Aristomakos · 4 décembre 2005 à 15:52 · 3 photos 113 messages · 30 participants · 19 529 affichages | | | | Pourquoi pas ! Amitiés Marianne | | | Bonsoir Anne, Il y avait en Suisse une ou deux agences spécialisées dans l'organisation de voyages vers les pays de l'Est, en particulier l'URSS. Elles ne le font plus aujourd'hui. Les participants à ces groupes étaient tout simplement des personnes intéressées par ces pays, leur mode de vie, la langue, l'histoire, etc. sans nécessairement une motivation politique. En général, ces voyages avaient lieu autour de Noël et Nouvel-An, pendant les nuits blanches à Léningrad, à d'autres périodes dans les Républiques d' Asie centrale. A l'époque, il était très difficile d'y voyager seul et beaucoup profitaient ainsi de la possibilité de s'y rendre. Je suis d'ailleurs tombée "dans la marmite" un peu par hasard, parce qu'un de mes amis guide s'est cassé le pied et, au vrai sens du terme, je l'ai remplacé au "pied levé" avec un groupe en partance pour Moscou. Et je n'ai plus arrêté depuis ! Un peu fatiguée ce soir, je vous raconterai encore quelques souvenirs une autre fois. Merci pour ton message et bonne nuit ! Marianne | | | Voici deux petits souvenirs de guide, amusants: Ah les préjugés ! Lors d'un voyage incluant Moscou, nous logeons au Rossia, cet immense hôtel de près de 4000 chambres près de la Place Rouge. Nous passons une bonne nuit, prenons notre petit déjeuner, et en route pour le tour de ville. Le Monsieur d'un couple d'un certain âge, assez silencieux et réservé, vient me parler. Il me dit: "Vous savez, il y avait un drôle de petit bruit de ronflement dans notre chambre.... cela devait être des micros cachés pour nous "espionner", nous n'avons donc prononcé aucune parole, ma femme et moi !". J'ai dû avoir un air un peu interloquée... et je me suis mise à rire. Difficile de le convaincre qu'il s'agissait certainement du règlage de la ventilation et que de toute façon, comme ils parlaient le suisse-alemand, il aurait fallu une armada de traducteurs spécialisés pour pouvoir informer (qui ?) qu'il avait complimenté sa femme d'avoir emporté sa chemise de nuit verte ! Panique Deuxième journée dans le Transsibérien, entre Irkousk et Novosibirsk. Une équipe de "loustics" du groupe a fait la fête toute la nuit dans le compartiment, ils sont encore assez "vaseux" lorsque je passe pour rassembler les passeports en vue de l'inscription à l'hôtel. Un des gars ne trouve pas le sien, il met tout le compartiment sans-dessus-dessous, vide sa valise, celles de ses copains, bref, le gros chahut. Mon amie Lara, qui est notre guide russe sur ce voyage, viens voir ce qui se passe. Elle ne se démonte pas du tout (pas plus que moi d'ailleurs) et lui dit simplement, laconiquement: "Ne vous inquietez pas... vous êtes déjà en Sibérie !". Je ne sais pas s'il a vraiment compris... (Il a finalement retrouvé son passeport... dans sa poche). A+ Marianne | | | As-tu des photos ????????????? | | | Voici deux petits souvenirs de guide, amusants: Ah les préjugés ! Lors d'un voyage incluant Moscou, nous logeons au Rossia, cet immense hôtel de près de 4000 chambres près de la Place Rouge. Nous passons une bonne nuit, prenons notre petit déjeuner, et en route pour le tour de ville. Le Monsieur d'un couple d'un certain âge, assez silencieux et réservé, vient me parler. Il me dit: "Vous savez, il y avait un drôle de petit bruit de ronflement dans notre chambre.... cela devait être des micros cachés pour nous "espionner", nous n'avons donc prononcé aucune parole, ma femme et moi !". J'ai dû avoir un air un peu interloquée... et je me suis mise à rire. Difficile de le convaincre qu'il s'agissait certainement du règlage de la ventilation et que de toute façon, comme ils parlaient le suisse-alemand, il aurait fallu une armada de traducteurs spécialisés pour pouvoir informer (qui ?) qu'il avait complimenté sa femme d'avoir emporté sa chemise de nuit verte !
