Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser Celineakavps · 21 octobre 2013 à 5:59 · 4 photos 293 messages · 69 participants · 51 428 affichages | | | | À: Chrisalex222 · 21 juin 2014 à 11:55 Re: Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser Message 261 de 293 · Page 14 de 15 · 1 700 affichages · Partager C'est en s'activant et non en se lamentant qu'on changera le monde
Ah oui c'est vrai ça!
| | | À: Djalma · 21 juin 2014 à 14:30 Re: Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser Message 262 de 293 · Page 14 de 15 · 1 670 affichages · Partager Oui, quant à faire on peut aussi revenir à la préhistoire!
Rigolo | | | À: Celineakavps · 23 juin 2014 à 2:55 Re: Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser Message 263 de 293 · Page 14 de 15 · 1 592 affichages · Partager "En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori."
Et bien, quel résumé! Apparement, tu as beaucoup de chance d'avoir su trouver la vrai facon de voyager, de rencontrer des gens, de t'epanouir, tandis que les malheureux touristes qui t'entourent ne sont que des moutons en quête de leur photo de profil facebook... Aurais-tu un problème d'ego a faire passer ici? En tour du monde depuis 8 mois (et oui, sacrilège), j'ai justement voyagé en Inde. Je me suis aidée du Guide du Routard, parce que dans un pays si different du notre et pour la premiere fois, des conseils ne sont pas de refus. J'ai pris des photos, visité le Taj Mahal, etc, mais je me suis retrouvé aussi deux fois à dormir chez l'habitant, j'ai toujours dormi dans les guest house les moins cher en compagnie de locaux qui sont loin d'avoir des bagues en or aux doigts, j'ai pris des trains de nuit de 12h en classe sleeper et y ai rencontré des familles incroyables... bref, je n'ai pas envir de te deballer tout mon voyage, tout ca est à titre d'exemple et de témoignage de ceux que tu met apparement dans le même sac. C'est bien triste d'avoir cette vision des autres en tout cas, je me demande bien si tu arrives parfois à faire des rencontres qui te conviennent. Moi aussi j'ai été expasperer au Cambodge devant ces touristes qui se prennent en photo plutot que de regarder le temple derriere eux, ou contre ceux qui sont impoli dans tous les pays du monde, souvent j'ai été agacée mais heureusement pour moi pas à ton niveau. Bonne continuation dans ta recherche de la sérénité et du voyage parfait. | | | À: Athenais1012 · 23 juin 2014 à 11:02 Re: Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser Message 264 de 293 · Page 14 de 15 · 1 570 affichages · Partager Je me suis aidée du Guide du Routard, parce que dans un pays si different du notre et pour la premiere fois, des conseils ne sont pas de refus.
Les conseils du routard... Si bien des choses ont changé en Inde depuis les années 70 notre "fameux" guide lui n'est pas comme le bon vin il ne se bonifie pas trop avec le temps je suppose? bref il n'a pas dû trop changer je crois; peut-être un peu moins "routard" qu'avant, les voyageurs d'aujourd'hui ne s'aventureraient plus dans les bouges d'autrefois où le prix d'une nuit ne s'évaluait pas en roupies mais en paisas. Sans doute est-il tjs aussi dépassé par les événements?Des adresses introuvables, des restos qui n'existent plus depuis des lustres des guesthouses dont personne ne se souvient ou qui ont brûlé!!. Dire qu'il est encore utilisé par certains pensant y trouver les bonnes adresses je crois rêver! | | | À: Geramine · 23 juin 2014 à 11:41 Re: Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser Message 265 de 293 · Page 14 de 15 · 1 551 affichages · Partager J que l'héritage de notre Occident, car c'est bien de là que sont venus la modernité, la mondialisation, le monde de la consommation, et tout ce que cela charrie d'inégalité et d'injustices..
Euh, juste au passage, l'inégalité et les injustices sont venus en Inde en raison des Occidentaux ? Vraiment ? Le système, entre autres, des castes, est une invention occidentale ? | | | À: Henridusud · 23 juin 2014 à 12:37 Re: Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser Message 266 de 293 · Page 14 de 15 · 1 533 affichages · Partager Salut
Moi j'ai compris qu'elle dénonçait (en Inde) les travers spécifiques à l'occident qui "grâce" à la mondialisation ne font que s'ajouter, depuis une dizaine d'années environ, à ceux que tu dénonces (système des castes etc..) et qui existaient déjà depuis plus de 2 millénaires; enfin c'est ce que j'avais compris dans son message... | | | À: Henridusud · 23 juin 2014 à 16:23 Re: Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser Message 267 de 293 · Page 14 de 15 · 1 501 affichages · Partager j'ai juste répondu au sujet de la discussion qui au départ, portait sur les changements survenus en Inde depuis une dizaine d'années, et le développement économique d'une certaine classe sociale. Je ne prétendais pas donner une réponse exhaustive sur tous les problèmes de la société indienne, une page n'y aurait pas suffit! Ceci dit, pour vivre en inde, je vois également les choses progresser au niveau justement du système des castes, des mariages arrangés, de la condition de la femme...L' Inde est un sous-continent, ne l'oublions pas, certains états sont encore très conservateurs, d'autres se modernisent.Et il faut arrêter de la voir sous l'angle de l'occidental moralisateur. Et l'action que je mène auprès des indiens porte, entre autre, justement sur l'amélioration des conditions de vie des femmes. | | | À: Geramine · 23 juin 2014 à 16:26 Re: Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser Message 268 de 293 · Page 14 de 15 · 1 498 affichages · Partager Ceci dit, pour vivre en inde, je vois également les choses progresser au niveau justement du système des castes, des mariages arrangés, de la condition de la femme.
