| Peuples de l'Asie (suite) GeorgesOZ · 22 novembre 2009 à 1:22 · 62 photos 173 messages · 11 participants · 23 954 affichages | | | | À: Tokala · 23 décembre 2009 à 4:57 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 81 de 173 · Page 5 de 9 · 1 817 affichages · Partager J'aime bien tes petites histoires concernant les pubs et autres resto de la ville, on a presque l'impression d'y être - --
Merci, comme d’habitude, ça fait plaisir de savoir qu’il y a des gens que cela intéresse et divertit.  J’ai un petit côté « boui-boui » et endroits louches qui ne plaît pas à tout le monde... Par contre, je peux garantir que je ne m’ennuie pas ! | | | À: GeorgesOZ · 23 décembre 2009 à 10:43 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 82 de 173 · Page 5 de 9 · 1 806 affichages · Partager Par contre, je peux garantir que je ne m’ennuie pas ! 
ça je m'en doute !!
Merci pour ton explication sur la fabrication des batiks, je ne savais même pas ce que c'était   En tous cas, ils sont très beaux sur tes photos : Tu m'en offre un à Noël dis dis ??   
Rassure toi, tu as des lecteurs ! Comme je n'ai pas de vacances à Noël, il faut bien que j'occupe mes heures de bureau 
A bientot ! | | | À: GeorgesOZ · 24 décembre 2009 à 5:51 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 83 de 173 · Page 5 de 9 · 1 794 affichages · Partager Il faut que j’en dise un peu plus sur les gens. Je l’ai déjà dit plusieurs fois, je crois, je trouve les gens de Jakarta d’une très grande gentillesse.  Je les aime vraiment beaucoup. Ils ont des physiques tellement variés, c’est assez incroyable. Certains ressemblent parfaitement à des Japonais, ont la peau très blanche et des traits fins. D’autres sont beaucoup plus foncés de peau, mais ont encore des yeux bien asiatiques, et comme j’en avais déjà fait la remarque, les yeux asiatiques tiennent beaucoup plus à ce fameux repli dit « mongolien » de la paupière, du côté intérieur du visage c.à-.d. vers le nez, qu’à la forme effilée vers l’extérieur de la paupière comme on l’imagine le plus souvent. Combien de fois suis-je tombé fasciné par la beauté des yeux des gens ! Il n’est pas du tout difficile de concevoir que ces gens soient les descendants de peuples qui auraient migré à partir du sud de la Chine, il y a de ça quelques milliers d’années.
Beaucoup ont déjà les yeux en amande plus symétriques (pour être plus précis : plus allongés et avec un axe de symétrie horizontal), avec le repli mongolien moins marqué. J’attribue (peut-être faussement) cette forme des yeux aux peuples océaniques – des yeux tels que le dessinateur italien Hugo Pratt donnait aux habitants des îles Pacifiques dans les aventures de l’aventurier vénitien Corto Maltese (voir « La ballade de la mer salée »  ). Je place deux photos montrant ces yeux « océaniques », par contraste avec des yeux typiquement « mongoloïdes du sud ».
Il y a aussi quantité de gens aux physiques bien moins asiatiques, de toute évidence les descendants des habitants originels de l’archipel (« Tanah Air », ou « Terre – Eau », c’est ainsi que les Indonésiens appellent leur immense archipel – il serait plus juste, en fait, de parler d’archipels au pluriel), ceux qui avaient précédé les vagues migratoires Malayo-Polynésiennes. Et il y a bien sûr toutes les gammes intermédiaires dans ce vaste bouillon de culture.
Je vous mets enfin une photo prise d ‘un immeuble sur Jalan Simatupang, à la limite sud de Jakarta. Au-delà de la ceinture sud, on reste certes dans l’agglomération de Jakarta mais il n’y a plus que des « kampong » les uns après les autres jusqu’à la chaîne de montagnes volcaniques qui forme l’épine dorsale de l’île de Java, et il n’y a plus ces grands nids d’immeubles typiques de la mégapole. La photo est prise avec vue vers le nord, c.à-.d. vers le centre de Jakarta. Tout devant, sous nos pieds pour ainsi dire, nous voyons le « kampong » typique de Cilandak, avec une jolie mosquée agrémentée d’un jardin. Les quartiers de Block M (sur la gauche) et de Kemang (sur la droite), puis les grands immeubles du quartier d’affaires de Kuningan (encore plus loin sur la droite), et sur la gauche l’hôtel Mulia, le centre commercial Senayan Plaza et Taman Ria, dont j’ai parlé plus haut : tout ça se trouve plus loin vers le centre de Jakarta, mais j’ai égaré les photos correspondantes. À cause de la pollution ou de la couverture nuageuse, on n’arrive de toute façon pas à voir jusqu’au centre de Jakarta, et il faudrait encore au moins doubler la distance d’ici au centre pour aller plus loin et arriver au bord de mer, à la limite nord de Jakarta. Images attachées: | | | À: GeorgesOZ · 26 décembre 2009 à 4:01 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 84 de 173 · Page 5 de 9 · 1 775 affichages · Partager Il est temps que je revienne à la population de la Thaïlande, dont je parlais il y a maintenant quelques bonnes semaines. Je rappelle que je me base sur une étude faite pour le Congrès américain, elle-même basée sur un recensement fait en 1987.
