| Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour Chamadou · 8 avril 2012 à 16:16 · 184 photos 622 messages · 82 participants · 127 216 affichages | | | | À: Jeroviane · 16 avril 2012 à 11:21 · Modifié le 16 avr. 2012 à 11:38 Re: Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour Message 141 de 622 · Page 8 de 32 · 4 485 affichages · Partager Attention aux grandes grilles d'aération sur le pont 3 : d'un côté Inlet, cad prise d'air, et de l'autre Outlet, cad sortie d'air (viscie).... On trouve ces grilles sur tous les ponts de promenade ! | | | À: Chamadou · 16 avril 2012 à 11:29 Re: Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour Message 142 de 622 · Page 8 de 32 · 4 464 affichages · Partager Toujours présente pour la suite | | | À: Chamadou · 16 avril 2012 à 11:44 Re: Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour Message 143 de 622 · Page 8 de 32 · 4 448 affichages · Partager Mercredi 8 Février 2012 - Jour 42 - 15 ème escale - Pago Pago - Île de Tutuila - Samoa - U.S.A.
Que c’est beau!
Ce sont les premiers mots qui nous viennent.
Déliziosa glisse doucement vers son quai d’accostage. Il est 7 heures, comme à chaque arrivée de port nous sommes sur le pont, heu..., pardon, le balcon pour assister à la manoeuvre. Nous sommes au fond d’une baie de toute beauté, qui ne laisse même pas entrevoir le passage vers la mer. C’est vert tout autour, la végétation est très dense, criques, plages, montagnes, cocotiers: tout y est. La bonne nouvelle, c’est aussi l’habitat, de type traditionnel polynésien, qui n’est guère développé et qui se cantonne aux bords de mer. Gageons que dans 20 ans tout sera bétonné.
Tout petit le quai ! Deliziosa «déborde de 100m devant et 100 m derrière.
Vite on sort !
Nous nous engouffrons dans une sorte minibus fait d’un châssis de gros 4X4 sur lequel est posé une caisse en bois comportant des bancs pour s’assoir et des fenêtres ouvertes. Tout est pour le moins rustique, pas de clim, mais je dois avouer que malgré les 32°C que nous avons connu aujourd’hui, nous n’avons jamais eu trop chaud grâce à la ventilation naturelle du bus et au bois qui n’emmagasine pas la chaleur comme les tôles de nos voitures.
Destination un village situé au bout de l’île resté authentique tant par ses maisons, que par ses traditions culinaires. En passant nous ferons un arrêt au «pot de fleur» devenu le symbole de l’île et qui figure sur toutes les plaques d’immatriculation. Quelques arrêts pour admirer de beaux points de vue et croyez moi, ils ne manquent pas!
Arrivé à destination, nous prenons le temps de nous promener au travers de ce village pour découvrir la culture samoane. Leurs us cet coutumes tendent à disparaître peu à peu, au profit de la civilisation américanisée dont ils dépendent. D’ailleurs, tous regrettent, jeunes compris, les années passées, où la nature omniprésente et leur culture maori définissaient leur quotidien.
Nous tenons à préciser, que rarement nous n’avons connu un peuple aussi souriant, gentil, prévenant, calme.
Nous pourrions parler longuement de ce peuple qui nous a franchement séduit, de ces deux soeurs vahinés qui nous ont guidé au cours de ce périple, répondant gentiment à nos interrogations, de ces policiers en «jupe» qui vous saluent et se laissent photographier, toujours avec sourire, de ces pirogues qui s’entrainent le soir en vue de la prochaine compétition de dimanche, de ces églises omniprésentes, de toutes ces tombes au milieu des jardins, les polynésiens tiennent à garder leurs morts avec eux, et tant de choses que nous avons eu à peine le temps de découvrir, mais sans ce tour du monde aurions nous été une fois dans cet île des Samoa ? Je ne pense pas, aussi c’est un souvenir précieux que nous garderons en nous.
À regret nous devons quitter cette petite île habitée et située la plus à l’ouest de notre planète.
Deliziosa s’éloigne lentement du quai, direction les îles Fidji.