avec le temps y vont finir par nous ressembler totalement | | | À: Celineakavps · 23 juin 2014 à 18:06 · Modifié le 23 juin 2014 à 19:44 Re: Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser Message 269 de 293 · Page 14 de 15 · 1 478 affichages · Partager Cher tous,
Ce billet d’humeur (assimilé à « un interlude tristement irréaliste » par un certain Sindhind), écrit en octobre dernier, a été depuis affiché plus de 21000 fois, a suscité 266 réactions de 62 personnes différentes ! Quand je me relis, je m’en veux d’avoir été si provocatrice mais vos témoignages/conversations l’ont heureusement enrichi et ce, bien que certains ont cru lire que je ne me réjouissais pas de l’explosion d’une classe moyenne indienne, de l’augmentation du pouvoir d’achat des indiens et même que j’étais quasiment nostalgique d’une époque coloniale !!! Combien de fois ai-je ragé en lisant les réponses qui arrivaient dans ma boîte mail mais je ne voulais pas truster la discussion qui ne m’appartenait plus en répondant individuellement à chacun d’entre vous...
Ai encore lu ce matin, 8 mois plus tard ce commentaire d’une touriste vexée :
(...) Aurais-tu un problème d'ego à faire passer ici ? En tour du monde depuis 8 mois (et oui, sacrilège), j'ai justement voyagé en Inde. Je me suis aidée du Guide du Routard, parce que dans un pays si différent du nôtre et pour la première fois, des conseils ne sont pas de refus. J'ai pris des photos, visité le Taj Mahal etc, mais je me suis retrouvée aussi deux fois à dormir chez l'habitant, j'ai toujours dormi dans les guest house les moins chères en compagnie de locaux qui sont loin d'avoir des bagues en or aux doigts, j'ai pris des trains de nuit de 12h en classe sleeper et y ai rencontré des familles incroyables... bref, je n'ai pas envie de te déballer tout mon voyage, tout ça est à titre d'exemple et de témoignage de ceux que tu mets apparemment dans le même sac. C'est bien triste d'avoir cette vision des autres en tout cas, je me demande bien si tu arrives parfois à faire des rencontres qui te conviennent. Moi aussi j'ai été exaspérée au Cambodge devant ces touristes qui se prennent en photo plutôt que de regarder le temple derrière eux, ou contre ceux qui sont impolis dans tous les pays du monde, souvent j'ai été agacée mais heureusement pour moi pas à ton niveau. Bonne continuation dans ta recherche de la sérénité et du voyage parfait. »
Pour la genèse, j’ai écrit et publié ce texte alors que j’étais en Inde depuis deux mois, dans un hôtel à Khajuraho géré par deux amis. L’un deux ne pouvait pas quitté son poste le temps d’un aller-retour à Gwalior pour emmener son fermier de père faire sa chimiothérapie : son employeur ne lui autorisait pas de congés et en parallèle, les touristes présents étaient bien exigeants pour un hôtel de cette catégorie (environ 3 euros la nuit). Finalement, le père a fait un grave malaise, nous sommes partis à Gwalior sans le consentement du boss et son père est décédé quelques semaines plus tard. Pas de causes à effets avec les touristes hein mais j’avoue que ce décalage des priorités à ce moment précis m’a choqué. D’ailleurs, j’ai traduit le texte à mes amis indiens puis l’ai fait lire aux fameux tourmondistes que j’incrimine notamment : de riches échanges (sans ironie aucune) sur la notion de « tourisme » et sur l’abus d’utilisation du mot « voyageur » pour décrire des gens qui vont d’un point A à un point B dans un pays si possible « exotique » avec un sac sur le dos, un billet d’avion retour dans la poche et un guide tel le Guide du Routard ou le Lonely Planet dans la main ont « égayé » un apéro.
Bref ! Aujourd’hui, je voudrais prendre le temps de vous remercier pour vos réactions car la production collective est devenue bien plus intéressante et ce, malgré de nombreuses digressions notamment sur la notion de race (point Godwin non atteint), au fil de ces 14 pages de conversations virtuelles entre passionnés de voyage, que mon texte initial.
Un voyage en Inde : un mythe occidental inchangé depuis les peintres orientalistes ?