Les « Montagnards » (1)Les « Montagnards » (« hill tribes » en anglais, qu’on peut traduire par « tribus des collines, ou hautes terres ») incluaient les groupes ethniques vivant dans les montagnes du nord et du nord-ouest de la Thaïlande dans la région connue, à cause de la production illégale d’opium, sous le nom de Triangle d’Or. Jusqu’aux années 1970, le gouvernement central Thaï considérait ces groupes principalement en tant que cultivateurs d’opium engagés dans des activités illégales. Depuis, les minorités des hautes terres, par leurs propres efforts et grâce à des projets de conversion agricole organisés par le gouvernement (on leur a appris à planter des choux ! – « kàlàm plee »), ont trouvé leur place dans l’économie de marché légale du pays.
Parmi les groupes les plus importants, il y avait les Karen (Kariang, Yang), les Hmong (Meo, Miao), les Mien (Yao), les Lahu (Mussur), les Akha (Kaw), et les Lisu ou Lisaw. Certains de ces groupes étaient des arrivés récents. De par leur croissance naturelle et par leurs migrations successives, la population des hautes terres avait augmenté de 100, 000 en 1948 à 700, 000 vers la fin des années 1980, d’après les estimations du Ministère de l’Intérieur. Les langues parlées par les peuples des hautes terres tombaient grosso modo dans trois catégories linguistiques: - Tibéto-Birmane (une sous-famille de la famille Sino-Tibétaine) ; - Mon-Khmer (une sous-famille de la famille Austro-Asiatique) ; - et la petite famille Miao-Yao. La langue du groupe le plus nombreux, les Karen, était généralement considérée comme Sino-Tibétaine, mais certaines autorités l’incluaient dans la sous-famille Tibéto-Birmane ou la plaçaient dans une catégorie à part. Les locuteurs des autres langues comprises dans la catégorie Tibéto-Birmane - Akha, Lisu, Lahu, et Jinghpaw (Kachin) – ont été estimés entre quelques centaines d’individus (Jinghpaw) et à peu près 25, 000 personnes ( Akha). La catégorie Mon-Khmer incluait un nombre de groupes. Citons d’abord les Khui qui dénombraient entre 100, 000 et 150, 000 vers le milieu des années 1960. Les Khui passaient pour être largement assimilés dans la société Thaï. Ils vivaient principalement dans la partie est/centrale de la Thaïlande, mais on trouvait aussi des villages Khuy au Laos (ou un recensement récent leur donne un nombre supérieur à 50, 000) et au Cambodge. Une autre source ( msea-ling.info/...ibrary/librnew.shtml ) leur accorde un nombre approximatif de 300, 000 personnes. Beaucoup de Khui sont bilingues et parlent aussi Lao ou Isaan Lao. On leur donne aussi les noms suivants : Sui, Suay ou Soai (c’est ainsi que les Thaï les appellent), Kui Souei, Kui ou Kuy, Kuay, Khamen-Boran. | | | À: GeorgesOZ · 26 décembre 2009 à 10:11 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 85 de 173 · Page 5 de 9 · 1 763 affichages · Partager des projets de conversion agricole organisés par le gouvernement
Je crois que passer sous silence le rôle personnel du Roi (et de la Reine) dans ces projets est un oubli majeur, sinon une faute !
| | | À: GeorgesOZ · 27 décembre 2009 à 2:30 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 86 de 173 · Page 5 de 9 · 1 749 affichages · Partager Dans la catégorie des locuteurs de langues Mon-Khmer, il y avait aussi les Tin, environ 20, 000; et plusieurs groupes plus petits comprenant les Lua (également appelés Lawa, environ 9, 000) les Khmu (environ 7, 600) et les Chaobon (ce qui signifierait « les gens du haut » en thaï? environ 2, 000). Le nombre indiqué pour les Khmu ne se rapportait qu´à ceux qui étaient présumés vivre dans les hautes terres dans un habitat plus ou moins traditionnel. De même que pour les Khui (ou Suay, voir poste précédent), un grand nombre de Khmu auraient déjà eu un mode de vie à la Thaï et n’auraient donc pas été comptés en tant que Khmu dans le recensement. Nous reviendrons sur les Khmu, qui sont l’un des groupes ethniques les plus importants du Laos (où ils seraient approximativement 400, 000).
Les langues Miao-Yao étaient parlées par deux peuples, les Hmong et les Mien, tous deux originaires de la Chine. Les termes Miao et Yao sont chinois, et j’en ai déjà longuement parlé dans « Hmong/Miao et Mien/Yao – Confusion des Termes» et quelques contributions qui ont suivi (voir mon poste précédent « Peuples de la Chine et de l’Asie du Sud-Est », pages 13 et 14 – c’est celui qui a été fermé pour avoir dépassé 500 messages, et j’avoue m’y perdre un peu !). Les Hmong et les Mien vivaient encore en Chine aussi bien que dans d’autres pays du sud-est asiatique. Appelés Meo par les Thaï, les Hmong commencèrent à arriver en Thaïlande à la fin du 19-ème siècle, et certains continuèrent à migrer directement de la Chine ou d’autres pays voisins, en particulier du Laos. Au nombre de quelques 50, 000 en 1970, les Hmong étaient un des groupes les plus nombreux des hautes terres. 40, 000 Hmong de plus fuirent du Laos en Thaïlande en 1975, mais vers la fin des années 1980 beaucoup d’entre eux avaient émigré ailleurs (surtout aux États-Unis).
