Colorado national monument (Colorado)
Retour dans le
Colorado. Ca sent la fin du voyage. La nostalgie commence à nous envahir.
Est-ce dû à cet état d’esprit ou à notre raté de la matinée aux Fisher Towers ? Je ne saurais le dire. Toujours est-il que ce parc nous a laissés indifférents.
Pourtant c’est joli. Et en revoyant nos photos, je me dis que je suis bien difficile ! Néanmoins, il souffre de la comparaison avec ses voisins. On ne ressent pas de sentiment d’évasion puisqu’on voit Grand Junction en arrière-plan, les roches rouges sont moins rouges qu’à
Monument Valley, il n’y a pas d’arche comme à
Arches, le canyon est moins profond qu’au
Grand canyon, il n’y a pas de ruines comme au
Canyon de Chelly, pas de rivière qui coule au fond comme à
Canyonlands... Et Independance Monument est un peu seul comparé aux nombreux hoodoos de
Bryce canyon. Bref, c’est plus sympa que de prendre l’I-70 mais ça ne nous a pas impressionnés.
Toutefois, bien que le charme n’ait pas opéré sur nous, ce parc n’est pas dénué d’intérêt. C’est même une super entrée en matière pour ceux qui ne connaissent pas encore les parcs vedettes de l’ouest. Et quand je dis que ça vaut mieux que de prendre l’autoroute, ce n’est pas ironique. Comme ce n’est pas une boucle, mais une route d’une trentaine de kilomètres entre Fruita et Grand Junction, qui longe (de loin) l’autoroute, autant passer par le
Colorado national monument si on a un peu de temps devant soi.
Voilà, c’est fini.
Le dernier jour a été consacré à du shopping à Silverthorne (on a habillé les garçons pour l’hiver !) et à une balade dans
Denver. Fort de notre mauvaise expérience d’il y a deux ans, nous avions réservé un hôtel près de l’aéroport pour être certains d’éviter les bouchons et ne pas risquer de louper l’avion une deuxième fois. Un voyageur averti en vaut deux !
L’arrivée à
Paris a été un peu pénible. Une alerte pour bagage abandonné au niveau des arrivées ! Donc installation d’un périmètre de sécurité, dans lequel se trouvaient les seuls ascenseurs qui permettent de descendre au parking. Vu les circonstances, notre état de fatigue et l’incertitude quant à l’issue rapide du problème, dès que la petite dame qui bloquait l’entrée de l’escalier réservé au personnel a eu le dos tourné, nous en avons profité pour nous y engouffrer et accéder au parking. La « plaisanterie » nous a quand même fait perdre 45 minutes. Entre ça, les bouchons parisiens et la surfréquentation de l’A10 en ce 31 juillet, nous avons mis deux fois plus de temps que la normale pour retrouver notre maison. Là on a bien senti que les vacances étaient finies

Je ne m’explique toujours pas la raison pour laquelle les parcs et même les villes du Nouveau Mexiques étaient aussi déserts. Car même à
Santa Fe ou dans la vieille ville d’
Albuquerque, ce n’était pas la foule. Notre première soirée à
Santa Fe, nous avons même trouvé que la ville était morte. Jamais nous n’avons attendu pour avoir une table au resto (même pour une table en terrasse, pourtant beaucoup plus rares), jamais nous n’avons cherché une place de stationnement, jamais nous n’avons été gênés. Tant mieux pour nous. On apprécie d’autant mieux les paysages dans ces conditions-là.
Nous reviendrons, c’est sûr ! Mais pas tout de suite. Nous allons laisser passer quelques années pour retrouver l’enthousiasme des premières fois. Car cette année, pour ce troisième voyage dans l’ouest, nous avons eu l’impression de « revenir à la maison » ! Or nous avons besoin de nouveauté, d’inconnu, de découvertes, de dépaysement, de surprises. Et tant d’autres destinations nous font envie...
Merci de l'intérêt que vous avez porté à ce récit et à bientôt