Les uns ont donc écrit faire le même constat que moi sur les changements opérés dans une Inde moderne qui évolue vite comme Andreyves « qui se protège certainement plus qu’avant » et choisit ses endroits en sachant que pour lui « la vraie aventure du voyage est de plus en plus difficile à trouver » tandis d’autres se moquent (gentiment) en citant les paroles d’une chanson de Bob Dylan écrite dans les années 60 : « Sur nos routes anciennes les pavés sont usés... La roue de la fortune est en train de tourner... Les perdants d'hier vont peut être gagner... Les temps changent... inéluctablement », d’autres se moquent (moins gentiment) avec notamment un « ce que tu dis est un constat fixe, une nature morte, a still painting... la photographie d'un paysage anonyme » qui m’échappe encore puisqu’il suffit de cliquer sur mon blog pour connaître mon identité et quelques unes de mes expériences de voyages. D’autres encore s’opposent comme Attila qui estime que l’ Inde de 2012 est « dans le même état que lors de son premier voyage en 1994 » et ajoute que « pays est plus moderne mais les fondamentaux restent les mêmes ». Quant à Stalingrad, il prédit que :
« la "fracture sociale" ne sera plus entre pays riches et pays pauvres, mais dans chaque pays ( France, Inde, etc.) entre une minorité très riche une majorité de pauvres (ceux qui travaillent pour survivre) et au milieu une classe "moyenne" (ceux qui travaille pour acheter le superflu) soumise à une compétition effrénée et épuisante pour conserver son niveau de vie. »
Attila toujours, ajoute que la plus large mixité touristes indiens/touristes occidentaux :
« peut entraîner les indiens sur le chemin d’une plus grande tolérance non seulement envers les occidentaux mais aussi envers leurs propres compatriotes. »
Au final, plusieurs d’entre vous ont pointé ce que je ne voyais pas à ce moment-là : le fait que c’est surtout moi qui ait changé... A ce sujet, j’ai beaucoup aimé les interventions de Tcvoyageur :
« Tu penses que l' Inde a profondément changé en 10 ans, c'est peut-être toi qui as le plus évolué durant cette période et c'est ton regard sur ce pays qui n'est plus le même. »
Puis deLudopyr :
« Nous sommes toujours en retard d'une époque quand on voyage : en retard sur nos références de lectures, de témoignages, d'imagination sur le pays de destination. La Terre tourne et les temps changent, un énorme shift se réalise entre ouest et est, même si nous ne sommes pas encore morts et loin de là. Il faut bien vivre avec son époque et l'accepter parce que c'est justement notre époque, notre temps à nous : notre "créneau horaire ". Maintenant tu as toujours des "sentiers" pour tracer la tangente et trouver des espaces moins courus. Tu sais de quoi je parle car tu es de Paris, 1ere ville touristique du monde : certaines rues et quartiers sont archi-encombrés de visiteurs mais dès que tu passes dans une rue perpendiculaire tu ne vois plus personne ! Je connais des coins supers à Montmartre où des bistrots ne brassent que la population du quartier. Tu as la liberté de mouvement pour t'éloigner et trouver la bonne idée du lieu à rejoindre. »
Le premier commentaire de Visitation m’avait aussi interpellée : elle ajoute que nous aussi, changeons et vieillissons et s’interroge à juste titre sur une plus grande difficulté à communiquer avec la jeunesse indienne. Un banal « choc des générations » qui serait effectivement un point à prendre en compte me suis-je dis en la lisant.
Quant à Eltopo, il rebondit sur le titre de mon texte et apporte son témoignage :
« Le monde change plus vite maintenant, mais déjà lorsque j'étais dans cette zone, mes interlocuteurs indiens sortant d'études a Oxford ou Cambridge me disaient que pour eux les intouchables étaient des animaux domestiques, et c'était dans les années 1978/80. Quand à être lassé de côtoyer la misère (qui s'accroit) je suis aussi dans ce cas, et malheureusement le nombre de pays fréquentables pour des objectifs touristiques se réduit d'année en année, plus grande misère et plus grande insécurité vont de pair (ce qui n'était pas le cas autrefois). »
Le roman « Les chemins de Katmandou » a bien évidemment été cité comme preuve que dans les années 70, cela partait déjà en vrille. Djalma, tout aussi idéaliste que moi préfère penser que :
« dans les années 70, le voyage en Inde (souvent effectué par voie terrestre) n'était peut-être pas envisagé dans le même objectif qu'aujourd'hui... Le mouvement hippie en opposition à la société de consommation et au matérialisme était plus à la recherche de valeurs spirituelles qu'il croyait trouver en Inde. On allait donc en Inde dans un tout autre but que maintenant et surtout sans un programme millimétré, un itinéraire ne laissant aucune place à l'imprévu destiné à "s'en mettre le plus possible plein les yeux" sans "louper les incontournables" et faire un maximum de belles photos... »
Enfin, Ramramindi, qui fréquente l’ Inde depuis plus de 10 ans et a même fini par s’y installer, tout simplement parce qu’elle la sent « vivante, vibrante et énergique » met ma réflexion en perspective : « L’Inde change mais (...) quand je rentre en France, je ne reconnais plus mon pays ».
Tout ça pour dire que si je devais réécrire ce texte, je prendrais plus en compte ma propre évolution plutôt que de mettre tous mes maux sur une Inde moderne occidentalisée... Nourris aux romans de Jules Verne, aux peintures de Ingres, aux essais de Lévi-Strauss, aux témoignages d’explorateurs du 19e siècle ou encore aux récits de Blaise Cendrars, beaucoup d’entre nous fantasmons le voyage aux confins de l’Asie, de l’Afrique, des îles du Pacifique ou de l’ Amérique du sud. Nos voyages touristiques, quelque que soit la bonne volonté que nous y mettons, ne sont pas conformes aux rêves que nous formons avant le départ. Limite parfois, rêver voyager peut être plus agréable que le voyage en lui-même. La confrontation avec le réel détruit les illusions de la plupart des touristes qui n’ont alors plus d’autre choix que :
- de se voiler la face et ainsi se prétendre voyageur/aventurier/explorateur et faire de l'ethnologie de comptoir notamment sur des blogs de voyages inodores, incolores et insipides,
- d'assumer d’être un simple touriste qui voyage pour uniquement le plaisir de voir de beaux paysages, de visiter des sites culturels, de profiter de températures clémentes et accessoirement provoquer des rencontres avec les locaux et pourquoi pas vraiment créer une amitié au delà des frontières/cultures,
- de s'expatrier pour expérimenter une nouvelle façon de découvrir l’autre dans un échange plus équitable, plus constructif autour d’un projet commun,
- de partir à la "quête du lieu acceptable" comme le décrit brillamment Raymond Depardon dans "Errance" (ma bible !)