Les Mien étaient arrivés encore plus récemment, la plupart venant du Laos après 1945. Ils étaient estimés à 30, 000 dans les années 1980. Les Mien, et surtout les Hmong, furent parmi les groupes affectés par les opérations sécuritaires du gouvernement Thaï qui commencèrent au milieu des années 1960. Ces actions eurent lieu en partie parce que les Hmong, comme les autres groupes montagnards, détruisaient à ce qu’on disait les forêts pour pratiquer leur culture traditionnelle, et en partie parce que leurs revenus venaient surtout de la culture de l’opium. | | | À: GeorgesOZ · 29 décembre 2009 à 9:06 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 87 de 173 · Page 5 de 9 · 1 729 affichages · Partager Comme nous parlions des groupes locuteurs de langues Mon-Khmer, comment pourrait-on oublier les Khmer eux-mêmes ? Vers le milieu du 15-ème siècle, une grande partie de la région ouest de l’empire Khmer était passée sous le contrôle d’Ayuthaya (voir postes précédents « Les royaumes Thaï et Sukhothaï » et « Ayutthaya – L’influence culturelle hindoue »). Bouddhistes Theravada et cultivateurs de riz irrigué, les Khmer parlaient une langue du groupe Mon-Khmer et étaient les héritiers d’une longue et complexe tradition politique et culturelle. Beaucoup d’entre eux restèrent dans la région qui était passée sous domination Thaïe. Cinq siècles plus tard, le long conflit civil au Cambodge qui commença avec le renversement du régime Lon Nol en 1975 et inclut le renversement, avec le support du Vietnam, du régime Pol Pot en 1979, eut comme résultat que des centaines de milliers de Khmer supplémentaires arrivèrent à la frontière Thaïlande- Cambodge. Une partie de ces gens était effectivement entrée en Thaïlande.
Si les Khmer résidant de longue date et les réfugiés Khmer étaient inclus, il y avait quelques 600, 000 à 800, 000 Khmer en Thaïlande dans les années 1980. Beaucoup d’entre les Khmer de longue résidence parlaient Thaï, parfois en tant que première langue, et les similitudes religieuses et autres avaient contribué avec le temps aux mariages mixtes Thaï-Khmer et à l’assimilation des Khmer dans la société Thaïe. Les Khmer nouvellement arrivés, cependant, n’ avaient pas encore été assimilés.
Il y a bien sûr beaucoup plus de choses à dire sur les Khmer en Thaïlande, mais j’en laisse le soin à ceux qui en savent plus que moi sur ce sujet. | | | À: GeorgesOZ · 1 janvier 2010 à 23:32 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 88 de 173 · Page 5 de 9 · 1 709 affichages · Partager Après avoir adressé mes meilleurs voeux pour le Nouvel An à mes lecteurs , je vais clore cette étude faite en 1987 pour le Congrès des Etats-Unis. Voici quelques mots sur les relations entre les différents groupes ethniques et régionaux de Thaïlande, avec comme exemple les habitants ethniquement Lao du nord-est du pays (l’Isaan, qui représente à peu près un tiers du pays que ce soit au point de vue superficie ou population).
Il est bon de rappeler que, premièrement, je traduis assez librement : une traduction au mot à mot n’est pas assez « fluide », et de plus la structure du texte original n’est pas toujours à mon goût. Ceux qui me le reprocheront n’auront qu’à aller chercher le texte dans sa version originale (j’en ai donné le lien dans « Population: Ethnicité, Régionalisme et Langage »).
Deuxièmement, il est de toute évidence (mais il faut le rappeler pour prévenir ceux qui se complaisent à enfoncer des portes ouvertes) qu’on ne peut pas traiter sérieusement de ces sujets compliqués et aux mille ramifications en l’espace de quelques courts paragraphes. J’espère seulement faire partager mes recherches (opinions exprimées par autrui) et mes réflexions (plus personnelles) et donner ainsi un point de départ à ceux que les sujets que j’aborde intéressent.
Troisièmement.... c’est bien d’avoir un « troisièmement », ça fait « bien balancé », mais je n’ ai pas de « troisièmement « !