Lorsque nous étions en Roumanie (épôque Caucescù) nous n'avions alors aucun préjugé, je puis vous l'assurer ! C'était notre 1er séjour à l'étranger, nous avions 20 ans, nous ne connaissions encore rien en politique et elle ne nous intéressait pas de tte façon ! Donc, nous nous trouvions au bord de la mer Noire, nous étions fliqués nuit et jour. C'est à dire qu'il y avait des gens partout et toujours : ascenseurs, couloirs, rues, bus, hôtels, restaurants, avions, que c'en était impressionnant ! Au début, nous nous étions aperçus de rien, naîfs que nous étions......... Mais trés vite, il a fallu se rendre à l'évidence, nous n'étions seuls nulle part ! Même pas dans notre chambre ! Incroyable, pensez-vous ? Une nuit, je me réveille persuadé qu'une souris, que dis-je, un rat peut-être bien, est en train de grignoter le bureau en bois qui se trouve dans notre chambre. La clim' n'existait pas, la ventilation encore moins donc, ne pensez donc pas à cela ! Donc cette nuit là où je me suis réveillé, le bruit m'a bien gêné au point que nous avons remué tout les meubles de la chambre !
Le bureau renversé, l'armoire poussée, le lit avancé, les chaises déplacées... ll en fait trop dites-vous encore ? Peut-être mais lorsque nous allumions la lumière, le bruit cessait et dés cette dernière éteinte, le son recommençait. Vous connaissez ce léger bruit lorsqu'on frotte trés légérement sur le dessus d'un micro ? Cet espèce de grattement ? C'était le même bruit.... Puis soudain, un léger bruit de voix dont on devinait l'éventuelle provenance sous le bureau nous intrigua !
Ben oui, c'est vrai ! On le retourne à nouveau découvrant un simple fil de cuivre coincé sous le rebord intérieur du bureau !
Vous suivez toujours ? Nous n'entendions plus de voix, sans doute notre imagination mais le temps a passé et je puis vous assurer que les nuits qui suivirent ont été trés calmes...........puisque nous avions sectionné le dit-fil ! | | | À: Plascassier · 12 septembre 2006 à 10:26 · Modifié le 12 sep. 2006 à 11:13 Re: L' Europe de l'Est avant 1989 Message 86 de 113 · Page 5 de 6 · 2 234 affichages · Partager Je vous crois sur parole... et je n'ai d'ailleurs jamais dit que cela n'existait pas. Il est bien connu que dans tous les hôtels, à l'époque, il y avait des chambres équipées spécialement pour savoir ce qui s'y passait. En général, on y logait des hommes d'affaire, des membres de délégations officielles, etc. Je doute fort qu'il y ait eu une "surveillance" aussi poussée pour nos groupes de touristes... mais c'est vrai, on ne sait jamais. Dans ce cas, je pense qu'ils auraient plutôt surveillé les guides qui venaient souvent et avaient donc des possibilités de faire de petits business. Mais je n'ai jamais senti que l'on m'observait trop ! C'est juste, il y avait toujours beaucoup de monde partout, des tas de "petits métiers" que l'on ne rencontrait plus chez nous (les dames des ascenceurs, par exemple). L'interprétation officielle: tout le monde doit travailler, il n'y a pas de "salut" si l'on est pas affilié à une "entreprise"... et que ces personnes aient pu donner des informations sur les allées et venues des touristes, cela ne fait aucun doute (de même que les femmes de chambre, le barman, le chauffeur, etc.). Mais cela ne m'a jamais inquiété et je ne me suis jamais sentie particulièrement mal à l'aise à cause de cela ! Bonne journée Marianne
