| Expériences à vélo: neige, glace et (très) basses températures? Abeillaud · 31 mars 2007 à 23:11 · 12 photos 52 messages · 17 participants · 23 273 affichages | | | | À: Abeillaud · 22 janvier 2008 à 18:46 Re: Expériences à vélo: neige, glace et (très) basses températures? Message 21 de 52 · Page 2 de 3 · 9 815 affichages · Partager  Salut Abeillaud, Ici dans notre beau petit pays plein de montagne, il y a un constructeur de vélo à des prix qui par rapport à la concurrence me semble assez loyal, et y a peu être celui que tu aimerais tant avoir afin de faire un bon et beau bout de chemin. Voiçi le Lien: fr.simpel.ch/velos/frischluft/tour/
Bien vu, à toi de voir et bonne route. | | | À: Quéqué · 23 janvier 2008 à 23:05 Re: Expériences à vélo: neige, glace et (très) basses températures? Message 22 de 52 · Page 2 de 3 · 9 764 affichages · Partager Oui, ce vélo mérite qu'on y prête attention. Il associe un frein à disque avec une dynamo-moyeu (c'est donc possible) et des points de fixation pour porte-bagage -c'est un cadre trekking- et bien entendu le Rohloff que je cherche. Ce n'est pas un système de frein hydraulique mais mécanique (par câble) et de bonne facture; en effet AVID (SRAM) est un modèle réputé pour sa qualité, me dit-on. La réflexion sur ce point doit être prolongée et mieux documentée. Il semblerait que le système par câble permette une plus grande course des patins et donc moins de frottement dans le cas d'un léger déréglage, de plus le câble est d'une maintenance plus simple quand on a peu d'outil et qu'on est loin d'un atelier. Finalement ce vélo peut être un bon choix (bien que je ne trouve pas le cadre très joli, ni ses formes, ni sa peinture) tout en considérant le prix qui n'est pas exagéré (le Rohloff lui-même est coûteux).
Pour la pompe (billet plus haut), la réponse de Topeak [à "I would like use a Topeak pump for my bike to -30 °C or -40 °C. Does the pump work in this conditions?"] :"This has not been something that we have really tested for. I have a feeling that they would work, but i dont know for how long. The O-ring would be sensitive to that level of cold weather." Donc pas sûr et à expérimenter (il faudra tester à plusieurs reprises dans le congélateur  ). Notons quand même l'excellente documentation qu'on peut trouver sur l'entretien des pompes de cette marque sur leur site. Merci et à plus. | | | À: Abeillaud · 15 février 2008 à 12:03 Re: Expériences à vélo: neige, glace et (très) basses températures? Message 23 de 52 · Page 2 de 3 · 9 685 affichages · Partager J'ai commandé ce Simpel Frischluft Tour. A plus pour la suite des préparatifs.
Pour compléter cette discussion, je vous fait part de quelques éléments d'information les plus intéressants reçus sur un autre forum (la discussion sur le forum Doc vélo ):
"J'utilise la graisse synthétique Advance Snow Ultra de chez Canadian Tire, ça fait pas mal comme de la graisse à roulement pour auto, la graisse a bike des boutiques a tendance à être un peu plus amincie que ça. Surtout, ça devient pas plus dur a pédaler quand il fait -40. J'ai aussi entendu du bien à propos du Lubriplate mag-1 pour les bikes en hiver, mais je l'ai jamais essayée."
[à tester...]
"Je pense à certains dérailleurs (genre Sram, ou il y a beaucoup (trop, à mon goût) de plastique, ou d'autre matériaux composites... ou par exemple, Campagnolo, dans le très haut de gamme route où il y a du carbone... J'ai envie de dire qu' à la rigueur, il vaut mieux taper dans le moyen/haut de gamme..., pas dans le très haut de gamme, ou les pièces, même si elle sont en alu ou acier, sont trop allégées. Le froid favorise la "casse nette" de ce genre de matériel."
[Je me suis orienté vers un système totalement différent avec le Rohloff et j'ai abandonné le 28 pouces pour le 26 pouces pour différentes raisons] | | | À: Abeillaud · 16 février 2008 à 20:05 Re: Expériences à vélo: neige, glace et (très) basses températures? Message 24 de 52 · Page 2 de 3 · 9 627 affichages · Partager Les expériences de voyage à vélo dans un hiver rigoureux sont assez peu relatées. Aux sites mentionnés par vous-mêmes dans les billets plus haut, je voudrais ajouter ces références (dont vous avez peut-être déjà entendu parler, ou peut-être lues) Gauthier, Yves (2001), Le centaure de l'Arctique, Ed. Actes Sud, Coll. Aventure (Marc de Gouvernain, dir.), Arles, 251 p. Récit du fabuleux périple de Gleb Leontievitch Travine à travers la Russie dans les années 1927 à 1931. Tuijn, Ralph, Voorbij magadan, référence et commande de l'ouvrage sur son site "Ralph Tuijn, extreme reizen door extreem koude gebieden" On me conseille sa lecture, je n'y manquerai pas -une bonne occasion aussi de pratiquer agréablement le néerlandais. | | | À: Abeillaud · 26 février 2008 à 4:51 Re: Expériences à vélo: neige, glace et (très) basses températures? Message 25 de 52 · Page 2 de 3 · 6 546 affichages · Partager Je n'ai malheureusement écrit aucun livre sur le sujet, mais j'ai une certaine expérience en matière de cyclotourisme hivernal.
Des routes secondaires dégagées aux tertiaires qui se transforment en pistes de motoneige, des belles journées ensoleillées aux fin d'étapes à la noirceur frisant les moins 20 degrés. Un peu de tout quoi.
Quelques infos en vrac :
Selon que tu rouleras sur des routes fréquentées ou non, il peut être beaucoup plus intéressant de miser sur des pneus à crampons (sans pointes métaliques) étroit (styles cyclocross) -- j'utilise les Schwalbe CX pro 26x1.35.
Aucune modification n'est nécessaire! Il suffit de diluer la graisse des leviers de vitesse intégrés dans le l'huile. Idem pour la graisse du corps de cassette. Pour le reste, ça va.
Mon meilleur ami : garde-boue avant allongé jusqu'à quelques cm du sol. Il évite de transformer le pédalier, la cassette et les rayons de la roue arrière en blocs de glace.
Mon avis sur les freins magura : sans doute les plus fiables puisque l'huile minérale qu'ils utilisent souvent risque moins de figer que la DOT4 des autres compagnies. Ceci dit, même avec la charge du matériel de camping d'hiver, je me suis souvent débrouillé avec l'aide du seul frein avant (j'ai à quelques reprises utilisé mon vélo urbain pour le cyclocampinghivernal).
Le pire, c'est les pieds. Avec les bon trucs, tu peux rouler jusqu'à moins 20 en chaussures de vélo + pédales automatiques.
J'ai bien quelques autres trucs que je pourrai partager si tu le désire. Image attachée: Photo postée par le membre Mononc. | | | À: Mononc · 26 février 2008 à 12:08 Re: Expériences à vélo: neige, glace et (très) basses températures? Message 26 de 52 · Page 2 de 3 · 6 525 affichages · Partager Dans quelles conditions de terrain, des 26 x 1.35 (section relativement étroite pour des 26 pouces) à gomme sculptée du genre Schwalbe CX Pro conviennent bien? J'ai envie de dire sur la neige bien tassée. Le rapport grip/résistance au roulement doit être le meilleur effectivement dans ces conditions. Par contre, est-ce vraiment un désavantage d'utiliser des crampons métalliques pour une section identique?