Thaïlande - Relations Ethniques et Régionales : Isaan Dans le passé, le gouvernement avait souvent ignoré les besoins des régions éloignées. Une administration négligente et corrompue, plus une taxation lourde, avaient affecté les Thaï-Lao (« Isaan ») peut-être plus que les autres. [Il y a beaucoup plus de Lao ethniques en Isaan qu’au Laos : plus de 15 millions contre un peu moins de 4.5 millions d’après une estimation récente] Avant l’établissement par le roi Mongkut du contrôle central, par ses administrateurs, au 19-ème siècle, la région Thaï-Lao était gouvernée par des princes locaux Lao qui étaient en fait vassaux du monarque Thaï. La corvée et la taxation oppressive supportaient la rapide expansion d’une cour, d’une bureaucratie et de l’armée Thaï. Des révoltes paysannes furent réprimées. Des changements sociaux et économiques ne commencèrent qu’avec le règne du Roi Bhumibol, qui au début des années 1960 fut assisté dans ces efforts par le Premier Ministre Sarit Thanarat, lui-même originaire du Nord-Est. Des programmes de développement communautaire et agricole furent couplés avec des mesures contre l’insurrection. Ces efforts continuèrent jusque dans les années 1980 avec des résultats mitigés. Les problèmes s’étaient accumulés avec le temps et les solutions étaient difficiles. Les tensions et le potentiel de conflit entre le gouvernement central et les Thaï-Lao ne pouvaient pas se comprendre seulement, ou même principalement, en termes ethniques. À part l’ethnie et le caractère régional, il fallait considérer un nombre d’autres facteurs incluant le caractère inadéquat de la plupart des mesures de réforme économique et le manque de sensitivité ou le comportement répressif des administrateurs. La compréhension insuffisante par les Thaï Centraux des formes sociales et des pratiques différentes des leurs en Isaan contribuaient à la mauvaise gestion des situations locales et à l’imposition de soi-disant réformes sans la pleine considération des effets de ces modifications sur les populations locales. Les Thaï-Lao avaient une relation culturelle et linguistique plus proche avec les peuples du Laos qui était renforcée par le commerce et des relations familiales. Le Laos était perçu par beaucoup de gens du Nord-Est comme étant leur patrie. Il y a un contexte énorme aux rrlations entre l'Isaan et la Thaïlande en tant que nation, que l'on pourra développer selon l'intérêt qui sera (ou ne sera pas) exprimé par ceux qui suivent ce poste. | | | À: GeorgesOZ · 4 janvier 2010 à 10:26 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 89 de 173 · Page 5 de 9 · 1 692 affichages · Partager Meilleurs voeux pour 2010 Georges, ainsi qu'à tous tes lecteurs ! 
Les cours reprennent, je n'avais même pas fait attention ! J'ai de quoi m'occuper pour ma pause déjeuner de ce midi, merci Georges ! | | | À: GeorgesOZ · 7 janvier 2010 à 10:11 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 90 de 173 · Page 5 de 9 · 1 675 affichages · Partager Je vous mets enfin une photo prise d ‘un immeuble sur Jalan Simatupang, à la limite sud de Jakarta. Au-delà de la ceinture sud, on reste certes dans l’agglomération de Jakarta mais il n’y a plus que des « kampong » les uns après les autres jusqu’à la chaîne de montagnes volcaniques qui forme l’épine dorsale de l’île de Java, et il n’y a plus ces grands nids d’immeubles typiques de la mégapole. La photo est prise avec vue vers le nord, c.à-.d. vers le centre de Jakarta. Tout devant, sous nos pieds pour ainsi dire, nous voyons le « kampong » typique de Cilandak, avec une jolie mosquée agrémentée d’un jardin. Les quartiers de Block M (sur la gauche) et de Kemang (sur la droite), puis les grands immeubles du quartier d’affaires de Kuningan (encore plus loin sur la droite), et sur la gauche l’hôtel Mulia, le centre commercial Senayan Plaza et Taman Ria, dont j’ai parlé plus haut : tout ça se trouve plus loin vers le centre de Jakarta, mais j’ai égaré les photos correspondantes. À cause de la pollution ou de la couverture nuageuse, on n’arrive de toute façon pas à voir jusqu’au centre de Jakarta, et il faudrait encore au moins doubler la distance d’ici au centre pour aller plus loin et arriver au bord de mer, à la limite nord de Jakarta. - --
Comme je viens juste de passer quelques jours à Jakarta (de nouveau !), j’ai eu l’occasion de reprendre ces photos « égarées ». Le ciel était bien dégagé car il avait plu les journées précédentes et on voit très bien jusqu’au centre d’affaires de Kuningan (Cilandak et sa jolie mosquée au premier plan). Et pour la première fois, j’ai pu voir (ou discerner ?) le massif volcanique plus au sud, à quelques 20 ou 30 kms de la ceinture sud de Jakarta (comme ce n'est pas trop évident, j'ai tracé le contour de la montagne).
Je parlais des batiks... Je me rappelle un poste sur les «odeurs » des voyages. Pour moi, l’ Indonésie, c’est l’odeur de cire des batiks. Mettez votre nez dessus et humez.... hmmmm ! C’est aussi l’odeur des kretek, les cigarettes parfumées au clou de girofle. On voit les hommes fumer en se donnant des poses « importantes »....
