Bonjour Luc
De l’art et la manière de faire dériver vers la montagne une discussion dont l’intérêt, au demeurant, ne sautait pas aux yeux...

Je vais vous mettre d’accord Jean-Michel et toi, puisque d’un point de vue géographique, l’Oisans et les Écrins, c’est le même massif. Au sens strict, les Écrins c’est la crête sommitale du massif : le Dôme et la Barre. En 1973 fut créé le Parc national des Écrins qui doit naturellement son nom au point culminant. Et c’est à partir de là que la confusion fut entretenue. Comme tu le soulignes, Gaston Rébuffat a publié en 1974 (donc un an après la création du parc) ses
Cent plus belles courses et randonnées sous le titre
Le Massif des Ecrins.
En 1978 Samivel publiait
Le Grand Oisans sauvage. Dès la première page de l’ouvrage il y a une carte très précise du massif de l’Oisans délimité par les vallées de la Romanche, du Drac et de la Durance. Valjouffrey, Valgodemard (avec un o et un d selon l’auteur) et Champsaur font donc partie du massif de l’Oisans.
Au sens étroit cependant, l’Oisans est un
pays centré sur la vallée de la Romanche, donc au nord du massif, ce qu’attestent les toponymes Le Bourg d’Oisans, Le Freney d’Oisans, Saint-Christophe-en-Oisans. Mais les géologues ont créé la confusion en identifiant au XIXe siècle les "massifs cristallins internes" des Alpes. Du nord au sud, en
France : le massif du Mont-Blanc/Aiguilles Rouges, la chaîne de Belledone, les Grandes Rousses et l’Oisans que l’on avait initialement baptisé massif du Pelvoux (peut-être parce que le Mont Pelvoux était considéré comme le point culminant à l’époque ?).
pour moi la plus himalayenne de ses vallées c'est sans conteste la vallée de la Bérarde.
J’aime aussi le côté sauvage de la vallée du Vénéon, mais il n’y a pas d’aussi somptueuses et d’aussi nombreuses cascades que dans la vallée de la Séveresse.
La plus himalayenne des vallées alpines, c’est un slogan de l’office du tourisme local, mais ce n’est pas usurpé !
