Bonsoir à tous !
Il est 22 heures 30, et nous voici à bord du Costa neoRomantica, depuis plus de 10 heures à bord et près de quatre heures de croisière... et dix heures d’enchantement...

J’arrive pas à trouver ce qu’on pourrait dire de mal sur ce fantastique bateau... Madame PAP me dit que je vais y arriver, et comme elle a toujours raison

, on va trouver des choses... microscopiques... voire pas si microscopiques que ça, puisqu’elle a eu beaucoup de mal à vider les valises ou tout au moins à les transvaser dans les zones de rangements de notre cabine pourtant immense... Mais comme il faut un commencement à tout, revenons à hier...
PROLOGUE
Dimanche maussade sur Poitiers... Nous n’avons pas une très longue route à faire, puisque Tomtom a dit 5 heures... Du coup, pas de réveil aux aurores, nous ne partirons qu’en début d’après-midi... Autant grignoter à la maison avant de partir, et faire ce « long »

trajet d’un coup... Ce n’est donc que vers midi que Madame PAP, fidèle à elle-même termine nos valises en y incorporant toutes les vestes

... Et ce n’est qu’après notre petite collation que nous chargeons la 5008... Voiture de location que je suis allé chercher hier, et que nous abandonnerons au Havre... Eh bien je la recommande, cette voiture ! Elle a du coffre ! 5 de nos valises y tiennent, dont les 4 grosses... La Vel Satis n’en admettait que 3... Du coup, il n’y aura plus aux places arrière que ma valisette ordinateur, avec tous ses accessoires, et le grand sac photo (appareil, flash, 4 objectifs, batteries, chargeur... et les « porte-monnaie
Londres », de vieux porte-monnaie qui ont été remplis chacun de 60 livres et quelques pences, souvenirs de séjours linguistiques des enfants, pour notre excursion à
Londres...)
C’est comme aux jeux olympiques, ça commence par un faux départ

, vu que Madame PAP s’aperçoit au moment de rejoindre l’autoroute qu’elle a oublié de prendre son « plip » Liber-T sur sa voiture, vous savez, ce truc qui permet de passer avant tout le monde aux péages d’autoroutes, avec en plus l’impression jubilatoire qu’on ne paie rien...

Et paf... Comme aurait dit E.T., retour maison... (oui, oui, je sais, on aurait pu s’en passer, et prendre un ticket, comme « tout le monde »... mais bon, après, ça complique la comptabilité, toutes ces petites facturettes...)
Du coup, vrai départ à 13 heures, et ça démarre doucement, Poitiers-Tours, sur la A10, à 60 de moyenne... Figurez vous que des tas de gens qui rentrent de vacances ont eu l’idée de prendre la même autoroute que nous...

Heureusement, beaucoup doivent ignorer l’existence de la A28, plus récente, et c’est ainsi que tout va mieux après Tours, et que nous rejoignons
le Havre vers 17 heures 30... Etape au Novotel local (qui a l’avantage d’être à 300 mètres de l’agence où rendre la voiture demain matin...), non sans avoir refait le plein de la voiture...
Très calme, ce dimanche soir à Novotel... On est quatre tables, dans le restaurant... Retour en chambre, télé, dodo... la routine, quoi...
Lundi 3 septembre : LE HAVRE
Marrant comme y a pas besoin de réveil pour se réveiller à l’heure, les jours où quelque chose d’important et motivant doit se passer...

A huit heures, on est sur pieds, direction petit déjeuner... A 9 heures, direction l’agence AVIS, restitution de la 5008 (une bonne voiture, mais une boite manuelle pilotée, c’est *pas* une boite automatique !

), et retour à pieds (au moins 200 mètres) au Novotel. Là, on va prendre notre temps et notre douche, et vers 10h 30, check-out et appel de taxi pour le port... Le temps est bien gris, mais c’est bien connu que " les gens du Havre, Ont dans le cœur, Le soleil qu’ils n’ont pas dehors..."

Bon, le gars du taxi ne connaît pas
Le Havre, il a commencé avant-hier...

Mais il finit par nous trouver la gare maritime... Immense, le port du Havre, mais surtout pour les marchandises, la partie « humains » est finalement très petite, même si sont là aujourd’hui un bateau Aïda, dont on n’a pas vu le nom, le Grand Princess, et au bout du bout, le Costa neoRomantica... Sûrement lavé avec une nouvelle lessive, car il fait plus blanc que les deux autres... Hou... fait petit, vu de loin, mais super beau !

