Lundi 9 Janvier 2012 - Jour 12 - 4ème escale - Saint Georges - ÎLE DE GRENADE
De port en port, comme dis la chanson, et bien ce matin nouveau port, nouveau spectacle, l’accostage à
Grenade. Il set 6 heures, le soleil se lève doucement, sur le balcon profitons de la fraîcheur matinale (26°C) et de la vue sur
Grenade qui s’offre à nous.
Pas le temps de chômer, c’est excursion, on verra bien si Paolo Conte, m’a bien soigné. Ça tire un peu au réveil, mais pas le temps de s’apitoyer, on y va !
Nous quittons le navire à 9 heures, pour l’excursion que nous avons choisie: le tour de l’île.
Comme je vous l’ai déjà dit pas de foule ni de cohue. Entre les différentes nationalités et les différentes excursions proposées, sans compter sur les passagers qui choisissent de rester à bord, c’est en minibus que nous partons.
Premières impressions dès que nous avons quitté le port:
Grenade ne porte plus en elle les stigmates du terrible cyclone Yvan, qui l’avait frappée en 2004. Plus de 50% de l’île avait été touchée nous informe notre guide Pamela (Pas Anderson, faut pas non plus rêver hein?)
Deuxième impression, l’île est de plus en plus bétonnée, le tourisme étant maintenant la première ressource du pays.
Nous nous arrêtons une première fois à l’unique cascade de l’île. C’est beau comme toute les cascades, pour 1 $ US, un homme se jette du haut (peut-être 20 mètres). J’ai réussi à filmer cet exploit (mais le filmer fut aussi un exploit... Bon OK, c’est mauvais je sais...)
Deuxième arrêt, nous avons porté un regard sur le grand étang de Forest Reserve, il s’agit d’une étendu d’eau qui s’est constituée dans un cratère, bof...
Le déjeuner a été très apprécié, situé au milieu de la verdure, avec des mets locaux et du jus frais de corrosol, hum, un vrai régal.
Nous avons déjeuné à proximité immédiate d’une fabrique de cacao (pas de chocolat) nous avons vu les cabosses récoltées, l’extraction du beurre de cacao et des fèves, leur séchage puis en fin la torréfaction. Ça sentait vraiment bon ! Au passage, un beau perroquet vert, nous répétait: hello! et bye bye! très marrant.
L’après midi commença par la visite d’une distillerie de rhum. Tout est fait de façon artisanale. C’était très intéressant de voir les différentes étapes existantes entre la canne à sucre et le rhum. Petite dégustation au passage avec un rhum ordinaire à 68° et un supérieur à 75°... du feu !
Nous poursuivons notre route avec un arrêt à la Grande Falaise, d’où se jetèrent dans le vides des indigènes caraïbes fuyant les occupants français. Les pauvres ce fut ensuite au tour des anglais de prendre possession de
Grenade, je doute qu’ils furent plus heureux ! Un mémorial, face à l’océan, immortalise cette page de l’histoire locale.
17h 30 retour à bord. Deliziosa quitte le quai à 18 heures pour
Curaçao que nous atteindrons Mercredi matin, après une journée de mer.
Mardi 10 Janvier 2012 - Jour 13 - En mer
Nouvelle journée de mer pour rejoindre
Curaçao.
Nous aimons cette alternance de jours en mer qui nous permettent de récupérer la fatigue des excursions. Eh oui, hier le (la) plus fatigué(e) des deux n’était pas celui (celle) que l’on croit! Je vous laisse deviner.
Ce matin nous avons récupérés nos passeports. Nous les laisserons dans le coffre de la cabine jusqu’à la fin du tour du monde.
Le navire a refait le plein de sa cambuse à l’occasion de nos deux dernières escales aux
Antilles.
Nous dégustons ainsi des ananas mûris et sucrés à point, absolument délicieux.
Au self, à midi, il a été proposé de la langouste, vous voyez que l’on prend bien soin de nous!
Après le petit café italien, bien serré, d’après repas, nous admirons le vol des oiseaux autour de Déliziosa, les terres ne sont pas très éloignées.
Ils pêchent, je devrait dire plutôt ils chassent en virevoltant au dessus de nos têtes, puis se jettent comme une pierre dans l’eau. Ils en ressortent quelques instants plus tard dégustant leur précieux met, en flottant comme un bouchon. On ne se lasse pas d’observer leur manège à la jumelle.
Nous passerons la fin de l’après-midi à la piscine pour être en forme avant les festivités du soir!
La salle des amarres du Déliziosa
Mercredi 11 Janvier 2012 - Jour 14 - 5ème escale - Willemstad - ÎLE DE CURAÇAO (PAYS BAS)
Ce qui se remarque à l’arrivée sur
Curaçao au petit matin, ce sont les torchères des raffineries. Elles brillent de mille feux comme des bougies posées sur un gâteau. Mais rassurez vous elles disparaîtront du paysage, dès la prochaine pointe qui sera virée par Déliziosa.