- ou de façon plus classique, partir en quête de soi à l'instar de Sylvain Tesson (mais attention à se renouveler intelligemment lorsque la quête cesse !)
Quid de mon laïus sur l’explosion de la classe moyenne indienne ?
Attila que mon texte inspire, m’écrit, très en verve :
«Tu parles de mimétisme alors que ton premier exemple n'a rien d'un mimétisme. La blancheur du teint a toujours été un critère de beauté essentiel chez les Indiens car c'est un symbole de richesse. Est blanc, celui qui n'a pas besoin de travailler la terre pour survivre... Si les indiennes voulaient nous imiter, elles achèteraient plutôt de l'autobronzant ou bien se doreraient la peau au soleil... En occident, le blanc est synonyme de pauvreté. Reste blanc, celui qui n'a pas les moyens d'aller à Courchevel ou aux Antilles en hiver et à Saint-Tropez en été... Pour les garçons, je n'ai pas bien remarqué qu'ils ressemblaient à des rappeurs ou des minets. Mais quand bien même aimeraient-ils une musique différente de leurs parents, je ne vois pas où est le problème. Les styles musicaux (ou autres) importés sont d'ailleurs souvent remixés à la sauce du pays et finissent par devenir tout autre chose... Par exemple, le Mac Do. Quel symbole de mondialisation, d'uniformisation ! Et pourtant, tu ne trouveras pas en Inde le même hamburger (et pour cause...) qu'à Paris ou qu'à New York. De la bouffe industrielle et pas tip top pour la santé certes mais adaptée à chaque pays... »
Comme Sindhind (encore lui) me l’a fait remarquer, ce n’est effectivement sur une si courte période que l’on peut réécrire l’Histoire économique de l’ Inde moderne :
« Wesh, mademoiselle, si vous vous êtes cantonnée à votre environnement direct (le tour de votre hôtel), il est clair que vous serez en mesure de comparer dans un laps de temps aussi court (6 ans de 2006 à 2013), l'évolution imposée par la globalisation de la médiatisation et de la distribution : je m'explique d'une part nous observons les mêmes publicités et d'autres part, je suis en mesure de m'acheter une bouteille de coke aussi bien en bas de chez moi en moins de 5 minutes qu'au coin de la rue à Pushkar ou à Ajmer !! Corporate Strategy : Think Global, Act de moins en moins Local... puisqu'il y a une homogénéisation des comportements... »
Odni, quant à lui/elle, s’emporte :
« Il faudrait que rien ne change dans ces pays ? C'est sûr l'exotisme de certains pays, ça nous fait un bon terrain de jeu pour nous défouler de notre stress, s'extasier devant des traditions dont on voudrait surtout pas chez nous... De toute façon, cette évolution nos pays occidentaux l'ont connu il y a une cinquantaine d'années, bien sûr il n'était pas question de mondialisation mais c'était bien une forme d'uniformisation, d'aspiration à consommer, bousculer les traditions, ce qui revient au même ! La classe moyenne indienne part en vacances... s'ils se paient ce "luxe" c'est qu'ils n'ont plus a se poser la question" comment je vais acheter le riz pour aujourd'hui" c'est super ! Non ? »
Tout comme Marcomarco :
« à lire certains on a l'impression que plus qu'un regret on sent ici une sorte de gène - c'est comme selon nos deux fameux philosophes de chez nous (Chevaliers du Fiel) : "ça fait chier de se payer un voyage dans un pays pauvre pour y voir des gens qui sont plus riches que nous"... En attendant, passer un mois en Inde revient beaucoup moins cher que passer ses vacances sur la Côte d'Azur (ou ailleurs en France). En Inde on peut se payer une nuit dans un hôtel *****, ou un palace pour le prix d'un hôtel basic comfort chez nous... quand aux remords... »
Ou Milou2008, tout aussi cash :
« Les indiens doivent rester pauvres pour correspondre à l’image des touristes bien-pensants ».
Certains s’essaient à des constats géo-politiques plus ou moins alarmistes que je m’interdis de commenter, faute de connaissances suffisantes.
Dépeindre négativement les touristes sur un forum de voyages entraîne évidemment des commentaires peu élogieux... Florilège :
« Tu as l'air d'avoir une dent contre les touristes "bien propres sur eux" (comme tu dis). C'est pourtant la meilleure façon de commencer à bien respecter les populations locales, que de se présenter devant elles proprement, non ? »
« Quel dédain... Je ne comprends pas ce regard condescendant que beaucoup de voyageurs ont sur les autres voyageurs : "moi je fais ça mieux, eux ils sont ignorants". La barbe... »
« Il y a beaucoup de condescendance dans ce paragraphe. Libre à toi de penser cela de tes compatriotes, mais alors pourquoi ne pas aller dans un hôtel ou une guesthouse où tu ne rencontreras pas d'occidentaux ? »
Toutefois, certains sont encore plus durs que moi lorsqu’il s’agit du comportement de leurs concitoyens en vacances. TCvoyageur pense que les touristes sont responsables de leur image véhiculée en Inde :
« Préjugés !! Suite à de très nombreuses discussions avec des indiens, je pense que leur vision sur nous est construite à partir des actes (et paroles) qu'ils nous voient accomplir (ou prononcer) lorsque nous sommes dans leur pays (et là encore c'est vrai dans de nombreux pays). Nous sommes donc totalement responsables de la manière dont ils nous perçoivent. ».