Entre temps nous aurons franchi dans quelques heures l’anti méridien. Au passage nous reculerons d’une heure et nous changerons de jour. Alors nous serons le 9 ou le 10 ? Devons nous vous dire à demain, ou à après-demain ?
Ce sera la surprise, promis on vous dira tout, mais sachez que cela n’est pas aussi évident que cela!
Alors patience et... à..... vous verrez bien !
Vendredi 10 Février 2012 - Jour 43 - En mer
Voilà: vous avez la réponse.
Nous n’avons pas eu de 9 février, les passagers nés ce jour là n’auront pas leur gâteau d’anniversaire à table, avec chants, Proseco et tout le tralala !
Nous étions à l’ouest de vous (sans jeu de mots, hein ! quoi que...), maintenant nous sommes à votre est. En fait la journée que nous «perdons» nous la récupérons heure par heure, à chaque changement de fuseau, jusqu’à totaliser 24 heures, soit cette fameuse journée.
Un peu d’information:
La ligne internationale du changement de date est une ligne imaginaire sur la surface du globe instituée en 1884, qui suit en grande partie le 180° méridien. Chaque nouvelle date commence à être comptée à partir du versant ouest de celle-ci, traversant par la suite les différents fuseaux horaires d’Est en Ouest. Au moment duquel, par exemple, le fuseau horaire centré sur la ligne de changement de date arrive à l’heure 00:00, à l’ouest de la ligne il sera le 10 février, alors qu’à l’Est de celle-ci il sera le 9 février. Qui voyage de l‘Asie vers l’Amérique, doit compter la même date 2 fois, (celai plairait surement aussi à Édouard) tandis que dans la direction opposée, il faut sauter 1 jour.
Bon pour le reste, c’est une journée en mer comme vous commencez à connaître.
Ce matin nous sommes allés écouter toutes les explications dont nous aurons besoin pour notre prochaine escale à Suva aux îles Fidji.
Cette réunion a été suivie par la découverte des perles du pacifique. Aïe, aïe, dur, dur, le tour aux boutiques qui a suivi. Formidable, je m’en suis bien tiré ! Même pas mal !
Nous avons arrosé ce non évènement sur notre balcon avec quelques amis.
Cette fois-ci nous devions avoir 2 jours de mer pour rallier Suva, et bien Mister Méridien a donné des ailes à Deliziosa, puisque nous aurons fait l’économie du 9.
Samedi11 Février 2012 - Jour 44 - 16 ème escale - Suva - Île de Viti Levu - FIDJI
Les escales se suivent et ne se ressemblent pas, je vous l’ai déjà dit et cela se vérifie encore aujourd’hui.
À l’aube naissante Déliziosa glisse dans une mer d’huile, le pilote a de la chance aujourd’hui, pas besoin de cascade dangereuse pour gagner le bord. Le pilote du port est celui qui prend les commandes du navire pour le mener à son quai. Il connait parfaitement le plan d’eau, les passes, les courants, les bancs de sable (ici ils sont légion) et tous les pièges à éviter pour accoster sans encombre. C’est une procédure obligatoire dans tous les ports du monde. Pour nous cela fait parti du rituel des arrivées.
Mais la mauvaise nouvelle c’est la pluie! Nous sommes dans la zone tropicale de l’hémisphère sud, les saisons sont donc inversées, et nous sommes en pleine saison des pluies. D’ailleurs un cyclone vient tout juste de passer entre les îles Fidji et la Nouvelle Calédonie. Il est parti vers le sud. Ouf on ne le verra pas !
Puisque les escales ne se ressemblent pas les unes aux autres nous avons voulu changer nos habitudes touristiques.
Partant du principe que toutes les îles de Polynésie, rivalisent de plages paradisiaques avec sable blanc, eaux turquoise, cocotiers, etc. etc., notre île de Viti Levu, la principale des 332 îles qui composent les Fidji, ne déroge pas à cette règle.
Aussi nous sommes partis à l’intérieur des terres... en pirogue!
Nous avons remonté la rivière Navua avec quelques sueurs froides au passage des quelques rapides que nous avons franchi. Ce fut une extraordinaire navigation qui a duré environ 1 heure. Les berges sont envahies par une végétation luxuriante, où quelques maisons faites de bois colorés et de tôles se détachent. Nous croisons des pêcheurs, des écoliers qui rentrent à la maison... en radeau. Des vaches paissent tranquillement sur le bord de la rivière, pas stressées mes belles !
