Tiens, pour repartir sur le sujet, encore une piste qui accrédite la version que je donnais :
Bonsoir Albathor,
décidément, tu n'en démords pas

! Oui, j'ai lu l'article du Monde moi aussi... et on tourne en rond là... Encore une fois,
Lufthansa n'a jamais été debitrice vis à vis de Lehman au moment de la faillite de celle-ci... A la banqueroute de celle-ci, elle a même dû payer le mark-to-market de ses positions, à savoir EUR 72M (donc, de pertes) ! Lorsqu'elle s'est dégagée de ses contrats après la faillite de Lehman, elle a aussi dû acheter le kérosène au prix du marché, car sans couverture/hedging.
Elle l'
aurait été (débitrice) si ça avait continué car Lufthansa avait fixé un prix de livraison très haut au moment où le pétrole se cassait la figure. Lufthansa
aurait donc vraisemblablement terminé avec un contrat future sérieusement en sa défaveur, et a donc économisé une perte comptable (et pas que comptable) importante, chance que n'a pas eue Air France. Dans les faits, c'est une économie de coûts, pas une perte à laquelle on échappe miraculeusement et que l'on efface sous prétexte que notre créancier a fait faillite !
Encore une fois, tu confonds l'hypothétique et le réél. La nuance est subtile, mais c'est une erreur grave que de véhiculer une ineptie pareille et dangereux de faire croire que l'on peut se débarrasser de sa dette si notre créancier fait faillite et que l'on ne doit plus rien.
Faire passer un message pareil donne une mauvaise image d'Air France en la faisant passer pour une entreprise malhonnête qui cautionne le fait de profiter d'une circonstance exceptionnelle pour se soustraire à ses engagements (même si elle parle de Lufthansa).
L'article du Monde d'ailleurs explique très mal. Le Monde n'est pas une référence en la matière et ce n'est pas la première fois qu'ils brillent par le manque de solidité de leur analyse. Les commentaires relatifs à cet article (qui n'est pas de moi, je le promets) sont intéressants.
J'avais cependant reconnu (
cf. ma réponse à Jouy31) que les deux cas semblaient être la même chose, vu de (très) loin et pour une personne non experte.
J'espère t'avoir convaincu pour de bon.
Cheers,
- vinnyc