J’ai aussi profité de ce dernier passage à Jakarta pour goûter au « kopi luwak ». Le Kopi Luwak est récolté dans les excréments d'une civette asiatique, le luwak (Paradoxurus hermaphroditus ; nom commun Civette palmiste hermaphrodite ou Civette palmiste commune, voir photo). Dans le tube digestif du luwak, les sucs gastriques, composés d'enzymes qui divisent les chaînes de protéines en chaînes plus petites ou en acides aminés individuels, font subir une transformation bénéfique aux arômes des grains de café. Il est produit essentiellement dans l'archipel indonésien, à Sumatra, Java, Bali, Sulawesi, aux Philippines (où on l’appelle café Motit) et dans le Timor oriental. Le kilo vaut parfois plus de 1000 dollars.
C’est le café le plus cher du monde. En 2009, le prix d’une livre de café (propre!) variait entre USD$300 aux Philippines et jusqu’à USD$1400 aux États-Unis. J’ai payé une tasse de ce café 100, 000 Rp + 21.5% de taxe, c.à-.d. environs 8.5 euros en tout, à l’hôtel Borobudur.
Le luwak se nourrit principalement de fruits tels que le chiku, la mangue, le rambutan et le café. On le trouve dans les forêts, les parcs et les jardins de banlieue s’il contiennent des arbres fruitiers et de la végétation laissée à l’état naturel. Le luwak prend soin de choisir les baies de café les plus mûres, mais ne digère pas la graine. Cependant, une combinaison unique d’enzymes dans son estomac apporte au café un goût spécial en décomposant les protéines qui donnent son amertume au café. Les graines, récupérées dans les excréments du luwak, sont lavées puis légèrement torréifiées pour ne pas détruire leur arôme complexe. Le propre (!) du Kopi Luwak est sa très faible amertume. Je dois avouer ne pas avoir trouvé un goût tellement différent à ce café, mais je ne suis bien sûr pas un grand connaisseur. Je me contente bien du café ordinaire (on produit un excellent café un peu partout en Indonésie), surtout dans sa formule « café tubruk », la version locale du « café turc ». Images attachées: | | | À: GeorgesOZ · 8 janvier 2010 à 12:40 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 91 de 173 · Page 5 de 9 · 1 664 affichages · Partager J’ai parlé, dans « Thaïlande - Relations Ethniques et Régionales : Isaan », des relations entre le gouvernement central Thaï et la province du nord-est, autrement connue sous le nom de « Isaan », et entre autres des mesures positives prises vis-à-vis de cette province à partir des années 1960. Si les mesures politiques Thaï ont été très bénéficiaires à l’Isaan sur le plan de l’éducation, des transports, de l’électricité à la portée de tous et des institutions démocratiques, il y a eu un aspect négatif. L’introduction du Thaï comme langue administrative et de l’éducation (particulièrement après la Deuxième Guerre Mondiale) a presque complètement réussi à éliminer la forme écrite de l’Isaan (Rogers, 1996). Cette perte est probablement le résultat principal des efforts de la Thailande Centrale pour acculturer l’Isaan (d’après « Isan: The Planning context for language maintenance and revitalisation », de John Draper, Second Language Learning & Teaching, USQ: University of Southern Queensland = Université du Sud du Queensland, Australie ; www.usq.edu.au/...sllt/4/Draper04.html ).
Cette forme écrite de la langue Isaan existe pourtant. On peut encore la voir sur les murs de vieux temples Isaan sous la forme « Thaï Noi », une orthographe Mon-Khmer de la période de Sukhothai (voir Yenchuay, 2002), et quelques gens de l’Isaan peuvent la lire. L’alphabétisation en “Thaï Noi » est restreinte à quelques individus de la vieille génération, à quelques moines et académiciens, par exemple quelques enseignants de l’Université de Mahasarakham et une poignée de moines du Wat Mahawanaram (Wat Pa Yai) d’Ubon Ratchatani.
Cependant, elle est très peu enseignée de nos jours. Cela a des conséquences fondamentales pour la région, parce que l’Isaan n’a pas encore été remplacé par le Thaï en tant que langue maternelle : 88% des Isaan parlent un dialecte Isaan chez eux, 11% parlent Isaan et Thaï, et seul 1% des Isaan n’utilisent que le Thaï Central. Le fait que les Isaan n’aient pas recours à une forme écrite de leur langue implique qu’ils doivent exprimer leurs opinions économiques et politiques et communiquer entre eux sur ces sujets par l’intermédiaire d’une langue écrite qui n’est pas leur langue maternelle.
En l’absence d’une forme écrite « vivante », il est probable que l’Isaan ne sera jamais assuré comme une langue régionale officielle de la Thailande, et par conséquent fera partie des 6000 « langues locales » destinées à s’éteindre un jour ou l’autre (Kraus, 1992, dans Ash, Little Doe Fermino & Hale, 2001).
Voici, dans ce contexte, une citation intéressante du roi Bhumibhol, qui figure en préface du dictionnaire Isaan – Thaï Central publié par l’Université de Khon Kaen & Sahawittayalai Isaan, 1989 :
« Les langues sont un outil de l’humanité. Elles permettent d’exprimer des opinions et sont des objets de beauté, par exemple sous la forme de littérature. Il faut soigneusement les préserver.... »
Il appartient aux Isaan eux-mêmes de décider de la course à suivre pour remédier à ce problème, pour autant bien sûr qu’ils reconnaissent bien là un problème ! John Draper, quant à lui, suggère que dans une approche bilingue, les Isaan pourraient apprendre l’Isaan en tant que langue à l’école, et pourraient bénéficier d’une éducation bilingue Isaan / Thaï aux niveaux élémentaires et primaires. Les cours en Isaan devraient comprendre une forme écrite de l’Isaan pour avoir une chance de réussir à long terme.