Pour ma part, je compte affronter des terrains variés en Sibérie (chemins caillouteux verglacés ou boueux, surface de glace plane comme un billard ou tailladées par des compressions, routes enneigées sur laquelle vient de passer le chasse-neige ou couvertes de plus de 20 cm de poudreuse,...) et cela pendant plus d'une saison, du début de l'hiver au début du printemps. Mon choix actuel: j'ai opté pour des pneus à tringle souple (folding) considérant qu'il me faudra emporter dans mes bagages une ou deux paires supplémentaires. Chez Schwalbe en 2008, on trouve un choix assez large. Donc j'envisage, à titre d'exemple, les versions les plus 'renforcées' (protection élevée contre les crevaisons, notez que les pneus cyclo-cross CX Pro le sont relativement peu); des Schwalbe Nobby Nic (pour un terrain dégagé de neige et plus ou moins roulant, des Schwalbe Muddy Mary à grosse sculpture (26 X 2.35) pour un terrain rocailleux, boueux mais sans glace et les Schwalbe Ice Spiker Pro (361 crampons, 26 x 2.10)pour la neige et la glace. Ces pneus à tringles souples robustes sont inévitablement lourds, il faudra peut-être faire des choix sur ce qui est à emporter. Même si les jantes d'origine de mon vélo n'acceptent pas les sections inférieures à 1.60, un pneu du type Schwalbe CX Pro (26 X 1.35) pourrait être envisagé.
Vous confirmez mes expériences en laboratoire décrites plus haut. Il faut diluer la graisse et surtout protéger les éléments mécaniques des amas de glace. C'est pourquoi, j'ai choisi la transmission Rohloff considérant le périple en vue. Le représentant Rohloff disait en anglais (billet précédent) qu'en-dessous de 15°C, remplir le moyeu de 50% d'huile et 50% de liquide de nettoyage était une solution satisfaisante. Le mécanisme étant hermétiquement fermé, il ne reste plus qu'à protéger la chaîne et les deux pignons, ce qui peut être facilement fait par un protège-chaîne commercialisé (en plastique? attention danger de casse de cette matière) qui enveloppera le tout. Donc, je ne sais pas trop si je vais ajouter un garde-neige au-dessus des roues vu le risque d'accumulation de glace entre ces deux pièces. Mais pas en plastique, c'est sûr.
Il faut aussi penser aux câbles de frein/transmission et leurs gaines. Je me tourne actuellement vers les Goretex RideOn dont la commercialisation a repris. Ces câbles n'ont pas besoin d'être huilés et la matière des gaines ne se fissure pas au gel, ils sont conçus pour être fermés hermétiquement sur toute la longueur, de la poignée jusqu'au périphérique: du matériel très adapté selon les auteurs d'article du site Icebike (mentionné plus haut).
Pour les freins, les maguras hydrauliques sont aussi appréciés par les coureurs de l'Iditabike et ses déclinaisons (une course que vous connaissez sûrement, vous qui habitez au Québec et qui êtes mordu de vélo -aaah, si, si... je vois deux 'Bob' sur votre photo! ;-) Je reste sur mes choix des AVID à disques et câbles (les raisons sont à lire plus haut). Il me reste à expérimenter cela.
- Pour les pieds et les mains:
Le sujet est difficile quand on a aucune expérience. La Belgique n'est pas le Québec, on n'a pas la chance d'avoir une bonne couche de neige tous les hivers et les moins 20°C, c'est tous les 20 ans ici!
On parle en bien du modèle Lake MXZ302, les seules chaussures vélo vraiment conçues pour des basses températures selon, encore, le site Icebike. Au-dessous de moins 15°C (moins 20°C pour les moins frileux), je pense qu'il faut se tourner vers des sur-chaussures de marque NEOS (par exemple) dans lesquelles on place ses chaussures vélo ou alors opter pour de vraies bottes (un ou deux modèles de Baffin Inc. pourraient convenir). La difficulté, n'est pas de les faire tenir sur les pédales (la solution est une large lanière de type 'Power Grips MRP' fixée en oblique sur la pédale qui permet de dégager assez facilement ses bottes), mais de pédaler avec, je pense, vu leur poids, et leur rigidité nécessaire pour le maintien axe cheville-jambe. Ces bottes ne sont évidemment pas prévues pour les quelques originaux lançant leur vélo sur les pistes verglacées de montagne mais pour le ski, la moto-neige ou pour tout simplement promener le chien. Difficile de les essayer avant de les acheter: les magasins les plus proches de Bruxelles qui disposeraient seulement d'un ou deux modèles de cette marque, et peut-être pas les plus adaptés, se situent à Paris et à Monchen Gladbach ( Allemagne). C'est en regardant les photos sur des sites de vente, qu'on essaye de se faire une idée... Si des heureux possesseurs de ces bottes me faisaient parvenir leurs expériences, j'en serais ravi.
PS: La photo m'a fait plaisir et me pousse à poursuivre mon cheminement. C'est volontiers que nous échangerions quelques bons trucs. Autre choix à faire: avec ou sans ma 'Bob'?
Olivier | | | À: Abeillaud · 26 février 2008 à 15:26 Re: Expériences à vélo: neige, glace et (très) basses températures? Message 27 de 52 · Page 2 de 3 · 6 516 affichages · Partager J'oubliais de vous dire, pour les mains...
Mettre le mot 'poggies' si vous cherchez en anglais. Le modèle 'EPIC' me paraît pas mal par exemple (sans vouloir faire leur pub), je leur ai demandé si c'était possible de les garnir d'une épaisse fourrure plutôt que le fin moletton. Ces 'gros sacs' me paraissent indispensables à un certain niveau car de grosses mouffles au dessus de deux paires de gants (matériel type de l'alpiniste) seront moins isolantes (le gonflant est écrasé) et la préhension du guidon sera aussi meilleure.
On en voit dans ce carnet remplies de jolies photos qui font tant envie, et trop rare, c'est écrit par une femme. | | | À: Abeillaud · 27 février 2008 à 15:52 · Modifié le 27 fév. 2008 à 17:52 Re: Expériences à vélo: neige, glace et (très) basses températures? Message 28 de 52 · Page 2 de 3 · 6 498 affichages · Partager Up in Alaska :
Joli blog! J'ai vu le même Surly en chaire et en os (si je puis dire) : belle bête.
Les pneus :
Les sections de 1, 35 sont parfaites dans les conditions québécoise! Autrement dit : ou de la neige tapée (bien raclée par la charrue), ou de l'asphalte, ou de l'asphalte couverte de neige. On cherche alors à avoir un pneu plus roulant, ou un pneu qui rejoint le solide (étroit et qui ne flotte pas sur la neige).
