Samedi 21 Janvier 2012 - Jour 24 - 10 ème escale - Cabo San Lucas - MEXIQUE
Après avoir été escorté une bonne partie de la matinée par des dauphins, Deliziosa jette l’ancre aux environs de 11 heures 30 dans la baie de San Lucas au nord du fameux Cap de San Lucas.
Et oui, c’est une nouveauté, pas de quai pour débarquer cette fois, mais les chaloupes du paquebot.
Au moins cela fait un exercice pour l’équipage et les passagers, excellente occasion pour vérifier le bon fonctionnement du système.
Cabo San Lucas, se trouve à la pointe extrême de la péninsule bordée par l’Océan Pacifique d’un côté, et de la mer de Cortes de l’autre. Cabo est une cité balnéaire appréciée par les touristes américains, avec moult hôtels donnant directement sur les plages.
Mais la vraie beauté du lieu c’est la mer qui l’offre, grâce à ses eaux poissonneuses, faisant ainsi de Cabo l’un des hauts lieux de la pêche sportive. Tous les ans se tient ici, la plus fameuse compétition de pêche au Marlin du monde.
Grâce à sa situation privilégiée, il est possible d’observer les baleines lors de leur passage de la Mer de Cortes à l’Océan Pacifique.
C’est pour cette raison que nous avons choisi de ne pas débarquer, mais au contraire d’embarquer sur un petit bateau, pour un safari photos de baleines.
C’est un Zodiac à fond rigide qui nous attend, avec 2 moteurs de 200 CV. Gilets capelés, nous sommes une vingtaine d’occupants à prendre place. Nous quittons le port en croisant de nombreux pélicans, signe que le casse croûte doit être copieux dans le coin. Une otarie sur un rocher joue la sirène d’
Amsterdam, pendant que d’autres peu farouches, s’approchent très près des bateaux quémandant quelque poisson.
Le «go fast», à peine sorti du port lance alors la pleine puissance de ses moteurs. Je dois dire que je ne me souviens pas d’avoir été une fois dans ma vie aussi vite sur l’eau. Dans ces conditions, secoués, trempés, les appareils photos et autres camescopes ont rejoint, vite fait, leurs étuis protecteurs.
Arrivé sur zone, comme l’attente d’un signe annonciateur d’un cétacé. Nous scrutons tout autour l’horizon: rien.
Lorsque soudain nous un souffle caractéristique nous apparait.
Vite le Zodiac se remet en route pour se rapprocher. Mais la baleine s’en est allée, peut-être dans une autre direction. L’attente recommence, et ainsi de suite, jusqu’au moment où Dame Nature nous offrit, pour nous remercier de notre patience, deux baleines nageant à proximité de nous, pour ensuite disparaître sous l’eau, dans un élégant plongeon.
Ce fut bref, mais vraiment intense. Ces images, resterons à jamais dans notre mémoire.
Nous regagnerons ensuite Deliziosa au mouillage, satisfait de notre journée, qui décidément est encore totalement différente de celle d’hier.
De quoi sera fait demain ? On vous dira tout (enfin presque...)
Le cadeau de "Dame Nature"
La sirène de Cabo
"El Arco" le point de vue célèbre de Cabo
Déliziosa au mouillage
Dimanche 22 Janvier 2012 - Jour 25 - En mer
Nous filons maintenant à allure soutenue vers
San Diego, première escale parmi les trois que nous ferons au U.S.A.
Pour nous cette côte ouest est une découverte, nous ne connaissions que la côte est.
La température s’est sensiblement rafraîchie, en quittant la zone tropicale, elle n’est que de 15°C actuellement.
La zone des ponts extérieurs et piscines est quasi déserte, et nous avons ressorti des vêtement plus chaud.
Selon la météo il fera environ 12°C à
San Francisco terme de nos escales Nord américaines, que nous visiterons après
Los Angeles.
Petite nostalgie, que de quitter une région hispanisante, où nous sommes depuis deux semaines, qui nous allait très bien, de par sa culture, et sa langue qui nous est familière.
Plusieurs réunions et conférences sont à l’ordre du jour.
La première ce matin traitait des populations précolombiennes d’
Amérique du nord, par le professeur Carlo Scopelliti, toujours aussi bien documenté et captivant. Une façon comme une autre de ne pas voyager idiot.
L’après-midi deux autres réunions (j’vous dis on arrête pas) !
La premières évoquait les modalités d’immigration aux
USA.
Celles-ci commenceront à bord des 6 heures du matin, où une dizaine d’agents de l’immigration américaine monteront à bord pour vérifier les passagers.
