je suppose que la vie à bord ne s'arrete pas ?
Non, et de toutes façons, même par mer très forte, il y a toujours une bonne partie des passagers qui n'ont pas le mal de mer...
Ce qui est terrible, dans le mal de mer, c'est qu'on l'a d'autant plus qu'on a peur de l'avoir, et ce même si on ne l'a jamais eu... statistiquement, 50% du mal de mer est "psy"... c'est d'ailleurs pour ça que les traitements "non médicamenteux" marchent si bien...
Moi, je n'ai jamais eu le mal de mer, même des fois "secouantes" (quand tu décolles de 10 cm allongé sur ton lit, chaque fois que l'avant du bateau "retombe"...

mais je tiens à signaler qu'une telle "mer forte", c'est en tout en pour tout dans mon expérience personnelle, 4 heures sur 246 jours de croisière, c'est pas... la mer à boire

), parce que je prends de la Nautamine dès que Mme PAP (me demandez pas comment elle fait, elle n'en sait rien) dit que "ça va bouger"...
Du coup, je ne sais absolument pas si c'est grâce à la Nautamine, ou si, de toutes façons, je n'aurais pas eu le mal de mer, et que donc la Nautamine a été prise sans aucune utilité...

Mais je ne sais pas si je n'aurais pas le mal de mer *rien qu'en m'apercevant* que j'ai oublié de prendre ma Nautamine...


Alors après, si on dit "fort" "moyen" "faible" "pas du tout" pour le bateau qui remue, je dirais dans mon expérience personnelle
- "pas du tout" : au moins la moitié du temps disons 50% : on est dans un immeuble... pas l'impression d'être sur un *bateau*
- "faible" : 30% : on sent que ça remue, mais on marche droit, et les verres ne bougent pas sur la table, et il faut être très sensible (ou avoir très peur) pour avoir le mal de mer...
- "moyen" : 19 % : ça remue, on marche en zig zag comme si on était ivre (j'ai jamais essayé de l'être vraiment pour voir si ça corrige...

), des choses légères glissent sur les tables, parfois un verre peut se renverser...
- "fort" : 1% : ça bouge beaucoup, les ponts extérieurs sont interdits, les ascenseurs sont parfois "arrêtés", et le mieux est de ne pas trop bouger, et de rester dans sa cabine ou dans un coin de salon, qu'on ait OU PAS le mal de mer, parce qu'on risque, là, de se blesser en tombant (gravement si c'est dans un escalier

)
- "exceptionnel" : moi, je n'ai connu qu'une fois, ce que je racontais plus haut... ça n'a pas duré longtemps, mais c'était spectaculaire... et là, si la Nautamine continue à faire que tu n'as pas le mal de mer - enfin, c'était notre cas), un petit Valium - faiblement dosé ! - n'est pas de trop pour cesser de penser au 14 avril 1912...

)
Après, mes pourcentages ne sont peut-être pas les mêmes pour tout le monde (bien que je m'appuie sur une expérience de 246 jours, mais seulement Europe et proche atlantique, et avec la "baraka PAPale"

qui fausse peut-être les statistiques

)...
Bref, faut pas se prendre la tête avec ça... Je ne connais pas un seul cas de personne qui soit morte à cause du mal de mer... Alors que les cas de personnes tombées du bateau ne sont pas si rares, et la survie ne dépasse pas 20% (les seuls cas qui survivent sont ceux qui ne sont pas tombés de trop haut, et qui sont *vus* immédiatement avec alerte donnée en moins de 2 minutes == source : médecin de bord sur l'European Star qui avait deux "rescapés" dans sa (longue) carrière...)
Moralité : avant de partir en croisière, il faut beaucoup plus se préoccuper de ne pas tomber du bateau que du mal de mer...

