, journaliste au quotidien Mathrubhumi, portent sur la tête de lourdes charges d’eau potable qu’ils doivent aller chercher loin, pendant que des camions de boissons gazeuses sortent de l’usine Coca (1). » Il faut 9 litres d’eau potable pour faire 1 litre de Coca.
Les femmes adivasies (2) de Plachimada ont entamé leur mouvement peu après l’ouverture de l’usine Coca-Cola, dont la production devait atteindre, en mars 2000, 1 224 000 bouteilles de Coca-Cola, Fanta, Sprite, Limca, Thums Up, Kinley Soda et Maaza. Le panchayat local (3) lui avait accordé sous conditions l’autorisation de puiser l’eau à l’aide de pompes motorisées. Mais la multinationale s’est mise à puiser, en toute illégalité, des millions de litres d’eau pure dans plus de six puits forés par ses soins et équipés de pompes électriques ultrapuissantes. Le niveau des nappes a terriblement baissé, passant de 45 mètres à 150 mètres de profondeur.
Non contente de voler l’eau de la collectivité, Coca-Cola a pollué le peu qu’il en restait, rejetant les eaux souillées dans les forages à sec creusés sur ses installations pour enfouir les déchets solides. Auparavant, l’entreprise déposait ses déchets en dehors, si bien qu’à la saison des pluies leur dissémination dans les rizières, les canaux et les puits constituait une menace des plus sérieuses pour la santé publique. Ce n’est plus le cas. Mais la contamination des sources aquifères n’en est pas moins réelle.
D’où l’assèchement de 260 puits, dont le forage avait été assuré par les autorités pour subvenir aux besoins en eau potable et à l’arrosage agricole. Dans cette région du Kerala, appelée « grenier à riz », les rendements agricoles ont diminué de 10 %. Et Coca-Cola, c’est le comble, redistribue ses déchets toxiques aux villageois sous forme d’engrais. Les tests ont pourtant montré que ceux-ci ont une forte teneur en cadmium et en plomb, substances cancérigènes (...)
De plus en plus, l’industrie des boissons gazeuses utilise le sirop de maïs, à haute teneur en fructose. Non seulement cet édulcorant est néfaste pour la santé, mais la production de maïs sert déjà à la fabrication industrielle d’aliments pour le bétail. C’est autant de moins pour la consommation humaine, et, en réalité, cela prive les pauvres d’un produit de base essentiel, à bon marché. En outre, le remplacement d’édulcorants plus sains tirés de la canne à sucre, tels que le gur et le khandsari, lèse les paysans, à qui ces produits assuraient des moyens de subsistance. Bref, Coca-Cola et Pepsi-Cola ont sur la chaîne alimentaire et l’économie un impact énorme.
En 2003, les autorités sanitaires ont informé les habitants de Plachimada que la pollution de l’eau la rendait impropre à la consommation. Les femmes furent les premières à dénoncer cet « hydropiratage » lors d’un dharna (sit-in) devant les grilles de la compagnie.
Amorcé à l’initiative des femmes adivasies, le mouvement a déclenché une vague de soutien nationale et internationale. Sous la pression de ce mouvement de plus en plus puissant et en raison de la sécheresse venue encore aggraver la crise de l’eau, le chef du gouvernement du Kerala a enfin ordonné, le 17 février 2004, la fermeture de l’usine Coca-Cola. Les alliances arc-en-ciel forgées au départ entre les femmes de la région ont fini par mobiliser l’ensemble du panchayat. De son côté, celui de Perumatty (au Kerala) a déposé auprès du tribunal suprême de cet Etat une plainte contre la multinationale, au nom de l’intérêt public.
Le 16 décembre 2003, le juge Balakrishnana Nair a ordonné à Coca-Cola de cesser ses pompages pirates dans la nappe de Plachimada. Les attendus du jugement valent autant que la décision elle-même. En effet, le magistrat a notamment précisé : « La doctrine de la confiance publique repose avant tout sur le principe voulant que certaines ressources telles que l’air, l’eau de mer, les forêts ont pour la population dans son ensemble une si grande importance qu’il serait totalement injustifié d’en faire l’objet de la propriété privée. Lesdites ressources sont un don de la nature et devraient être gratuitement mises à la disposition de chacun, quelle que soit sa position sociale. » (...)
La révolte des femmes, cœur et âme du mouvement, a été relayée par des juristes, des parlementaires, des scientifiques, des écrivains... La lutte s’étend à d’autres régions où Coca et Pepsi pompent les réserves aquifères. A Jaipur, la capitale du Rajasthan, après l’ouverture de l’usine Coca-Cola, en 1999, le niveau des nappes est passé de 12 mètres de profondeur à 37, 5 mètres. A Mehdiganj, une localité située à 20 kilomètres de la ville sainte de Varanasi ( Bénarès), il s’est approfondi de 12 mètres, et les champs cultivés autour de l’usine sont désormais pollués. A Singhchancher, un village du district de Ballia (dans l’est de l’Uttar Pradesh), l’unité de Coca-Cola a pollué eaux et terres. Partout la protestation s’organise. Mais, le plus souvent, les autorités publiques répondent aux manifestations par la violence. A Jaipur, le militant pacifiste Siddharaj Dodda a été arrêté en octobre 2004 pour avoir participé à une marche exigeant la fermeture de l’usine. (...)
Une étude menée en 1999 par All India Coordinated Research Project on Pesticide Residue (AICRP) a montré que 60 % des produits alimentaires vendus sur le marché sont contaminés par des pesticides et que 14 % d’entre eux contenaient des doses supérieures au maximum autorisé. Cela remet en cause le mythe selon lequel les multinationales privilégient la sécurité, ce qui les rendrait plus fiables que le secteur public. Ce préjugé contre l’administration publique des biens et des services a contribué à faire accepter la privatisation. Pourtant, ce recours au privé ne permet pas de fournir une eau de qualité à un prix abordable.
Le 20 janvier 2005, dans toute l’ Inde, des chaînes humaines se sont formées autour des usines Coca et Pepsi. Des tribunaux populaires ont notifié aux « hydropirates » l’ordre de quitter le pays. Le cas de Plachimada prouve que la population peut l’emporter sur des entreprises privées. Les mouvements pour la préservation de l’eau vont d’ailleurs bien au-delà. Ils concernent aussi les barrages – et les grands projets qui prévoient de détourner le cours de toutes les rivières de la péninsule indienne suscitent une opposition croissante (5). Ils dénoncent les privatisations encouragées par la Banque mondiale et la privatisation de la fourniture d’eau à Delhi (6). Le pillage ne pourrait avoir lieu sans l’aide des Etats centralisateurs. Cette bataille contre le vol de l’eau ne concerne pas que l’ Inde. La surexploitation des nappes phréatiques et les grands projets jouent à l’encontre de la préservation de la Terre. Il faut savoir que si chaque partie de la planète recevait autant de précipitations, à la même fréquence et selon le même schéma, les mêmes plantes pousseraient partout et l’on trouverait partout les mêmes espèces animales. La planète est faite de diversité. Le cycle hydrologique est une démocratie – un système de distribution pour toutes les espèces vivantes. Faute de démocratie de l’eau, il ne peut y avoir de vie démocratique
Par V. Shiva. article entier sur le site du Monde Diplonmatique | | | À: Blackhawk · 15 December 2005 à 2:37 Re: Notre planète en 2070 Message 45 de 141 · Page 3 de 8 · 1 888 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonjour,
Quelques reponses en vrac sur l'eau: taxes sur l'eau: j'ai l'impression que ca deja commence... Voir l'augmentation du prix du m3 d'eau sur les 20 dernieres annees... consommation d'eau: le probleme n'est pas tellement la quantite consommee mais plus la pollution apres consommation. Quand un agriculteur arrose un champ, la majorite de l'eau repart dans la nappe d'ou elle a ete tiree... avec souvent quelques nitrates en plus. La quantite d'eau sur terre est gigantesque, sans aucune mesure avec ce que les humains peuvent consommer. Elle est stockee dans les oceans principalement et on sait parfaitement dessaler l'eau salee. Ce n'est qu'un probleme d'argent et d'energie...