Si tu comptes rouler sur des surfaces de neige plus profonde, je recommande en effet de choisir des pneus plus larges. Comme tu risques de rouler avant et après le gros de la saison de la neige, il me semble judicieux d'éviter les pointes métaliques. Pourquoi pas des pneus de xc larges (2.3) à crampons minces? (à titre d'exemple)
La mécanique :
Le choix Rohloff est des plus judicieux. Après tout, tant qu'à y être, pourquoi faire les choses à demie? Garde-neige : les garde-boue de plastique sont maintenant fait d'une plastique assez souple pour résister au froid... pendant quelques années au moins. Après un certain temps, le plastique s'évente et devient cassant. Ils sont cependant assez durable pour à peu près deux voyage comme celui projeté. Les modèles de Planet Bike peut-être pas disponibles en Europe) et de Zéphal (certainement disponibles en Europe) sont dignes de confiance. Pour l'accumulation, pas de souci : je n'ai jamais connu ce problème. Ni en ville, jour après jour, ni en cyclocampinghivernal.
Gore Ride On : Attention! On peu rouler avec ça sur plusieurs milliers de kilomètres sans soucis... dans la mesure où le montage est impeccable. Le moindre accroc à la membrane gore lors du montage et celle-ci s'effiloche lentement mais sûrement jusqu'à bloquer complètement le mouvement du câble. Dans votre cas, le problème ne se déclarerait que tard dans l'expédition; trop tard. C'est un risque à prendre, mais il est vrai que quand c'est bien fait, c'est pour longtemps.
Les freins : choix judicieux aussi. Attention de choisir des plaquettes aglomérées ( cintered), calibre freins hydroliques, puisqu'elles seront beaucoup plus durables. (J'ai eu des problèmes d'effritement suite à de groooooooooooos freinage en tandem+bob sur avid BB7 203mm.)
Pieds et mains :
Personnellement, je ne saurais me passer de mes pédales automatiques. J'ai passé trop de temps et dépensé trop d'énergie à développer un bon coup de pédale pour laisser tomber et passer aux pédales plateformes. Ce qui complique les choses! Les Lake sont effectivement pas mal, bien que je doute quelles suffisent. Quelques trucs : remplacer les assises plantaires par un modèle maison découpé dans de l'Evazote 5mm (tapis de sol). Utiliser des couvre chaussure de néoprène pas trop épais, bien élastique et d'un point trop grand (donc facile à enfiler : un critère essentiel) et fabriquer, avec ce qui reste d'Evazote pour bricoler des couvre-orteils que les couvre-chaussures tiendront en place. Avec cette méthode, j'ai garder mes pieds au chaud jusqu'à moins 20 dans des chaussures de VTT tout ce qu'il y a de plus normales. Pour les mains, comme il n'y a pas trop de pilotage à faire en cyclo hivernal, j'opte pour des gants ou mitaines assez ample afin de favoriser la circulation sanguine (mon point faible). OR fait un modèle de mitaine en duvet, ça pourrait être à considérer. Des gants de polars doublés de sur-mitaines en goretex sont une solution intéressante pour les froids modérés. Les poggies constituent la solution ultime : je la préconise.
Il faut aussi penser sécurité : s'il est impossible de se garder au chaud sur le vélo, il faut un plan B. Le sac de couchage est pas mal, mais ne permet pas de cuisiner, de faire des réparations sur le vélo, etc. Question de mobilité! Il vous faut ABSOLUMENT des bottillons de duvet ou d'isolant gonflant (comme dans un sac de couchage) tel que le PolarGuard 3D (j'utilise ça ). Indispensable dès qu'on cesse de rouler. J'ai opté pour l'isolant synthétique puis que mes pieds ont incapables de ne pas transpirer.
À noter : avec des chaussures isolées comme avec les couvre-chaussures, il est impossible de garder les pieds au sec, à moins de trouver une façon de cesser complètement de transpirer (on ne parle même pas de sudation!). Vu l'environnement toujours humide, voire mouillé, il faut des chaussettes à 100% de fibres synthétiques, idéalement de polypropylene, la fibre la plus hydrophobe. Pensez à la laine merino pour porter dans les bottillons et dans le sac de couchage. Légèrement hydrophile, la laine absorbera ce que le polypro aura laissé d'humidité contre la peau, sans pour autant devenir une éponge.
Vêtements :
La difficulté à laquelle on ne pense pas : le chamois. J'ai toujours porté un cuissard sous mes sous-vêtements longs. Le problème est l'humidité qui s'y accumule... J'essaie de toujours alterner en laisser évaporer le cuissard jour 1 alors que le cuissard jour2 est au chaud dans le sac de couchage. Ce n'est cependant pas suffisant et les boutons apparaissent -- et ça fait mal, les boutons de cuissard. J'ai pensé à différentes solutions que je n'ai pas eu l'occasion d'essayer : le zincofax au moment de passer du cuissard au caleçons de laine merino et la poudre de talc pour le chamois. À voir.
À éviter : les coquilles souples laminées (comme celle que porte la journaliste en Alaska). La couche de tissus extérieur compte souvent une bonne part de Lycra/Spandex : le pire matériau en matière d'absorption de l'humidité. Pour une journée ça va, mais après trois jour, le vêtement fait le double de son poids initial à cause l'humidité qui s'y accumule. Optez pour la solution classique : laine polaire et imper-respirant (goretex). Qui plus est, par grand froid, les membranes impre-respirantes sont à leur meilleur à cause du différentiel de température et d'humidité entre l'intérieur et l'extérieur de la paroi (surtout si vous prenez soin de choisir un vêtement aussi ajusté que votre confort le permet).
Je crois que ça fait beaucoup pour le moment! Je m'arrête.
Je balance quelques photos qui, je l'espère, vous amuseront autant qu'elles m'amusent (toutes d'un voyage antérieur à la photo déjà affichée) : J'utilisais alors mon vélo en mode "urbain" (minimaliste : un frein, un plateau, toutes pièces poncées pour décourager les voleurs). Voilà le plus d'accumulation de neige que j'ai connu. Rien de gênant. Aussi : on voit les pneus, cette fois des Panaracer Fire XC pro, 1.8 kevlar. C'était une sortie un peu plus back-country et le volume supplémentaire a été apprécié. J'ai chargé 4 sacoches ou 2 avant+BOB. Les deux méthodes sont intéressantes. L'usage du BOB est rassurant quand les conditions routières sont douteuses, bien que je n'aie jamais été gêné par les 4 sacs. Il faut compter les risques accrus de défaillances mécaniques. Aussi, il manque à Bob un pivot sur roulement à la jonction du bras d'attache et du panier (j'ajouterai si j'achète le mien pour le voyage en Écosse). Je présume que vous aurez plus de matériel à transporter... le Bob et 2 sacs avants pourrait alors devenir un choix intéressant. Pensez à un système d'encrage des sac qui soit béton (comme celui de Vaude) : c'est très désagréable de voir un sac se détacher alors qu'on tente d'ouvrir une voie à travers une congère.
