Désolé, Mme, Lou n'est jamais un diminutif, jamais !, ni de Lilou ni de Louise...
Affirmation bien péremptoire.
Mais à ignorer les petits grains de sable, toute la démonstration sémantique qui suit aussi brillante soit-elle se retrouve hors des clous.
Ces petits grains de sable ce sont l'affectif, l'émotionnel, l'irrationnel, qui autorisent... dans n'importe quelle langue... à choisir le diminutif d'un prénom en se jouant de toutes
les procédures, en se détournant avec bonheur des règles linguistiques.
Le choix d'un diminutif n'obéit qu'à l'imagination de celui qui va l'inventer, même si certains sont communément admis et adoptés par le plus grand nombre.
Herbert pourrait ainsi se décliner en... Herb, Bibou, Bertie, Herby, Bertounet, Bertinet, Bert, Herbounet, Herbouninet...
Du plus neutre au plus attendrissant, du plus sage au plus ridicule... mais qu'est-ce qui est ridicule lorsque c'est choisi et prononcé par un être cher ?