Mais il y aurait bien des obstacles à un tel projet. Les parents peuvent penser, par exemple, que leurs enfants ne peuvent pas apprendre deux langues en même temps ou que leurs enfants seront ridiculisés pour le fait de connaître l’Isaan d’une façon formelle. « Food for thought » comme on dit en Anglais...... | | | À: GeorgesOZ · 8 janvier 2010 à 13:35 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 92 de 173 · Page 5 de 9 · 1 662 affichages · Partager Comme je viens juste de passer quelques jours à Jakarta (de nouveau !),
ah c'est donc pour ça qu'on ne te voyait plus !!
Si je trouve kretek une bonne idée, le kopi luwak ne me tente pas du tout ! (en même temps, je n'aime pas le café... alors du café récupéré dans des excréments...) Mais le luwak en lui même est drolement mignon !! Merci pour les photos ! | | | À: Tokala · 8 janvier 2010 à 14:06 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 93 de 173 · Page 5 de 9 · 1 661 affichages · Partager le luwak en lui même est drolement mignon - -- pas etonnant comme remarque, venant d'un renard! | | | À: GeorgesOZ · 9 janvier 2010 à 4:44 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 94 de 173 · Page 5 de 9 · 1 644 affichages · Partager Je continue sur l’article de Draper: l’Isaan est sans doute, après l’extrême sud de la Thailande, la région la moins intégrée du pays, et pourrait être accusée de « régionalisme ».
J’ouvre ici une parenthèse sur la question de l’incorporation de l’Isaan dans la nation thaïe. L’article de Draper dit qu’elle a été « relativement récente, l’Isaan ayant été annexé du Laos en 1907 ». Beaucoup d’encre a déjà coulé sur ce sujet dans VF (voir par exemple voyageforum.com/...ost=2365747;#2365747 ). L’Isaan faisait auparavant partie du royaume de Lan Xang, qu’on peut considérer comme l’antécédent du Laos. Il est tout à fait juste que ce royaume, comme le royaume du Cambodge, était vassal du Siam. Cela n’implique pas cependant un degré élevé d’incorporation politique et administrative dans le passé.
On pourrait peut-être comparer cette situation à celle du « Saint Empire Romain » du Moyen-âge européen, en fait un empire germanique (c’était l’époque par exemple du fameux empereur Frédéric Barbe Rousse, au 12-ème siècle). L’ Autriche d’aujourd’hui en faisait partie, puis poursuivit un chemin séparé sous les Habsbourg (l’époque de l’empire Austro-Hongrois) avant d’être annexée à l’ Allemagne nazie. Ce que je veux dire en utilisant cette comparaison, qui a bien évidemment une valeur limitée, c’est que l’incorporation d’une région ou d’un pays dans un état donné n’implique pas du tout une cimentation parfaite. Donc, pour retomber sur nos pieds, on peut comprendre que Draper parle « d’incorporation récente » de l’Isaan dans la nation thaïe. Pour être un peu abrupt, le degré « d’appartenance légitime » d’une région à un pays donné peut se discuter.
La rébellion contre le gouvernement central a été endémique dans les régions éloignées de l’Isaan jusque dans les années 1980 (Rogers, 1996). L’historien et écrivain Artha Nantachukra de l’université de Mahasarakam établit un lien direct entre la politique poursuivie par le gouvernement (sous-entendu « central ») et l’abolition de l’Isaan en tant que langue administrative. De telles initiatives avaient pour but « d’affaiblir la culture populaire.... de faciliter le contrôle à partir de Bangkok ». Nantachukra démontre le lien entre cette manipulation linguistique et les ressentiments sous-jacents qui persistent en Isaan (d’après Tha Hla, 1995, cité dans Rogers, 1996).
Les effets psychologiques de parler une langue maternelle qui est mise “hors-la-loi” à l’école, et d’être forcé d’utiliser une autre langue pour l’éducation et à toutes fins officielles, enlèvent effectivement sa légitimité à un peuple. Que des brèches surviennent dans la fabrique psychologique et socioculturelle n’est pas étonnant. Un sentiment souvent exprimé dans les histoires sur l’Isaan est la crainte des parents de se voir rejetés et abandonnés par leurs enfants « thaïfiés». On suggère ici de lire les récits du candidat au prix Nobel Pira Sudham, par exemple « Le Pays de la Mousson », 1993 (j’avoue ne pas encore l’avoir lu !).
Du point de vue de la Thaïlande en tant que nation, des initiatives pour maintenir ou revitaliser l’Isaan en tant que langue formelle peuvent être perçues comme facteurs de déstabilisation, voire sécessionniste. Pour le moins, elles seraient suspectes de polariser la situation politique locale. Parmi les obstacles à donner un statut plus formel à l’Isaan en tant que langue, il y a aussi qu’on peut le stigmatiser pour sa similitude avec le Lao, la langue de la République Démocratique Populaire du Laos, un pays que les Thaïs considèrent souvent comme inférieur au leur.