N'ai-je pas dis que je m'arrêtais? Images attachées: Photo postée par le membre Mononc. Photo postée par le membre Mononc. Photo postée par le membre Mononc. Photo postée par le membre Mononc. Photo postée par le membre Mononc. | | | À: Mononc · 5 avril 2008 à 20:40 Re: Expériences à vélo: neige, glace et (très) basses températures? Message 29 de 52 · Page 2 de 3 · 6 429 affichages · Partager Je reviens de Finlande, où contrairement à ce que montre la photo, je n'ai pas fait tout le temps du hors piste. Le temps de scanner mes films et de prendre quelques renseignements auprès de mes fournisseurs et de mes nouveaux contacts, je vous ferai d'ici deux ou trois semaines tout au plus, un premier topo sur cette expérience de vélo hivernal. Image attachée: | | | À: Abeillaud · 27 avril 2008 à 13:36 · Modifié le 27 avr. 2008 à 14:26 Re: Expériences à vélo: neige, glace et (très) basses températures? Message 30 de 52 · Page 2 de 3 · 6 378 affichages · Partager Récemment sur ce forum, le thème "sur la neige à vélo avec une remorque" était abordé. En attendant toujours des informations de nouveaux contacts pour un bilan détaillé de ma première expérience, je réponds déjà à Poupiou sur la seule question de la remorque.
J'utilise le modèle Yak de Bob. (sur les conseils décrits plus haut, je démonterai son axe pour voir si on peut améliorer ses roulements). La suspension du modèle Ibex de cette marque ne me paraît pas nécessaire, d'autant plus que cela implique un surplus de poids de 1, 6 kg. Ce type de randonnée hivernale en autonomie pour plusieurs jours implique déjà un poids important de bagage: vêtement de progression, vêtement de camp, matériel de camping, petit outillage, carburant,... sans compter que certains objets doivent être prévus en double (réchaud, certains vêtements, certains outils). Je vous ferai une liste commentée plus tard.
Avant le départ donc, sur la pesée, sacs compris, je comptais presque 40 kg pour les bagages. Même avec des sacs de compression (sac intérieur léger transparent de forme rectangulaire permettant le vide d'air), le volume total reste important. C'est pourquoi, j'étais équipé de 5 sacoches (des Ortlieb "Classic" sur le guidon, fourche avant, arrière) en plus de la remorque. Le poids sera un critère important pour l'acquisition du futur matériel.
Sur le parcours que j'ai suivi, je ne me serais jamais aventuré sans pneus cloutés. Si sur le plat, la chose est encore envisageable en conduisant un tel attelage, dans les descentes, cela devient fort risqué, d'autant que la couche de glace qui recouvre les routes est très rarement parfaitement lisse. De petites ornières ont été creusées par le charroi. Sans accroche, inévitablement, la roue avant serait guidée dans la mauvaise direction et on se retrouverait sur le flanc. Avec les Schwalbe Ice Spiker Pro , je descendais les pentes à 45 km/h en prenant les virages sans problème. Je serai preneur d'un pneu clouté en 16 pouces pour la remorque, à ma connaissance cela n'existe pas. Le seul risque, en effet, est de voir, en cas de freinage un trop brutal, la remorque partir en travers. Donc je freinais doucement quand je voyais la pente déboucher sur un virage (parfois en léger dévers) afin de ne pas l'aborder à trop grande vitesse. Il n'est pas impensable de descendre les cols dans ces conditions.
En 26 pouces, ce type de pneu comme les Ice Spiker Pro qui ont l'énorme avantage d'être à tringle souple pour celui qui voyage sans assistance motorisée n'existent actuellement que dans une dimension chez Schwalbe: 54-559 ETRTO soit 2.1 X 26 pouces. En 28 pouces, vous trouverez bien entendu une taille largement inférieure à 2.1, par exemple le modèle Snow Stud de Schwalbe. Je les ai testés en 2006, mais sans bagages. Leurs crampons sont nettement moins bien ancrés dans la gomme et sont beaucoup plus petits. En ce qui me concerne, j'ai abandonné définitivement le 28 pouces pour le vélo camping hivernal. Nokian produit aussi des 26 pouces cloutés, je ne les ai pas encore testés. J'ai roulé environ 100 km en contact direct avec l'asphalte avec les Ice Spiker Pro, très légère usure constatée (le piquant est légèrement adouci au toucher, très peu de différence visuelle), rien d'inquiétant.
Pour en revenir à la remorque, je ne prendrais que les modèles à une seule roue. Le cadre de la Yak est fait avec du "4130 chromoly steel tubing", cela me semble bon pour le voyage au long cours.
J'ai l'intention de l'équiper d'une coque (de patins?) qui me permettrait de la faire glisser comme une pulka en cas de traversée de (très très longs) congères. Equipé d'une paire légère de raquette et d'un harnais, j'aurais pu tracter facilement mes bagages sur les 650 mètres de neige en bordure du lac que vous voyez dans le précédent billet, au lieu des 5 heures de progression éprouvantes qui ont été nécessaires. Un ski de fond démontable en deux, sous les roues du vélo, je l'envisage aussi. Les routes seront-elles toujours dégagées? Oui, vraiment? Progresser dans 30 cm de neige est déjà très pénible sans équipement adéquat, mais aussi sans bagages et sans vélo.
Que dire de plus sur la remorque-neige? Image attachée: | | | À: Abeillaud · 5 mai 2008 à 2:23 Re: Expériences à vélo: neige, glace et (très) basses températures? Message 31 de 52 · Page 2 de 3 · 6 304 affichages · Partager Je suis bien content d'apprendre les derniers développements de votre projet,
Pour le cas de la remorque dans la neige, je propose cette idée : simplement riveter une plaque de plastique mince (même pas rigide, je pense à ce qu'on appelle ici une crazy carpet ) suffirait à rendre le dessous suffisamment glissant. Au moment de tracter la remorque sur la neige, il suffirait sans doute d'enlever la roue (qui pourrait être fixée sur le sac). En gardant le filin reliant la remorque au harnais assez court, le devant serait probablement assez allégé pour glisser convenablement.
Je doute aussi qu'il soit possible de trouver un pneu de 16 pouces avec pointes métalliques (difficile, même, de trouver des slicks de qualité correcte) mais peut-être un cramponné simple et efficace.
Pour ce qui est de la roue du Bob, je crains beaucoup plus pour la jante que pour le moyeu. Si les roulements sont de piètre qualité, il n'y a toutefois pas là de quoi s'inquiéter : si les roulements se détériorent vite, ils reste au moins fonctionnels. La jante, plutôt que peu durable, est carrément fragile. L'option la plus sûre est de monter un moyeux avant de qualité correcte (Shimano Deore, par exemple) sur une jante Velocity a paroi double (avec des rayons de qualité correcte entre les deux (DT Swiss ou Wheelsmith). Certains ont allongé la fourche l'ancien Bob (moins rigide, il rebondit de gauche à droite derrière le vélo) afin de pouvoir y fixer une roue de 20 pouces. Pas plus de pneus à pointes disponibles, mais plus de possibilités pour les jantes (toute jante super solide BMX devient utilisable). La structure de chrome-molybdène se prête à (presque) toutes les expériences.
En ce qui concerne les pointes des pneus, je présume que vous le saviez, il est important d'utiliser du carbure de tungstène, si non, l'usure est trop rapide (les pointes de mon dernier avant n'ont pas fait 400km).