À la suite de quoi, un laisser passer nous sera fourni, nous permettant de sortir et monter à bord sans autre formalité.
Nous n’aurons pas à renouveler ces démarches pour les escales de
Los Angeles et
San Francisco.
Le commandant Francisco Serra a été chaudement remercié, car il a obtenu des autorités américaines de pouvoir accoster dès 4 heures 45 du mati au lieu de 10 heures comme cela était prévu initialement.
La seconde réunion avait pour objet de nous informer sur les différents sites intéressant à visiter lors de nos prochaines escales américaines.
Après le spectacle de 19 heures 30 au théâtre Duse, un dîner de gala est organisé.
Pour l’occasion, la tenue vestimentaire de gala, sera de mise.
Bye bye !
Lundi 23 Janvier 2012 - Jour 26 - 11 ème escale - San Diego - U.S.A.
Hello!
Ce matin arrivée à
San Diego.
Nous avons été accueilli par une mouette qui a élu domicile sur notre balcon. Mais c’est surtout la pluie qui a cru devoir faire du zèle en s’associant au froid (13°C).
Ce matin nous nous sommes soumis (il n’y a pas d’autre mot) aux autorités états uniennes d’immigration. De vrais cowboys! Après avoir attendu notre tour soit environ 1h 30, nous voilà enfin tamponnés... et aptes à fouler le sol californien.
Nous avions choisi de découvrir
San Diego... à vélo. On est sportif, ou on ne l’est pas.
Malheureusement les dieux du Coca Cola et des hamburgers réunis en ont décidé autrement. Vu le déluge qui s’abat sur
San Diego, le loueur de bicyclette n’a pas voulu mettre ses engins à notre disposition. Pfff...
Tant pis, on fera sans et on improvise.
Nous nous engouffrons dans le premier taxi venu (ici on ne marchande pas...) et nous lui demandons de nous mener à down yown, la ville ancienne.
Nous avons cherché, ce qui pouvait être ancien, mais nous n’avons pas trouvé. Je sais, je sais, c’est un pays jeune qui n’a pas d’histoire, on peut se tromper non?
Alors, déçus, nous changeons de quartier pour aller à Seaport Village, situé au bord du port de plaisance. Beaucoup de magasins, dans un style purement américain, finalement, nous apprécions cet endroit malgré la pluie. Nous irons même jusqu’à déguster quelques cookies réalisés sur place.
Avant de retourner à bord, nous faisons un tour dans un grand centre commercial, dont les américains raffolent.
J’avoue que nous sommes assez éloignés de cette culture, et que le temps (dans les 2 sens du terme) ne nous a pas permis de faire grand chose.
Bon allez au revoir, on sera demain à
Los Angeles, où nous resterons 2 jours.
Costa Deliziosa amarré en pleine ville
Mardi 24 Janvier 2012 - Jour 27 - 12 ème escale - Los Angeles - U.S.A.
Quand je vous disais que les escales se suivent, mais ne se ressemblent pas: ce matin soleil fixe et température en hausse!
Changement de décor aussi, pour arriver à son quai Deliziosa emprunte un large chenal bordé de bateaux de pêche, de marinas, mais aussi des grues et des conteneurs par milliers !
Nous décidons d’occuper la matinée pour aller avec un taxi voir les endroits symboliques qui ont contribué à la renommée de L.A.
C’est à cette occasion que l’on saisi la démesure de cette mégapole. 2ème ville des U.S.A. derrière
New York, L.A. compte 3 845 000 habitants et plus de 10 000 000 avec la banlieue. Elle s’étale sur 1200 km2 et compte près de 3000 kms d’autoroute. Aller du port au centre ville, c’est environ 50 kms!
C’est sûr qu’en 2 jours nous n’auront fait que survoler la ville, mais de toute façon en 2 semaines ce serait pratiquement la même chose tant la ville est grande et regorge de centres d’intérêts, alors...
Dès la sortie du port le ton est donnée: autoroute comprenant 8 voie dans un sens et 8 voies de l’autre. Les 16 voies donc, sont encombrées de véhicules: impressionnant !
Nous faisons un premier arrêt pour admirer le Walt Disney Concert Hall, un chef d’oeuvre d’architecture contemporaine, puis cap sur Hollywood, pour voir le «sign» perché en haut de la montagne.
Puisque nous parlons star, Hollywood Boulevard fut notre 2ème étape. Quartier vivant, avec les célèbres étoiles sur le sol portant les noms de stars de la chanson, de la musique et du cinéma. Ce quartier est vraiment agréable, nous l’avons apprécié.
