Jeudi 24 novembre : IZMIR
Une bonne petite journée calme et ensoleillée s’annonce, quand le petit déjeuner arrive en cabine à 7h. On soulignera la ponctualité de notre majordomette qui nous apporte toujours le petit déjeuner à l’heure demandée avec une marge inférieure, en plus ou en moins, à 5 minutes...

Procédure désespérément classique de sortie du bateau : théâtre, étiquette bus 32, sortie, et nous voilà dans le bus (pas de GP, donc on sait pas si Amanda est toujours vivante

) avec une guide qui nous accueille façon Marthe Villalonga

... Avec un français coloré, reprenant très souvent « c’est chouette », et avec le gentil petit prosélytisme habituel « nous sommes le pays le plus laïque d’Europe, parce que nous souhaitons être en Europe, et la femme y a eu le droit de vote bien avant la
France », tout en continuant « et la femme a obtenu sa liberté totale, avant le port du voile était interdit par la loi, un premier ministre rétrograde, qui force sa femme à porter le voile, a fait en sorte que ce soit toléré, mais on espère bien que ça va pas durer », et en terminant par un « inch Allah »... puis par un « mais moi, je ne fais pas de politique, je veux juste que les femmes restent libres et qu’on ne revienne pas au temps où le mari avait quatre femmes, quelle horreur » complété par « ici, on est musulmans, donc y a pas d’églises mais des mosquées »... On a adoré !


Une excursion de la demi-journée, c’est quand même moins fatigant... C’est sûr qu’ici, *le* truc à voir, c’est Ephèse, mais comme on y est allé deux fois, on a pris «
Izmir du temps d’Homère à nos jours »... Homère, vous savez, le mec qui a écrit les histoires de la guerre de Troie et d’Ulysse qui a mis un temps fou à rentrer chez lui...

Après un tour panoramique d’
Izmir, bien agréable par le froid vif de 8 heures, visite du musée archéologique, très intéressante, puis le bord de mer et un arrêt shopping de trois quarts d’heure, et traversée du golfe sur un bateau qui ne cesse, tout au long de la journée, de faire la navette d’une rive à l’autre, en un petit quart d’heure... avec à bord dégustation (payante) de jus d’orange ou de grenade pressées... récupération du bus et retour au Pacifica...
Retour au bateau vers 13 heures, déjeuner au Samsara, où déjeunent aussi le Commandant et Madame, « french expresso » à l’atrium, puis retour en cabine. Petit tour sur Internet, lectures...
A 17h 30, sept coups brefs un long ! arf ! non, on ne coule pas dans le port, c’est encore un exercice d’alerte...

Stéphanie me dira plus tard que non, ça n’a pas été fait parce que j’avais écrit sur ce forum que le premier avait été inaudible

, mais parce que maintenant, et depuis un an, dans les croisières de plus de 7 jours, il y en a deux... Je lui ai dit que cet été, en Baltique, sur une croisière de 11 nuits, nous n’en avions eu qu’un, au départ d’
Amsterdam...


Après l’exercice d’alerte, le bateau quitte
Izmir à 18 heures, et je tiens compagnie à Stéphanie à sa permanence qu’elle a de 18 à 19h... J’assiste à deux ou trois "humeurs" de passagers, notamment parce que « tout fout le camp, ma pauvre dame, ce n’est plus ce que c’était avant », ce qui est d’autant plus surprenant quand le passager en question a une carte de primocroisiériste... A noter que pour le première fois dans nos croisières, cette carte de primocroisiériste n’est plus « blanche » avec le bateau dessiné dessus, mais à dominante rouge... Il y en a aussi un autre qui se plaint que le petit déjeuner en cabine *va cesser* d’être gratuit ! ou un autre qui se plaint que la nuit soit tombée hier avant la fin de l’excursion... J’interviens par contre dans des conseils de gens qui veulent visiter
Athènes seuls, et pour
Rome, je réussis à les convaincre d’acheter l’excursion "
Rome en liberté" (train ou car, à eux de voir si en gros une heure sur place en plus vaut la différence entre 43 et 29 euros...).
Ensuite, plus personne, ce qui me permet de discuter agréablement avec Stéphanie, notamment de la « condition » des personnels européens à bord, de sa cabine (non, non, Mme PAP m’a déjà posé la question, elle ne m’a pas emmené visiter ladite cabine