Merci de partager tout cela avec nous! | | | À: Mononc · 23 mai 2008 à 11:15 · Modifié le 23 mai 2008 à 11:57 Re: Expériences à vélo: neige, glace et (très) basses températures? Message 32 de 52 · Page 2 de 3 · 6 240 affichages · Partager Cher "Mononc", comme je le vous disais en message privé, j'apprécie vos interventions qui apportent toujours des informations intéressantes pour moi.
Je me penche sur la roue en 16 pouces de la remorque BOB pour l'instant. Ayant besoin de recharger des batteries (des paquets de 4 AA en NiMH -6 V), j'avais d'abord pensé à un panneau solaire pliable en 6V, voire 12 V. Je ne suis pas certain que cela soit une option rentable pour mes futurs projets (rapport rendement/poids). J'opterais donc si je dois changer la roue du BOB pour une dynamo moyeu avec les jantes à double paroi que j'ai pu trouver chez VelocityUSA . Evidemment, les SON ont une qualité incomparable. J'ai contacté le fabricant:
Ma question:"I would like to know how to prepare my SON dynamo (one 20R and one SON 28 disc) for a travel in the north countries, in the winter. The temperature can reach 40 °C below zero. My project is Greenland and Siberia in winter. I'm afraid to destroy slowly the bearings because the grease will be harder. For the Rohloff speedhub, it's simple when you drain oil, you have just to put inside the hub a mix 50% cleaning liquid and 50% oil when T° is below -15°C (but never cycle with this mix when the temperature is up 0°C). What with the SON?"
Leur réponse:" Please note two points: 1. Do not try to insert any oil or other liquids into a SON hub dynamo. This is not possible - you will harm the hub. In these low temperatures the grease will become harder - you will have to work somewhat harder when moving the bike - sorry!
2. Please do not ride or wheel your bike through a river! If you do so nevertheless lift the front wheel. The SON must not be put under water, since it has a little opening inside the axle which is vital part of the pressure equalization system. Please do not add any grease on the shaft of the skewer either. So this hole can stay open."
Ma réponse:"Could I suggest you to build an all-terrain and winter version for the dynamos SON, especially SON 28 and 20R. The SON 20R can be used with a wheel trailer (16 inches for example)."
Leur réponse à ma réponse: " We a sorry, no. The SON hub is designed for everyday use. The pressure equalization sysem is vital for protection against corrosion. Without a hole there will always be the danger of water damp ingress. This is the case with all hub dynamos. I am sorry your case too special. We do not have the capacity for development of a special type of SON for icy regions."
Une réponse à une autre question portant sur leurs lampes:" It is possible to branch 2 Edelux in parallel or in series. However, it is not necessary or recommendable. One Edelux produces a light field that is wider and much brighter than that of 2 E6. Mounting 2 Edelux next to each other would light somewhere where you hardly look. Mounting 2 Edelux above one another would mean the light cone of one would be very small and intense. That attracks the eye to look there but does not help much to see."
Ma réflexion ensuite: "Two lamps and especially interested by the E Delux because... when you cycle in the polar night, in the no man's land, it' better to light the road with a red lamp. The eyes adjust more quickly to darkness and we see more dark areas around (the astronomers use during their observations a red lamp. But if I put a red filter on the lamp, I reduce the intensity of light and the focus can be different (unless I find a red LED optional). So, I suppose that one E Delux can be enough." | | | À: Abeillaud · 25 mai 2008 à 11:10 Re: Expériences à vélo: neige, glace et (très) basses températures? Message 33 de 52 · Page 2 de 3 · 6 213 affichages · Partager Je vous parlais d'un bilan suite à ma première expérience. (Pour le vélo, optez pour un cadre acier. L'aluminium outre la difficulté du soudage et quelques autres inconvénients, se retrace plus fortement que l'acier lorsqu'il est soumis au froid intense, avec comme effet secondaire, comme certains le mentionnent, des problèmes de roulement dans la direction par exemple).
Ici, une première liste de petits problèmes à résoudre hors la mécanique du vélo:
"Suite à mon passage dans votre magasin [Starpole à Bruxelles, spécialisé dans la fourniture de matériel d'expédition polaire], je reprends contact avec vous afin de préparer ma prochaine expédition qui se déroulera l'hiver 2008-2009. Ma "discipline" étant le vélo hivernal, je suis toujours à la recherche de matériel adapté. Mes projets sont Canada, Groenland et Sibérie.
Dans un premier temps, après l'expérience lapone en mars, je vous envoie une liste des objets recherchés en ce moment.
- Tente d'expédition, deux personnes, double ouverture, montable facilement par une seule personne (Présentez-moi également des modèles 3 pers.)
- Sac de couchage en fibre synthétique (T°-40/50°C)
- Boîte pour utiliser le réchaud dans la tente, qui servira aussi de boîte de rangement.
[En kevlar, des prototypes existent déjà]
- Botte pour pédaler (T°-40/50°C), vous m'aviez parlé d'un prototype Salomon, j'aimerais essayer si vous les avez.
[Pas avant octobre me dit-il]
- Mouffle extérieure dont l'isolant s'enlève de l'enveloppe pour un séchage plus rapide (c'était un problème). Je souhaite mettre deux gants dans chaque mouffle.
- Une veste de progression (T°-40/50°C), avec fourrure de coyote autour du capuchon (comme vous m'en aviez parlé), j'utilise une surveste et un salopette EIDER XCR pour l'instant.
- un tour de cou/nuque ergonomique et coupe-vent qui ne se place pas devant la bouche (ou faut-il couper à cet endroit les modèles commercialisés?)
AUSSI:
- Pourriez-vous m'indiquer où fabriquer des coques en résine, je pense doter ma remorque vélo de celle-ci pour la transformer en pulka si je dois sauter de mon vélo et la trainer dans la neige.
[Coque ou "Crazzy Carpet"?]
- Je voudrais demander qu'on me fabrique sur-mesure des "poggies", sorte de grosses mouffles attachées à demeure sur le guidon. Vous me parliez du 3M Thinsulate 200 (meilleur rapport chaleur/poids), il existe plusieurs épaisseurs dans le Thinsulate; me conseilleriez-vous le plus fin pour ces poggies qui affronteront l'hiver sibérien? Normalement je retirerais mes mouffles et garderais les gants lorsque mes mains sont dans ces poggies.
[Je suis en contact avec Eric de Epic Design en Alaska (voir plus haut) qui lui me conseille le Primaloft car il n'a pas besoin "d'être piqué" et sa fibre se prête mieux aux poggies: " Thinsulate is a "low loft" insulation, the insulation works well, but is designed for footware. There are other types that are made for jackets etc, but the insulation itself needs to be quilted since it is not very strong. I would recommend a continous filament fiber insulation like Primaloft or Polarguard, espessially primaloft since it does not need to be quilted and is light, high loft and warm "]
Image attachée: | | | À: Abeillaud · 28 mai 2008 à 3:03 Re: Expériences à vélo: neige, glace et (très) basses températures? Message 34 de 52 · Page 2 de 3 · 6 184 affichages · Partager Vraiment, je suis toujours étonné du sérieux de vos démarches!
Cette fois, je répond en vrac (je suis moi-même en pleins préparatifs : départ pour l' Écosse ce dimanche et pas de congé d'ici là...)