PS. A ce propos encore: dans les hôtels, les guides étaient toujours logés dans une "section" à part, des chambres en général assez cra-cra (puisque elles étaient gratuites, 1 gratos pour 20 touristes). Je m'en suis souvent plaint à nos guides russes... mais je n'ai jamais été relogée dans une meilleure chambre ! Tout le contraire de Bali, par exemple, où un des hôtel de la plage loge les guides dans une petite maison qui leur est réservée, superbe chambre, corbeille de fruit, etc. En allant remercier le directeur de ce sublime accueil, inespéré, il m'a simplement dit que nous étions ses porte-paroles et la meilleure publicité qu'il puisse avoir ! Voilà un bon marketing... | | | Désolée, pas de photos, juste quelques-unes de soirées avec les groupes et mes amies russes. Elles ne sont pas intéressantes pour le public ! A+ Marianne | | | Tant pis ! | | | Merci beaucoup pour ces souvenirs, évocations et anecdotes que j'ai eu bcp de plaisir à lire. | | | Un petit souvenir sur une forme de "censure": Lors des funérailles d'Etat du maréchal Dmitri Ustinov, en novembre 1991 (?? je ne suis pas tout à fair sûre de l'année !), nous logions au grand hôtel Intourist, proche du Manège, à un jet de pierre de la Place Rouge. Comme tout était bouclé pendant le grand défilé, nous avons suivi le cortège et autres discours d'un oeil à la fenêtre, de l'autre à la télévision, qui en assurait la transmission. Etonnement général... cette transmission "en direct" était décalée d'env. 15 minutes. La réponse à notre question: si jamais il y a un mouvement de foule incontrôlé, un groupe qui pourrait profiter de l'événement pour se manifester, etc. la télévision peut le "couper" à temps pour ne pas inquiéter le "bon peuple"!!
Ce "bon peuple", justement, qui devait avoir des mérites particuliers pour obtenir, pendant les fêtes de fin d'année, un des billets très convoités pour un spectacle du Bolchoï, du cirque, etc. Les touristes en avaient toujours, des sections entières du fameux théâtre leur étaient réservées ! Comme il y avait dans chaque groupe des personnes qui ne s'intéressaient ni à l'opéra ni aux soirées de ballet, j'avais toujours quelques billets de rab à offrir (puisque inclus dans le forfait du voyage). Je n'oublierai jamais les parents d'une amie, avertis dans l'après-midi du 24 décembre, qui attendaient patiemment devant la grande entrée du Bolchoï, passablement frigorifiés, que je leur remette deux de nos billets en trop. Ils avaient passé 70 ans et n'avaient jamais pu obtenir des entrées dans ce théâtre, pourtant près de chez eux ! Une belle fête de Noël pour eux, une belle fête aussi pour nous, à voir leur joie et leur plaisir d'être là.
A l'époque, tous les spectacles commençaient à 19h, pour que les heureux détenteurs de billets puissent se rendre au théâtre immédiatement après leur travail. En hiver, pas question d'y arriver avec des petits souliers de soirée... neige et glace obligent ! Chaque fois, nous assistions donc, dans les vestiaires, à la grande métamorphose: gros manteaux, bottes, bonnets, chapeaux, jaquettes, étaient remis à la dame du vestiaire, et les petits souliers, emporté dans un sac en plastique, faisaient leur apparition. Puis coup de peigne et maquillage devant un des grands miroirs du foyer, et hop, tout le monde arrivait dans la grande salle sur son 31 ! C'était impressionnant ! J'aime me souvenir de cette ambiance assez particulière... s'était réellement comme le premier acte du spectacle !. | | | Snif, tu as de la chance d'avoir vu ça ! privilégiée !  .... 
et en ce qui concerne la nouriture ??? | | | Ah oui, c'est une bonne question ! Beaucoup de bortch... Lors de ces voyages organisés, le petit déjeuner et le repas du soir se prenaient en général à l'hôtel où nous étions hébergés, celui de midi en route, dans le coin que nous étions en train de visiter. Les deux-trois premiers voyages, j'ai trouvé que la nourriture était assez peu variée, beaucoup de soupes (agréable à cause du froid), du riz, du poulet, de grands saladiers de racines rouges, des concombres et des champignons au vinaigre, de temps en temps un oeuf dur, quelques fruits (rares). Au petit déjeuner, un seul et unique café par personne et le célèbre pain russe, très foncé et un tantinet aigre (mais j'aime !). Par contre, il y avait toujours un samovar en action quelque part. Bon, on était en hiver, il ne fallait pas trop en demander !
