Avant que nous ne nous fassions taper sur les doigts pour élucubrations-hors-contexte-voyage, je rajoute quelques lignes.
Pour Ludovic-Dacun : c'est juste que tu n'es pas dans le bon forum, alors c'est difficile de te renseigner mais le Limousin-Périgord, c'est pas mal aussi.
Ahhhh, le foin, Anny ne pense plus qu’à ça.
Elle a passé le week-end en Corrèze. (non mais, je vais y arriver).
Ce département, que dis-je, ce coin délicieux de
France, (c'est moins administratif) elle va quand même réussir à le faire connaître.
Elle a pris sa mobylette, celle qui reste au garage, la vieille peugeot 103 de sa mère, increvable (la mob et la mère) et roule carrosse.
Elle pose sa mobylette contre un parcmètre, ici, c’est pas comme à
Paris, elle y sera tout à l’heure et, son appareil numérique Canon Exilim 72 mégapixels à la main, elle décide de photographier tout ce qu’elle trouve digne de faire pencher la balance en sa faveur.
Hop, la chapelle St Libéral, de l’ancien ça, du XIVe siècle, et puis dans la foulée la mairie parce que c’était le collège des Doctrinaires au XVIIe siècle, c’est pas rien quand même. Après elle fonce vers la collégiale
St Martin où l’on trouve des sarcophages et la nécropole mérovingienne.
Ca va lui en boucher un coin à
Venezia qui aime les cimetières.
Elle monte en deux temps trois mouvements au superbe point de vue que l’on a du calvaire.
Anny est parfaitement satisfaite, elle reprend sa mobylette et roule maintenant dans la campagne. C’est tellement beau. La forêt maille l’espace et c’est ici qu’il y a les meilleures châtaignes, celle dont on entaille la peau, qu’on fait cuire dans du lait. Quand elle était petite, elle en mettait plein les poches et il n’y avait plus qu’à appuyer sur la peau entre le pouce et l’index et la chair sucrée et farineuse sortait en un petit tortillon fondant. Ici, au bord de la Nizonne, la route serpente le long des herbages. Autrefois les hommes ont construit sur les hauteurs et cultivé les pentes douces. Clic-Clic quelques photos.
Le pied à terre, la fesse en équilibre sur la selle Anny entend un tracteur derrière elle. Il s’arrête. C’est Robert. Ca ne trompe pas, son cœur bat dans ses oreilles. C’est lui. Ce n’est ni Philippe-Vincent Scoumoune. (tu rigoles Fabizan, Anny a accroché instantanément avec Robert)
Il est immense et semble heureux de la voir.
Anny est désemparée. Un paysan, c’est pas possible, non, pas un paysan, oui, mais pas un gynéco, c’est pire.
Robert lui propose de la retrouver à sa ferme dans une heure. Une vache va vêler et il ne peut pas venir chez ses parents...
Anny redémarre, les roues grincent aussi fort qu’elle chante. Cool la vie
PS : pour le foin, ce sera demain
NB : Traditionnelle « Foire Grasse » le 2 février : Dacun, c'est la teuf à Brive!!
Match de rudby CABCL-Albi sur la pelouse gaillarde ce week-end. Robert est rugbyman
Dom.