Le principe des zoos humains perdure après l'époque coloniale. Le tourisme a souvent pris le relais !
- Un village congolais a été reconstitué et montré à
Bruxelles lors de l'exposition universelle de 1958
- En 1994, le parc zoologique de Port St Père, près de
Nantes, a essayé d’ouvrir un village africain avec hommes et femmes qui devaient, par contrat, être torse nu quand la température le permettait. Sponsorisé par la société Biscuiterie St Michel, pour faire la promotion de sa marque de gâteaux Bamboula (aujourd'hui disparue), Le village prit la dénomination de « Village de Bamboula », avec un personnage au même nom, une attraction destinée à des enfants. Une levée de boucliers mit fin à ce projet.
- En 2002, un village pygmée est exposé dans un parc animalier à Yvoir (
Belgique). L'opération se voulait humanitaire : récolter des fonds pour construire des puits, des dispensaires et des écoles au sud du
Cameroun.
- Un village africain a été ouvert dans le zoo d'Augsbourg en
Allemagne en juillet 2005.
Pendant quatre jours, le zoo de
Londres a accueilli des pensionnaires humains sur la montagne aux ours. Cette initiative visait à prouver « l'appartenance de l'homme au genre animal » et à « montrer que sa prolifération est un véritable fléau pour les autres espèces ».
- En 2007, des Pygmées ont été hébergés dans le zoo de Brazzaville pour le festival de musique panafricaine.
- Un « zoo humain » ouvert en 2008 en
Thaïlande présente des membres de l'ethnie Karen et notamment les femmes Padaung, vulgairement appelées « femmes-girafes » par une certaine presse
Ajouter à cela, les innombrables zoos humains pour touristes où des agences s'arrangent afin que des locaux se déguisent en "authentiques" pour satisfaire les touristes, comme en
Asie du sud-est avec les ethnies minoritaires, les Uros du lac Titicaca etc...
Le principe du zoo humain ne se limite donc pas à l'époque coloniale. Il y en a pour tous les gouts et pour chaque situations.
Suivez le guide!