Perso., je n'ai vraiment aucune inquietude sur l'eau dans les annees a venir. Ca ne m'empeche pas d'essayer de ne pas trop consommer et de ne pas trop polluer l'eau. | | | À: Nakata · 15 December 2005 à 3:01 Re: Notre planète en 2070 Message 46 de 141 · Page 3 de 8 · 1 888 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Si l'émission de CO2 d'un mec qui fait 15000 bornes par an en bagnole est de 100 celui qui roule autant mais fait un voyage à Bali par exemple émet 200. Alors apres tu peux donner les leçons aux gens qui émettent 120 parce qu'ils ont une grosse bagnole mais tu es un peu ridicule avec tes 200.
C'etait pas du tout ca, la comparaison. Tu avais l'air d'estimer qu'un anti-voiture qui part faire du tourisme en avion pendant ses vacances n'avait pas de lecon a donner a l'automobiliste. Or en comparaison les deux comportements, je te demontrais que le premier est beaucoup moins polluant que le second. Apres, dire que le mec qui pollue des deux facons est encore plus pollueur, c'est de l'enfoncage de portes ouvertes, la question n'est pas la.
Euh... Une voiture parcoure en moyenne 15 000 km/an. Un voyage Europe- asie du sud-est = 20 000 km Pour un km parcouru, une voiture pollue autant qu'une personne dans un avion. Donc un celibataire qui utilise une voiture pendant un an pollue moins qu'une personne qui fait un aller-retour en Asie du sud-est (15 000 km de pollution contre 20 000 km de pollution) Donc une famille de 4 personnes (avec 2 voitures) pollue nettement moins en utilisant ces voitures que la meme famille prennant une fois l'avion pour aller en asie du sud-est (30 000 km de pollution contre 80 000 km de pollution).
Il est evident que cet exemple est theorique: si tu n'utilises pas de voiture, tu ne pollues effectivement pas car la voiture ne roule pas. Si tu ne prends pas l'avion, cet avion va quand meme partir (!!!) et va quand meme polluer. Mais si les personnes prennent l'habitude de moins prendre l'avion, les compagnies aeriennes vont reduire le nombre des vols et la pollution par les avions sera reduite. | | | À: Khrapka · 15 December 2005 à 4:58 Re: Notre planète en 2070 Message 47 de 141 · Page 3 de 8 · 1 884 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
J'ai mal compris le calcul?!?
Donc une famille de 4 personnes (avec 2 voitures) pollue nettement moins en utilisant ces voitures que la meme famille prennant une fois l'avion pour aller en asie du sud-est (30 000 km de pollution contre 80 000 km de pollution)
2 voiture = 30000km (oui ça va) mais une famille de 4 partage le même avion, et peu importe qu'il y ait 1 ou 4 personnes, l'avion effectue la même distance, donc 20000km, (pas 80000km, du moins à mon avis) Donc moins pulloant de ne pas avoir de voiture et de prendre l'avion une fois l'an? | | | À: Rouanda72 · 15 December 2005 à 5:56 Re: Notre planète en 2070 Message 48 de 141 · Page 3 de 8 · 1 882 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonjour à tous !
Eteignez tous vos ordinateurs : ça dégage de la chaleur, cela consomme de l’énergie, et en plus, bien souvent dans cette section du forum, ce que vous lisez échauffe vos esprits ! Je crois que nous participons en ce moment dangereusement à l’accroissement de l’effet de serre ! 
Tiens ? On me lit encore ? 
Alors, je vais faire un peu de provocation pour les mécréants qui n’ont pas immédiatement éteint leur bête à puce (électronique). 
Les calculs et les chiffres cités plus haut (ou ailleurs) sont discutables (le carburant utilisé dans les avions et les voitures n'est pas le même, et la consommation d'un avion sur une même distance est plus importante qu'en voiture - déjà, une même voiture qui roule à 80 km/h consomme moins qu'à 120 km/h par exemple !). Mais bon, ce n'est pas l'essentiel...
On peut trouver de très nombreuses thèses contradictoires émanant pourtant de sommités en matière de recherche scientifique. Par exemple, si l'on en croit une étude américaine ( www.clearlight.com/...greenhouse_data.html www.clearlight.com/...greenhouse_data.html ), la part de l'activité humaine dans le phénomène de l'effet de serre serait négligeable (inférieure à 0, 3%). En effet, le principal "gaz à effet de serre", c'est... la vapeur d'eau ! On peut néanmoins se poser la question de l'objectivité d'une telle étude car les chiffres présentés (par des Américains essentiellement) peuvent servir aux Etats-Unis afin de justifier leur refus d'adhérer au protocole de Kyoto, arguant que cela ne sert pas à grand chose, mais que cela représente un coup économique et même social trop important en regard des résultats escomptables. Cependant, le rôle prépondérant de la vapeur d’eau serait reconnu dans d’autres rapports (britanniques notamment).
Donc, même si les hommes cessent complètement toute activité (j’en connais qui ne sont pas contre !), cela n’aurait visiblement pas un effet notoire sur la réduction de l’effet de serre. Ceci, dit, si l’on arrête les canons à neige dans les stations de ski, on évitera d’agrandir un peu plus le trou dans la couche d’ozone. Ben, oui, les coups de canon dans le ciel, cela doit faire des trous, non ?  C’est ce qu’en certains endroits de France on désigne sous le nom d’effet de serre... chevalier !  (pour celles et ceux qui me lisent et qui ne la connaissent pas, je précise que Serre-Chevalier est une station de ski dans les Alpes du sud en France)
Plus sérieusement, il y a plusieurs experts qui vont nous expliquer que ce qui influe réellement sur le climat de la Terre (sur le long terme), c'est le déplacement de son axe de rotation sur elle-même. Et ça, on aura bien du mal à faire quoi que ce soit pour contrer ce phénomène.