Lagunboy va encore plus loin tout en restant optimiste :
« Une bonne partie des gens qui peuplent ce forum et mettent 15 000 € pour passer 3 semaines à 4 en Namibie ou au Vietnam avec chauffeur, guide et qui réussissent à se baigner dans des piscines aux eaux turquoises des grands hôtels de villes africaines misérables ne valent pas mieux que les nouveaux riches indiens que vous signalez. Le voyage que j'aime est aux antipodes de cela, au milieu des gens. Il faut malheureusement aujourd'hui trouver des destinations risquées et sans confort pour vivre cela. De ce que j'ai vu de l' Inde, même si elle se développe, il doit encore être possible d'y voyager de cette manière, de s'immerger. »
Un autre me taquine sympathiquement :
« Ce qui me gêne le plus en fait c'est internet et les forums ! Avant le développement du net et du wifi, les touristes étaient obligés de se parler pour se refiler les bons plans, maintenant plus la peine, on a accès à tout (avant et pendant le trip), ce qui donne également ces brochettes de gens dans les guests houses qui ne calculent plus leur entourage, gardant leurs yeux rivés sur leur écran. Lorsque je pars, c'est sans téléphone, sans ordinateur, sans tablette, bref, sans boulet. (D'ailleurs quelqu'un est peut être en train d'écrire sur toi et le fait que tu bloques sur ton écran depuis 3 jours sur la terrasse de ton hôtel -)) Les meilleurs hébergements que j'ai pu trouvé ne figurent pas dans les guides mais m'ont été conseillé de bouche à oreille, soit par des locaux, soit par des touristes. Certes, l'ambiance générale en voyage n'est plus la même. Je trouve qu'il y a moins de routards et plus de touristes, qui vont absolument partout, y compris des coins reculés. Je reconnais toutefois que je n'ai plus la même perception et les mêmes attentes qu'il y a 20 ans. J'ai changé ma manière de voyager, privilégiant la visite à des locaux devenus des amis plutôt que la visite de nouveaux "sites touristiques". »
Mais comment ne pas craquer lorsqu’on lit des commentaires comme celui ci-dessous (sans les smileys) que j’ai cru fake avant de le lire et re-lire et m’apercevoir du premier degré... Collector :
« Alors ton trip en Inde ?
Ravie ! Pour le Rajasthan, par exception, j'étais en tour organisé (7 personnes seulement). Vu le kilométrage entre les sites, ça a permis de gagner beaucoup de temps. Et nous étions protégés du harcèlement commercial sur les sites par le guide, ouf ! Je me suis échappée du groupe 3 ou 4 fois pour voir la "vraie" vie de la rue, notamment au petit matin. Là, les relations sont super.
Oui, les touristes indiens abondent, notamment au Taj Mahal. Au début, c'étaient les vacances scolaires indiennes et le bruit dans les couloirs était parfois intenable dans les hôtels ! Je suis contente pour eux que des millions d'autochtones aient enfin le niveau de vie pour faire du tourisme.
Juste après, j'ai embrayé sur Oman... où il y a plein d'Indiens ! (+Pakistan, Bengladesh Sri Lanka). Pas trop dépaysée... »
Depuis mon retour de voyage, je me suis sentie quelques mois comme une fillette, abreuvée de contes féériques, qui comprend que les princes charmants n’existent pas... mais après deux semaines idylliques au Maroc où je m’étais promis de rester sagement dans les clous mais où je me suis retrouvée à traverser la vallée de l’Ounila à pied tandis que des centaines de 4x4 loués par des touristes grondaient sur le bitume sans jamais s’arrêter même lorsque nous levions le pouce ou agitions les bras pour qu’ils nous avancent de quelques kilomètres, j’ai identifié deux options :
1/ Apporter mon humble contribution dans un pays que je chéris comme Geramine qui vit depuis 14 ans en Inde et qui a pour sa part retourner la question, en se demandant ce qu’elle pouvait faire pour l’ Inde. Adepte de Pierre Rabhi, elle applique dorénavant sa fable du "colibri" :
« Un jour dit le légende, il y eut un immense incendie de forêt. Les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s'activait, allant chercher quelques goutes d'eau avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, l'un des animaux agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : "Colibri, tu n'es pas fou? ce n'est pas avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu" "Je le sais", dit le colibri, "mais je fais ma part ».
En passant ainsi d'observatrice à actrice, elle a pu se sentir à l'aise en Inde, car pour elle, l'action étant plus puissante que les paroles. Elle pense arriver peu à peu à donner conscience à ses amis indiens, qu'il existe d'autres valeurs en Occidentque les seules valeurs mercantiles. Comme elle dit :
2/ Continuer de voyager le plus en adéquation possible avec mes valeurs humaines et continuer ainsi, à mon petit niveau, à favoriser le dialogue des cultures dans un environnement xénophobe. Un dernier commentaire avec une chouette philosophie et un intéressant recul de OsmanPacha :
« Le monde est vaste et complexe. Pour ma part, j'essaie de rester humble et ouvert : pas de certitude, de jugement à l'emporte-pièce : je tente de comprendre en lisant, en communiquant, puis après tout je me sens égoïstement léger en Inde. Un soin palliatif comme un autre... »
Dans tous les cas, me relire, vous relire et tenter de synthétiser ces 266 commentaires m’a donné envie de me replonger dans Essai sur l’exotisme de Victor Segalen qui met à mal toutes nos références ethnocentristes des récits de voyages européens traditionnels tel ceux de Pierre Loti... et c’est tant mieux ! -)
Bonne continuation à vous tous et encore merci pour cette réflexion collective.