Puis, un jour, mon amie Lara m'a expliqué LE système: les guides russes, pour chaque groupe qu'elles accompagnaient, avaient un budget à dispositionn pour les 3 repas du jour, budget qu'elles pouvaient gérer à leur convenance. Ce sont donc les guides qui commandaient les menus. Elles le faisaient la veille, en fonction de la "catégorie" du groupe, sur la base d'une liste très très précise (grammes par portion et prix). Exemple (ordre d'idée, je ne me souviens pas des prix exacts): 1 café + 1 oeuf dur + 20 gr. de pain + une noisette de beurre + 1 cuillère de confiture = 6 roubles: 1 soupe + 1 portion de riz + 1 cuisse de poulet + 30 gr. de racines rouges + 1 eau minérale + 1 tranche de cake = 12 roubles: 1 soupe + 50 gr. de pommes-de-terre + 1 filet de poisson + 10 gr. de mayonnaise + 1 eau minérale + 1 pomme = 12 roubles aussi ! Bon j'arrête... Si elles avaient p.ex. 40 roubles à disposition par jour et par personne, elles avaient donc économisé 10 roubles... et plus elles économisaient, plus Intourist leur en faisaient compliment ! Ce n'est pas une blague... Conclusion: à partir de ce moment-là, j'ai toujours participé au choix de nos repas, consulté les listes des restaurants avec nos guides et veillé à la bonne gestion du budget et à la variété des menus. Ce qui était tout à fait possible, il y a d'excellentes recettes russes. Une petite explication au groupe sur la bonne gestion du budget par notre guide russe se ressentait toujours dans les cadeaux qu'ils lui faisaient à la fin du voyage... et elles ne s'en sont jamais plaintes ! En général, le "problème" majeur était le respect des grammes par portion ! Difficile à estimer à vue de nez... sauf pour le caviar (12 grammes), les soirs de fastes, lorsque seuls trois grains se courent après sur un petit toast et qu'à la fin du repas, les serveurs ou le maître d'hôtel ou le cuisinier viennent nous vendre sous la table et à prix concurrentiel les boîtes des grammes économisés... mais ça aussi, finalement, ça reste un bon souvenir !
Une question à laquelle il a fallu répondre très souvent: pourquoi les soupes sont-elles si chaudes et le reste de la nourriture servie tiède ? Est-ce que les plats ont été préparés longtemps à l'avance ? Ont-ils donc trainé quelque part = sont-ils peut-être contaminés? etc. Au bout de deux repas, les participants avaient compris (et en général accepté !) que les Russes ne mangent pas de plats qui "fument" encore, comme nous en avons l'habitude ! Et la question était réglée...
Cela me faisait d'ailleurs chaque fois rire.... les groupes de touristes étrangers que j'accompagne en Suisse me posent exactement la question inverse: mais pourquoi est-ce que vos plats sont si chauds ? Et d'attendre qu'ils refroidissent pour commencer à manger... Imaginez-vous ce que cela donne en cas de soirée typique avec fondue ! | | | Bonjour tout le monde,
Cet été je suis retourné en Roumanie, 22 ans après mon précédent passage. J'ai retrouvé le camping Casa Alba, près de la forêt de baneassa. A l'instinct, puisque dans cette roumanie de 2008 AUCUN panneau n'indique la direction du seul camping de Bucarest. Pourtant vaste et bien aménagé. Je suis allé mangé dans ce restaurant Casa Alba (près du camping) où, en 1986, on avait dépensé toutes nos devises, avant de gagner la Bulgarie.