Le primaloft est effectivement un choix beaucoup plus intéressant que le thinsulate;
Moyeux-dynamo : Je suis d'accord avec l'info de chez SON : la graisse figée au froid ne risque pas, à mon avis, d'endommager les roulement. Ceux-ci offriront plus de résistance, voilà tout. Je crois par ailleurs que des roulements à billes scellés ne contiennent pas une graisse suffisamment épaisse pour figer au froid. Tous les roulements que j'ai eu en main étaient lubrifiés à l'huile... Je suis plutôt convaincu que vous pouvez utiliser les moyeux tels quels sans ennui. Vu la tendance, ce serait chic de la part du monsieur d'offrir un upgrade céramique qui vous assurerait tranquillité d'esprit.
N'oubliez pas que cuisiner sous la tente pose de gros problèmes d'humidité et qu'on devrait éviter si possible.
Tente : j'ai un faible de plus en plus fort pour les tentes Exped qui offre des produits qui allient la philosophie ultra-léger et la solidité à toute épreuve. Suivez le lien pour découvrir une tente assez légère et compacte pour que je la considère pour le cyclo estival mais assez forte pour supporter les plus forts vents.
Attention à BOB : après tout juste 150km, le pivot du bras d'attache de ma nouvelle remorque a déjà du jeu. Je songe sérieusement remplacer les deux bagues de plastique par un équivalent d'inox qui serait creux de sorte à y insérer des roulements à billes scellés. Pièce simple à fabriquer pour n'importe quel machiniste. L'assemblage se ferait avec le même long boulon à travers le panier, le pivot et les deux cartouches de roulements. C'est si simple (et évident) que j'en veux à Bob Gear de n'y avoir pas pensé.
J'ai bien hâte de connaître les prochains développements! | | | À: Mononc · 3 juin 2008 à 10:44 Re: Expériences à vélo: neige, glace et (très) basses températures? Message 35 de 52 · Page 2 de 3 · 6 146 affichages · Partager Le guidon est un des éléments qui m'a posé problème en Finlande.
J'ai lu plusieurs discussions au sujet du guidon idéal pour la randonnée (cintre course, papillon, droit avec corne,...), je ne l'ai pas encore trouvé. Certains modèles comme le guidon papillon de marque Koga accompagné de sa potence et du porte-sacoche spécial que j'ai sur un trekking 28 pouces sont de toute évidence bien trop lourds. Le poids comme mentionné plus haut est un critère de choix de première importance. Idéalement, ce serait un guidon droit, léger, muni de cornes avec un retour assez long pour pouvoir les tenir en position assise relevée. Les modèles papillon ne permettent pas de choisir, indépendamment l'une de l'autre, l'inclinaison de la partie latérale et la position de la partie supérieure par rapport à la selle. Pour un réglage précis: deux paires de cornes, l'une faisant l'extension de l'autre?
Dans le cas qui m'occupe, l'isolation était un point critique. Sur le guidon, les petites cornes d'origine (type Ergon) étaient un formidable pont thermique. A travers les épaisses moufles, à moins 10 °C, je ressentais deux points froids sur mes paumes. Ce n'est pas pour rien que certains explorateurs polaires utilisent une poignée super isolée sur leur bâton de ski.
L'articulation des pièces du guidon, leur isolation et la fabrication des "poggies" sont pour l'instant à l'étude.
La selle, je l'ai choisie sans gel (pour des raisons évidentes) et sans cuir (qui serait fragilisé à ces températures et sans doute rigidifié).
PS: En effet, les bagues en plastique du pivot d'attache ne sont pas le point fort de la Bob Yak. Encore quelques petites choses à régler sur cette remorque. | | | À: Abeillaud · 10 juin 2008 à 10:27 · Modifié le 10 juin 2008 à 11:24 Re: Expériences à vélo: neige, glace et (très) basses températures? Message 36 de 52 · Page 2 de 3 · 6 103 affichages · Partager A propos des roulements du pivot du bras d'attache de la Bob Yak. Il était question plus haut de remplacer éventuellement "les deux bagues de plastique par un équivalent d'inox qui serait creux de sorte à y insérer des roulements à billes scellés". Je me renseigne sur cette opportunité.
Les roulements en plastique peuvent être avantageux tenant compte des caractéristiques du bras et des conditions d'utilisation. Premier point, il faut noter que le bras d'attache ne fait au plus qu'une course d'environ 90° autour de son point de rotation, la plupart du temps moins de 25°. Cela signifie que l'usure de la cage de roulement par les billes (et des billes elle-mêmes) sera répartie inégalement et plus marquée sur un petit angle. Deuxième point, dans des conditions hivernales, le roulement à bille, même scellé au mieux, sera plus sujet à la dégradation par l'humidité. Pour ces raisons, un roulement avec des bagues plastiques pourrait être meilleur, quitte à les remplacer aussi souvent que nécessaire, même en voyage (ils sont aussi moins chers). Il s'agit maintenant de connaitre la qualité du matériau d'origine sur les remorques Bob (je leur pose la question).
A titre d'information et pour le remplacement du roulement d'origine, consultez les produits Igus , spécialiste du polymer bearing. Il existe différentes qualités en fonction des usages. Une petite brochure résume les caractéristiques de quelques produits spécialement développés pour le vélo ( Iglide plastic bearing in bicycle technology , pdf). | | | À: Abeillaud · 22 septembre 2008 à 23:44 Re: Expériences à vélo: neige, glace et (très) basses températures? Message 37 de 52 · Page 2 de 3 · 5 981 affichages · Partager Hello les cyclos du froid
Je vous explique le topo : je suis actuellement en Finlande après 3, 5 mois sur les routes d'Europe du Nord. J'entame début octobre la traversée de la Russie. Elle devrait durer 3 mois (au max... question de visa), en partie en vélo et sûrement en partie en train.
En attendant que mon visa soit prêt, je finis de m'équiper à Helsinki pour aller affronter le climat qui va m'acceuillir en Sibérie. Je pense être prêt pour ce qui est de la protection du corp à l'exception de ce qui est souvent sujet à discussion : les mains et les pieds. Pour les mains : pour le moment, j'ai une paire de gan fins et une paire en polaire (de chez Decthlon, modèle de base)... ce qui ne suffit pas  . Grâce à vous, je me tourne vers les miraculeux poggies. Je n'ai malheureusement pas le temps d'en faire faire chez EPIC, je vais donc m'en aller essayer des poggies de Kayak. Pensez-vous que pendant les phases de pédalage la triplette FINS + POLAIRE + POGGIES soit suffisante ? Où devrais-je chercher à remplacer mes gants en polaire par quelque chose de plus sérieux ? Dans tous les cas, je vais aussi m'équiper de mouffles supplémentaires pour les périodes hors vélo.
Pour les pieds, j'ai la possibilité d'acquérir sur Helsinki des paires de bottes CARIBOU de chez SOREL. Nos amis canadiens qui traînent dans le coin peuvent-ils me dire ce qu'ils en pensent ? Elles sont sensées tenir jusqu'à moins 40... mais j'aimerai si possible avoir des retours d'expériences.
