| Peuples de l'Asie (suite) GeorgesOZ · 22 novembre 2009 à 1:22 · 62 photos 173 messages · 11 participants · 23 953 affichages | | | | À: GeorgesOZ · 14 décembre 2009 à 4:44 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 61 de 173 · Page 4 de 9 · 2 211 affichages · Partager Pour aider à patienter et combler le silence de ces derniers jours, voici pêle-mêle quelques impressions sur Singapour.
Commençons par Orchard Road : j’aime bien passer au Takashimaya, par exemple, ou au Centre Point, tous deux situés assez près de la station Somerset, j’ai toujours une ou deux petites bricoles à y acheter. Mais à part les magasins, qu’y a t il d’intéressant ? Dans ce coin, je suis allé de nombreuses fois dans Emerald Hill Street (ou Road ?), une petite rue de traverse qui surprend par le style conservé de ses (petites) maisons. Ces quelques vestiges de l’architecture coloniale font plaisir à voir, non pas parce qu’elle est « coloniale », mais parce qu’elle précède l’âge du béton à outrance. Mais ce n’est pas à vrai dire l’endroit que je préfère pour m’abreuver. La clientèle et la musique y sont quelconques et je n’ai réussi qu’une fois ou deux à lier conversation avec un voisin de comptoir. Je ne recommanderai que l’Acid Bar, sur la droite quand on entre dans la rue.
Quand on remonte Orchard Road dans la direction du Jardin Botanique, on trouve sur la droite le Lucky Plaza, que je mentionne pour son Food Court, en sous-sol. On y mange très bien pour quelques petits euros. On prend ses plats et on s’assied où on peut dans cette grande cantine où toute l’Asie se retrouve à la bonne franquette. Un peu plus loin, et toujours sur le « même trottoir », on arrive au coin du Marriott. On peut s’asseoir à sa terrasse, si on n’est pas effrayé par les prix des boissons. En fin de journée, quelques filles visiblement en chasse..... Plus loin, toujours sur le côté droit de l’avenue en remontant vers le Jardin Botanique, on passe les jardins de l’ambassade de Thailande, puis on arrive à l’Orchard Tower, un lieu de perdition bien connu où se trouvent plusieurs bars et discothèques. Il y a une foule de filles pour ceux que ce genre de distractions intéresserait.... des vietnamiennes, des thaies, des indonésiennes, des filipinas....
Mais je préfère ne pas rester sur Orchard Road. Un petit coin que j’aime bien, c’est autour de Mohamed Sultan Road et de Unity Street, juste au coin de River Valley Road. Il y a quelques bars et restaurants sympas. Le Next Page me convient bien. On peut y jouer au pool et la musique est bonne. C’est là qu’une anglaise était tombée amoureuse de Y, et essayait de me convaincre (comme si j’en avais besoin !) qu’elle est une perle : « if you do not marry her, I will ! », m’avait-elle dit ! Dans la salle du fond, c’est une toute autre ambiance, karaoke à la chinoise. Et si on a envie de quelque chose de plus criant, on peut toujours se diriger de là vers Clark Quay, à 10 minutes à pied. Je conseille le restaurant « Indochine », un peu à droite le long de la rivière (il faut tourner avant le pont). On y mange très bien, ce qu’on ne peut pas dire de tous les restaurants à Singapour. Mais c’est peut-être le moment de le dire, il est difficile d’avoir une boisson correcte à Singapour. Quel que soit le prix que l’on paye, il n’y a jamais assez d’alcool. Ce n’est pas que je carbure à la gnole, mais parfois j’ai envie d’un bon verre et à Singapour c’est difficile à trouver. Je parle d’expérience répétée moultes fois. Et que dire d’avoir à payer l’équivalent de 7 à 8 euros pour une bière ??? Enfin, pour ceux qui veulent se dégourdir les jambes et danser, plus tard dans la soirée, il y a le China One, en haut des escaliers, également le long de la rivière mais à gauche avant le pont. La musique est correcte, mais je n’y donnerai pas un maximum d’étoiles, je trouve l’endroit assez glauque et vulgaire.
Comme sorties, je citerai entre autres le Jardin Botanique et son magnifique jardin d’orchidées, et aussi le zoo mais là il faut compter une bonne heure pour y arriver, sinon plus, car c’est bien en dehors de la ville. J’ai également bien apprécié le musée des civilisations asiatiques, un tout petit peu plus loin que Boat Quay, toujours le long de la rivière, dans un beau quartier où les immeubles modernes se marient bien avec des bâtiments coloniaux superbes. On peut d’ailleurs faire la promenade de Clark Quay jusqu’à Boat Quay, ça ne prend que 10 minutes. Le musée en question (8 SGD l’entrée, ça vaut vraiment le coup) n’est pas trop grand mais a de belles collections. Une vitrine magnifique présente les poteries de Baan Chiang. Plusieurs très belles vitrines sont consacrées aux ethnies de la péninsule indochinoise et des Philippines, textiles, armes etc.... Il y a une section intéressante sur le culte des ancêtres etc.... | | | À: GeorgesOZ · 15 décembre 2009 à 10:00 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 62 de 173 · Page 4 de 9 · 2 182 affichages · Partager Bonjour Georges,
Merci pour ces impressions de Singapour, tu raconte très bien, ça donne envie d'aller un faire un tour.
Profites bien de la suite de ton voyage. | | | À: Tokala · 15 décembre 2009 à 10:10 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 63 de 173 · Page 4 de 9 · 2 177 affichages · Partager Allez, moi aussi je vais faire un petit intermède en attendant que les cours de Georges reprennent !
J'ai été l'autre jour mangé japonais avec mes 2 collègues (dont celui dont la femme est japonaise). Mais attention, pas les sempiternels sushis et autres yakitoris très tendance de nos jours en France, mais des udon et ramens, bien plus courant au Japon.
J'ai pris un udon à l'œuf, bouillon très savoureux avec dedans de grosses pâtes épaisses et très bonnes (voir photo) Ma collègue a également pris un udon, mais à la place de l'œuf, de la pate de soja, très bon aussi. Nos udon étaient accompagnés de onigiri, grosse boulette de riz dans une algue, avec une prune à l'intérieur. Gout surprenant, mais vraiment bon ! Et attention au noyau !
Ah au fait... Comment manger un jaune d'œuf dans une soupe avec des baguettes ??? J'ai choisi de le percer et de le mélanger au bouillon, et c'était super bon !