D'autres encore sont confiants en la capacité de la science à remédier aux divers problèmes actuels : utilisation de nouvelles énergies renouvelables et moins polluantes (ou pas du tout), amélioration des dispositifs de dessalement de l'eau de mer et d'assainissement des eaux non potables, etc.
Et puis, il y aurait de l'eau sous forme de glace sur Mars, alors, il n'est pas exclu qu'on en vienne à coloniser cette planète un jour ! À partir de 2070, peut-être ? C'est selon moi un peu plus probable (si la présence de l'eau est confirmée sur la planète rouge) que le scénario du premier message catastrophiste de ce fil de discussion... Mais comme je le dis souvent, je suis un indécrottable optimiste !
Alors que (ou qui) croire ?
À mon avis, le message à faire passer (mais sans catastrophisme inutile) au niveau individuel est d'éviter le gaspillage (quel qu'il soit : ressources naturelles ou non) et privilégier les actes les moins polluants autant que possible. Hélas, les actions globales ne pourront être prises qu'au niveau mondial et elles sont essentiellement économiques (pénalités ou taxes sur les industries polluantes ou exploitant des ressources non renouvelables) et scientifiques (recherche des énergies et ressources de substitution).
Vous pouvez maintenant éteindre vos ordinateurs ! 
HR
(futur petit homme vert : écolo aujourd'hui, martien demain !?) | | | À: CatherineGil · 15 December 2005 à 5:59 Re: Notre planète en 2070 Message 49 de 141 · Page 3 de 8 · 2 045 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Eduquer ce n'est en aucun cas dire aux gens, enfants, adolescents ou adultes comment ils doivent se conduire. Ca, c'est vouloir vivre à la place des gens et j'ai pour ma part bien trop à faire avec moi-même sans chercher à aller dicter leur conduite aux autres.
Eduquer, un enfant ou un adolescent, c'est lui donner la possibilité de tirer le meilleur de lui même, sans juger, en lui laissant faire ses expériences et en le soutenant lorsqu'il se trompe où se trouve en face d'un échec et en se réjouissant pour lui lorsqu'il réussit même si sa façon de réussir n'est pas celle que nous aurions choisie. Le but recherché est l'épanouissement et l'autonomie. Par contre les valeurs qu'un adulte a à transmettre, elles se transmettent par l'exemple. Pas par les discours qui ne servent à rien et encore moins par la contrainte.
Je suis d'accord avec toi, Catherine. Eduquer, c'est donner les moyens (capacite de raisonnement, esprit critique, moyen d'acquerir des donnees fiables sur les sujets traites,...) a une personne d'avoir une opinion sur les sujets et de mettre ses actes en accordance. Cette personne peut etre un adulte, un adolescent ou un enfant. J'ai 37 ans et je suis tres content d'etre encore en phase d'education. Et j'espere que je dirai la meme chose a 90 ans.
Les accidents de la circulation sont un tres bon exemple concernant l'education: Combien de parents eduquent mal leurs enfants en conduisant trop vite, sans respecter le code de la route, alors que ces memes enfants sont sur le siege arriere de la voiture? Avec des phrases du genre: "on peut rouler vite car pas de radar a l'horizon"!!! Quel est le niveau d'education sociale (=capacite a bien agir avec les autres) demande pour avoir le permis de conduire? Qui enseigne, apprend, eduque sur les moyens basiques de reduire les accidents de la route? Comme, par ex. prendre les transports en commun; Apprendre a reconnaitre les premiers signes de fatigue et s'arreter de conduire;... Qui eduque les patrons de discotheques pour qu'ils ne vendent pas d'alcool au gars qui va rentrer chez lui en voiture?..
En France, la strategie de la culpabilite (tu es responsable d'accident si tu conduis ivre ou trop vite) a ete utilisee. Et comme elle n'a evidemment pas marche, la strategie du baton (tu conduis mal, tu es puni) est utilisee... avec succes pour l'instant. Avec, pour corollaire, l'infantilisation du peuple francais: on vous avait prevenu et vous n'avez pas ecoute. Vous etes vraiment des gamins!!! Mais l'education??? surtout pas!!! Ca risquerait de donner un sens critique au peuple francais! et ce meme peuple comprendrait qu'il y a peut-etre un probleme a limiter la vitesse a 130 km/h et de vendre des voitures capable d'atteindre 200 ou 250 km/h. | | | À: HappyRotter · 15 December 2005 à 7:11 Re: Notre planète en 2070 Message 50 de 141 · Page 3 de 8 · 2 042 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
On peut trouver de très nombreuses thèses contradictoires émanant pourtant de sommités en matière de recherche scientifique. Par exemple, si l'on en croit une étude américaine ( www.clearlight.com/...greenhouse_data.html ,
J'ai lu avec attention la page. Par curiosite, j'ai cherche qui etaient les auteurs. J'ai arrete apres le premier: "Monty Hieb": chief engineer of West Virginia Office of Miners Health Safety and Training www.wvminesafety.org/ Ben... le mec, il travaille pour l'industrie du charbon  . Et il explique "scientifiquement" que le CO2 n'est pas nocif. Je doute quand meme un peu de son impartialite. | | | À: Khrapka · 15 December 2005 à 7:47 Re: Notre planète en 2070 Message 51 de 141 · Page 3 de 8 · 2 030 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
J'ai lu avec attention la page. Par curiosite, j'ai cherche qui etaient les auteurs. J'ai arrete apres le premier: "Monty Hieb": chief engineer of West Virginia Office of Miners Health Safety and Training www.wvminesafety.org/ Ben... le mec, il travaille pour l'industrie du charbon . Et il explique "scientifiquement" que le CO2 n'est pas nocif. Je doute quand meme un peu de son impartialite.
Sans doute : j'ai moi-même indiqué qu'on pouvait douter de l'objectivité des diverses études et notamment de celle-ci (même si ce sont des chercheurs - a priori - éminents qui sont cités dans ce texte, par exemple les docteurs S. Fred Singer et Wallace Broecker dont les qualifications sont mentionnées dans l'article). Il n'est pas dit que le CO2 n'est pas nocif, mais que son rôle dans l'effet de serre est (statistiquement) peu important.
Les chiffres annoncés semblent confirmés par d'autres recherches et ne sont pas particulièrement étonnants (sans citer les autres références du site déjà mentionné, on peut par exemple lire un article intéressant ici : www.marshall.org/article.php?id=79 ). Compte tenu de la masse volumétrique des océans, c'est, statistiquement toujours, tout à fait probable que l'évaporation compte plus dans l'effet de serre que les émissions de CO2. Que cela soit mis en avant par tel ou tel autre groupe d'intérêt, ce n'est pas franchement surprenant non plus. Est-ce que cela veut dire que c'est faux ? Je ne sais pas...
En ce qui me concerne, je voulais simplement montrer qu'on peut trouver un peu tout et son contraire en la matière... et il y a pratiquement autant d'hypothèses climatologiques qu'il y a de climatologues.