Il n’est peut-être pas facile pour un « Français moyen » de vraiment comprendre (autrement qu’intellectuellement) un tel problème. La France a, elle aussi, fait preuve d’une grande habileté dans son histoire pour « intégrer » ses minorités en « gommant » les cultures locales. Ceux qui sont encore conscients d’une culture propre bien différente de la culture officielle française (Bretons, Basques, Alsaciens et autres) pourront plus facilement sympathiser avec la situation de l’Isaan. | | | À: GeorgesOZ · 12 janvier 2010 à 10:12 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 95 de 173 · Page 5 de 9 · 1 621 affichages · Partager Je vais revenir un peu en arrière. Dans « Langues et Populations de l’Asie du sud-est – Récapitulation (suite) », j’avais proposé qu’on pouvait baser un plan d’étude logique des peuples de l’ Asie du sud-est sur l’ordre chronologique de leur arrivée successive dans cette région. J’avais tenté de dérouler le fil de cette chronologie en tenant compte des études génétiques, linguistiques, archéologiques etc...., tout au moins dans la mesure où j’ai pu accéder à des explications raisonnables et compréhensibles (car le sujet est touffu et, je le répète, je ne suis pas un expert !). Je suis parfaitement conscient que je n’ai pas pu aller jusqu’au fond des théories diverses qui sont proposées par les « experts » - j’espère bien un jour en avoir le temps. Voici, pour le moment en tout cas, un ordre chronologique qui me semble justifié :
- (1) aborigènes antérieurs aux migrations de peuples asiatiques venus de Chine (cela inclut les aborigènes de l’ Inde, des îles Andaman, les Semang, les Negritos, les Mélanésiens et les aborigènes australiens, et quelques autres) ;
- (2) locuteurs austro-asiatiques (dont les Mon-Khmer) ;
- (3) locuteurs austronésiens (Malais et Cham) ;
- (4) locuteurs Taï-Kadaï ;
- (5) locuteurs Tibéto-birmans ;
- (6) locuteurs Hmong-Mien (Miao-Yao) ;
- (7) chinois Han.
J’ai décidé de faire l’impasse sur les peuples (1) et (2), parce que je dois avouer ne strictement rien connaître à leur sujet. J ‘ai longtemps parlé des Austronésiens (3). J’ai déjà parlé des Hmong-Mien (6). J’ai discuté en longueur des Han (7) (j’avais d’ailleurs commencé par eux) et j’ai dédié mes pages les plus récentes aux Taï-Kadaï (4). Il me reste donc à aborder les Tibéto-birmans (5). Mais tout d’abord, je voudrais faire une remarque.
J’avais au départ l’intention de surtout considérer une période qui couvre les quelques derniers millénaires, mais j’ai dû me rendre compte qu’il fallait tenter d’aller un peu plus loin en arrière, par exemple quand j’ai discuté des haplogroupes du chromosome Y. L’impression que j’avais tirée de mes quelques lectures était alors que les grandes lignes des mouvements de population en Asie pouvaient se résumer à :
- (1) un centre d’expansion il y a quelques 35 à 40, 000 ans (si je me rappelle bien) quelque part en Asie Centrale ;
- (2) un mouvement d’expansion du nord vers le sud à partir durant les derniers millénaires.
Cela est bien simplifié, c’est bien évident. Mais je ne vais pas recommencer à écrire dans le détail tout ce que j’ai écrit depuis fin août ! Par contre, il faut bien que je prenne note du fait qu’il faudra bien essayer de « réconcilier », ou mieux de « connecter » un jour ou l’autre ce noyau supposé de l’ Asie Centrale avec les populations (1) et (2). Je suis en train de lire un livre de Stephen Oppenheimer, un généticien britannique qui est passé par Oxford, qui s’intitule « Out of Eden » (« Sortie de l’Eden »). Oppenheimer a des vues plus qu’intéressantes sur les sujets dont nous traitons ici, mais il faut dire qu’il est parfois plutôt dense ! Cependant, un point intéressant que je relève dans son livre concerne la « colonisation » de l’Asie, il y a plusieurs dizaines de milliers d’années de ça, à partir de foyers de population initiaux qui se seraient établis le long du littoral, grosso modo de l’Arabie jusqu’aux côtes de la Chine. Cette colonisation aurait d’après lui procédé en un mouvement convergent vers l’intérieur du continent asiatique à partir surtout du sous-continent indien (vers le nord et donc vers l’ Asie Centrale), de l’Indochine (vers le nord et dirigé vers le Plateau Tibétain), et des côtes Pacifiques (vers l’ouest donc).
Ce qui me frappe dans tous ça, c’est qu’en allant plus loin dans le temps que ce que j’ai considéré, il y aurait plutôt eu un mouvement du sud vers le nord (Oppenheimer offre même l’hypothèse que les dentitions « sinodontes » du nord auraient pu évoluer à partir des dentitions « sundadontes » du sud). Donc, quand on dit que les peuples de l’ Asie du sud-est sont principalement dérivés de la Chine du sud, il se pourrait bien qu’il s’agisse d’un reflux relativement récent.