Pour parler du resto en lui-même, il vaut mieux ne pas avoir de réunion tout de suite après parcequ'on sent un peu le graillon en sortant, la cuisine étant ouverte. La salle est assez sympa, avec de grandes tables en long. C'est un peu bruyant par contre. Le patron (un portugais, ne soyez pas étonnés !) n'est pas très sympa, mais au final, on y mange tellement bien que j'y retournerai avec plaisir ! Voici leur site internet, pour avoir leur adresse (prêt d'Opéra) et les menus histoire de les étudier à l'avance (il y a beaucoup de pages, très japonais parait-il) pagesperso-orange.fr/kintaro.lamen/
Voila, ça n'a rien à voir avec le sujet de Georges... remarquez, si un peu, c'est en Asie le Japon.... Image attachée: Photo postée par le membre Tokala. | | | À: Tokala · 16 décembre 2009 à 0:38 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 64 de 173 · Page 4 de 9 · 2 162 affichages · Partager Et pour continuer sur ta lancée « nourritures asiatiques », je recommanderai à ceux qui auraient la chance de passer un jour par Perth d’aller manger une soupe vietnamienne (bœuf cuit ou bœuf cru) au « Saigon Express », un petit stand de rien du tout au marché couvert de Subiaco, à 15 minutes du centre de Perth, à deux pas de la station de train. Pour l’équivalent de 6 euros on a droit à un grand bol. C’est la meilleure soupe vietnamienne de Perth à ma connaissance  et en prime, on a le beau sourire (superbes dents bien blanches) de la jeune femme du stand qui est absolument ravissante, j’oserai même dire l’une des plus jolies de Perth  (Nom de Dieu ! si seulement j’avais 20 ans de moins !).
Le marché est aussi très bien pour y trouver fruits et légumes en grandes quantités à prix très abordables, la plupart du temps achalandés par des asiatiques (chinoises et vietnamiennes en majorité). | | | À: GeorgesOZ · 16 décembre 2009 à 0:45 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 65 de 173 · Page 4 de 9 · 2 160 affichages · Partager On ne parle pas beaucoup de Singapour sur VF. Ce n’est pas une destination « de rêve » ou « incontournable », mais une destination souvent nécessaire, en route vers ailleurs – plus exotique, moins cher etc..... Je le comprends bien, et je serai le premier à recommander de ne pas y passer trop de temps. On pourrait dire que Singapour est une version aseptisée de l’Asie. Mais voilà, il se trouve que j’y passe de temps à autre, parfois pour 1 ou 2 jours, parfois pour une petite semaine, et de ce fait je commence à me faire quelques petites impressions du lieu, ci-dessous et en vrac :
Singapour est une démocratie parlementaire à la Britannique, mais il s’agit en fait d’un régime politique hybride constitué d’éléments démocratiques et autoritaires. Le People's Action Party (PAP) a gouverné Singapour depuis son accès à l’indépendance (en 1959), bien qu’il y ait des partis d’opposition, et Lee Kuan Yew a été le premier ministre de 1959 à 1990. Il a fait beaucoup de bien à son pays en poursuivant des programmes de logement public, en attaquant les problèmes de chômage, en développant l’infrastructure, en élevant le niveau de vie etc..... Cependant, on dit (je suis trèèès prudent : j’hésite à user l’affirmatif direct, vu qu’on a tendance à se faire vite massacrer pour ce qu’on avance sur ce forum....), on dit (donc) ou (mieux) certains disent que la société de Singapour a été fortement modelée selon des principes plutôt réactionnaires par Lee Kuan Yew. La liberté d’expression est limitée, en particulier en ce qui concerne les sujets raciaux et religieux. Ce qui se comprend bien, étant donné que Singapour est une société multiraciale et multi-religieuse, mais le fait reste qu’on n’a pas le droit de dire ou d’écrire tout ce qu’on veut. La criminalité est fortement réprimée. Certaines sentences judiciaires prononcées à Singapour choquent les champions de la démocratie à l’occidentale.
Il y a du pour et du contre. Sans y avoir été partout, ni à toute heure, Singapour est l’un des endroits au monde où je me sens le plus en sécurité et le moins menacé. Les Singapouriens ont sans aucun doute l’un des niveaux d’éducation les plus élevés en Asie, et parlent avec peu d’exceptions un très bon anglais, ce qui aide les visiteurs (sauf ceux qui peinent avec l’anglais bien sûr). Mais on regrette l’uniformité et la superficialité apparentes de Singapour : tout est trop moderne, tout est trop propre, tout est trop commercial. Que faire à Singapour à part passer quelques heures dans les magasins, où on ne trouve d’ailleurs rien qu’on ne puisse pas trouver dans 10, 000 autres villes sur la planète, et où les prix ne sont pas meilleurs ? Singapour est chère. Louer un appartement est hors de prix (plus cher, dit-on, que louer en Australie, par exemple). Que faire en dehors du « shopping » ? Quand on a déambulé de haut en bas d’ Orchard Street, où peut-on aller ?
C’est pour ça que j’ai écrit ces quelques lignes ci-dessus. Je pourrais aussi vous emmener faire un tour dans les « lorong » mal famés à l’arrière de Geylang Road, histoire de changer de l’image « clean » de Singapour: ça vous dirait ? | | | À: GeorgesOZ · 16 décembre 2009 à 3:04 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 66 de 173 · Page 4 de 9 · 2 156 affichages · Partager Il est tout à fait inutile d’être « navré », car je l’ai toujours dit, je ne prétends pas être omniscient et je me base sur les références que je trouve et qui ont un minimum de crédibilité. Cela ne les empêche pas d’être ici ou là dans l’erreur, ou bien (comme je pense être le cas ici) de prendre quelques raccourcis. J’accepte bien volontiers ce que « vous » dites (il y a quelque chose de déplaisant dans le vouvoiement) sur le mot « cinq » en Tahitien. Cela n’enlève strictement rien au message général concernant la parenté qui existe entre les langues austronésiennes (qui comprennent les langues malayo-polynésiennes).
Ce commentaire n’est pas utile. Il est comparable à arguer du fait que « trois » se dit « seh » en Farsi, ce qui de toute évidence n’appartient pas à la belle série « trois (franchis, tri (russe), drei (allemand) etc... », pour contredire le fait que les nombres se retrouvent en général remarquablement bien à travers l’éventail des langues indo-européennes.
Bonjour, GeorgesOZ.
Pardon de répondre si tardivement mais je me trouve en déplacement depuis pas mal de semaines...
Sans vouloir vous heurter une nouvelle fois par la franchise de mon propos, méfiez-vous des raccourcis car tous ne sont pas forcément bien choisis ni plus courts que des voies en apparence plus longues... Vous avez tout loisir de trouver mon commentaire inutile mais si j'ai réagi, c'est parce que vous avez écrit que « cinq » se disait lima dans les langues malayo-polynésiennes, ce qui est largement inexact, si je puis risquer ce constat...
D'autre part et en ce qui me concerne, je ne trouve vraiment pas que le vouvoiement soit déplaisant, s'agissant à mon sens de la plus élémentaire des courtoisies ; car je n'ai pas pour habitude de taper sur le ventre de mes interlocuteurs, et encore moins lorsque je ne les connais pas... Je suis bien désolé que vous vous en offusquiez, comme du reste de mes remarques qui, très courtoises, n'étaient pas destinées à vous blesser... Je comprends d'autant moins votre réaction que je ne vous ai manqué nulle part du moindre respect... Peut-être vous prenez-vous trop au sérieux, ne croyez-vous pas ?