Nous voici à la gare maritime, il est 11 heures... à cette heure là, le Palacrociere grouille, ailleurs aussi, on a toujours vu plein de monde à nos embarquements Costa... Ici, rien... neuf Costamen et Costawoman qui rongent leur frein... C’est tout juste si ils acceptent de prendre en charge nos valises, « l’embarquement » ne commence qu’à 14 heures prétendent-ils, alors je leur explique que j’entends bien embarquer vers midi...

C’est surtout qu’il faut la Police, avant, et qu’ils ne savent pas quand elle va arriver, on est dimanche...

Il est midi, Domireig et mini-Domireig sont arrivées, et la Police les suit de peu (non, non, ce n’est pas elles qu’ils poursuivent !

), du coup, l’embarquement commence à midi... Et à midi 10 nous sommes à bord... non sans avoir constaté que toutes les valises présentes ont des étiquettes en papier... sauf les nôtres, que nous avons extraites de notre carnet... c’est, diront certains, un favoritisme scandaleux, mais bon, on va pas bouder notre plaisir...


Whaooo !


alors ce n’est pas le même « whaooo » que le jour de notre montée sur le Fantasia... Mais c’est « super beau »... Le hall d’entrée, de décoration violette d’une très belle sobriété, s’offre à nous... Ce n’est pas du tout le « Las Vagas » Costa habituel... Frédéric Mathieu (ah, l’animal, il n’a pas pris un gramme depuis notre croisière de 2007 sur le Victoria, mais quelle assurance il a pris, en 5 ans...

) nous accueille en expliquant que les cabines ne sont pas encore prêtes, il nous invite donc à rejoindre la cafétéria du pont 10, le restaurant Giardino...
Moi, vous me connaissez, procédure PAPale numéro 1

: rejoindre d’abord la cabine pour y déposer les bagages à mains et y prendre les cartes... il nous faut donc rejoindre la colonne d’ascenseurs avant... Rhhha ! les bougres, ils ont mis un malabar dans chacun des couloirs qui vont vers cette colonne avant (la bleue, ils ont gardé les deux couleurs du Romantica) qui nous indiquent la colonne arrière (la rouge) en faisant « 10 » avec leurs doigts...

Boooon ! ce n’est pas aux vieux PAP qu’on apprend à ruser... OK pour la colonne arrière, mais « 6 » (oups, j’ai oublié de prévenir Domireig, qu'on allait sortir au 6 en catastrophe, et elle reste dans l’ascenseur qui continue vers le pont 10), sortie, et retour par le couloir, vide celui-là

, jusqu’à la colonne avant (la bleue)... le temps de voir que sur les 4 ascenseurs, seuls les 2 du milieu desservent le pont 14 (ce que j’avais déjà vu sur les plans), de monter au 14 et nous voilà dans notre grande suite Samsara... splendide... immense... spectaculaire... J’y reviendrai... on fait un tour rapide, on prend nos cartes Costa (tiens, ils ont complètement changé le look de ces cartes, plus de bateau, mais une peinture classique et une couleur pastel variable bleu, rose, gris, doré, selon le niveau Costa-Club, ou un tableau aux couleurs vives pour les non membres du Costa-Club) on laisse nos bagages à main, et on file au restaurant Giardino, qui le midi fait office de cafétéria...
A notre retour on mettra des photos, mais... comment dire... on n’a jamais vu ça ailleurs chez Costa ! C’est beau, c’est blanc, c’est sobre, c’est lumineux... Et puis ce buffet ressemble à ceux de Celebrity... Pas de « trucs linéaires », pas de « chemin de fer » sur lequel glissent des plateaux ou des grandes assiettes ovales que les goinfres emplissent de tas de chose que souvent, ils ne mangeront pas...

Là, ce sont des ilots avec des entrées, ou des plats principaux, ou des fromages (bon, c’est pas le bar à fromages, là, juste les « traditionnels Costa »), ou des desserts... Il y a même des *vraies* glaces, comme sur le Solstice, et après test, aussi bonnes

, avec un serveur qui préparent les boules au fur et à mesure des demandes... Un vrai bonheur... Bon, pour le reste, je serais mauvais juge, j’ai pris une
francfort et trois frites, j’avais pas très faim... Mais Mme PAP a trouvé très bon ce qu’elle avait pris (surtout des salades)...
Ce n’est que plus tard, en lisant de Today, que nous avons pu apprendre qu’un déjeuner de bienvenue était organisé de 12 heures à 13 heures 30 au restaurant Samsara pour les cabine Samsara... Contrairement

au mail que m’avait envoyé Monsieur Tchangoum (directeur commercial et de la comm Costa), ce qui prouve sans doute qu’il reste sur les bateaux Costa une petite marge de libre initiative...