Céline | | | À: Celineakavps · 23 juin 2014 à 21:40 Re: Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser Message 270 de 293 · Page 14 de 15 · 1 409 affichages · Partager Et bien et bien !?... Dans tout les sens du terme.
Comme je suis le premier cité et sans prétention aucune. Je ne sais quoi ajouter à cela. A part, peut être l'absence de Stalingrad.
Alors, je vais faire comme toi... Surtout remercier les intervenants, sans qui ce forum ne serait pas ce qu'il est.
Merci à toi.
Ciao ! | | | À: Adye · 24 juin 2014 à 1:05 Re: Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser Message 271 de 293 · Page 14 de 15 · 1 388 affichages · Partager Comme je suis le premier cité et sans prétention aucune. Je ne sais quoi ajouter à cela. A part, peut être l'absence de Stalingrad.
Ah si ! J'ai repris Stalingrad ! ;-) Merci pour ta réaction et à bientôt ici ou sur les routes !
« la "fracture sociale" ne sera plus entre pays riches et pays pauvres, mais dans chaque pays ( France, Inde, etc.) entre une minorité très riche une majorité de pauvres (ceux qui travaillent pour survivre) et au milieu une classe "moyenne" (ceux qui travaille pour acheter le superflu) soumise à une compétition effrénée et épuisante pour conserver son niveau de vie. » | | | À: Celineakavps · 24 juin 2014 à 1:11 Re: Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser Message 272 de 293 · Page 14 de 15 · 1 387 affichages · Partager Bien que cette discussion ne soit pas close, je pense que tu as eu une riche idée de la lancer, Céline. Plus j'en relis des lignes, dans tous les sens, plus je retrouve (ou repense à) ce qui me gène désormais le plus lorsque je voyage : les touristes, qui remplacent 90% des voyageurs, qui eux-mêmes ont remplacé les explorateurs... ceux-là qui se font photographier devant tous les monuments... ceux-là qui sont assis à la gauche du chauffeur, qui montent et descendent la vitre en permanence et qui lui demandent toutes les deux minutes de ralentir un peu, afin de ne pas rater la charrette à bœufs, la vendeuse et son étal, le lot d'animaux domestiques qui traverse ou encombre.. la bique, la vache, le coq ou la poule exceptionnels, puisque "locaux". Le touriste qui rentre chez soi bientôt, puis joue au conférencier "Connaissance du monde", pour ses amis ou voisins.. à grands frais, car il a payé plus de cent euros chacune de ses journées au pays de Gandhiji.
Qu'ils soient occidentaux, japonais ou indiens, ces transhumants forment une meute sans fin qui me lasse au plus haut point. elle m'empêche d'avoir une relation particulière par exemple avec le restaurateur, qui a déjà servi depuis une semaine deux cents de ces perroquets caquetants et qui me prend pour un énième consommateur, strictement conforme aux autres, rien de plus. Mes congénères en vadrouille m'obsèdent parfois, ces énergumènes affublés de tenues étranges et d'outils de reproduction instantanée, repérables à 200 mètres, qui sont la version expatriée et satisfaite du citoyen morose et engoncé dans la routine du boulot, chez lui dans son patelin. Ce sont eux que sans doute je photographierai dans dix ans, de préférence à l'indien en dhoti ou au papou en ficelle, et que j'épinglerai sur facebk.
Il me faut désormais aller plus loin, plus haut, plus tôt ou plus tard, en mauvaise saison, afin d'en éviter la plupart. Il me faut aussi inventer mon propre guide du routard, inventer des déplacements qui soient sans référence, des itinéraires intimes et secrets qui m'offriront des rencontres improbables mais superbes, jamais écrites ici ni sans doute nulle part. J'y travaille.. en toute discrétion et au risque de me perdre, sans le secours d'aucune pierre blanchie. Le prix à payer pour sortir du zoo, ne plus être un zozo. | | | À: Visitation · 24 juin 2014 à 2:32 Re: Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser Message 273 de 293 · Page 14 de 15 · 1 373 affichages · Partager Bien que cette discussion ne soit pas close, je pense que tu as eu une riche idée de la lancer, Céline. Plus j'en relis des lignes, dans tous les sens, plus je retrouve (ou repense à) ce qui me gène désormais le plus lorsque je voyage : les touristes, qui remplacent 90% des voyageurs, qui eux-mêmes ont remplacé les explorateurs... ceux-là qui se font photographier devant tous les monuments... ceux-là qui sont assis à la gauche du chauffeur, qui montent et descendent la vitre en permanence et qui lui demandent toutes les deux minutes de ralentir un peu, afin de ne pas rater la charrette à bœufs, la vendeuse et son étal, le lot d'animaux domestiques qui traverse ou encombre.. la bique, la vache, le coq ou la poule exceptionnels, puisque "locaux". Le touriste qui rentre chez soi bientôt, puis joue au conférencier "Connaissance du monde", pour ses amis ou voisins.. à grands frais, car il a payé plus de cent euros chacune de ses journées au pays de Gandhiji.
Qu'ils soient occidentaux, japonais ou indiens, ces transhumants forment une meute sans fin qui me lasse au plus haut point. elle m'empêche d'avoir une relation particulière par exemple avec le restaurateur, qui a déjà servi depuis une semaine deux cents de ces perroquets caquetants et qui me prend pour un énième consommateur, strictement conforme aux autres, rien de plus. Mes congénères en vadrouille m'obsèdent parfois, ces énergumènes affublés de tenues étranges et d'outils de reproduction instantanée, repérables à 200 mètres, qui sont la version expatriée et satisfaite du citoyen morose et engoncé dans la routine du boulot, chez lui dans son patelin. Ce sont eux que sans doute je photographierai dans dix ans, de préférence à l'indien en dhoti ou au papou en ficelle, et que j'épinglerai sur facebk.