Maintenant, concernant sé (« trois », en farsi), vous allez dire que je pinaille mais je suis là encore au regret de vous contredire : en dépit d'une évolution phonétique assez singulière au sein de la famille indo-iranienne, il appartient à l'origine à la série trois/ tri/ drei et autres, la forme attestée de ce nombre étant thri, en vieux-perse, ce que l'avestique thrayô/thri et le sanskrit traya/tri corroborent. Postérieur à l'étymon thri du vieux-perse dont il provient, seh est un cognat (un parent, si vous préférez) de thri qui résulte de la chute du /r/ devant la fricative /th/ avec aperture de la voyelle /i/ vers /e/.
Voici à ce sujet quelques liens dignes d'intérêt, si vous le souhaitez : aramis2.obspm.fr/ ~heydari/dictionary/?formSearchTextfield=three&formSubmit=Search&showAll=1 ; dnghu.org/indoeuropean.html ; openlibrary.org/..._of_Persian_language
Il y a une grande consistance dans les recherches récentes, qu’elles soient basées sur la génétique, l’archéologie ou la linguistique, et qui loin d’être des spéculations hasardeuses sont des théories élaborées par une quantité de scientifiques de haute gamme. Cela dit, je suis personnellement ouvert à toutes théories. Je les accueille même à bras ouverts, à partir du moment où elles sont étayées par des faits tangibles ou des déductions logiques. Je serais très curieux d’apprendre quelles sont les preuves qu’on apporterait pour soutenir la théorie de l’origine humaine en Australie. Je ne suis pas à la solde des chercheurs que j’ai cités.
Eh bien, des ethnologues tels Lévi-Strauss, Durkheim et Gillen ont émis cette hypothèse, par exemple... Dans le même ordre d'idées, totalement différent de l' homo erectus, l'homme de Mungo accrédite la thèse dite « polycentriste » d'un homme moderne apparu en divers endroits de la Terre et peut-être à l'origine en Australie... Pour séduisante qu'elle soit, car éminemment consensuelle et destinée à valoriser l'Afrique afin de lui faire oublier les turpitudes d'une époque coloniale fort heureusement révolue, la thèse d'une origine africaine de l'humanité est très controversée, bien qu'adoptée par une majorité de scientifiques...
Ci-contre le lien de deux études très sérieuses sur le sujet, parmi d'autres références : www-personal.une.edu.au/ ~pbrown3/AusOrigins.html ; findarticles.com/...13_v150/ai_18741204/
Je n’ai aucun problème ni aucune surprise à apprendre que le tsat de Hainan fait partie de la famille austronésienne, et peut-être même malayo-polynésienne. Que ce soit un vestige de langues parlées par des gens qui ont migré par la suite vers Taiwan (Hainan faisant partie du sud de la Chine), puis de là se sont éparpillés à travers les archipels de l’ Asie du Sud-Est et au-delà (et donc une bonne surprise d’en apprendre l’existence), ou qu’il s’agisse en fait de l’un de ces peuples émigrés de Taiwan (auquel cas ils pourraient très bien être apparentés aux Cham un peu plus au sud au Vietnam). Une fois de plus, je ne vois pas où se trouve l’objection.
Quant au « yami parlé à Taiwan étant lui aussi austronésien», je ne vois vraiment pas l’objet de cette remarque, car je l’ai toujours dit, c’est à Taiwan qu’on trouve (encore de nos jours) la plus grande diversité de langues austronésiennes. Donc, une de plus, merci pour l’information !
??!!
J'ose croire que vous ne m'accuserez pas une nouvelle fois de vous agresser si je vous contredis en vous informant que du point de vue numérique, la plus grande diversité de langues austronésiennes se rencontre dans l'île des Célèbes (ou Sulawesi) qui peut s'enorgueillir de 114 langages austronésiens encore en usage sur son périmètre, et non pas à Taiwan où l'on ne dénombre que 17 idiomes de ce groupe désignés assez souvent de « langues formosanes », ce qui est relativement faible, sur les quelque 1257 langages que recense la très vaste famille austronésienne, et a fortiori lorsqu'on sait que sur les 17 encore en pratiqués à Formose, cinq sont moribonds... Méfiez-vous de Wikipédia qui colporte nombre d'idées reçues et force erreurs grossières en matière de linguistique, d'ethnologie, d'histoire ou, plus largement, de culture... 
Vous en saurez plus ici, si cela vous dit : www.ethnologue.com/..._country.asp?name=TW ; www.ethnologue.com/...name=IDL&seq=140 ; www.ethnologue.com/...country.asp?name=IDL
L'objet de ma remarque légitime venait de ce qu'en vous lisant, tout un chacun pouvait déduire qu'aucune langue ne se parlait en Chine, Taiwan inclus, sauf évidemment s'il vous plaît de ne pas intégrer cette île à l'Empire du Milieu...
Premièrement, on ne sera jamais sûr à 100% de rien du tout puisqu’il n’y a pas d’histoire écrite et fiable. C’est ce qu’on appelle enfoncer une porte ouverte. On pourrait à partir de là se résigner à ne même pas commencer à se poser le genre de questions que je me pose (et si elles vous ennuient, vous n’êtes pas obligé de suivre ce poste). Personnellement, je trouve intéressant, plaisant et passionnant de justement poser ces questions et chercher des réponses possibles. Deuxièmement, j’ai fourni assez d’arguments pour pouvoir soutenir la théorie que j’ai exposée, qui n’est pas la mienne mais que j’accepte comme étant logique et consistante avec les faits et les observations dont on dispose. Cette remarque fait preuve de mauvaise foi.
Mais je ne disconviens absolument pas qu'on ne sera jamais certain à cent pour-cent de quoi que ce soit, tant de l'aspect historique que démographique, ethnolinguistique ou tout simplement scientifique... J'ajoute que je n'ai jamais prétendu me sentir obligé de suivre votre « poste » : je me suis borné à tomber dessus par hasard et c'est après que je vous ai lu que je me suis dit qu'il convenait de répondre à quelques-uns de vos arguments... Je constate en tout cas que vous conseillez aux gens qui ne sont pas d'accord avec vous de ne pas venir sur votre fil de discussion et acceptez comme vôtres des théories de tiers sans les remettre en question pourvu qu'elles aillent dans votre sens, accusant ceux qui ne les partagent pas de « mauvaise foi »... Vous avez une curieuse conception de la discussion... 
On a de temps à autre affaire à des imbéciles qui objectent pour un oui ou un non sans vouloir se plier à un minimum de discipline intellectuelle et sans se donner la peine de bien lire ce qu’on a écrit. Je trouve tout à fait légitime de s’affirmer sans fausse modestie comme je l’ai fait. « Vous » dites que cela ne m’empêche pas de faire fausse route : quoi de neuf ? J’ai bien dit moi-même que « des « vrais » experts pourront bien trouver à redire » sur certains points. Je n’ai aucun problème avec cela. Quant à m’accuser de présenter des « thèses fragiles », je me demande dans quelle mesure ce ne seraient pas celles que « vous » insinuez, sans bien les définir ni les argumenter, d’ailleurs.
Je viens de les argumenter, références cybernétiques à l'appui... Si vous souhaitez des données livresques, je vous les communiquerai et irai même jusqu'à vous scanner quelques extraits de livres et d'encyclopédies que j'ai à la maison...