Question machine, je roule sur un rando-cycle équipé en shimano classique. J'ai une petite inquiétude sur ma selle brooks pro... mais on verra bien. Côté pneus, mes marathons actuels peuvent encore tenir quelques milliers de kms. Je ne souhaite donc pas les changer maintenant, mais plutôt d'ici quelque mois. Du coup, je compte acquérir sur Helsinki ma prochaine paire (je ne suis pas sûr d'en trouver facilement en Russie). Il s'agirait a priori de marathon extreme (si dispo) ou classique - il s'agit de pneus qui conviennent pour les conditions routières que j'escompte pour les six prochains mois. Il se pose cependant la question des conditions enneigées que je ne manquerai pas de rencontrer. Je compte donc aussi me préparer pour des conditions de neige ou de glace, en ayant des pneus adéquats de dispo. Je pourrais alors équipement alors mon velo en "neige" pour une ou plusieurs semaines si nécessaire. Si j'aditionne le tout, dans l'idéal, il faudrait que j'achète maintenant quatre pneus : 2 classiques et 2 "neige". Afin d'optimiser un peu mon chargement, pensez-vous qu'il puisse être suffisant de n'équiper qu'un seul pneu en neige et laisser l'autre en "classique" (et dans ce cas lequel équiper - avant - arrière ?) ? Pour l'équipement neige, il existe le Schwalbe marathon winter dont je crois il n'a jamais été question dans ce sujet. Qu'en pensez-vous ? Certains d'entre vous l'ont-ils testé ?
Enfin pour terminer.... la partie campement. Lorsque le froid se fera sentir, je compte limiter au maximum les bivouacs : je ne pense pas être équipé pour. Cependant, le cas pouvant inévitablement se produire, j'ai acheté un duvet supplémentaire HALTI (marque finlandaise) avec une température limite à +2. Mon sac de couchage de base est le duvet Kampchatka 1600 qui a une température limite à -7. Je dispose en plus d'un sac à viande en soie. En aditionant les trois, avez-vous une idée des conditions que je pourrais supporter ? -15 ? -20 ? désolé, je me rends compte que mon message est bien long... mais j'accepte même les réponses partielles 
Merci de votre aide !
Romain, excité comme une puce d'arriver en Russie
PS : merci à Abeillaud d'avoir initié le sujet ici et de faire part de ses instructives avancées | | | À: Poissonr · 23 septembre 2008 à 20:41 Re: Expériences à vélo: neige, glace et (très) basses températures? Message 38 de 52 · Page 2 de 3 · 5 959 affichages · Partager Je m'auto-réponds sur un sujet : pour les pneus, dans tous les cas, les schwalbe ice spiker pro sont les seuls existant (chez Schwalbe) en tringles souples. Mon choix s'est donc finalement porté dessus. Je commencerai donc la partie russe de mon voyage sur mes marathons classiques. Je les remplacerai d'ici un ou deux mois par des marathons XR (plus adaptés aux conditions que je pourrais rencontrer à l'Est de la Russie ou en Asie). Je remplacerai - temporairement - mon XR à l'avant par mon ice spiker pro lorsque les conditions deviendront plus délicates. mais si vous pensez que je vais droit dans le mur, je vous laisse vous exprimer | | | À: Poissonr · 23 septembre 2008 à 21:55 · Modifié le 23 sep. 2008 à 22:21 Re: Expériences à vélo: neige, glace et (très) basses températures? Message 39 de 52 · Page 2 de 3 · 5 958 affichages · Partager Romain,
Comme je vous l'écrivais ce matin en MP, discuter voyage à vélo avec un passionné est toujours un plaisir et échanger de surcroît avec un "cyclo du froid" est une chose rare.
J'ai parcouru votre blog. Vous êtes passé en Laponie (je vous le concède c'est un peu monotone la route au nord de Rovaniemi, même sous la neige; je crains fort que le macadam en Finlande soit souvent monotone pour le cyclo). Etes-vous allé à Ivalo au bord du lac Inari? Non? Dommage, vous auriez pu peut-être rencontrer G. Elkaim. Il y a établi son camp Arktika (httpcamp-arktika.org). Pour toutes les questions de campement, d'habillage,... il aurait pu très certainement répondre parfaitement à vos questions, avec votre matériel sous les yeux. En effet, il est bien difficile d'émettre un pronostic sur l'efficacité de votre matériel sans le connaître au préalable et sans le voir. Il faudra aussi décrire les conditions hivernales que vous allez rencontrer. Pour ma part, je ne connais pas ce matériel mais j'imagine que ce que l'on propose chez 'Décthlon' (pour les gants) n'est jamais prévu pour les conditions extrêmes pour avoir déjà jeté un oeil dans ces magasins. Je n'ai pas encore assez d'expérience pour vous dire sérieusement la mienne. Janvier prochain, je me rends au camp Arktika et j'espère en apprendre beaucoup par les conseils et en éprouvant moi-même dans le coeur de l'hiver. C'est une sorte de préparation à un voyage en Sibérie et son Baikal gelé même si là-bas à Ivalo, ce sera des traineaux à chiens et non un renne de fer.
Alors essayons de lancer des pistes pour vos recherches de solution dans l'état actuel de mes connaissances:
Habit:
Poggies de kayak: sont-ils isolants? Au moins, ils couperont le vent.
Gants: au moins deux couches, ne jamais enlever la dernière non protégé si très grand froid (attention aussi au facteur de refroidissement du vent). Idéal? Première couche fine type 'Damar', couche intermédiaire et sur-gant (nécessairement coupe vent). Pensez à la difficulté de faire sècher ces épaisseurs surtout le sur-gant ou sur-mouffle (si vous cumulez les bivouacs sous tente, pas facile). Le polaire j'imagine pourrait être la couche intermédiaire (il y en a d'épaisseurs différentes). Les sous-gants, première couche, pourrait être aussi en gore-tex (coupe-vent). Prenez deux spécimens pour chaque couche (toujours un au sec). Apparemment, vous ne parlez pas des sur-gants/mouffles quand vous serez à vélo. Mettez-en si vous en ressentez le besoin en cours de route.
Bottes: je ne connais pas les "Caribou Sorel", mais je peux dire qu'il vaut beaucoup mieux avoir un modèle où s'enlève (nt) la (les) couche(s) intérieure(s) (toujours une question de sèchage). Je suis toujours à la recherche des miennes. C'est pas trop lourd sur les pédales?
