bonjour

Désolé de ne pouvoir arbitrer mieux que ce qui a déjà été fait le débat carte de débit/carte de crédit
aux Etats Unis. J'ai eu ma première carte une MasterCharge (c'était
avant Master Card) dans l'Ouest Canadien en... 1969 et depuis, commme beaucoup d'autres j'ai toujours considéré en
France ou ailleurs les cartes comme un
simple moyen de paiement que l'on utilise si l'argent est sur le compte y compris American Express qui était pourtant au sens Américain une vraie carte de crédit depuis en tous cas le milieu des années 80...si je me souviens bien.
ceci dit :
Les avantages d'une carte à débit différé telle que VISA Premier étant d'abord :.
- un contrôle facile : dépenses débitées en une seule fois, facile d'en vérifier la légitimité
- un suivi et une souplesse: possibilité à tout moment de connaître le détail des dépenses engagées et de faire un virement depuis un compte épargne si besoin est
.... je ne saisis pas trop l'intérêt d'envisager de l'utiliser comme carte de débit immédiat d'autant que j'ai de la peine à imaginer que les frais bancaires n'interviennent pas également dans ce cas !
Le débat qui court aux
Etats Unis sur les
frais bancaires liés aux cartes de débit est d'une autre nature : il concerne la relation entre le commerçant et la banque mais pas directement le client
Il y a eu en effet ces dernières années une énorme bagarre entre
lobbies des banques et autres établissements financiers d'une part et ceux du commerce d'autre part
en voici l'histoire résumée :
Le banquier, le commerçant et le consommateur
Il était une fois un banquier qui avait pris de mauvaises habitudes au fil des années, le consommateur lui paraissant taillable et corvéable à merci il avait par le biais de
fees divers et variés, plus ou moins insidieux, réussi à obtenir jusqu'à plus de 30 % de ses revenus de manière bien peinarde (swipe fees, account fees, loan fees, statement fees, overdraft fees, balance fees, etc...)
les
swipe fees des cartes de débit en particulier lui rapportaient gros. Jusqu'en 2010 chaque fois que le consommateur passait sa carte dans la machine c'était 0,44 dollar qui tombait dans son escarcelle par le biais de celle du commerçant !
ce dernier n'appréciait guère considérant que ce prélèvement excessif nuisait à son commerce et au consommateur qui le faisait vivre. Il entreprit donc de le réduire en organisant un lobby avec ses amis
de son côté le banquier fit de même depuis son château de
Wall Street pour que cet état de grâce continue
mais en 2010 un Chevalier blanc acquis au commerçant et au consommateur réussi à ouvrir une brèche dans la forteresse en faisant passer une disposition
plafonnant cette commission à 21 cents, pas plus de 24 cents en comptant tout !
... çà n'était pas bon du tout pour la cassette du banquier qui allait maigrir de x 10 milliards !
même si cela lui laissait quand même une marge :
mais ce qui était pire c'est que le commerçant grisé par sa première victoire projetait de prélever encore d'avantage dans sa cassette. Il avait nourri l'ambition d'abaisser le
swipe fee à 11 cents. Quelle impudence !
la situation était donc grave et la bataille repris de plus belle entre le banquier et le commerçant qui trouva un allié de circonstance dans le consommateur car comme on le sait depuis longtemps
The enemy of my enemy is my friend
d'autant que pendant que la lutte se déroulait le banquier avait décidé de s'attaquer au point faible du système tripartite, ledit consommateur qui, comme on l'a dit plus haut, est généralement la vache à lait de l'histoire d'un côté ou de l 'autre de l'Atlantique
le banquier avait donc décidé de prélever une dîme supplémentaire de 5 dollars par mois directement dans la poche ou plutôt de la carte de débit du consommateur, qu'il en serve une fois ou tous les jours
c'était la ligne rouge à ne pas franchir, un
casus belli
le consommateur rameuta ses amis par internet et organisa la résistance en menaçant de rompre ses relations avec le banquier et en poussant l'outrecuidance jusqu'à imaginer un
Bank Transfer Day
de sorte que le banquier, surpris de cette résistance inhabituelle de la piétaille n'eut d'autre choix qu'un repli tactique....il allait falloir qu'il trouve quelque astuce plus discrète
évènement célébré par l'humoriste comme il se doit
tout çà n'éclaircit peut-être pas le débat mais çà détend peut-être (un peu) l'atmosphère