S'affirmer est louable mais tout dépend de la manière dont on le fait, ne pensez-vous pas ? Navré si je me répète mais dire de soi qu'on est « loin d'être un idiot » et qu'on « bénéficie d'une excellente éducation » relève de la vanité pure et simple, sans vouloir vous blesser, en l'occurrence quand on rédige des inexactitudes ou donne dans les partis pris... S'il est tout à faire naturel d'avoir de la fierté, de l'amour propre et bonne opinion de soi, en informer la cantonade est passablement présomptueux et peut hélas passer pour de la pédanterie et de la suffisance...
J’accepte volontiers la discussion, mais je ne trouve aucun intérêt à pousser très loin avec quelqu’un qui se présente sur le ton que « vous » avez pris dans « votre » intervention.
Derechef, le ton que j'ai adopté était parfaitement poli et circonstancié. J'ajoute qu'en aucun cas je ne vous ai agressé ni insulté... Admettez juste qu'on puisse trouver un peu prétentieux quelqu'un qui se présente comme tout sauf stupide et excellemment éduqué... Quoi qu'il en soit, vu que la modestie ne vous étouffe pas et que vous accueillez vertement les intervenants qui ont le malheur d'être en désaccord avec vous ou de relever vos manifestations d'orgueil sans doute mal placé, mieux vaudra peut-être en rester là, vous avez raison...
Mille pardons de vous avoir bousculé dans vos certitudes, bonne journée et joyeux Noël malgré tout. | | | À: GeorgesOZ · 16 décembre 2009 à 3:33 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 67 de 173 · Page 4 de 9 · 2 146 affichages · Partager Et pour continuer sur ta lancée « nourritures asiatiques », je recommanderai à ceux qui auraient la chance de passer un jour par Perth...
Bonsoir Georges,
Ah la déception !
Je pensais lire... " je recommanderai à ceux qui auraient la chance de passer un jour par Perth... "de me passer un coup de fil pour que je les emmène manger"...
Du coup, je vais réfléchir avant de passer à Perth un de ces week-ends 
Danielle | | | À: SeniorCH · 16 décembre 2009 à 4:09 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 68 de 173 · Page 4 de 9 · 2 142 affichages · Partager de me passer un coup de fil pour que je les emmène manger"... - -- Je le ferai avec plaisir, mais il faudra ne pas trop tarder car je compte quitter dans les mois qui viennent! | | | À: GeorgesOZ · 16 décembre 2009 à 10:28 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 69 de 173 · Page 4 de 9 · 2 132 affichages · Partager Je pourrais aussi vous emmener faire un tour dans les « lorong » mal famés à l’arrière de Geylang Road, histoire de changer de l’image « clean » de Singapour: ça vous dirait ?
Oui ça me dirait bien ! A défaut de me faire inviter à manger le jour où je passerai par Perth | | | À: ThaDoine · 16 décembre 2009 à 16:03 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 70 de 173 · Page 4 de 9 · 2 118 affichages · Partager Un plaisir de vous lire et de parfaire ainsi mes modestes connaissances, Un jour sur le forum j’avais lu une phrase qui m’avait faite sourire : « Il y à des silences bruyants de la part de mes lecteurs » On pourrait dire aussi : « des répondes non-bruyantes » Plus éloquentes qu’un discours sur le principe de Peter et ses extensions. Après, pour la complexité pour seulement une partie de ce continent, un petit cadeau de fin d’année qui le résume en images, Rien que pour les photos : 1 an de travail, alors les langues..... Bonne fêtes à tous
| | | À: ThaDoine · 17 décembre 2009 à 0:35 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 71 de 173 · Page 4 de 9 · 2 103 affichages · Partager Sans vouloir vous heurter une nouvelle fois par la franchise de mon propos, méfiez-vous des raccourcis car tous ne sont pas forcément bien choisis ni plus courts que des voies en apparence plus longues... Vous avez tout loisir de trouver mon commentaire inutile mais si j'ai réagi, c'est parce que vous avez écrit que « cinq » se disait lima dans les langues malayo-polynésiennes, ce qui est largement inexact, si je puis risquer ce constat...
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Merci de l’indiquer, et il n’y a pas de quoi s’inquiéter de « risquer ce constat », car franchement je ne vois toujours pas pourquoi on en ferait un plat. Cela ne change pas forcément l’affiliation entre les langues malayo-polynésiennes. Si par contre cela serait le cas, vous serez le bienvenu pour nous en expliquer plus longuement.
Maintenant, concernant sé (« trois », en farsi), vous allez dire que je pinaille mais je suis là encore au regret de vous contredire : en dépit d'une évolution phonétique assez singulière au sein de la famille indo-iranienne, il appartient à l'origine à la série trois/tri/drei et autres, la forme attestée de ce nombre étant thri, en vieux-perse, ce que l'avestique thrayô/thri et le sanskrit traya/tri corroborent. Postérieur à l'étymon thri du vieux-perse dont il provient, seh est un cognat (un parent, si vous préférez) de thri qui résulte de la chute du /r/ devant la fricative /th/ avec aperture de la voyelle /i/ vers /e/.
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Et bien merci d’avoir éclairci ce mystérieux « se ». Y aurait-il quelques autres exemples similaires ? Ce n’est pas que je doute de la véracité de cette explication (je n’ai aucune raison de le faire), mais les modifications consonantiques ne se produisent pas par hasard et il y a donc souvent des « séries » qui démontrent bien le processus.
Eh bien, des ethnologues tels Lévi-Strauss, Durkheim et Gillen ont émis cette hypothèse, par exemple... Dans le même ordre d'idées, totalement différent de l'homo erectus, l'homme de Mungo accrédite la thèse dite « polycentriste » d'un homme moderne apparu en divers endroits de la Terre et peut-être à l'origine en Australie... Pour séduisante qu'elle soit, car éminemment consensuelle et destinée à valoriser l'Afrique afin de lui faire oublier les turpitudes d'une époque coloniale fort heureusement révolue, la thèse d'une origine africaine de l'humanité est très controversée, bien qu'adoptée par une majorité de scientifiques...
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Je me permettrai de dire que bien des autorités respectées ont émis des hypothèses qui se sont avérées fausses par la suite. Durkheim et Gillen commencent quand-même à dater un peu (ils sont tous les deux morts au tout début du 20-ème siècle) et n’ont bien évidemment pas eu la possibilité de considérer les informations qui ne commencent que très récemment à provenir des recherches génétiques. Quant à Claude Lévi-Strauss, je ne sais pas s’il s’est sérieusement occupé de l’origine des peuples, et j’ai plutôt l’impression qu’il s’était spécialisé dans l’étude sociale et culturelle des groupes humains.
Je n’ai pas le moindre doute de la très grande qualité de ces personnalités. Mais ceux qui disaient, il y a longtemps de cela, que le monde tournait autour de la Terre et que la Terre était plate, n’étaient pas forcément des idiots non plus.