Cela n'enlève rien à la conclusion de mon propos néanmoins... | | | À: CatherineGil · 15 December 2005 à 8:54 Re: Notre planète en 2070 Message 52 de 141 · Page 3 de 8 · 2 014 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Pourtant, et c'est là le piège, on ne peut concevoir une écologie que globale, je regrette mais la planète est un système fermé avec des réactions en chaîne. Ce qui se passe la bas de proche en proche a des retentissements ici, puis là puis ailleurs.
Tout à fait d'accord avec toi. Et le problème dans cette histoire, c'est que l'écologie est une préoccupation de bourgeois, et que notre planète est essentiellement peuplée de pauvres. Quand tu cherches à bouffer pour tes gosses, tu n'en a rien à cirer en tant qu'individu de l'environnement au jour le jour. En tant que collectivité, si ton développement est en jeu de façon critique, pareil. Y a rien de plus pollué qu'un pays pauvre. J'ajouterai qu'avec la paupérisation croissante chez nous, je doute que ça aille en s'arrangeant. Mais bon, ça reste mon point de vue de pessimiste, hein ?
D'accord aussi avec Blackhawk, quand il dit que sans mesures radicales, il ne se passera rien ou que du négligeable. Je ne suis pas pour l'idéologie, mais pour certaines choses urgentes, à mon humble avis, seules des mesures drastiques ammortiront la chute. Pour le cas particulier du pétrole, savez-vous que les brittaniques sont en train de réfléchir très sérieusement à la mise en place de cartes de rationnement ?
Par contre, pour ce qui urge moins, c'est sûr que rien ne vaut l'éducation, largement plus puissante que la contrainte.
Pour finir, j'aimerai bien moi aussi que Nakata (si il a le temps), qui semble assez informé sur le sujet, développe un peu les mesures dont il parlait plus haut. STP, Nakata. Et Loopkin, je suis sûr que tu lis ça, t'es sûr que tu veux toujours pas intervenir là-dessus ? Je ne te connais pas, mais à la lecture de tes posts, je suis persuadé que tu en aurais long à dire sur le sujet. | | | À: HappyRotter · 15 December 2005 à 8:57 Re: Notre planète en 2070 Message 53 de 141 · Page 3 de 8 · 2 013 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Les chiffres annoncés semblent confirmés par d'autres recherches et ne sont pas particulièrement étonnants (sans citer les autres références du site déjà mentionné, on peut par exemple lire un article intéressant ici : www.marshall.org/article.php?id=79 ). Compte tenu de la masse volumétrique des océans, c'est, statistiquement toujours, tout à fait probable que l'évaporation compte plus dans l'effet de serre que les émissions de CO2. Que cela soit mis en avant par tel ou tel autre groupe d'intérêt, ce n'est pas franchement surprenant non plus. Est-ce que cela veut dire que c'est faux ? Je ne sais pas...
C'est encore moi 
Nouvelle recherche sur le site qui publie l'article que tu cites: le Marshall Institute est fortement lie aux conservateurs et a l'industrie petroliere. On voit souvent le nom d'exxon apparaitre. Le CEO du Marshall Institute est un lobbyiste d'exxon.  C'est quand meme surprenant que seuls les industries polluantes en CO2 trouvent que le CO2 n'a aucun effet sur le rechauffement de la planete  Ce qui m'embete, sur ce point particulier du rechauffement de la planete, c'est que Nous n'avons peut-etre pas droit a l'erreur. Ca me derangerai terriblement d'apprendre, en 2050, que Nous aurions du commencer a reduire les emmissions de CO2 en 2000 et que maintenant, en 2050, c'est trop tard  .
Quoi faire? ben... comme CatherineGil: des petites actions personnelles (comme ne plus prendre l'avion pour les lignes interieures philippines) et de l'education, c.a.d. donner autour de moi les informations que j'ai pour que chacun puisse se faire sa propre opinion. | | | À: Khrapka · 15 December 2005 à 9:42 Re: Notre planète en 2070 Message 54 de 141 · Page 3 de 8 · 2 007 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
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Nouvelle recherche sur le site qui publie l'article que tu cites: le Marshall Institute est fortement lie aux conservateurs et a l'industrie petroliere. On voit souvent le nom d'exxon apparaitre. Le CEO du Marshall Institute est un lobbyiste d'exxon.  C'est quand meme surprenant que seuls les industries polluantes en CO2 trouvent que le CO2 n'a aucun effet sur le rechauffement de la planeteCe qui m'embete, sur ce point particulier du rechauffement de la planete, c'est que Nous n'avons peut-etre pas droit a l'erreur. Ca me derangerai terriblement d'apprendre, en 2050, que Nous aurions du commencer a reduire les emmissions de CO2 en 2000 et que maintenant, en 2050, c'est trop tard  .
Euh, nous sommes en 2005 (pas encore en 2050... ou alors, j'ai dormi drôlement longtemps la nuit passée !). 
Bien sûr, on a plus de chance de trouver des arguments qui minimisent l'impact des émissions de CO2 chez les pays non signataires du protocole de Kyoto et chez les industries plus ou moins liées à cette production. Je ne sais pas si les données sont exactes et si tous les chercheurs qui défendent ces hypothèses sont liés à des lobbies industriels, mais il semble qu'on entend beaucoup de sons de cloche dissonants (autre article sur le sujet : news.bbc.co.uk/...e/nature/4419880.stm ).
Les groupes écologistes ont également intérêt (prise de pouvoir politique ou participation plus importante dans les gouvernements) à taire certaines données qui ne corroborent pas leurs messages. Je ne dis pas que c'est le cas non plus, mais il faut conserver son esprit critique envers l'ensemble des parties en lice. J'ai plutôt, moi aussi, tendance à croire plus volontiers les seconds que les premiers, mais cela ne m'empêche pas de me poser différentes questions (les émissions de CO2 ne sont pas nécessairement l'explication à un réchauffement climatique, qui d'ailleurs, est également contesté à l’échelle de la planète par plusieurs sources). 
De mon côté, je suis un peu gêné par le catastrophisme (peut-être un peu déraisonné) de certains discours. Je suis un peu surpris qu'on ne tienne pas vraiment compte dans les "prévisions climatologiques" de nombreux phénomènes. Doit-on ignorer, par exemple, le déplacement de l'axe de la Terre et les émissions solaires (entre autres) ? C'est un problème bien plus complexe qu'il n'y paraît.
Cela ne nous empêche pas néanmoins de limiter le gaspillage et de chercher des solutions pour diminuer les émissions polluantes et des énergies renouvelables de substitution... au moins jusqu'à la prochaine période de glaciation ou notre migration sur Mars ! 
En ce qui me concerne, je serais probablement en train de griller en Enfer même (et surtout !) si je ne crois pas en son existence !
Indécrottable optimiste, je vous dis... 