), intérieure de l’ordre de 7 m², parfois pour 1, mais le plus souvent pour 2, mais avec une salle d’eau à peu près identique à celle des cabines de passagers. Et les problèmes que pose parfois la cohabitation...
J’ai en outre eu quelques confirmations sur les points que je lui avais demandés :
Nous sommes 2800 sur ce bateau de 1504 cabines, ce qui est mieux que 2400 la fois d'avant... Elle me rappelle que la capacité max du bateau est de 3780, mais je lui fais remarquer que nous sommes, pour tous pays concernés, hors vacances scolaires (même si le nombre d'enfants de 6 à 16 ans présents à bord doit avoisiner la cinquantaine

). J'en déduis qu'il reste donc *au moins* une centaine de cabines inoccupées, malgré les promos intérieures à 532 euros et cabine balcon à 632, huit jours avant le départ...
Les passagers VVIP espagnols n’appartiennent en fait pas du tout à Costa, de quelques façon que ce soit. Ce sont des gens qu’on peut qualifier de « aisés » qui se sont mariés récemment en invitant quelque 150 amis à partir en croisière avec eux pour leur voyage de noces... Certes, si j’ai bien compris, chaque « invité » a payé sa croisière, mais le commandant les a "mariés" (après formalités officielles dans leur
Espagne de résidence), et de grandes festivités ont été organisées, avec en gros, à leur charge, une note de bar qui devait dépasser les 50 000 euros sur la croisière... et là, ils sont revenus sur le bateau faire un petit tour... C’est sûr que des clients comme ça, Costa n’en a pas tous les jours... ça crée des relations avec les officiers, dont le commandant... et une certaine obligation, pour les personnels, d’être « aux petits soins »... Je ne sais pas, Sylvianne, s’ils vont enchaîner sur la transat, dans ce cas, tu les verras... un joli couple...

Info officielle et définitive en provenance du Siège de Costa, concernant le service de petit déjeuner en cabine : le prix : 5 euros par livraison ET par personne. Donc pour un couple en cabine, c’est 10 euros par matin. Il n’y a pas de forfait « tous les matins », c’est facturé au coup par coup. La seule inconnue qui reste est « quid des enfants ? ». enfin, ceci ne concerne pas les suites (avec là encore une inconnue sur les « mini-suites » à qui Costa, le plus souvent, n’accorde pas les « avantages » des suites), où le service de petit déjeuner reste inclus dans le prix du billet de croisière. La date : variable selon les bateaux : en principe au 1er décembre, mais pour les navires effectuant une transatlantique (
brésil ou caraïbes), ça ne commence qu’après la fin de la croisière. Pour le Pacifica, ce service payant prend donc effet au 16 décembre, et reste gratuit pour tout le monde pour ta traversée, Sylvianne (oui, je sais, toi, tu es en grande suite donc de toutes façons, tu peux enchaîner après, ça restera gratuit...)
La visite des cuisines pour les passager GP ? oui, elle est prévue. Je lui dis que nous n’avons aucune nouvelle d’Amanda depuis le début de la croisière, et que nous regrettons la sollicitude permanente et la bienveillance de ses homologues sur nos précédentes croisières... Mais bon, j’ai apprécié que Stéphanie réponde par quelque chose qui pourrait ressembler à « Joker »...
Ciel ! il est 19h 15 !!! Il est temps pour Stéphanie de foncer vers sa cabine pour se changer, elle a le « pot des jeunes mariés » dans un instant, et moi vers la mienne, j’avais dit à Mme PAP, à 18 heures, « j’en ai pour quelques minutes »...


Mais bon, Mme PAP, elle me connait bien, alors elle ne s’est pas trop inquiétée... elle a pris un bain pour se relaxer, et du coup « n’a pas vu le temps passer »... Ouf...


Fin de soirée tranquille au Samsara vers 20h, tandis qu’à côté retentissent les flonflons de la fin du 1er service du dîner italien... Vo laaaaaa réééééé.... Wo Wo Wo Wo....


Quelles prises de vues photos (on n’en aura jamais tant faites, même si on est très rigoureux quant aux achats : on prend si c’est « transcendant et mieux que ce que nous pourrions faire ». sinon on laisse...
Et retour en cabine... tiens, ça commence à bouger un petit peu, ce bateau... On en avait perdu l’habitude... Donc autant aller s’allonger, pour le dodo11...