Je me suis donné pas mal de peine pour démêler un certain nombre d’articles, parfois assez touffus, autant que je peux et étant donné un temps disponible limité, et il me semble qu’il y a un fil logique et une certaine consistance dans les versions que j’ai exposées sur les affiliations entre les diverses populations asiatiques. Sans être complet, je suis le premier à le reconnaître (il y a de quoi occuper toute une vie !), et sans nécéssairement être toujours exact non plus, car ce n’est pas mon champ d’expertise (et même les experts se trompent). S’il y a des hypothèses différentes de celles que j’ai examinées, soit, encore faut-il les développer !
On a donné à l’Homme de Mongo », si je me rappelle bien, un âge situé entre 40 et 50, 000 ans, ce qui le cadrerait parfaitement bien dans le contexte d’une migration relativement récente. Il ne donnerait certainement pas la preuve de la présence plus ancienne de l’homme en Australie.
J'ose croire que vous ne m'accuserez pas une nouvelle fois de vous agresser si je vous contredis en vous informant que du point de vue numérique, la plus grande diversité de langues austronésiennes se rencontre dans l'île des Célèbes (ou Sulawesi) qui peut s'enorgueillir de 114 langages austronésiens encore en usage sur son périmètre, et non pas à Taiwan où l'on ne dénombre que 17 idiomes de ce groupe désignés assez souvent de « langues formosanes », ce qui est relativement faible, sur les quelque 1257 langages que recense la très vaste famille austronésienne, et a fortiori lorsqu'on sait que sur les 17 encore en pratiqués à Formose, cinq sont moribonds... Méfiez-vous de Wikipédia qui colporte nombre d'idées reçues et force erreurs grossières en matière de linguistique, d'ethnologie, d'histoire ou, plus largement, de culture...
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Cher Monsieur, me permettrez-vous peut-être de vous rappeler à l’esprit que j’ai utilisé un certain nombre de sources autres que Wikipedia ? Aurais-je faussement l’impression que vous n’avez pas lu tout ce que je me suis évertué à exposer, au long de plusieurs longues pages ? Vous me voyez bien navré si par malchance cette impression m’aurait été causée par inadvertance.
Il me semble trop facile et trop expédient de rejeter Wikipedia comme une source d’informations systématiquement douteuses. Ce site est l’un des premiers points de chute pour ceux qui cherchent des informations. Et s’il est vrai que ce qu’on trouve sur Wikipedia n’est pas tout de la même qualité et de la même fiabilité, il existe cependant une certaine censure sur le site et il est rare de trouver un article de facture franchement douteuse. De plus, on trouve au moins par l’intermédiaire de Wikipedia un nombre de références utiles qu’un chercheur sérieux se donnera la peine d’aller fréquenter pour confirmer et mieux comprendre. C’est exactement ce que j’ai fait et j’en ai donné assez de preuves jusqu’ici. Enfin, il arrive bien à d’autres sources que Wikipedia d’être elles-mêmes dans l’erreur. Je dirai donc, si vous voulez bien me l’autoriser, cher Monsieur, qu’il faut mettre en garde contre toute publication quelle que soit son origine. En règle générale, il me semble qu’on devrait juger d’un exposé sur un sujet donné à l’aune de la cohésion et de la consistance logique de son développement.
L'objet de ma remarque légitime venait de ce qu'en vous lisant, tout un chacun pouvait déduire qu'aucune langue ne se parlait en Chine, Taiwan inclus, sauf évidemment s'il vous plaît de ne pas intégrer cette île à l'Empire du Milieu...
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Vous êtes, Monsieur, le seul à avoir exprimé avoir cette impression.
Vous avez une curieuse conception de la discussion...
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Encore une fois, il ne suffit pas d’affirmer des opinions différentes, il faut également les appuyer sur un exposé conséquent. Je pense que les lecteurs sont en droit d’exiger plus que quelques remarques à l’emporte-pièce sur fonds de quelques liens renvoyant à l’internet.
Je viens de les argumenter, références cybernétiques à l'appui... Si vous souhaitez des données livresques, je vous les communiquerai et irai même jusqu'à vous scanner quelques extraits de livres et d'encyclopédies que j'ai à la maison...
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Et bien, cher Monsieur, vous serez le bienvenu ! Je n’en attends pas moins et je suis sûr que d’autres me feront écho. Je l’ai dit, je ne suis à la solde de personne, et s’il y a des hypothèses différentes de celles que j’ai développées, je serai le premier à être ravi de les découvrir, à partir du moment où elles seront étayées par quelque chose de crédible et de logique. Si quelqu’un peut fournir des indications crédibles que la population d’une île ou d’un continent donnés sont descendus d’une soucoupe volante, je les accepterai volontiers et avec beaucoup d’intérêt. Je n’ai d’ailleurs commencé ce poste que pour en apprendre plus. | | | À: GeorgesOZ · 18 décembre 2009 à 14:33 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 72 de 173 · Page 4 de 9 · 2 072 affichages · Partager J’avais commencé par donner quelques impressions sur Singapour et j’avais proposé d’aller faire un tour dans les « lorong » du côté de Geylang Road. Je ne pourrai malheureusement pas agrémenter ces quelques lignes de photos, car ce n’est pas tellement l’endroit où on prend « librement » des photos, vous allez comprendre. Si je me sens en verve, je continuerai sur Jakarta, pendant que j’y suis (ou plutôt maintenant que j’en suis revenu).
Le meilleur moyen d’aller dans le quartier de Geylang est de prendre le MRT (le métro de Singapour), en allant à Changi (l’aéroport) ou en en revenant, et de descendre à la station AlJunied. La nuit tombe vite sous les Tropiques et vers 6 heures du soir, il fait déjà plutôt sombre. En sortant de la station AlJunied, on traverse tout d’abord une petite esplanade avant de tomber sur l’Avenue Sims. Il y a pas mal de monde en chemin : des gens qui vendent des fruits sur le trottoir ou sur quelques maigres carrés d’herbe (ne vous attendez pas à un gazon superlatif comme on en voit partout ailleurs à Singapour !), des gens qui semblent attendre on ne sait trop quoi, qu’on ne distingue pas trop bien dans l’obscurité naissante. Si on n’était pas à Singapour, on pourrait s’inquiéter de leurs intentions, mais heureusement, l’affluence générale de Singapour ne pousse probablement pas beaucoup de gens au crime. Qui plus est, Singapour dispose d’un système punitif qui sait décourager les mauvaises actions.
Le mieux est de passer par ici après une bonne douche tropicale, car la moiteur de l’air ajoute au dépaysement. On peut aussi mieux sentir les odeurs, c’est comme si les moisissures qui grignotent les maisons se réveillaient sous la pluie.... Arrivé sur Sims Avenue, on tourne à droite pour arriver au carrefour Sims/AlJunied, et on tourne à gauche dans AlJunied Road. Sur le côté droit, il y a quelques restaurants où on ne trouve que des locaux, Chinois, Malais, autres résidents temporaires à Singapour. On arrive au croisement Geylang Road / AlJunied Road. Au coin le New Cathay Hotel. Ces quelques pas depuis la station AlJunied, l’affaire de 10 minutes à peine, suffisent bien pour démontrer que tout n’est pas pimpant à Singapour. Sans être franchement repoussant, ce quartier n’est pas reluisant. Mais tout dépendra de l’expérience et du nerf de tout un chacun. Certains trouveront le quartier très glauque et un peu inquiétant. D’autres diront « on a vu pire ! » (et pire il y a !).