Résultat ? 10 employés pour les 4 seuls clients que nous étions. Mais un seul pour nous servir, les autres regardaient un match de foot roumain. Une nourriture très moyenne et une addition très salée limite arnaque (pour du poisson pané !). Mais bon l'essentiel est d'être retourné sur les traces de ce voyage fondateur (pour moi) de 1986. D'avoir reconnu les lieux. D'avoir pu prendre quelques photos. Car il m'en reste bien peu de souvenir, à tel point que j'ai dû essayer de le reconstituer à partir des rares données préservées.
Et que pensez de cette roumanie de 2008, presque 20 ans apres la chute du communisme ? Un sentiment mitigé. On ne peut s'empêcher de philosopher sur la liberté. Sur l'occidentalisation. Le libéralisme sous toutes ses formes. Je vais essayer de rédiger un récit illustré, plus tard, dans une autre discussion. En attendant, seuls les conglomérats industriels très présents, l'omniprésence des policiers à Bucarest et les routes défoncées rappellent la Roumanie de 1986. Et le reste ? Il est intemporel ( Roumanie "éternelle") ou il s'agir des signes actuels de l'occidentalisation, ce triptyque que j'apprécie si peu mais que l'on retrouve partout à l'Est de l'Europe : 4x4 énormes vitres teintées/téléphones portables/filles très belles mais dont le seul but est de ressembler aux tops-models...
Je réactive cette discussion espérant que de nouveaux membres de VF puissent nous apporter d'autres contributions sur des voyages effectués en Europe de l'Est avant 1989. Les précédentes contributions, dont je remercie les auteurs, ayant été déjà très enrichissantes.
Et je glisse ici une petite pensée pour qui vous savez, lui qui aurait tant voulu connaître l' Europe de l'Est avant 1989. | | | En réactivant cette discussion ancienne, vous me permettez de découvrir quelques aspects de ces pays à travers des témoignages. Je n'ai jamais visité ces pays, mais je me souviens avoir appris des tas de chiffres faux pour le bac. Le jour où le mur de Berlin s'est ouvert pour la première fois, le 9 novembre 1989, j'ai été très émue et je me suis dis que c'était quelque chose d'exceptionnel. J'ai encore de nombreux posts à lire. Marie. | | | Qui se souvient de l'odeur particulière qu'on sentait, à l'époque, dès qu'on montait dans les avions d'Aeroflot ou (moins fort) dans les wagons soviétiques à la gare du Nord, et qui vous annonçait de façon infaillible que vous étiez désormais en URSS?...
Je me souviens de Brasov en 1979. C'est une ville fabuleuse où j'ai envie de retourner. Les monuments doivent avoir été restaurés... A l'époque, en Roumanie, il y avait des restrictions draconiennes sur la consommation d'énergie et les rues de Brasov étaient éclairées par un réverbère sur deux. Ou était-ce sur trois? | | | Je ne me souviens pas de l'odeur des avions mais de celui du thé que l'on nous amenait dans le compartiment du train. Un long tapis d'Orient (je crois) longeait le couloir du wagon, le responsable avait une espéce de cabine en bout dudit couloir. Je me souviens que nous avions sympathisé avec un jeune russe du compartiment voisin, sa mére lui avait donné un gateau infâme qu'il a partagé avec nous, je dis infâme parce que la restriction existait bel et bien et que la maman avait utilisé une farine un peu bizarre et franchement, pas vraiment bonne ! Mais en attendant, on a tout échangé, saucisson pour nous et vin rouge, je vous assure que la soirée dans le train a été mémorable.
Pour en revenir aux avions, trés sincérement, je pense que nous avons eu de la chance....de ne pas mourir !!!