Il me faut désormais aller plus loin, plus haut, plus tôt ou plus tard, en mauvaise saison, afin d'en éviter la plupart. Il me faut aussi inventer mon propre guide du routard, inventer des déplacements qui soient sans référence, des itinéraires intimes et secrets qui m'offriront des rencontres improbables mais superbes, jamais écrites ici ni sans doute nulle part. J'y travaille.. en toute discrétion et au risque de me perdre, sans le secours d'aucune pierre blanchie. Le prix à payer pour sortir du zoo, ne plus être un zozo.
Je rêve sur ce forum... c'est incroyable la prétention que vous avez tous pour faire des généralités pareil. On est TOUS parfois exaspérés pas ces hordes de touristes, on est beaucoup à avoir envie de faire cette rencontre d'une minute ou d'une journée qui nous enrichit, mais quand tu voyage, d'autre que toi on eu la méme idée figure toi! Comme c'est bête. Alors forcément en hotel 4 étoiles dans les stations balnéaires ou méme que tu visites certains lieux que tu penses incontournables, oui tu vas te retrouver avec des gens vraiment insupportable, ou des fois tous simplement d'autres touristes alors que tu preferais etre seul. Mais enfin, quand tu voyage pas cher, que tu vogue entre les guest house a 2 euros et que tu prends les transports en communs, si là tu n'en peux plus des touristes que tu croises, qui en fait font a peu près comme toi, arrête donc de voyager, ca te fera moins de cheveux blancs j'ai l'impression. Dans ce restaurant où tu aimerais être unique, excuse moi de te le dire, mais oui tu es comme tous ceux qui sont passés avan toi, donc soit tu essai malgré tout de lier un contact, soit tu va tout simplement dans des endroits beaucoup moins fréquentés, des restau où tu ne trouves que des gens du coin. Il faut bien te rendre à l'evidence que tu n'es pas la seule à avoir envie de découvrir les richesses du monde... "Il me faut inventer mon propre guide du routard" et alors? Ce n'est pas ca aussi le bonheur de voyager? Il n'y a plus beaucoup d'endroit sur terre qui ne sont pas référencés sur google mais ca n'empeche pas de voyager heureux et de trouver des merveilles, de faire des rencontres incroyable... Bon voyage! | | | À: Djalma · 24 juin 2014 à 2:43 Re: Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser Message 274 de 293 · Page 14 de 15 · 1 372 affichages · Partager Je me suis aidée du Guide du Routard, parce que dans un pays si different du notre et pour la premiere fois, des conseils ne sont pas de refus.
Les conseils du routard... Si bien des choses ont changé en Inde depuis les années 70 notre "fameux" guide lui n'est pas comme le bon vin il ne se bonifie pas trop avec le temps je suppose? bref il n'a pas dû trop changer je crois; peut-être un peu moins "routard" qu'avant, les voyageurs d'aujourd'hui ne s'aventureraient plus dans les bouges d'autrefois où le prix d'une nuit ne s'évaluait pas en roupies mais en paisas. Sans doute est-il tjs aussi dépassé par les événements?Des adresses introuvables, des restos qui n'existent plus depuis des lustres des guesthouses dont personne ne se souvient ou qui ont brûlé!!. Dire qu'il est encore utilisé par certains pensant y trouver les bonnes adresses je crois rêver!
Et bien je ne sais pas depuis combien de temps tu as utilisé ce guide, mais je pense que tu ne sais pas de quoi tu parles. Le Routard, ce n'est pas la base, tu peux voyager sans evidemment, mais ca nous a souvent aidé a trouver des endroits sympa, et detrompe toi, bien loin des quartiers touristiques et des hotels de luxe! Ils proposent de tout, et nous on a toujours piocher dans le moins cher, douche froide et planche de bois, en plein milieu de nul part. On y a fait des rencontres geniales, on s'est retrouvé dans des situation loufoques qui nous laissent au final des souvenirs uniques. Alors non tu ne rêves pas, certains voyagent encore avec le Routard et y trouvent leur compte. J'aurais beaucoup aimé comparer les endroits où tu dors, mange, echange, avec les nôtre... Ca doit être bien interessant.
Et pour tous, le voyage ne forme pas la tolérence on dirait, je suis triste pour vous tous avec vos opinions haut placées. | | | À: Athenais1012 · 24 juin 2014 à 8:53 Re: Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser Message 275 de 293 · Page 14 de 15 · 1 339 affichages · Partager Et pour tous, le voyage ne forme pas la tolérence on dirait, je suis triste pour vous tous avec vos opinions haut placées.
Vraiment très très drôle, le pompier pyromane à encore frappé  .
On commence par balayer devant sa porte cher ami, où alors tu as trop chaud ?! Relis toi, c'est consternant. | | | À: Athenais1012 · 24 juin 2014 à 13:58 Re: Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser Message 276 de 293 · Page 14 de 15 · 1 289 affichages · Partager Et bien je ne sais pas depuis combien de temps tu as utilisé ce guide, mais je pense que tu ne sais pas de quoi tu parles. Le Routard, ce n'est pas la base, tu peux voyager sans evidemment, mais ca nous a souvent aidé a trouver des endroits sympa, et detrompe toi, bien loin des quartiers touristiques et des hotels de luxe! Ils proposent de tout, et nous on a toujours piocher dans le moins cher, douche froide et planche de bois, en plein milieu de nul part. On y a fait des rencontres geniales, on s'est retrouvé dans des situation loufoques qui nous laissent au final des souvenirs uniques. Alors non tu ne rêves pas, certains voyagent encore avec le Routard et y trouvent leur compte.