HR | | | À: HappyRotter · 15 December 2005 à 11:04 Re: Notre planète en 2070 Message 55 de 141 · Page 3 de 8 · 1 998 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
HappyRotter, tu t'es laissé avoir, comme beaucoup de non-scientifiques, par une vision biaisee du debat scientifique. La presence de rapports bidons de certains escrocs aux soldes des lobbies pourrait laisser a penser qu'il existe bien un debat entre ceux qui pensent que l'homme influe sur le climat et ceux qui ne le pensent pas. Ceci est une fausse impression, car il existe un large consensus au sein de la communaute scientifique pour constater que : La concentration de GES dans l'atmosphere augmente fortement depuis le debut de l'ere industrielle (il suffit de mesurer) La temperature moyenne de la Terre a augmenté de quelques dixiemes de degres depuis le debut du siecle dernier, et devrait augmenter de quelques degres au cours du siecle present (ce qui a l'air de pas grand-chose, mais en realite c'est enorme et dangereux pour les equilibres) Au cours de l'histoire de la Terre, la concentration de l'atmosphere en GES est fortement correlée avec la temperature (ca peut se mesure en utilisant des glaces tres anciennes) Toutes les autres hypotheses expliquant le rechauffement global ont ete invalidees, ou alors on a prouvé qu'elles ne suffisaient pas a expliquer la totalite du rechauffement. Exemple, l'evolution de l 'activite solaire : le chercheur ayant formule cette hypothese il y a une quinzaine d'annees a lui-meme compris que ca ne fonctionnait pas... Mais certains propagandistes non-scientifiques continuent a utiliser sans vergogne cet argument !
En conclusion, le GIEC a montré que ce debat est derriere nous : on est sur que le rechauffement climatique est du aux GES. Parler de debat scientifique a ce sujet, c'est aussi farfelu que parler de debat scientifique entre creationnisme et evolutionnisme. Tu trouveras toujours un ou deux scientifiques proches des fondamentalistes pour contester la theorie de l'evolution, mais ce n'est absolument pas representatif de la communaute scientifique, qui est unanime en faveur de cette theorie.
Eh ben en matiere de climat, c'est la meme chose. Il existe bien des desaccords, mais ils ne portent pas sur la realite du lien entre rechauffement global et GES. Un exemple de debat : de combien de degres va augmenter la temperature moyenne du globe ? Selon les modeles, entre 1, 4 et 5, 8 degres. Autre debat : le rechauffement climatique va-t-il provoquer l'arret de certains courants marins qui transprtent une partie de la chaleur des pays chauds vers les pays froids ? Il n'y a pas consensus. En tout cas, c'est le scenario catastrophe (genre The Day After, en moins brusque) : la temperature globale continuerait a augmenter, mais les pays du nord verraient leur temperature baisser tandis que les pays chauds verraient leur temperature augmenter dans des proportions encore plus fortes. | | | À: Cupda · 15 December 2005 à 11:21 Re: Notre planète en 2070 Message 56 de 141 · Page 3 de 8 · 1 994 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Pour finir, j'aimerai bien moi aussi que Nakata (si il a le temps), qui semble assez informé sur le sujet, développe un peu les mesures dont il parlait plus haut. STP, Nakata.
Je dis ce qui me vient spontanement a l'esprit : Pourquoi ne pas transformer la TVA a taux fixe en une TVA variable qui dependrait, pour chaque produit, de son impact environnemental lors de sa construction et lors de son utilisation ? On pourrait utiliser un certain nombre de criteres, comme le rejet de GES, la consommation en electricite, ou encore la consommation en eau de ce produit... Pour que les recettes globales de l'Etat ne changent pas, le taux de TVA des produits les plus polluants serait superieur au taux fixe actuel, et le taux de TVA des produits les moins polluants serait inferieur a ce taux fixe. Par exemple, concretement, les machines a laver qui consomment beaucoup d'eau ou d'electricite seront plus cheres qu'avant, et celles qui consomment peu seraient moins cheres. Appliquer l'eco-taxe a l'agriculture, sur le principe pollueur-payeur. Les agriculteurs les plus polluants, qui sont souvent les plus riches (comme les cerealiers de la Beauce), verseraient une taxe qui serait integralement reversee aux agriculteurs des petites exploitations en difficulte et surtout aux agriculteurs bio. Deux consequences : le bio sera moins cher car plus rentable, il y aura moins de malbouffe, et la terre sera moins polluee. Lancer un "New Deal des transports en commun". Une politique de grands travaux qui ameliorerait l'accessibilite de tous aux villes sans avoir besoin de voiture. Moins de polution automobile, et de nombreuses embauches (parce que pour faire ces travaux, il faut des bras). Ce qui, en plus, pourrait faire baisser le chomage et avoir un effet de relance keynesienne de l'economie.
Bien sur, l'environnement n'a pas de frontieres, et toutes ces mesures ne seront efficaces que si elles sont decidees au moins au niveau europeen pour commencer... | | | À: Nakata · 15 December 2005 à 12:43 Re: Notre planète en 2070 Message 57 de 141 · Page 3 de 8 · 1 977 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonjour, Nakata !
C'est bien d'avoir des certitudes et j'ai tendance aussi à penser que tu as probablement raison, mais je tiens juste à te faire remarquer que ce n'est pas parce qu'une majorité de gens (chercheurs ou autres) croient en une hypothèse à un moment donné de notre Histoire que cette hypothèse est correcte et vraie. Dois-je rappeler que la majorité croyait que la Terre était plate et que le Soleil tournait autour il y a quelques siècles ?
Juste pour information : on n'a pas non plus des données vraiment précises de température à l'échelle mondiale depuis le début de l'ère industrielle (on extrapole). La précision des mesures au dixième de degré près n'est possible que depuis relativement peu de temps et pas partout. Statistiquement, cela n'a pas grande valeur (qui peut m'indiquer au dixième de degré près la variation de la température moyenne à Bangkok entre 1945 et 1985 par exemple ?).
À l'échelle de l'Histoire de notre planète, que représente la période de mesure ? Pas grand chose, hélas.
Les théories actuelles expliquant la disparition des dinosaures parlent de la chute d'un météorite énorme sur notre Terre et qui aurait grandement modifié le climat de l'époque (on suppose que le nuage de poussière généré par cette catastrophe aurait provoqué un refroidissement de la température... bizarre, c'est une pollution atmosphérique qui n'a pas réchauffé le climat mais qui au contraire l'aurait refroidi !).
Par ailleurs, il me semble que personne ne nie sérieusement l'effet lié au déplacement de l'axe de rotation de la Terre. Au regard de ces événements et phénomènes, l'homme est bien peu de chose, non ? Ceci dit, ce n'est effectivement pas une raison pour dégrader notre environnement et je suis d'accord avec le message, mais plus parce que je ne souhaite pas que l'on gaspille inutilement les ressources et qu'on pollue notre Terre, plutôt que par peur d'un éventuel changement du climat (qui reste, je le répète, à prouver au niveau mondial).
Donc, personnellement, je suis moins catégorique sur ce sujet (le réchauffement climatique et ses causes), mais comme je suis loin d'être un spécialiste, je vais m'arrêter là.
Et puis, le message important (à mon humble avis) est ailleurs : il faut préserver notre Terre au mieux de nos possibilités.
