(An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonsoir Bénédicte, je viens de lire sur ton blog les 6 points au travers desquels sur décris ton retour, ou peut-être les phases par lesquelles tu passes suite à ton expérience. J'ai bien aimé ton analyse dans laquelle tu décris ton évolution pour le moins radicale. Il n'y a pas de vérité intangible, et nos humeurs font ce que nous sommes, et ces humeurs on ne les maîtrise pas forcément, donc à la grâce de Dieu

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Il faut dire qu'un an en
Amérique du Sud ça laisse des traces. Je m'y suis rendu deux fois, la première 3,5 mois où j'avais fait un
Quito Uyuni à vélo, et une seconde fois 1,5 mois au cours duquel j'ai traversé encore à vélo le désert de l'Atacama. Effectivement, une fois parti on peut rester en orbite loin en dehors du temps, tellement la découverte chaque jour nous accapare quand on ne sait pas où l'on va dormir le soir.
Quand tu parles que tu as été interpellée au retour par ces foules qui ont leur oreillette collée à l'oreille dans les grandes métropoles, je crois que la planète entière est soumise à cette pression. Je rentre juste d'un mois sur les pistes nord du
Laos, loin de tout. Eh bien, au milieu de la forêt sur les pistes où l'on trouve pas toujours une soupe pour se nourrir, loin du tourisme, hors les 3 principales grandes villes connues des parcours touristiques,
Vientiane, Vang Vieng et
Luang Prabang nous n'avons pas vu d'Occidentaux, les jeunes dans ce pays où paraît-il on vit avec 1 ou 2 euros par jours, ils avaient déjà parfois des ipad iphones et autres engins. Je ne saurais les décrire, car j'ai décidé d'en rester au téléphone que j'ai payé 19 euros. La mondialisation est vraiment une évolution qui nous englobera définitivement très rapidement tous.
Le retour, il est fonction de ce que l'on vit chez nous et des attaches que l'on y a. On part plus ou moins facilement en fonction des sentiments qui nous lient à un compagnon ou une compagne qui n'éprouve pas le besoin de voyager de la même manière, ou qui n'en a pas la force physique. L'idéal serait peut-être de voyager avec la personne avec laquelle on vit et avec laquelle on se sent bien, et encore ce n'est pas sûr.
Il faut peut-être se poser la question (mais à travers tes écrits tu te l' es posée) de savoir si on ne part pas voyager comme dit Ella Maillart pour combler notre grand vide d'Occidentaux en mal d'idéal ou de but.
Sans doute l'homme comme la femme ne sont généralement pas faits pour vivre seuls. Quand on a la chance de vivre avec une personne qui vous plaît vraiment, la douleur de la séparation est forte pour les deux lors des départs. Mais la réadaptation se fait d'autant plus facilement au retour, même si certaines petites frustrations dues au sentiment d'abandon peuvent exister de la part de celui qui reste, mais l'amour les aplanit généralement assez vite. Le fonctionnement de chacun de nous est particulier et l'agencement avec l'environnement humain qui compte pour chacun, est le fruit d'une négociation permanente. C'est pour cela que je ne dépasse plus les temps de voyage supérieurs à un mois, même si je pars plusieurs fois dans l'année.
Donc effectivement le retour est un élément important à prendre en compte lorsque l'on voyage, afin de gérer au moins mal la suite.
J'arrêt là mes élucubrations

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Luc