PROLOGUE
Voilà... Il est 23 heures et nous sommes à bord du Costa Pacifica...

Enfin, je crois... tellement ça bouge peu... pourvu que ça dure... Mme PAP écoute
France 24, seule chaine française reçue à bord, mais quitte à faire, c’est agréable, on a au moins des nouvelles fraiches du Pays...
On va très vite passer sur notre départ de Poitiers lundi soir, sous un superbe soleil après mise de la maison en mode « vacances » (alarme, télésurveillance, simulateurs de présence, double condamnation des portes...). Mme PAP avait tout préparé et il lui a juste fallu rajouter dans les valises les vestes

qui, jusqu’à la dernière minute, étaient restées sur des cintres. Deux bonnes heures de route, escale à
Bordeaux... Sortie des vestes à l’hôtel (remises sur des cintres)

. Dîner avec des amis et dodo...
Mardi, vestes dans les valises (surtout ne pas oublier les vestes !

), départ 8h 30, superbe beau ciel bleu. Simulation du film « Nimitz, retour vers l’enfer » entre
Toulouse et
Nimes...

Ciel brusquement noir, pluie torrentielle, obligeant à réduire l’allure sous les 80 km/h, et brusquement, à nouveau temps splendide jusqu’à
Nice où nous arrivons vers 17 heures... Rapide comparaison entre le Radisson de
Nice et le Sofitel de
Marseille, en mai dernier, mais par charité pour le premier, on restera discret...

Sortie des vestes des valises... Elles sont toujours sans un seul pli...

Le secret : jamais plus de 12 heures dans la valise... Agréable soirée en amoureux


et dodo2...
Mercredi à
Nice : temps splendide ! Journée entière chez des amis, qui habitent sur le Mont Boron, un peu en dessous de chez Elton Jones, pour ceux qui connaissent...

Super sympa, mais on est déjà en overdose alimentaire alors que la croisière a pas commencé... On rentre tard au Radisson et dodo3...
Bon, tout le monde va me dire, « tout ça, on s’en fiche, la croisière ! », ça va, ça va, les gens, on y arrive !

Jeudi 17 novembre : SAVONE
Nous quittons Le Radisson vers 10 heures... Je suis pas mécontent, j’ai fait valoir leur pub « pas satisfait ? vous ne payez pas » pour obtenir la gratuité d’une nuit sur 2 petits déj compris...

on a eu en effet très très chaud dans la chambre, et la clim de l’hôtel était coupée... (mais on n’a pas oublié les vestes !

)
Malgré une autoroute pleine de travaux, de voies uniques, voire des doubles sens, il fait un soleil sans nuage, et nous arrivons au Palacrociere vers 11h 45. Et là, le process habituel bien huilé : nous emportons la voiture au parking : les valises sont extraites de la voiture : elles ont bien sûr été, au départ de
Nice, comme d’habitude, doublement étiquetées : les étiquettes « « COSTA » autour des poignées, ce sont les plastifiées, indéchirables, issues du carnet récemment reçu, et aussi « nos » étiquettes, collées sur chaque valise avec la date, « Pacifica », et « 7286 ». On nous remet une étiquette « 9 », et nous accomplissons alors l’exploit sportif de rejoindre avec nos bagages à main (dont la valise de mon ordinateur) le Palacrociere ! (on a fait au moins 200 mètres !


).
Le temps de passer au bureau d’embarquement, d’échanger notre « 9 » contre un « 1 » rouge (suites), et on annonce l’embarquement... Zut, même pas le temps d’aller se faire offrir un en-cas dans le salon réservé aux suites et Gold-Pearl...

Et nous voilà dans la file précédés par quelques « 2 » qui campent là depuis un moment ». Mais c’est pas
Amsterdam, ici, et Costa sait faire la police : on appelle les « 1 », les Costawomen, tout sourire mais fermement

, font attendre les « 2 » et passer les « 1 »... Nous voilà au contrôle de police, la photo, et paf, nous sommes à bord... Il est midi... Il y a 20 minutes, nous n’étions pas encore à Savone !!!