Au coin opposé, un premier groupe de filles. Des Thaies, on les reconnaît bien à leur attitude décontractée et aux éclats de rire qui parsèment leurs bavardages. Si on continue tout droit dans la continuation de AlJunied Road, on se trouve dans le « lorong 22 » de Geylang (« lorong » veut dire « allée » ou « chemin »). Plusieurs filles sont alignées au bord d’un trottoir douteux. Tout mâle de passage sera accroché par les filles ainsi que les deux ou trois macs qui les chaperonnent. Si, au contraire, on tourne à droite et on remonte Geylang Road, on a du mal à trouver son chemin à travers les tables qui débordent de plusieurs restaurants jusqu’au bord de la rue. Entre les restaurants, de nouveau des filles, plantées à la porte de maisons obscures. On entrevoit des escaliers étroits et décrépis qui montent vers les étages...
Mais plutôt que rester dans Geylang Road, prenez la petite ruelle de traverse à partir de Lorong 22, immédiatement après le carrefour Geylang/AlJunied, et qui court parallèle à Geylang Road jusqu’au lorong 10, 8 ou 6, quelques bonnes centaines de mètres plus loin. Cette ruelle vaut vraiment le déplacement. Quiconque maintient que Singapour est la perle aseptisée de l’Asie devrait y aller faire un tour, et se rendre compte que Singapour a bien dû faire place à certaines pratiques humaines, hélas !, bien connues et bien regrettables. Tout le long, on n’arrête pas d’être interpellé par des grappes de filles et par leurs macs qui proposent des options alléchantes : il suffit de choisir une fille et d’entrer dans une de ces maisons délabrées..... Les prix varient entre 50 et 150 SGD selon les services, pour un local ou pour un travailleur étranger aux capacités monétaires visiblement limitées. Quel prix ferait-on à un Blanc (car il faut savoir appeler les choses par leurs noms) particulièrement aventureux ?
Un peu plus loin, si on remonte dans lorong 14, en s’éloignant de Geylang Road, on peut tourner à droite dans Talma Road et aller jusqu’au Lorong 8. Des douzaines de filles font le trottoir, surtout des PRC (filles de la République Populaire de Chine) et des Indonésiennes. Il arrive de temps à autre qu’elles disparaissent en quelques secondes, aspirées par les ruelles encore plus petites qui poussent vers l’intérieur des blocs de maisons. Il doit y avoir des sentinelles plantées à des endroits stratégiques pour donner le signal que la police arrive. Curieux, car Singapour reconnaît officiellement la prostitution pratiquée à Geylang. Mais il n’est pas étonnant qu’une certaine criminalité se soit développée dans un tel contexte. On peut imaginer les sordides réseaux qui encerclent des centaines de filles de leurs pattes nuisibles et répugnantes.
Le plus triste, peut-être, ce sont les Indiennes qui se trouvent au milieu de ce quartier. Les saris dont elles sont enveloppées et les tikkas qu’elles portent sur leurs fronts annoncent haut et fort leur identité. Pourquoi plus triste que le reste ? C’est peut-être un préjugé de ma part, mais ayant été très intéressé par l’hindouisme et la culture hindoue en général, je sais à quel point ceux qui appartiennent à cette culture sont attachés à leurs coutumes conservatrices, modestes, voire puritaines. De voir ces filles, ces femmes, vendues dans la rue par des matrones elles-mêmes vêtues de saris et porteuses d’un beau tikka rouge sur le front, je ne peux être que choqué. | | | À: GeorgesOZ · 19 décembre 2009 à 13:01 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 73 de 173 · Page 4 de 9 · 2 288 affichages · Partager J’avais promis d’écrire quelques lignes sur Jakarta. Commençons par les transports. Jakarta n’est pas une ville facile d’usage. Il n’y a pas la facilité de déplacement qui rend des villes telles Singapour, Kuala Lumpur ou Bangkok agréables. Je parle ici des systèmes de « Skytrain » et de métro souterrain de KL ou de Bangkok et du MRT (métro) de Singapour. Pour ce qui est du trajet aéroport-ville, le train de KL est imbattable : fréquent, pas cher, propre et rapide (moins d’une demi-heure pour une distance considérable). Pour aller en ville à partir de Changi, l’aéroport de Singapour, il faut moins d’une demi-heure que ce soit par le MRT ou en taxi. Le taxi coûte rarement plus de 20 SGD (dollars de Singapour), c.à-.d. 10 euros. Jakarta serait plutôt comparable à Bangkok de ce point de vue, car il faut prendre le taxi ou le bus (je n’ai jamais essayé le bus à Jakarta; c’est une formule pratique et bien sûr peu onéreuse à Bangkok). Comptez au moins une demi-heure pour le trajet à Jakarta, et ça vous coûtera aux alentours de 100, 000 IDR (rupiah indonésiens), c.à-.d. 7 euros.
Je trouve souvent les taxis plus miteux à Jakarta qu’à Bangkok. Le seul endroit où j’ai jamais eu le moindre problème pour payer un taxi, c’est à KL, où les chauffeurs ne sont pas toujours très honnêtes et essayent parfois de gonfler les prix ou de ne pas rendre la monnaie. Singapour, Jakarta, Bangkok : pas le moindre problème. Cependant, il faut parfois insister à Bangkok pour utiliser le compteur. Ne pas s’étonner, à Bangkok ou à Jakarta, de ce que le chauffeur demande de l’argent en cours de route entre la ville et l’aéroport. Ce n’est pas une entourloupe, il s’agit de payer les tarifs d’utilisation des voies expresses. Ayez un peu de liquide sur vous pour cela, l’affaire de quelques dizaines de baht ou de quelques 10, 000 rupiah.
Une fois en ville, j’ai toujours utilisé les taxis à Jakarta. Les chauffeurs de taxis sont toujours très aimables. Mais attention, il arrive qu’on se retrouve en rade loin d’un endroit où on puisse facilement arrêter un taxi. Ou alors, on doit faire la queue, comme cela m’est arrivé au Carlton Ritz Plaza, de l’autre côté du "mall" « Pacific Place », un samedi soir. Presque aucun taxi ne passait et il y avait une très longue queue.... Plus d’une demi-heure avant d’avoir son tour ! Attention aussi, à Singapour, quand il pleut, les queues peuvent être très longues aussi et beaucoup de taxis ne s’arrêtent pas parce qu’ils ont été « bookés ». Munissez-vous de deux ou trois numéros de compagnies de taxis pour pouvoir « booker » le votre, cela vous coûtera 2 ou 3 SGD de plus mais mieux vaut ça qu’attendre stupidement une demi-heure, voire une heure !