Si je sais de quoi je parle j'ai commencé à voyager avant que ne sorte le premier guide du routard (1973 ou 74?) rédigé par des gens comme moi qui avant voyageaient donc sans guide... je l'ai vu évoluer leur guide!!Je sais aussi comment le routard sélectionne ses adresses!  (et ce depuis une quinzaine d'années environ) Une question: As tu déjà essayé de leur proposer une de tes bonnes adresses découverte par toi même sans l'aide de ton précieux guide? si oui et que cette adresse était vraiment très bonne as-tu pu ensuite la retrouver dans le "fameux guide"? Je n'ai personnellement jamais eu besoin du "fameux guide" pour faire des
ni me retrouver dans des
car ce n'est pas vraiment mon but! Par contre j'ai pu constater à maintes reprises qu'il n'offrait presque jamais le meilleur rapport qualité prix et que dans les adresses qu'il propose on trouve surtout beaucoup de blaireaux! Bon c'est sûr on trouve encore pire : Un certain guide français également que je ne nommerais pas ici! difficile de faire pire!! | | | À: Djalma · 24 juin 2014 à 15:15 Re: Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser Message 277 de 293 · Page 14 de 15 · 1 272 affichages · Partager Un certain guide français également que je ne nommerais pas ici! difficile de faire pire!!
Ah oui, le Pas Très Fûté  J'imagine qu'il permet de faire des rencontres encore plus géniales et de se retrouver dans des situations encore plus loufoques! | | | À: Pagaljavab · 24 juin 2014 à 20:41 Re: Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser Message 278 de 293 · Page 14 de 15 · 1 224 affichages · Partager Je n'ai pas besoin d'un guide pour voyager, mais je sais aussi m'en servir de temps en temps. Je vous laisse à vos merveilleuses facon de voyager, bien au dessus de nous tous, pauvres touristes moutons que nous sommes. Heureusement qu'on ne croise pas que des gens comme vous parmis nos rencontres!
Et oui je le redis, voyager ne vous a apparement pas aidé à ouvrir vos petits esprits étriqués. | | | À: Celineakavps · 24 juin 2014 à 23:04 Re: Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser Message 279 de 293 · Page 14 de 15 · 1 199 affichages · Partager hello, bon je sais pas si c'est toi ou stalingrad qui parle de la fracture sociale..mais elle a toujours existé, peut etre que c'est de realiser que cela n'est pas forcement de l'ordre de la destinée qui est nouveau et ce au dela des fondements religieux ou d'acceptation de sa condition; quand meme en Inde les gens les plus souriants ne se retrouvent pas là ou notre materialisme penserait les trouver; d'ailleurs les gens qui vous collent parce que vous êtes un occidental et avez donc du pognon au delà de ça ils ont beaucoup de choses à dire aussi mais ça prend plus de temps; en tout cas j'aime bien ta précision franche sur le contexte que tu vivais au moment d’écrire ton texte merci lol et ram ram! (faut que je décompresse de reflechir!) | | | À: Athenais1012 · 25 juin 2014 à 0:25 Re: Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser Message 280 de 293 · Page 14 de 15 · 1 178 affichages · Partager la réalité est plus complexe, et parfois même ambiguë.. je ne fais pas de généralités, je fais des catégories, je catégorise. c'est plus facile.. et plus juste, plus vrai, en accord avec la condition matérielle de chacun, au-delà de sa psychologie. je suis parfois gêné par cette ambiguïté car certains touristes, qui ont de sages commentaires sur ce qu'ils observent, peuvent aussi bien avoir des travers (comportements) qui me déplaisent fortement. le moindre d'entre eux n'est pas la suffisance avec laquelle ils se trimballent en tous lieux.
à vrai dire, je rencontre AUSSI des voyageurs formidables, enjoués, souriants, ouverts, légers, pleins d'empathie et de simple politesse vis à vis des gens du cru. leur bonne éducation et leur culture sont comme un bel oriflamme. souvent ils sont assez jeunes, enthousiastes. ils commencent à gouter la vie, en voyageant, et l'ont à peine entamée, surtout si c'est leur première fois. parfois ils ont une vraie connivence et tendre relation avec moi. je les apprécie beaucoup. d'autres voyageurs remarquables ont eux atteint ou dépassé les soixante dix ans, ce sont de vieux connaisseurs de l' Inde, ils en connaissent TOUT, ont tout bu deux ou trois fois. lorsqu'ils ouvrent la bouche, je me tais et me désaltère moi aussi littéralement de leurs remarques et avis. ils sont mes sadhus, venus d'occident. ils ont tout compris, au long d'alchimiques expériences. rester en conversation avec eux plus d'une heure est comme un adoubement pour moi, qui ne suis pourtant plus un page.
ce que je souhaitais épingler dans mon précédent post est le travers insupportable que délivre le tourisme industriel, celui par lequel on survole et traverse tous les endroits en dix minutes et surtout, celui qui mène directement aux boutiques de babioles et colifichets par milliers. si ce tourisme fait vivre les boutiquiers locaux, certains grassement d'autres chichement, il fausse totalement la relation à l'autre, car il l'a rend mercantile essentiellement. hilarant vous avez dit ? non... triste. | Discussions similaires sur l'Inde: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 10 640 visiteurs en ligne depuis une heure! |