Belle performance de Costa (ou belle synchro liée au hasard, on aurait peut-être plus attendu en quittant
Nice plus tôt, mais Mme PAP avait des vestes à ranger...

)
12h 05... premier contact avec le Costa Pacifica... le « bateau de la musique »... bof... l’est pas beau...

rouge sombre et sinistre (le théatre notamment est atroce) autant que le Deliziosa était rouge pimpant et agréable... Tout ce qu’on va voir par la suite nous confortera dans notre opinion... on n’aime pas, mais bon, c’est de la décoration, ça change rien au bateau... Même si certains coins, comme la chocolaterie, ou le salon du fond du pont 5, ne sont pas vilains... Je crois que je vais me plaire à la chocolaterie, et seuls des esprits pervers pourraient penser que c’est à cause du chocolat...

12h 10... Nous voici dans notre grande suite. La 7286. Tiens, c’est une « droite »... c’est-à-dire que quand on rentre, le lit est sur la droite... curieusement, sur 16 croisières Costa, et sans l’avoir jamais fait exprès, ce n’est que la deuxième fois...

D’habitude notre cabine est une gauche... Bon, on va pas insister sur les problèmes que ça pose du fait que on va pas changer pour autant notre côté dans le lit, ni à la salle de bain... Je dors à droite (dans le sens de la marche du lit) et je me lave à droite (en se regardant dans la glace)... du coup, je ne suis pas à côté du placard qui contient mes affaires, et le miroir grossissant, que Mme PAP aime bien pour des histoires de maquillage de zyeux, est de mon côté, mais on fera avec... Sur le lit, tous les documents habituels, avec un bouquet de fleurs envoyées par le directeur de l’hôtellerie, qui nous invite à le rencontrer ce soir à 19h...
12h 30... Nous voici à la cafétéria et là, nous constatons une grande nouveauté : on ne se sert plus !!!

ce sont des Costamen qui servent obligatoirement... A vérifier les jours suivants, mais cela semble une superbe innovation, car les plats, même à moitié vides, ne ressemblent pas à des champs de ruines... Nous achetons aussi un forfait café (22 cafés et 3 capuccinos) à 27.50, un forfait (13) eaux à 22.56 et un Boys and Girls (20) à 42 (rajouter les 15%).
13h 00... Retour cabine : les valises arrivent en même temps que nous, et Mme PAP se met au grand déballage... Les vestes en premier, bien évidemment...

Et elles sont absolument intactes ! pas un faux pli ! ah ! Mme PAP a encore réussi !


La majordome se présente (oui, « la ») et la cabinière aussi... Whaooo ! Rien que du personnel féminin... Va falloir que je fasse drôlement gaffe en sortant de la salle de bains, moi...

14h 30 : Passage chez le Maître d’hôtel... L’impression que nous avons (mais qu’il va falloir confirmer) que le bateau n’est pas plein se trouve confortée par le fait que notre inscription au restaurant Samsara pour toute la croisière ne pose aucun problème... Ah, si ! l’imprimante du maître d’hôtel joue les récalcitrantes

, alors ils s’absente deux minutes et revient avec un beau ticket à 360 euros à me faire signer... Bon, eh bien ça, c’est fait...

15h 45 : c’est l’heure de la réunion d’informations avec l’hôtesse francophone. Stéphanie Dazzi. Rien de bien spécial, elle présente le bateau, le Today, les excursions, elle se mélange un peu les crayons


quant aux deux jours à Haïfa, en disant d’abord que les excursions au départ de cette ville sont « exactement les mêmes » les deux jours, mais que finalement, le deuxième jour, ils en ont rajouté... Notamment « Massada et la Mer morte » (ce qui me fait un peu grincer des dents, vu que cette excursion que j’vais réservée au départ d’Ashdod m’a été signalée par Costa comme annulée


), mais en attirant bien l’attention sur le fait que c’est une excursion de plus de 12 heures, avec rien que le trajet aller de plus de 3 heures 30... Il y a aussi une excursion de deux jours avec nuit à
Jérusalem... Mais bon, autour de 350 euros l’excursion par personne... Quand on pense que les dernières places sur le bateau étaietn bradées à 532 euros, on se demande si cette « sortie » va avoir du succès...