HR | | | À: Cupda · 15 December 2005 à 13:55 Re: Notre planète en 2070 Message 58 de 141 · Page 3 de 8 · 1 966 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Excusez moi, j'ai séché VF hier (je n'ai pas d'excuse valable ni mot des parents), et ce matin, je me suis réveillé tard. J'ai immédiatement commencé à lire cette discussion, mais elle est particulièrement longue, tortueuse et compliquée.
C'est fou comme le nombre de discussions politiques portant notamment sur l'environnement se développe sur VF. Est-ce un phénomène de mode? Est-ce propre à VF? Retrouve-t-on un début de prise de conscience sur d'autres forums qui, comme VF, sont, à la base, sans rapport avec la politique? Je remarque qu'on commence à avoir de plus en plus d'articles sur les problèmes écologiques sur Internet, à la radio, aux infos, dans certains journaux. C'est bon signe, mais c'est évidemment encore insuffisant.
Je ne suis pas climatologue, mes connaissances scientifiques générales sont celles d'un ingénieur en veille technologique, pas celles d'un spécialiste. Je connais les phénomènes de mécanique des fluides globaux qui régissent l'atmosphère, mais pas plus que n'importe quel autre ingénieur. C'est à dire presque rien. Quant aux réactions chimiques, aux phénomènes thermodynamiques et magnétiques qui se produisent là haut, je me sens totalement incompétent. Par exemple, cela paraît du bon sens que si la température moyenne augmente, l'évaporation de toutes les surfaces d'eau (libre ou en glace) sera plus importante et la vapeur d'eau ainsi obtenue amplifiera le phénomène. En ce sens, on a là une rétroaction positive (accélérateur). Mais d'autres conséquences que je ne connais pas pourraient, elles, boucler en rétroaction négative (modérer, donc freiner les variations). Ce qui coule de source (oups, pardon), c'est aussi la diminution, voire l'annulation, du Golf Stream, ce qui, effectivement, aurait cette étonnante conséquence d'amplifier le froid EN HIVER dans les zones tempérées et polaires. Chouette, on aura des saisons de ski de rando plus grandes, et nos glaciers retrouveront leur dignité de maintenant, voire celle du XVIIIème siècle. Je sais, cette conséquence plutôt locale sera désastreuse, car nos hivers seront bien plus rudes (augmentation des dépenses énergétiques de chauffage), et nos étés seront comme l'été 2003. Et dans les zones tropicales, et intertropicales, ce sera tout le temps beaucoup plus chaud, été comme été. Mais une question: HappyRotter semble attaché à préciser que l'évaporation est peut-être, non pas un facteur amplifiant, mais carrément un facteur déclenchant, puisqu'il le cite dans les causes initiales de l'effet de serre. Mais je ne vois pas comment cette évaporation aurait pu augmenter d'un coup, comme ça, sans crier gare. Il faut bien qu'il y ait eu ce réchauffement de presque un degré que nous constatons depuis le début de l'ère industrielle. Et ce réchauffement est provoqué par l'effet de Serre (serre mais inutile...), lui même provoqué par AUTRE CHOSE que l'évaporation (au début). Et cet autre chose, j'ai bien l'impression que les scientifiques sont arrivés à un consensus global, comme le dit Nakata: c'est surtout l'émission du CO2. Et je rajouterais de l'O3 (ozone), du CH4 (méthane) émis par les pèts des millions de bovins que nous élevons en vue de les manger (non, ce n'est pas une blague, c'est sérieux), et de certains NOx désastreux (oxydes d'azote divers).
Sur Mars, on n'a pas encore établi avec certitude la présence d'aquifères d'eau en glace voire liquide (si très profonde) dans le sous-sol. Les deux calottes semblent irrémédiablement en glace de... CO2. Dommage! Et même si on arrive à prouver que Mars contient bien des aquifères, le coût énergétique d'importation chez nous à grande échelle semble encore plus fou que le coût et le temps nécessaires à une utilisation "sur place" en vue d'un terraformage. Mais ça vaut DEJA le coup de se pencher sur la question, à tous les niveaux. Même à un méta-niveau: est ce que ça vaut le coût d'éventualiser une exploitation de cette nouvelle planète, en vue, comme celle-ci, à terme, de l'épuiser. Car autant on a fini par se rendre compte que la Terre est finie, donc que ses ressources ne sont pas illimitées, autant on sait déjà que Mars est aussi une boule, et même qu'elle est fichtrement plus petite que notre maison actuelle. Je propose donc pour le moment d'oublier l'utopie martienne, et de revenir chez nous.
Par ailleurs, quelqu'un a fait une erreur de raisonnement en disant qu'à quatre dans un avion qui fait 20 000 km (en supposant qu'il y en ait... l'A400 peut-être?  ) on polluait autant qu'une seule personne. Non. On pollue bien quatre fois plus, sauf si on est prêt à être à quatre sur le même siège, et que notre poids total, bagages compris, ne soit pas sensiblement plus élevé que celui d'une personne et de ces bagages. Quatre enfants qui font une pyramide sur un siège pendant 25 heures d'avion... mmmm... peu probable. Si trois cent personnes ont besoin d'un avion pour aller de A à B, ça fait un avion, que je sache. Si quatre fois plus ont besoin d'un avion, ça fait 1200 personnes, et on affrète quatre de ces mêmes avions. Ou au mieux deux A380, ce qui réduit un peu la consommation par passager, mais pas tant que ça, et certainement pas de quatre fois. Voilà, c'était juste pour corriger cela avant de continuer.
Concernant les actions à court, moyen, long terme:
Déjà, je n'aime pas trop le court terme. Surtout quand il s'agit de s'attaquer à des phénomènes à échelle planétaire. Enfin, on peut déjà agir au quotidien, en réduisant nos consommations, ça, plein de sites d'écologie en parlent, ils sont très bien faits, et même si les chiffres peuvent être discutables, ils sont des estimations qui en disent déjà beaucoup. Il va de soi qu'avoir une voiture, surtout un 4x4, c'est terrible. Le train, SI CE N'EST PAS cette absurdité orgueilleuse qu'est le TGV, est effectivement très peu polluant. Privilégions le. De même, le stop. Alors, j'entends déjà: tu te contredis, car ce que tu disais à propos des quatre personnes qui prennent l'avion au lieu d'une est valable aussi ici. Non. Ce serait éventuellement discutable dans le cas du covoiturage, mais là, le mec est déjà sur la route, et sa voiture n'est pas totalement utilisée. Il polluera autant (à la différence d'énergie due à la surcharge supplémentaire près) que s'il ne vous prenait pas. Il y a le vélo, même pour les grands trajets, car, pourquoi se presser? Il y a le voilier, pour couvrir de longues distances intercontinentales, pour ceux qui savent s'en servir et en ont les moyens.
Les gens qui font des sports aériens motorisés ou automobiles peuvent arêter tout de suite: c'est effectivement très polluant. J'en reviens, et ne pense pas revoler souvent. Même si c'est une réelle passion, et là, le sacrifice est très grand, je peux le dire. Mais le plaisir d'être enfin cohérent l'emporte.