La dernière chose que je dirai sur les transports, c’est que les distances sont énormes à Jakarta et qu’un trajet qui « normalement » prend 15minutes peut devenir plus d’une heure s’il y a du trafic. Jakarta est parsemé de petites rues et ruelles, de véritables goulots d’étranglement. Il est arrivé à des gens de mettre 3 heures pour aller de la ville à l’aéroport.... | | | À: GeorgesOZ · 20 décembre 2009 à 1:39 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 74 de 173 · Page 4 de 9 · 2 277 affichages · Partager Un restaurant que je recommanderai chaudement, c’est le Potato Head, au Pacific Place, près de la Bourse. Le Pacific Place est un « shopping mall » (centre commercial) très bien : les magasins sont beaux et plusieurs restaurants sympas vous attendent aux étages supérieurs. Le Potato Head se trouve à l’extérieur du « mall », les gens de la sécurité sont tous très charmants et se feront un plaisir de vous indiquer le chemin. Il n’est pas rare qu’ils prennent 5 à 10 minutes de leur temps pour vous accompagner. Cela m’est arrivé dans d’autres endroits également. Je ne saurai pas dire à quel point les gens sont gentils à Jakarta.
Le cadre est très agréable : terrasse, une salle ouverte sur l’extérieur, et un escalier qui mène à une mezzanine. La décoration est faite de vieux volets et portes aux peintures défraîchies qui couvrent entièrement les murs. Le personnel est charmant, la nourriture est excellente, dans le genre « fusion » entre l’Asie et l’Europe.  On y mange très bien pour moins de 20 euros par personne, boisson comprise (bons vins au verre). Il faut dire que la gérante, Émilie, une charmante grenobloise, est attentive à ce que tout soit bien et soigné. Bons cocktails, bonne musique, vraiment un endroit très agréable.
Ce qui m’a frappé, cette dernière fois que je suis passé à Jakarta, c’est la profusion de sapins de Noël dans les centres commerciaux. Si vous êtes en manque de décoration de Noël, je peux vous recommander d’aller voir à Jakarta !  Dans nombres de centres commerciaux, tous les vendeurs et vendeuses sont affublés de bonnets de Noël rouge et blanc. Dans un immeuble de bureaux sur Jalan Simatupang, sur la ceinture sud de Jakarta, quelle surprise d’assister, sur le coup de midi, à un récital de chansons traditionnelles de Noël par quelques chanteurs accompagnés d’une harpe énorme ! C’est quand-même remarquable de voir ça dans le pays qui a la plus nombreuse population musulmane au monde, alors qu’aux Etats-Unis il est presque interdit de faire référence publique à Noël – on souhaite plutôt « une bonne saison de fêtes » (« a good holiday season »).
Ce qui m’avait vraiment amusé, à Singapour, c’est de voir des annonces commerciales placées par des hôtels et des restaurants pour attirer les clients à venir y passer un « Noël typiquement chinois » ! J’espère un jour avoir le plaisir d’entendre des chants de Noël traditionnels chinois..... | | | À: GeorgesOZ · 20 décembre 2009 à 1:50 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 75 de 173 · Page 4 de 9 · 2 274 affichages · Partager Noël est la fête du solstice d'hiver de l'Occident... (le "culte" des sapins -de Noël- est d'origine germanique "païenne")
Toutes les cultures ont une fête aux solstices (et équinoxes), la Chine aussi :
fr.wikipedia.org/..._ (f%C3%AAte_chinoise )
| | | À: GeorgesOZ · 21 décembre 2009 à 9:38 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 76 de 173 · Page 4 de 9 · 2 254 affichages · Partager Tout le monde sait que le solstice d’hiver, comme les autres moments-clé de l’année déterminés par l’astronomie, est un moment de fête et de célébration dans diverses cultures. Donc, nous pouvons imaginer que les Chinois (aux moins ceux de Singapour) aient leur version de Noël : anges voletant au-dessus de la crèche au pied d’un sapin de Noël surchargé de boules multicolores et pulvérisé de flocons de neige artificiels, cheminée où brûle un bon gros feu de bois (artificiel bien sûr), bonnes odeurs de gâteaux aux épices traditionnels... ??? 
Revenons à Jakarta. Voici quelques photos prises de ma chambre à l’hôtel Mulia, lors de mon dernier passage. Deux vues vers le sud : tout un tas de grands immeubles avant Block M (qu’on ne voit pas), avec au premier plan un terrain de golf situé en pleine ville. Vue vers l’est : le stadium de Senayan et, au-delà, la forêt de grands immeubles modernes de Kuningan, le quartier d’affaires (le « Triangle d’Or » ou « Golden Triangle »). Vue vers l’ouest : vous apprécierez le « kampong » aux toits de tuiles rouges et la verdure au milieu des immeubles, avec tout au fond, perdu dans la grisaille, la ceinture sud de Jakarta. Il est rare, sinon exclus, de voir jusqu’aux montagnes volcaniques qui forment l’épine dorsale de l’île de Java, bien qu’elles ne soient pas si éloignées que ça (je ne les ai jamais vues).
Un endroit que j’aime particulièrement, c’est le restaurant de plein air Pulau Dua, au bord du petit lac de Taman Ria, pas loin de l’hôtel Mulia, c.à-.d. à l’ouest de Kuningan. C’est à 15 minutes en taxi du centre de Jakarta (le « Monas » ou monument national), avant d’arriver aux quartiers sud (Block M, Kemang etc.). On y mange bien et pas cher, typiquement indonésien.  On nous y reconnaît, et surtout Y qui comme d’habitude a charmé tout le monde - quand nous partons, c’est comme si nous quittions des amis. Une autre raison pour laquelle les gens de la maison ont bien reconnu Y, c’est qu’elle avait exprimé une telle admiration pour le « sambal » qu’on y sert, la dernière fois que nous y étions passés, il y a presque un an de ça. Jour après jour, elle s’en était fait un véritable régal!
C’est un lieu particulièrement agréable et décontracté, les gens y viennent par groupes entiers pour s’y délasser autour d’une table, mais je n’y ai jamais vu un seul étranger (en dehors de nous-mêmes). Il y a une tribune et de temps à autre des chanteurs, des musiciens ou autres spectacles, mais nous n’avons pas eu la chance d’y assister. Images attachées: | | | À: GeorgesOZ · 21 décembre 2009 à 9:53 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 77 de 173 · Page 4 de 9 · 2 251 affichages · Partager Non, je n’ai pas rapetissé Y.  Elle vient juste de trouver la valise idéale, sur Orchard Road à Singapour. Image attachée: | | | À: GeorgesOZ · 22 décembre 2009 à 0:51 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 78 de 173 · Page 4 de 9 · 2 232 affichages · Partager Kemang est un quartier qui vaut le coup d’être visité. Comme tant de quartiers de Jakarta, une fois qu’on quitte les rues principales, on se retrouve comme dans un village. Ce sont les « kampong » de Jakarta, surprenant par leur caractère parfois encore rural. Petites maisons aux jolis toits de tuiles rouges, des arbres partout, des guinguettes au bord des rues pour grignoter un petit morceau pas cher, des ruelles biscornues etc.... Kemang est un peu différent car c’est un quartier « haut de gamme » très apprécié par les expatriés. On y trouve un tas de magasins, de bars, de restaurants etc. d’une taille plus abordable que les grands centres commerciaux du centre ville. On peut par exemple aller boire un coup à l’Eastern Promise, à deux pas de l’hôtel Grand Kemang. L’atmosphère est plutôt anglo-saxonne, et ça pourrait déplaire à certains (je n’en raffole pas moi-même, à vrai dire, je n’y passe que pour rencontrer des gens), mais on y sert une bonne cuisine indienne et le petit jardin à l’arrière est un endroit idéal pour descendre une bière en fin d’après-midi.