Je me souviens de la dépressurisation et du mal d'oreilles lors des atterrissages, c'était terrible | | | Le thé. On ne trouvait que du thé de Russie à ce moment-là... L'eau chaude ou le thé dans le wagon existent toujours. | | | Nous ne sommes jamais retournés mais je me souviens du samovar sur toutes les tables | | | Bonsoir,
Je m'adresse aux VFistes nouvellement inscrits depuis deux ans et qui auraient eu la chance de voyager dans les Pays de l'Est avant 1989. Pouvez-vous nous faire part de votre expérience, d'anecdotes ?
On vous remercie d'avance ! | | | Je suis allée en Roumanie en 1983 avec les parents et la grand-mère. Le tout en voiture depuis la France !!
Nous traversons la RFA puis nous arrivons en Hongrie, le premier des pays de l'autre bloc de notre périple.
Un pays qui nous semble un peu pauvre mais rien de dramatique : les magasins de nourriture sont bien achalandés et les repas abondants.
Puis, c'est le passage en Roumanie...
Nous arrivons à la frontière une longue longue file. Nous prenons place. Ca ne bouge pas beaucoup. Une première Voiture nous double puis une seconde, une.... Nous faisons vite le lien entre doubleurs et pays de l'Ouest!!!
Une file était réservée aux occidentaux qui passaient assez rapidement après une fouille légère alors que les voitures de l'est était dépecées et les occupants cuisinés...
Nous retrouverons ce double système dans les stations service : comme nous payons en devises fortes et que l'essence nous est vendue plus chère pas d'attente ni de rationnement!! Les pauvres roumains eux attendaient des heures pour leurs 10 litres (je crois que c'était à peu près ça) mensuels 
La deuxième surprise les repas..... Le premier repas fut pris en suivant les indications de notre guide : nous sommes tombés dans une sorte de cantine ouvrière avec plat unique servi dans des assiettes en fer blanc : du choux avec des morceaux de gras le tout arrosé d'une bière quasi transparente.... Je me souviens encore de la tête de ma grand mère 
Le reste des repas dans ce pays fut à l'avenant : jamais le choix entre plus de 2 plats, toujours du choux des patates et du porc (plus de gras que de viande....)... J'ai aussi pu déguster d'horribles bonbons qui tenaient plus des spécialités du Père Noèl est une Ordure que d'un artisan chocolatier....
On pouvait cependant acheter en devises des barres chocolatées occidentales et autres biscuits dans les boutiques des grands hotels (boutiques réservées à la Nomenklatura...)
J'ai perdu quelques kilos 
La troisième surprise fut le change. Tous les roumains voulaient changer au noir à un taux 10 fois supérieurs au taux officiel. Par exemple, vous conveniez avec votre serveur au restau du change de 500 FF. En vous apportant l'addition, il vous glissait dessous la liasse de lei.... Vous preniez les sous, les comptiez puis payiez votre repas en mettant aussi sous la note votre billet de 500 FF 
Tout ce qui était occidental pouvait se vendre même les vêtements usagés...
Il faut dire qu'il n'y avait quasi rien dans les magasins et ce qui était proposé semblait sortir tout droit des années 50...
Nous faisions donc sensation partout où nous passions....
La talbot solara : quelle voiture de luxe par rapport au Dacia R12 !!! Les roumains étaient sidérés de voir qu'il y avait une horloge dedans et la radio....
Des valises à roulettes!!!! Quelles choses étranges....
Un walkman....
Je n'ai jamais été aussi observée depuis sauf au fond d'un vieux bus dans le delta du Mékong
Je me souviens de tout ceci comme si c'était hier alors que je n'avais que 14 ans !!! Je crois que c'est le voyage qui m'a le plus marqué tant tout était différent alors que nous n'étions pas si loin de la France....
Les derniers souvenirs : le choc en arrivant en Yougoslavie !!!! Des magasins remplis, du choix, l'anonymat retrouvé!
Et le sommet, le retour en Occident : nous fumes un peu déboussolés en revoyant un marché avec ses étals de fruits, de fromages de fleurs..... Le paradis | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 11 612 visiteurs en ligne depuis une heure! |