Mais il y a aussi une visite de
Tel Aviv et Jaffa, plus axée sur l’
Israël moderne

et moins sur l’
Israël religieux, ouf il y en a quand même une, que nous allons probablement prendre... si... parce qu’il y a hélas un si... s’il y a assez de demandes...

parce que vue la salle clairsemée de cette réunion, ou les francophones ont boudé Stéphanie, ou ils ne sont pas très nombreux... A l’heure où j’écris demeurent deux questions : quel est le taux de remplissage (le bateau ne semble pas bondé) et quel est le taux de francophones (même si nous pouvons constater la présence d’au moins un groupe : ‘CE’ ou truc dans ce genre)...
16h 45 : exercice d’alerte... bon, là, on a l’impression qu’il y a quand même du monde... mais le pompon d’honneur est décerné à cet exercice dans la mesure où si toutes les cartes rouges sont bien relevées, et tout le monde sagement rangé par colonnes de 5, dans tout le coin où nous étions, nous n’avons pas entendu un seul mot des speeches dans les différentes langues...



Il devait y avoir au moins 3 ou 4 haut-parleurs en panne, on n’entendait qu’un vague ronronnement lointain... Bon, heureusement, ça a été relativement court (ou alors j’ai dormi un peu, j’étais appuyé contre le mur et un tuyau...)
18 h : il a dû y avoir un retard d’un car lié au retard d’un avion... Nous quittons seulement Savone (il fait nuit noire)... alors que le départ était prévu une heure plus tôt...

19h : nous nous rendons à notre rendez-vous chez le directeur de l’hôtellerie... Il doit y avoir un problème, il semble en grande conversation avec des collaborateurs... Il sort dans le couloir, nous donne sa carte, nous dit que nous pouvons compter sur lui au moindre besoin, il ne faut pas hésiter à l’appeler, bavarde 3 minutes, au cours desquelles nous apprenons que « oui, Marion est partie, mais elle reviendra

»... et nous laisse là... Vraiment le minimum syndical, là... C’est le genre de truc où l’invitant se ridiculise plus qu’autre chose quand on relit sa lettre... D’ailleurs précédemment, avec d’autres, ça avait été une bonne ½ heure d’entretien dans le bureau...
19h 30 : Du coup, on décide d’aller manger... Le Samsara a repris, contrairement à cet été sur le Deliziosa son fonctionnement habituel : on y va quand on veut, sans prévenir, entre 18h 30 et 21h...

Il n’est pas plein, loin de là, même si plusieurs couples arriveront après nous... Il n’y avait d’ailleurs ce soir que des tables de deux...Quant à la seconde salle « Samsara », elle n’est même pas « en service ». Par contre, les arrivées en permanence rendent le service assez lent (cela ne nous dérange pas) : il nous faudra presque une heure et quart pour manger entrée plat dessert... Mais le service est parfait, de bonne classe...

Et c'était très bon... On aura l'occasion d'en reparler...
21h 15 : spectacle du « 1er service »... quelconque...

mais là, je crois qu’une fois qu’on a vu les spectacles du Fantasia, on devient trop exigeant, et Costa ne semble pas jouer « dans la même cour »... Espérons qu’il y aura quand même une ou deux « guest stars »...
22 h : un dernier petit alcool au « piano bar » du bout du pont 5, qui va sans doute devenir « notre bar », et retour cabine... Avec un constat qui reste à vérifier, mais surprenant pour un bateau qui se dit « de la musique » : en dehors de l’atrium au pont 3 et du « grand bar » au pont, aucune musique dans aucun autre bar avant 20 h 30 (contrôlé sur le Today) !


On n’avait jamais vu ça sur un bateau Costa...

Eh bien il est temps maintenant, d’aller faire un dodo4... D’autant que dès demain, on passe à l’heure grecque...ça fait une heure de moins à dormir... mais j'ai de l'avance...