La consommation d'eau et d'énergie au quotidien. Là encore, on peut la diviser par deux au minimum, voire trois ou quatre. Et là encore, on doit montrer l'exemple en permanence à nos enfants et à notre entourage, quitte à passer pour un exalté, un utopiste, un dérangé, un marginal, un exentrique, et que sais-je encore. A force, comme dit LePiaf, les gens peuvent commencer à se RENDRE COMPTE. Les actions possibles sont décrites sur ces sites (je ne donne pas les liens, une simple recherche ici, sur VF, y pourvoiera mieux que moi).
L'information, la sensibilisation, et le militantisme doivent être entrepris d'urgence. Faire comprendre aux décideurs, qui évoluent dans une sphère totalement différente de la sphère du monde réel, qui croient faire le bien avec leurs idées de libre-échange et d'OMC, et même de développement durable, et de commerce équitable, qu'ils se trompent, qu'ils font une grave erreur: le monde est FINI. Ils n'ont pas encore compris, apparemment. Faire donc progresser l'idée de décroissance durable, plutôt que de développement durable, l'idée de marchés locaux plutôt que de commerce équitable (souvent fait à l'autre bout du monde) et pire, de libre échange.
Les idées de Nakata sur l'agriculture et les taxes sont bonnes.
Pour répondre aussi à CatherineGil, j'ai déjà parlé dans une autre discussion (en te répondant, d'ailleurs) des systèmes politiques possibles, en évoquant l'article de Serge Latouche du diplo intitulé "Ecofascisme ou Ecodémocratie?" qui propose de bonnes idées, critiques et constructives. Je vous engage une fois encore à aller le lire (non, je n'ai pas d'actions au Monde Diplomatique, je n'ai pas d'actions tout court, évidemment). L'écologie ne doit pas devenir une idéologie, je suis d'accord. Mais elle doit devenir un comportement reflex de chacun de nous, et surtout, surtout, une connaissance. Connaissance apportée par l'éducation.
Education, donc: à tous les niveaux, à toutes les échelles, à tous les corps d'activité. A l'école: dès la maternelle, sensibilisation des plus jeunes par des jeux. Ensuite, à l'école: une matière, sanctionnée comme les autres par un contrôle des acquisitions. Au collège, au lycée. Allons jusqu'à développer une filière ES. E pour écologie, pas pour économie. S pour social. C'est à dire que l'économie NE PEUT PLUS se penser, s'enseigner comme elle l'est encore actuellement. Nous sommes dans un système fermé, et le mot économie n'a plus de sens, et est remplacé par écologie. Gestion de notre espace de vie, de manière globale, avec les entrées: météorites, radiations éléctromagnétiques non renvoyées par l'atmosphère, énergie de la rotation de la Terre autour de son axe, et les sorties: champ magnétique terrestre, déchets spatiaux, engins spatiaux, poussières volcaniques. A l'intérieur, entre ces entrées et ces sorties, il y a un cailloux, avec de l'eau, du magma à l'intérieur, de la vie (ça, c'est incroyable) à la surface et dans les grandes profondeurs marines, il y a même des animaux, et des hommes, qui vivent dans des biorégions, et qui communiquent entre eux des informations, des biens, des services et qui se font parfois la guerre. Je reviens à l'éducation: Encourager les études supérieures dans ce domaine. Nous avons besoin de planétologues, d'écologues, d'économistes reconvertis à l'écologie, de juristes spécialisés en environnement, etc... Lors du passage du permis de conduire: sensibilisation là encore. A la violence routière, oui. Et aussi aux conséquences écologiques de l'utilisation trop abusive de ce merveilleux jouet, cette merveille de technologie qu'est une voiture. Plein de gens n'ont tout simplement jamais été mis le nez dans leur merde, ni lors de l'apprentissage de la conduite, ni après. Il n'y aurait pas autant d'engouement pour le 4x4 sinon. Dans les entreprises. Là encore, au même titre qu'il y a normalement un service de compta, un service de gestion des hommes (pardon, des ressources humaines, comme on dit dans cet affreux jargon), il devrait exister un service "qualité et développement environnemental", pour s'assurer que tout est conforme aux normes. Et ces normes, il faut évidemment les draconiser, et en draconiser l'application par des sanctions plus graves, notamment pour les marées noires ou les pollutions de nappes phréatiques par des engrais stupides.
A plus long terme: développer à fond la R&D sur les énergies non polluantes. Nombreuses sont celles qui ont déjà été citées ici. Je ne sais plus si on a parlé de la pile à hydrogène. Ca fait plus d'un siècle qu'on en connait le principe, mais l'accent a été mis sur le moteur à explosion... déjà, dès le début, on érigeait le pétrole comme la nouvelle divinité.
Il y a ITER. Il y a le colza, la supracondictivité chaude, la désalinisation, l'augmentation des connaissances en biologie pour relancer la biodiversité dans les régions désertiques (avant de terraformer Mars, nous devrons nous exercer dans notre propre planète!!), l'accroissement de la compréhension des phénomènes scientifiques, quels qu'ils soient, en fait. Pour cela, arrêter de supprimer le financement de la recherche, et, au contraire, l'augmenter sensiblement. La recherche, la santé et l'éducation, c'est l'avenir des peuples.
Nous venons de découvrir et de prendre conscience que le monde était fini, qu'il s'agissait d'un écosystème global, et nous venons très récemment, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, de former une société des nations (SDN), suivie d'une variante, l'ONU. En septembre dernier, on devait la rénover. Raté. Mais ne nous décourageons pas. Seule une instance politique mondiale, qui a un pouvoir important, une juridiction appropriée, et un système de lois construit sur cette idée d'écosystème global peut faire changer le cours des choses à grande échelle et à long terme. Travaillons à une réforme de l'ONU, qui intègre ces nouvelles prises de conscience, et qui intègre en passant la nouvelle donne géopolitique mondiale (l'ONU a été créée à une autre époque où les intérêts planétaires étaient autres).
Pour que les pays pauvres arrêtent de se trouver en permanence en situation d'urgence, donc de court terme, ce qui engendre en général des conséquences irrémédiables sur l'environnement, rendons leur ce que nous leur volons chaque jour en pillant leurs ressources, et évidemment, annulons cette dette absurde et criminelle qu'ils ont déjà remboursé trois fois. Ca fera beaucoup pour l'environnement et les habitants de ces pays.
Plus important: prenons tous conscience, et faisons prendre conscience à tout notre entourage des conséquences de nos boulots. Remplaçons les "vous savez ce que c'est, il faut bien vivre, hein?" par: "je suis fier de mon métier, il ne nuit ni aux hommes, ni à leur maison". De nombreux métiers ont des conséquences graves sur la paix dans le monde (industrie militaire), la misère humaine et / ou l'environnement. Le seul problème est que ces conséquences sont noyées dans un graphe de causes et de conséquences des responsabilités de chacun aussi complexe qu'impossible à démêler donnant à chacun la possibilité de faire l'autruche, et de dire: oui, mais moi, ce que je fais, c'est juste ça. Sauf que ce juste ça, même si c'est une plaque de tôle qui ne servira que plus tard à en faire une tête d'ogive, ou une mîne anti-humains, c'est plutôt un "déjà ça". Les gens qui fabriquent des armes, ou qui travaillent à un métier désastreux pour l'environnement, il y en a des tas si on compte toute la chaîne de fabrication, ou d'imbrication. Et ils n'ont, en France et dans de nombreux pays riches, malgré le taux de chomage, AUCUNE EXCUSE. Même s'ils ont leurs propres enfants à nourrir (nourrir comment, et surtout gâter comment? avec quelles horreurs de la société de consommation? Nikes, Play Sations, télévision, scooter à 14 ans? voiture à 18 ans?). Si les gens arrêtent de se voiler la face sur les conséquences de leur métier (qui est fait huit heures par jour, tout de même), là aussi, on pourra avancer.