Il faut que je précise qu’Oppenheimer, comme la majorité des autres experts, ne croit pas qu’il y ait eu de développement régional de l’espèce humaine à partir d’ Homo Erectus, par exemple l’Homme de Java ou l’Homme de Pékin (Zhoukoudian en Chine), antérieur à notre espèce humaine moderne. Il ne croit pas qu’ils aient évolués pour devenir « l’homme moderne asiatique ». Ou, pour être plus prudent, il ne voit aucun indice génétique qui pourrait indiquer cette évolution. Cela n’exclue pas complètement qu’il n’y ait pas pu avoir d’apport génétique d’humains localement évolués à partir d’Homo Erectus, mais alors un tel apport aurait été négligeable. | | | À: GeorgesOZ · 12 janvier 2010 à 10:21 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 96 de 173 · Page 5 de 9 · 1 619 affichages · Partager Ah mais te voilà.
Bonne année, et à tous les flâneurs qui passent par là. J'espère que vous allez tous bien, que la grippe H1N1 vous a épargnée... moi, elle m'a trouvée, on a passé quelques jours ensemble, je l'ai pas mal engueulée, mais ça y est, elle est loin.
Donc, je m'annonce présente et si je comprends bien, j'ai de la lecture en retard. Je m'y mettrai donc, à bientôt.
Danielle | | | À: SeniorCH · 12 janvier 2010 à 11:42 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 97 de 173 · Page 5 de 9 · 1 911 affichages · Partager Bonjour Danielle, et Bonne Annee! Apres ce demarrage grippe, je ne te souhaiterai pas la goutte au nez pour toute l'annee, donc! | | | À: Tokala · 16 janvier 2010 à 4:48 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 98 de 173 · Page 5 de 9 · 1 886 affichages · Partager Bon voyage au Vietnam René, c'est un pays que je ne connais pas encore, mais dont mes oncles m'ont beaucoup parlé, ce fut une de leur premier voyage. Tu nous raconteras quelques anecdotes en rentrant...
A l'année prochaine ! 
Bonjour Tokala, depuis mon depart c'est ma 1ere connection au site... je suis reste quelques jours a Saigon puis a Cantho pour y retrouver une amie, une petite escapade de quelques jours au Cambodge.... actuellement je suis en Thailande, le 23 je serai de nouveau au Vietnam, une ile au sud du delta avant de remonter sur Hanoi en passant par Hue... Je prends des notes et vous raconterai tout ca a mon retour (debut mars)
mes meilleurs voeux a vous toutes et tous, que l'annee 2010, malgre les tourments de la vie, vous soit heureuse en tous vos desirs... Amicalement Rene | | | À: GeorgesOZ · 16 janvier 2010 à 5:02 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 99 de 173 · Page 5 de 9 · 1 884 affichages · Partager Bonjour George, comme je le disais a Tokala, c'est ma 1ere connection depuis mon depart, je suis dans un cybercafe a Phuket. Il y a 6 ans que je n'etais pas venu (la derniere chose que j'ai vu a Phuket a ete le tsunami, j'en suis parti quand l'aeroport a ete reouvert)... Une chose est sure, je ne reviendrai plus, tout comme toi j'apprecie les "boui-boui" et a Phuket (plages) ils ont quasi disparus... Il y a 2 jours que je suis la, les seuls Thais que j'ai vus sont les commercants, dans la rue il n'y a que des "blancs"... la prochaine fois j'irai au nord. Je ne prendrai pas le temps de lire tous les messages de ton post, je le ferai plus tard, apres 2 jours de balades a pieds, je vais louer une moto pour aller voir l'arriere-pays de l'ile... Mes meilleurs voeux a vous tous.. Rene | | | À: TDMsolo · 16 janvier 2010 à 5:40 Re: Peuples de l'Asie (suite) Message 100 de 173 · Page 5 de 9 · 1 882 affichages · Partager Bonjour Rene et bonne annee!
Content d'entendre de tes nouvelles et de savoir que tu passes de bons moments au Vietnam et maintenant en Thailande.  Ces lieux "paradisiaques" qui sont devenus des ghettos de blancs et n'ont pratiquement plus rien a voir avec le pays, et ou les gens du pays ont perdu leur amabilite (on peut parler d'alienation), il y en a de plus en plus.  Je ne sais pas si c'est bon ou mauvais, peut-etre est-ce bon dans la mesure ou ca canalise la tres grande majorite des etrangers et donc preserve les lieux moins frequentes.
Il faudra un jour que nous racontions quelques histoires sur les boui-bouis que nous avons frequentes, qu'en dis-tu? 
Je te souhaite une bonne ballade en moto. De mon cote, je vais profiter d'une superbe journee a Perth (38 degres) pour sauter sur la becane et monter voir un pote du cote de Joondalup, a 50 kms de la ou je suis ces jours-ci. Je vais pouvoir faire rugir mes 600 cc sur le Freeway. 
Je n'ai pas delaisse ce poste. J'y reviendrai quand j'aurai avance un peu mon affaire sur les Tibeto-birmans.
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