Bonjour,
"Et oui, pourquoi ne pas éprouver cette sensation d'"exister" autant dans son pays natal qu'"ailleurs". C'est une question qui m'intrigue. Un jour une autre voyageuse m'a dit : "c'est sans doute parce que quand tu es à l'étranger, au fond de toi même tu sais que ce ne sera pas pour toujours, que ta présence ici n'est que passagère." Est-ce cela qui donne la sensation d'exister... Sujet discutable à l'infini."
D'un autre côté, le fait d'être mortel donne un caractère éphémère à notre vie... Et donc, cette "sensation d'exister" peut s'éprouver à chaque instant, "ailleurs" comme "ici".
Cela dépend des contraintes aussi que l'on s'impose, de la puissance ou non que l'on donne à un "chez soi".
Alors, oui, sans doute, le voyage peut donner l'ivresse d'une liberté incomparable, de possibles à imaginer et à réaliser, de choix, d'une "existence", que l'on n'a peut-être pas hors du voyage si son "chez soi" est truffé d'entraves et de chaînes, consenties ou subies.
Après, le "chez soi" et "l'ailleurs" font partie d'un même voyage.
Et puis finalement, je sais très bien que mon "chez moi" n'est pas un lieu.