J'ai encore plein de trucs à dire. En plus, c'est pas du tout structuré mon truc. Et il fait super beau dehors. A ce sujet, internet, c'est 10% de la consommation en électricité dans le monde. Alors, comme dit HappyRotter, vous pouvez maintenant éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale (et non polluante). A ciao! | | | À: HappyRotter · 15 December 2005 à 14:10 Re: Notre planète en 2070 Message 59 de 141 · Page 3 de 8 · 1 962 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Pendant que j'écrivais, tu as écrit. Je n'éteins donc pas encore mon ordinateur, et me sens obligé de te répondre.
Dois-je rappeler que la majorité croyait que la Terre était plate et que le Soleil tournait autour il y a quelques siècles ?
A l'époque, nous n'étions pas dans un débat scientifique. Nous étions dans un débat entre d'un côté quelques courageux savants qui reprenaient les connaissances acquises par des civilisations moins décadentes (Eratostène et ses copains) et, de l'autre, l'Eglise Toute puissante, obscurantiste. Plus tard, il y a eu bien des vrais débats. Notamment entre carthésiens et newtonniens, deux camps de scientifiques, cette fois-ci. Les newtonniens ont fini par gagner, en prouvant que la Terre était bien aplatie aux pôles, et non le contraire, par des expéditions scientifiques rigoureuses. Les carthésiens ont certes mis du temps à accepter la vérité, mais ils ont fini par se rendre à l'évidence. Ne confond donc pas scientifique qui prouve ses découvertes de manière rigoureuse et théories religieuses abscondes.
À l'échelle de l'Histoire de notre planète, que représente la période de mesure ? Pas grand chose, hélas.
Tu as une dent dure contre la science, je vois. Lis un peu des bouquins de vulgarisation scientifique en glaciologie. Tu verras que nous pouvons remonter des centaines de milliers d'année pour mesurer de nombreuses données atmosphériques de notre planète.
bizarre, c'est une pollution atmosphérique qui n'a pas réchauffé le climat mais qui au contraire l'aurait refroidi !
Bien évidemment, puisqu'il ne s'agissait pas de la même pollution. Le nuage provoquait un effet de serre, mais il était tellement dense que le phénomène est allé au-delà: le rayonnement solaire était fort diminué à cause de l'oscurcissement de ce nuage aux UV A et UV B, principales plages de fréquences responsable de l'apport de chaleur sur Terre. Donc, ne fais pas cette erreur de logique qui serait: A implique B, A=A', donc A' implique B car A et A' ne sont pas égaux, en l'occurence. Je dirais même que là, A'=non-A. Ce qui ne permet aucune déduction.
Et puis, le message important (à mon humble avis) est ailleurs : il faut préserver notre Terre au mieux de nos possibilités.
Je suis ton bon lecteur. Et c'est même très bien dit. | | | À: Loopkin · 15 December 2005 à 14:30 Re: Notre planète en 2070 Message 60 de 141 · Page 3 de 8 · 1 957 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
... HappyRotter semble attaché à préciser que l'évaporation est peut-être, non pas un facteur amplifiant, mais carrément un facteur déclenchant, puisqu'il le cite dans les causes initiales de l'effet de serre. Mais je ne vois pas comment cette évaporation aurait pu augmenter d'un coup, comme ça, sans crier gare. Il faut bien qu'il y ait eu ce réchauffement de presque un degré que nous constatons depuis le début de l'ère industrielle. Et ce réchauffement est provoqué par l'effet de Serre (serre mais inutile...), lui même provoqué par AUTRE CHOSE que l'évaporation (au début). ...
Bonjour, Loopkin !
Je ne voulais plus intervenir, mais tu me prêtes des propos que je n'ai pas tenus. Je n'ai pas dit que l'évaporation est un facteur déclenchant. D'ailleurs, je ne donne aucune cause ni même ne corrobore aucune hypothèse et j'ai même des doutes sur la réalité de l'effet de serre (puisque les relevés de température à l'échelle de la planète ne sont pas effectués depuis très longtemps), mais je ne nie pas non plus cette éventualité (a priori, c'est effectivement l'idée majoritaire à l'heure actuelle, mais plusieurs hypothèses existent pour expliquer cet éventuel réchauffement et c'est juste ce que je voulais indiquer). Je crois personnellement qu'en matière de climatologie, nous sommes loin de tout savoir et qu'un doute raisonnable est permis face aux différents discours alarmistes des uns et optimistes des autres.
En ce qui concerne la présence d'eau ou non sur Mars, je ne crois pas qu'on dispose de données catégoriques à l'heure actuelle (mais je veux bien que tu m'indiques tes sources si tu en disposes). Je n'évoquais pas, dans ma boutade, la possibilité d'importer de l'eau martienne, mais un début de colonisation de la planète rouge (dans un avenir plus ou moins proche), pourvu qu'on confirme la présence d'eau exploitable pour la "terraformation"... J'ai aussi le droit de proposer un scénario alternatif pas forcément beaucoup moins réaliste que la description catastrophique de notre vie en 2070, non ? 
Maintenant, je répète que je ne suis pas un spécialiste (même si j'ai moi aussi une formation scientifique, mais pas dans ce domaine) et donc, ne tiens pas à intervenir plus longtemps sur ce sujet. Merci simplement de ne pas me faire dire ce que je n'ai pas écrit ! 
Et puis, encore une fois, l'essentiel est ailleurs : on peut agir pour le bien de notre planète, même si on ne dispose pas forcément d'informations indiscutables en la matière...
HR
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PS : Je vois que Loopkin a répondu dans l'intervalle à un autre message... Je ne vais pas répondre mais je crois que Loopkin a du mal à comprendre mon propos : je ne dis pas que telle ou telle hypothèse est ou non sans fondement, mais simplement qu'il est parfois permis de douter de l'opinion majoritaire (je connais les études climatiques basées sur les échantillons analysés dans la calotte polaire, mais c'est aussi contestable pour mesurer des changements opérés depuis l'ère industrielle qui nous intéresse). Pour mon anecdote sur les croyances antérieures (la terre est plate...), c'est pour bien montrer qu'à un moment donné, la science d'une époque peut se tromper. Et c'est toujours vrai... | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires All rights reserved © 2026 MyAtlas Group | 8 401 visiteurs en ligne depuis une heure! |