M’est avis que notre commandant fera le plein ici. En effet le pétrole est la principale activité économique de
Curaçao, juste devant le tourisme. D’importants gisements pétroliers apportent à cette île, comme au
Venezuela tout proche la prospérité.
Bingo ! À peine à quai, le plein en fioul du navire est commencé, il durera jusqu’à l’heure de notre départ à 18 heures. Ici le super coûte environ 70 centimes d’euro le litres.
Mme Chamadou et moi avons décidé de ne pas partager la même excursion. En effet notre amie Mme Esculape devait faire une ballade en sous-marin pour explorer les coraux et les poissons, mais cela ne lui convenait pas. Nous avons donc permuté nos excursions, c'est ainsi que Mme Chamadou et Mme Esculape sont parties faire un tour dans la campagne et profiter d’une des nombreuses plages de l’île, quant à moi, j’ai fais équipe avec M. Esculape dans le sous-marin.
Le dit sous-marin était plutôt un bateau avec une coque en V très profonde, permettant aux passagers de s’installer dans la partie immergée et équipée de vastes hublots de part et d’autre, laissant défiler les paysages marins. Le spectacle valait la peine, nous avons croisé des barracudas qui «filaient» à toute allure.
Nos épouses, quant à elles ont utilisé un bus multicolore, typique de
Curaçao, et dont le plafond était composé de feuilles de palmiers. Au cours de cette randonnée elle ont eu l’occasion de croiser des flamants roses.
L’après-midi fut consacrée à la visite pédibus de la vieille ville. Les rues commerçantes sont très animées, typiques d’un paradis fiscal où tout est en duty free.
Les façades des maisons sont peintes de couleurs vives et donnent un cachet particulier au bâtit. Pourquoi les maisons ne sont-elles pas blanches? Tout simplement parce qu’un ancien gouverneur de l’île avait interdit la couleur blanche qui lui faisait mal aux yeux, depuis cela les façades multicolores sont devenues la tradition dans toute l’île.
Pour bien terminer l’après-midi, nous avons invité quelques amis à un pot sur notre balcon, grand comme une terrasse ! On se serait cru un peu comme à la maison.
Demain
Aruba, dernière île des Caraïbes que nous visiterons au cour de ce tour du monde.
Jeudi 12 Janvier 2012 - Jour 15 - 6ème escale - Oranjestad - ÎLE D’ARUBA (PAYS BAS)
Distante de
Curaçao de seulement 70 milles nautiques,
Aruba fut accostée par Déliziosa qui passa le plus clair de la nuit (si j’ose dire) à avancer au ralenti (environ 3 noeuds). Le trajet aurait pu être fait en 3 heures 30, mais cela aurait nécessité que notre bateau reste à quai plus longtemps. Or 1 heure de location de quai pour un paquebot, coûte plus cher qu’une heure de navigation. Pas très écolo tout ça, mais c’est le système.
Après un petit déjeuner frugal (si, si) nous voilà partis en excursion.
Aruba est une île située en mer des Caraïbes à 30 kms au nord du
Venezuela. Etat autonome du Royaume des
Pays-Bas, elle craint par dessus tout les réactions imprévisibles d’Hugo Chavez, c’est pourquoi la protection du royaume des
Pays-Bas est très importante.
Le climat? 28° régulièrement toute l’année et il ne pleut que 3 semaines par an. Les plages de sable blanc (avec cocotiers et tout et tout) s’étendent sur des kilomètres et des kilomètres sur le côté ouest. C’est un endroit rêvé pour les vacances à la plage.
Premier arrêt à un élevage de papillons, magnifique, les explications passionnées du propriétaire, un canadien immigré à
Aruba, ajoutèrent à l’attrait du lieu.
Quelques kilomètres plus loin, nous avons profité d’une plage magnifique.
Nous avons continué notre périple par la côte sauvage (à l’est) où les paysages s’enchainent, magnifiques, avec en particulier un pont naturel (mais en parti éboulé depuis 2005) qui enjambe un bras de mer: impressionnant.
La végétation est plus rare, le cactus fait partie intégrante du paysages. Il y en a partout et leur hauteur peut aller jusqu’à 10 mètres.
Le point le plus intéressant (à notre avis) fut la vision d’une grotte avec des écritures rupestres datant de 2000 ans, dessinées par les autochtones indiens de l’époque.
De retour au bateau, nous irons à la conférence de 16h30 pour avoir des explications sur
Carthagène en
Colombie, que nous atteindrons demain matin.
Puis les festivités habituelles, le spectacle, le dîner, et après on verra...