Puis, l’après-midi, nous ne pouvions pas manquer la plage de Malibu, longue de 40 kms, qui a été rendu célèbre par la série «Alerte à Malibu», ni la plage de Santa Monica (le lieu où en fait la célèbre série citée plus haut a été tournée). Nous avons fait une ballade sur le «Pier» construction tout en bois, où les artistes locaux se retrouvent, où se côtoient cafés, boutiques, marchand ambulants, caricaturistes etc.... Très sympa.
Pour finir, nous sommes allé à Beverly Hills. Le luxe existe, nous l’avons rencontré en ce lieu, où tout ce qui se fait de plus beau (et de plus cher) se trouve rassemblé dans quelques rues.
À un moment j’ai cru apercevoir
Paris Hilton sortir d’une boutique, mais non, ce doit être la fatigue de cette journée de vadrouille.
Il est donc temps que nous nous couchions pour être en forme demain.
Good night !
le Walt Disney Concert Hall
Le "Pier" avant le soleil couchant
Beverly Hills au soleil couchant
Mercredi 25 Janvier 2012 - Jour 28 - 12 ème escale - Los Angeles - U.S.A.
Ce deuxième jour d’escale à L.A., nous l’avons consacré à la visite des studios Universal Pictures. C’est les plus grand producteur mondial de films, avec quelques uns comme les dents de la mer, King Kong ou Jurassic Park, qui ont nécessités de grands moyens au niveau des effets spéciaux.
Je passerai sur l’incompétence totale de notre guide US qui nous a informé de ne pas parler le français, ainsi que de ne pas répondre aux questions. Le ton était donné. Ses divers manquements ont occasionné un retard tel que le bateau a été obligé de nous attendre (parce que c’était une excursion Costa, sinon il n’attend pas!), mais aussi les services de sécurité, les préposés aux amarres, etc., etc.
Dès franchit l’entrée d’Universal 2 mots s’imposent: rêve ou réalité ?
Les rues, les maisons, les personnes aux fenêtres qui interpellent la foule: rêve ou réalité ?
Une Cadillac rose avec Marilyn Monroe au volant: rêve ou réalité ?
Tiens un quartier français avec son bistrot, une église, un pueblo español, un ranch: rêve ou réalité ?
Nous décidons de prendre l’un des nombreux petits trains, qui en plus d’une heure fait le tour de l’immense territoire des Studios Universal.
Ce fut une extraordinaire ballade! Nous avons pu découvrir le nombre impressionnant de bâtiments immenses où sont tournés les films, certains étaient ouverts, on pouvait alors discerner les décors rangés par catégories. Nous sommes passé au travers de nombreux villages «fantômes» de véhicules utilisés dans certains films.
Puis quelques surprises nous ont été réservées.
Tout d’abord le train s’engouffra dans un tunnel obscur. Nous nous équipons de nos lunettes 3D, tout d’un coup nous sommes plongé dans un décor préhistorique où une horde de dinosaures se livrent à un combat sans merci. Le réalisme est parfait, la sonorisation, les jets d’eau reçus, le vent, les mouvements, complétaient ce spectacle, sans parler des cris des spectateurs. Alors: rêve ou réalité ?
À l’extérieur, au détour du chemin, Le train s’arrête. Nous voyons un homme étrange au teint blafard dissimuler dans le coffre d’une voiture un cadavre emballé. Surpris de nous voir, il vient vers nous avec son couteau ensanglanté, le petit train ne parvient pas à redémarrer, il se rapproche, il se rapproche, vite ! vite ! Ouf on repart. Cauchemar ou réalité ?
Nous traversons les ruines d’un Boeing écrasé, les fauteuils sont disséminés, éventrés, tout un fatras d’objets se sont éparpillés autour. Cauchemar ou réalité ?
Nous nous retrouvons ensuite au beau milieu d’une station de métro. Un tremblement de terre se déclenche, le sol se dérobe, un camion de pompier tombe dans la station en s’enflammant, les canalisations rompues laissent jaillir l’eau, tout explose. Là ce n’est pas du cinéma, mais alors: rêve ou réalité ?
Au beau milieu d’un village mexicain, la pluie se met à tomber, le ruisseau se transforme en une rivière débordante, l’eau jaillit jusqu’à nous mouiller, le tonnerre gronde, les éclairs zèbrent le ciel: rêve ou réalité ?
Pour faire la part des choses nous entreprenons de visiter un atelier d’effets spéciaux. Beaucoup d’explications nous sont fournies.
C’est ainsi que nous découvrirons, que parfois de petites astuces peuvent donner de grandes illusions, quitte à désacraliser certaines scènes connues.
Alors chut, on ne vous dira rien de plus !