Ca nous apprendra à ne pas lire le Today le plus tôt possible... Mais bon, si nous avions déjeuné au Samsara, on n’aurait jamais testé la caféteria...
Retour en cabine vers 13 heures 30, pour le déballage des valises qui viennent d’arriver... Au passage petit tour de découverte au pont 9 avec le restaurant Samsara, le bar arrière, dit « Tango Night Club », juste à côté, puis le cabaret
Vienna, la galerie marchande, le restaurant-club, la chocolaterie... puis au pont 8 le restaurant Boticelli, le bar à vin et à fromages, le Casino (tout petit) le grand bar Piazza Italia (disparu le bar sur deux étages du Romantica !)... Il restera a découvrir le SPA, qui occupe ces deux étages, à l’avant... Et il n’y a pas assez de mots, pas assez de superlatifs, pour dire à quel point on aime la décoration de ces deux ponts publics... Fan-tas-ti-que !

Nous voici donc en cabine, pour constater que l’accueil est infiniment sympathique, ça rappelle un peu celui de novembre 2007... Superbe gerbe de fleurs, bouteille de Veuve Cliquot dans son seau à glace, assiette de petits fours salés, assiette de fraises au chocolat... Et la télé interactive de bord (là, Costa a super évolué, on y reveindra) nous informe dans la messagerie que « quelqu’un (sic) nous a offert un crédit de bord, et que nous pourrons l’utiliser pour tout achat à bord »... Décidément, on va finir par se prendre pour de vrais VIP

... mais bon, jouons pas les faux-modestes, c’est très très agréable de trouver tout ça, pas prévu, en arrivant en cabine, et nous remercions comme il se doit ce « quelqu’un » (encore une fois, ce sont les mots exacts de la messagerie)

Très grande, la grande suite Samsara, plus grande que toutes les grandes suites Costa, même celle de l’Europa, avec son entrée qui doit déjà dépasser les 5 m², qui dessert la chambre et la très grande salle de bains avec double vasque, baignoire, grande douche où l’on peut tenir à deux

(pas des sumos, quand même), son grand salon avec véranda sur l’avant du navire, face à la mer, avec canapé, face à une télé écran plat de 104 cm, table basse et deux fauteuils « bas », et aussi table haute et deux fauteuils hauts, lequel salon est prolongé sur la gauche d’une petite alcôve sous véranda, face à la mer, isolée du reste du salon, avec un canapé, et puis donc, la chambre, qui contient un coin bureau, et la zone du lit, avec une Télé écran plat de 82 cm, avec un mur entier en « baies vitrées donnant sur un immense balcon, qui donne à la fois sur l’avant et sur le côté, un peu comme celui de la suite royale du Fantasia, mais beaucoup plus « logeable », avec deux relax et deux petites tables, ainsi qu’une table ronde haute en rottin et 4 fauteuils assortis...
Bon, le premier des « couacs microscopiques »

: Mme PAP a du mal à retrouver ses marques dans les zones de rangements... C’est pas qu’il y en ait moins que dans les autres grandes suites Costa, mais c’est complètement différent, de grands placards, mais très peu de tiroirs... Des penderies pas assez hautes pour les robes longues ou les pantalons (si on ne veut pas les plier en deux), parce qu’elles ont toutes des étagères dans le bas... Et un coffre-fort ridiculement petit... la plus petite des tablettes n’y tiendrait pas, et avec simplement nos portefeuilles, les passeports, et les bijoux de Mme PAP, il est plein comme un oeuf... difficile d’y faire tenir notre fameuse « enveloppe de survie », qui devrait contenir en plus nos smartphones et nos médicaments usuels... Va falloir réfléchir...
Bref il aura fallu deux fois plus de temps que d’habitude pour tout ranger... et pour que toutes nos valises aient définitivement disparu sous le lit... Courte pause dans cet après-midi rangement, pour répondre au rendez-vous que nous a donné à 15h 30 Gustavo Garcia, le Responsable Comm et Costa-Club ! Ceux qui suivent nos aventures assidûment

savent qu’il m’avait sauvé la vie à
Saint Petersbourg, l’été dernier, en nous trouvant en dernière minute deux places pour le spectacle de danses folkloriques, alors que j’avais coché par erreur « danse classique ». Très heureux de le retrouver, d’autant qu’il nous offre une invitation supplémentaire au restaurant-Club... Décidément, on est choyé...