Sac de couchage: éviter le duvet! Très bon rapport isolant/poids mais il faut toujours le tenir au sec sinon le gonflant est vite perdu; vous gèlerez si vous cumulez les nuits de bivouac. Donc se tourner vers un synthétique et un bon (y mettre le prix et le soigner, il faudra tout de même le sècher au mieux après chaque nuit, il perdra un peu son pouvoir isolant humide mais vous resterez en vie...). Vaut mieux bien être habillé dans votre sac de couchage (Halti, t° + 2 + Kampchatka 1600 /-7°C; en Celsius je suppose). Cela me semble un peu limite pour les moins 20 °C nocturne mais tout dépend ce que vous porterez dessous et votre résistance au froid. J'ai un Joutsen 800 gr/m² en duvet 90/10 (erreur!) censé être praticable jusqu'à moins 30°C. Habillé avec une polaire et sous-vêtement capilène (haut-bas, bonnet, gant polaire, chaussette doublée...) à moins 15/17°C, cela devenait limite pour moi (même si je ne gère pas encore très bien mentalement et techniquement le froid). Un des gros problèmes c'est l'humidité provoquée par la respiration et absorbée par le sac (ne pas respirer dans le sac, votre corps dégage déjà assez d'eau par les pores de la peau). Faites des tests, en prenant la précaution de pouvoir vous mettre au chaud pendant la nuit si le froid devient insupportable. Le Kampchatka est en duvet, donc pas plus de deux à trois nuits consécutives dehors par des t° négatives), mais je n'ai aucune référence dessus. Et en additionnant les trois? Faut voir, je doute que l'isolation totale est la somme des deux prises séparemment. En effet, les sacs ont quasi la même dimension, ils se comprimeront donc l'un l'autre. Le sac à viande n'est pas un isolant! Mais prendre deux matelas auto-gonflant (un de 180 cm et un de 90 cm pour gagner du poids) d'une épaisseur de 2 à 3 cm chacun ou des mousses avec des cellules fermées. La chaleur se perd beaucoup par le sol! Le pont thermique.
Machine:
Selle: en cuir, vous me ferez part svp de votre expérience. Devant m'en acheter une, je ne me suis pas tourné vers les beaux modèles Brooks en cuir pour l'expédition hivernale.
Vélo: vous n'avez rien préparé de spécial si je vous lis, 'shimano classique', et pourquoi pas, cela pourrait tout de même (bien) rouler. On peut traverser la Sibérie en décembre sans Rohloff (pour preuve Gleb Travine). Mais penser comme je le mentionnais plus haut aux ponts thermiques.
Pneu: à mon avis ne pas trop s'encombrer (vous en arrivez à combien.. au nombre de kg de bagageries?), pour du 28 pouces, je ne connais pas les "Schwalbe Marathon Winter" (c'est plus clouté que les Snow Stud que j'ai testé si je lis la fiche; et les Nokian que vous devriez trouver en Finlande...? Mais peut-être deux fois plus cher) Vous limiter à au plus 3 paires de pneus tous modèles confondus, je suggère pour que cela reste raisonnable (donc une seule paire cloutée si nécessaire et ne pas trop rouler avec sur le macadam abrasif). Je suggère aussi d'équiper les deux roues en cloutés si vous cloutez pour les longues sorties sur la glace. La gamme Marathon est la toute haute performance pour celui qui s'intéresse à ce genre de périple. Je vois qu'il existe en effet un 42-622 ETRTO pour 'Extreme', je ne connais pas ce modèle mais curieux de rouler dessus. Plus ou moins de résistance au roulement que le XR dans la même dimension? Pliable (folding): toujours intéressant pour qui voyage.
 On se donne des nouvelles? Pas moyen d'aller au-delà des 3 mois de visa russe (en connaissant quelqu'un sur place?). Au fait, vous vous dirigez vers le mythique Baikal (d'après la carte de votre blog), faites-moi plaisir et rêver; traversez le gelé et racontez-moi! Je voyagerais ainsi par procuration, avant le mien bien plus tard.
De mon côté, point de vue matériel vélo, je progresse à une allure de sénateur. Pour le moment, sur la conception du système de recharge de batterie par les dynamos.
Ajout: Organisez bien votre rangement (c'est pas de la tarte de bivouaquer par des t°négatives, vaut mieux ne pas chercher trop ce qu'on a besoin) et stabilisez votre réchaud avec précaution d'où la boite de rangement avec un trou dans une paroi (Lire l'expérience d'Alain Hubert, attention au CO) (ne jamais l'allumer sous la tente si il fonctionne à l'essence/pétrole) et préparez-vous à poser un linge dessus (humide ou spécial du genre de celui qu'on utilise pour la friteuse enflammée) pour étouffer la flamme en cas d'urgence. Prenez une brosse à main (poil mi-dur) avec vous, c'est un instrument indispensable pour enlever le givre partout où il se glisse, sans quoi vous ne pourrez déplier votre tente (par exemple) au prochain bivouac. | | | À: Abeillaud · 25 septembre 2008 à 16:22 Re: Expériences à vélo: neige, glace et (très) basses températures? Message 40 de 52 · Page 2 de 3 · 5 915 affichages · Partager Ca y est j'ai eu mon visa aujourd'hui. Je prends donc demain la direction de Tallin puis de St Petersbourg.
Je récapitule ce avec quoi je continue mon périple (remarque : la seule place que j'ai trouvé pour les bottes... c'est sur les pieds !)
BIVOUACTente ultralight 1 de Vaude. Remarque : l'armature est en alu 7001 T6. Un poil petite, mais pour le moment j'en fais mon affaire Sac de couchage Millet Kampchatka 1600 (synthétique) ok jusque -7°C Sac de couchage Halti ok jusque +2°C Sac à viande en soie Matelas Thermarest taille normale Matelat isolant mousse + couche alu Réchaud Juwel (cf photo sur mon site : poissonr.wordpress.com/2008/02/10/camping-etc/ ) Poche à eau 10L que je peux ceinturer autour du ventre Gourdes isothermes 1, 2 L + 0, 6 L Set de cuisine
VETEMENTSHAUT Couche de base 2 T-shirt légers CRAFT 2 T-shirt techniques chauds : Helly Hansen LIFA Prowool Freeze Halti Je ne sais pas quoi Couche intérmédiaire 1 T-shirt technique manches longues DECATHLON 1 polaire fine Mllet Technostretch 1 grosse polaire Lowe Alpin Couche extérieur 1 Cintamani Hilmir BAS Couche de base 2 collants chauds : HALTI Neutron ODLO Warm 1 short HEIDER (on sait jamais, ça peut servir en Sibérie) 1 pantalon léger LAFUMA 1 pantalon chaud et coupe vent CRAFT 1 sur-pantalon NORTH FACE HyVent MAINS 1 paire de pogies PALM Rivertec (coupe vent, waterproof mais doublée avec polaire légère) 1 paire de moufles HALTI en primaloft 1 paire de gants en polaire DECATHLON 1 paire de sous-gants techniques
PIEDS 1 paire de sandales 1 paire de chaussure sport/rando 1 paire de botte -40°C SOREL Caribou (remarque, le chausson s'enlève) 2 paires de chaussettes légères 2 paires de chaussettes moyennement chaudes 1 paire de chaussettes chaudes en laine Merino
TETE 1 Bataclava 1 bonnet 1 foulard BUFF
MACHINE
Rando-cycle actuellement équipé avec Schwalbe Marathon classiques En stock : 2x Schwalbe Marathon XR + 1x Schwalbe Ice Spiker Pro + 2xchambres à air + spare de câble + spare de freins Une pompe plastique
+ matériel multimédia
Il me reste à acheter : deuxième protection de main : sous-gants + gants polaires + mouffles deuxième paire de chaussettes chaudes une pompe suplémentaire
Remarque : je fais rentrer tout ça + bouffe pour 4 ou 5 jours dans 2 sacoches Vaude à l'arrière + 2 saoches Ortlieb à l'avant + une sacoche de guidon Vaude + un gros sac Vaude à l'arrière (qui contient aussi un petit sac à dos 20 ou 30 L) je pense avoir fait le tour... | Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 379 visiteurs en ligne depuis une heure! |