Enfin, laissez-moi finir par quelques mots sur un bar, ou un pub si on veut, que j’aime beaucoup, le Jaya Pub. Il se trouve de l’autre côté de Jalan Thamrin par rapport à l’hôtel Sari Pan Pacific, dans le centre de Jakarta, entre le grand carrefour du Grand Indonesia et du Grand Hyatt et la grande esplanade du Monas. Pour s’y rendre, le mieux est de descendre en taxi à l’hôtel (qui se trouve sur le côté est de Jalan Thamrin), de prendre la passerelle qui franchit l’avenue vers le côté ouest, puis remonter quelques 200 mètres vers le sud. Là vous verrez le Jaya Pub un peu en retrait de l’avenue. Prenez l’escalier et n’hésitez pas à pousser la porte. Si vous n’êtes pas certains, demandez à l’hôtel et on vous renseignera sans aucun doute.
C’est un pub qui ne date pas d’hier. Pour dire, je le connais depuis le début des années 1980 et il n’a d’ailleurs pas beaucoup changé. Le cadre est peut-être un peu miteux (on dirait « grubby » en anglais), mais la clientèle est sympathique, on bavarde très facilement avec tout le monde, gens de la maison aussi bien que clients. Asseyez-vous au bar devant la scène minuscule et profitez de la musique « live ». On en sert tous les soirs. Parfois d’un style douteux (à mon goût) du genre vieilles balades américaines (« crooners ») ou « country », mais c’est toujours assez amusant quand-même. Il arrive qu’il y ait des musiciens qui y frappent un bon petit blues de derrière les fagots ou un rock bien solide.
C’est le genre de pub où on se fait vite des amis, la bonne humeur bon enfant des indonésiens aidant. Y en tout cas est devenue immédiatement populaire et s’y est certainement faite des admirateurs quand elle s’est mise à danser (il lui suffit de peu pour s'y mettre!). D’ailleurs, partout où nous sommes allés en Asie, j’ai bien remarqué que les gens ont spontanément des sentiments amicaux pour ceux qui viennent d’autres pays asiatiques. Mais quel genre de clientèle y trouve-t-on ?, me demanderez vous. Et bien, surtout des Indonésiens et quelques autres asiatiques (Chinois, Japonais, Coréens...), plus quelques occidentaux pour « assaisonner », dirons-nous. Nous ne sommes pas ici dans un de ces pubs dominés par les Anglo-saxons, ouf ! Les gens sont en général d’âge un peu plus mûr, on est surtout dans la trentaine bien avancée et plus.
Pour être parfaitement honnête, s’il n’y a pas de ces filles ou de ces femmes qui racolent bien ouvertement dans la plupart des lieux fréquentés par les occidentaux, je crois qu'on y trouve bien de temps en temps une ou deux femmes d’abord assez facile. Je juge d’après les avances, sympathiques et pas trop pesantes, qu’on m’avait faites une fois que j’étais assis au bar et que Y avait disparu au fond du pub, captivée par une longue partie de pool. Mais soyons clairs, ce ne sont pas forcément des prostituées. Ah ! Dernier détail : on peut y manger, mais ça ne casse pas des briques. | | | À: GeorgesOZ · 22 décembre 2009 à 12:06 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 79 de 173 · Page 4 de 9 · 2 224 affichages · Partager Bonjour Georges,
Merci pour ces instantanés de Jakarta, tel que tu les vit. C'est vraiment sympa de partager, et super interessant de te lire ! J'aime bien tes petites histoires concernant les pubs et autres resto de la ville, on a presque l'impression d'y être | | | À: GeorgesOZ · 23 décembre 2009 à 4:53 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 80 de 173 · Page 4 de 9 · 2 215 affichages · Partager Il faut aussi que je vous parle d’un grand magasin « avec une différence », c.à-.d. du Sarinah. Il est à deux pas du Sari Pan Pacific, sur Jalan Thamrin. Il commence sérieusement à dater et fait piètre figure comparé aux centres commerciaux flambant neuf tels le Pacific Place, le Senayan Plaza, le Grand Indonesia etc. Mais ce qui le distingue, ce sont ses deux derniers étages où on trouve un choix impressionnant de produits artisanaux indonésiens, à des prix qui ne se discutent pas mais qui sont assez corrects. C’est une espèce d’emporium à l’indienne. J’aime y passer de temps à autre pour acheter un ou deux batiks. Je vous mets quelques photos pour que vous puissiez voir à quoi ça ressemble.
J‘espère que vous saurez admirer comme moi la beauté de ces batiks, mais il faut les voir de près pour vraiment apprécier. Et surtout il faut voir comment on les fait. Les meilleurs sont les « batik tulis », c.à-.d. ceux que l’on « écrit », parce que la pose de la cire se fait par un stylet qu’on tient dans la main, et on "dessine" véritablement le motif que l’on passera à une couleur donnée (en craquant un peu la cire pour laisser passer un peu de couleur en filigrane – cet effet typique du batik). Et pour chaque couleur que l’on superpose sur une pièce donnée, on recommence à zéro : on fait fondre la cire, on lave, puis on passe à une couche de cire suivante. C’est un travail impressionnant.
Le « batik tulis » s’oppose au batik "standard" pour lequel la cire est mise en place (pour chaque passage de couleur) à travers des motifs métalliques (c’est comparable à des blocs d’imprimerie). Mais même pour cette fabrication plus simple et plus rapide, où on se contente de répéter le même motif sur l'étendue de la pièce que l’on travaille, il faut une manipulation cire - couleur - fonte de la cire - lavage pour chaque couleur successive. Tout ça explique un peu les prix. Un « batik tulis » peut valoir une petite fortune. C’est en tout cas, à mon humble avis (car il y en aura toujours pour rouspéter !) en Indonésie qu’on fait les plus beaux batiks.
Les batiks les plus traditionnels sont ceux qui ont ces belles couleurs marron, ochre et indigo (photos 2, 3 et 4 - photo 5, c'est un châle, tres beau, et photo 5 une nappe de table). Ce sont les sarongs que les femmes indonésiennes portent traditionnellement. Dans le pays, à Java en tout cas, on voit presque toutes les femmes porter ce genre de sarong. Avec les paysages, les physiques typiques des gens, les couleurs, le climat, les odeurs et tout, c’est vraiment très, très beau.  Je connais peu d ‘endroits aussi beaux et aussi saisissants que l’ Indonésie. Je comparerais peut-être à l’ Inde, où les femmes portent encore beaucoup leurs habits traditionnels (et magnifiques). Images attachées: | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 6 391 visiteurs en ligne depuis une heure! |