Juste le temps ensuite d’enregistrer ma carte VISA, et retour cabine pour finir de ranger...
Il est alors 18 heures et il est temps de se rendre à la réunion d’exercice d’alerte... Ce n’est pas la « principale », qui aura lieu au départ de
Hambourg, c’est une réunion organisée pour être « dans les clous » des nouvelles directives Costa (obligation pour tous d’un « exercice d’alerte » *avant* le départ). C’est-à-dire qu’il n’y a pas eu de sirène, pas de « 71 », rendez vous pour tous les embarquants du Havre (en gros 300 français et quelques autres) au salon
Vienna, pour une réunion exclusivement francophone. Frédéric Matthieu nous accueille, et explique que nous allons voir une petite vidéo (en fait celle qui tourne en boucle sur toutes les télés depuis l’embarquement, et qu’on a donc dû déjà entendre depuis midi une quinzaine de fois à défaut de l’avoir vraiment vue, pendant nos rangements

). Après quoi, les 5 groupes de « Muster Station », tous correctement équipés de leur gilet de sauvetage (et c’est pas triste de voir comment certains les mettent...) après éventuelle rectification, sont conduits par des membres d’équipages à leur « Muster station » et puis... c’est fini, chacun rentre chez soi... On nous a bien aussi expliqué que l’exercice des jours à venir à Harvich,
Amsterdam et
Hambourg ne nous concernait pas et qu’on n’avait pas à y venir...
Bref, l’impression quand même que si la forme est mise (opération réalisée avant le départ, contrôle des « cartes rouges », chacun sait en principe à la fin enfiler correctement un gilet, et est censé se souvenir de son point de rendez-vous), sur le fond, pas grand-chose de changé... Autrement dit, je ne parierais pas sur le simple résultat du jeu suivant : 200 passagers sont tirés au sort et amenés dans le salon
Vienna. Là on leur donne un gilet de sauvetage, et ils ont trois minutes pour l’enfiler tout à fait correctement et rejoindre leur « Muster station »...
19 heures, retour en cabine... Nous invitons Domireig et Mini-Domireig à venir partager avec nous la bouteille de Veuve Cliquot... parce que du Prosecco, on finit pas la bouteille, c’est pas trop grave, mais du Champagne, ça fait quand même mal au coeur... Et Mme PAP, quand elle a bu une demi-bouteille de Champagne, eh bien je peux vous dire que...


hou, mais y a peut-être des enfants qui lisent, alors je vais en rester là... Alors autant vider cette bouteille au cours d’un premier « demi-apéro VF » (à l’heure où j’écris, on n’a pas encore rencontré Tgvlent ni Avionsol... ou on les a croisés à l’exercice sans savoir que c’était eux...) fort sympathique...
20 heures 15... Nous allons écouter le début du speech de Frédéric Mathieu, qui spécifie bien que les conviés au second service auront le droit d’être en retard, mais que les gens affectés (sans horaire fixe) au Giardino le soir doivent y être avant 21 heures et pourront donc partir « avant la fin »... Il ne parle pas du Samsara, mais nous sommes concernés aussi, donc vers 20h 45, nous allons dîner... Très peu de monde... On nous propose une table pour deux, près d’une fenêtre... Je dis à notre serveuse que nous viendrons tous les soirs vers 20h 30, et souhaitons garder cette table, réponse OK... Excellent dîner, et très sympathique visite du maître d’hôtel italien (mais bon francophone) qui vient nous expliquer qu’il nous est permis si nous le souhaitons d’aller un soir au Boticelli, mais nous expliquons que si nous irons deux fois au restaurant Club, le restaurant Samsara nous suffit tout à fait, puisque de toutes façons, on peut y manger les plats proposés dans l’autre restaurant...

Nous n’avons pris certes que « entrée-plat-dessert », mais le service a été à la fois excellent et rapide, sans être trop accéléré... en moins d’une heure, nous avons terminé. Passage au Tango-night Club, juste à côté pour un petit digestif, et retour cabine... Mme PAP gagne rapidement le lit et s’endort... Je profite de l’heure de retard que nous prenons demain en passant à l’heure anglaise pour mettre ce C/R à jour... Avec un sentiment vraiment globalement très très positif... ça reste à étoffer, à conforter, mais ce soir très très positif...

Et puis grande première !!! Je vais dormir, pour la première fois depuis plus de 30 ans, sur la côté gauche du lit (c’est beaucoup plus pratique, de par la position du « coin bureau », et on en a décidé ainsi)... Mais j’ai l’impression qu’au réveil ça doit faire drôle...