Nous arrivons enfin au but de cette ballade: les cascades. Semblable à toutes les cascades, me direz vous, oui mais celle là, son eau est chaude et invite à la baignade avec douche multi-jets garantie. Quelques uns ne se sont pas fait prié pour ploufer (expression de notre petit-fils) dans son eau.
Au retour, nous faisons escale dans un petit village Fidjien composé de quelques familles seulement. Ils vivent encore d’une façon traditionnelle. C’est ici que nous assisterons à la cérémonie du kava, suivie d’un déjeuner.
La cérémonie du kava est un rituel ancestral fidjien, qui a pour objet de souhaiter la bienvenue aux voyageurs, aux amis qui passent etc. La cérémonie a eu lieue dans un bâtiment fait de bois, d’une couverture en feuilles de palmiers, et où les côtés sont ouverts. Le sol est couvert de nattes et l’on y accède pieds nus. Les hommes du village sont rassemblés autour de leur chef, assis en arc de cercle, face aux invités, assis eux aussi, les hommes devant et les femmes derrière. Un chef a été désigné pour représenter les invités, et le hasard a voulu que ce soit le rédacteur de ces lignes.
Ouais, ouais, c’était pas forcément la meilleure place, car il fallait le boire ce f... kava! et au nom de tous ! Certains rigolaient dans leurs moustaches... On m’avait préparé pour l’occasion, et expliqué quelle devait être mon attitude. En face de moi le chef, torse nu, vêtu d’un pagne, avec des marques noires sur son visage est assis face à une vasque en bois. Au signal un homme lui apporte de l’eau dans un gros bambou de 1 mètre de long environ, et la verse dans sa vasque. A ce moment le chef malaxe des racines contenues dans des feuilles de palmier, tout en poussant quelques incantations. Jusque là tout allait bien pour moi, jusqu’au moment où il montre à l’assemblée le «précieux liquide» essoré de ses feuilles de bananier. Vous me croirez si vous voulez, mais pour moi cela ressemblait à une serpillière que l’on essore dans l’eau sale! Pas engageant tout ça! Puis vint le moment fatidique tant redouté, il demande à l’un de ses assistant de me servir, dans mon petit bol, fait d’une noix de coco coupé en deux: pas de doute c’est du jus de serpillière! Enfin il me fait signe, c’est à moi de jouer. Je m’applique à bien suivre le rituel: Je frappe une fois dans les mains, je dis «Bula» (qui veut dire bonjour) je bois cet excellent nectar d’un seul trait, en souriant, comme on m’avait préciser de le faire Je frappe enfin trois fois dans les mains et j’ajoute «vinaka» qui veut dire merci (tu parles)
D’autres se sont aventurés à goûter le kava. C’est un gout indéfinissable, avec des accents poivrés. Le repas qui a suivit s’est déroulé simplement, autour de mets locaux, dont certains étaient délicieux. Des danses vinrent clore cet agréable moment passé au village.
De retour sur Deliziosa, nous assistons au départ, c’est toujours un moment intense, mais cette fois, tous les fidjiens qui étaient dans les parages, nous ont fait un concert de klaxons, pour les uns, un show de clignotants pour les autres, ou tout simplement des grands signes de la main.
Au revoir Polynésie, on t’aime bien!
| | | À: Chamadou · 16 avril 2012 à 11:59 Re: Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour Message 144 de 622 · Page 8 de 32 · 4 430 affichages · Partager Bonjour,
Une question pratique: quand on veut quitter le bord et passer une nuit à terre, comment cela se passe-t-il? Je vous explique: pour ma prochaine croisière "capitales d'Asie" je souhaite passer la nuit à Bangkok car le Victoria sera à quai à Laem Chabang, 2 heures de route de Bangkok. Mon agence me dit que cela ne posera pas problème, mais que je devrai libérer complètement ma cabine et me réenregistrer de bonne heure le lendemain. Ce qui fait perdre tout intérêt à l'opération. Et pourtant, l'escale étant courte, je n'ai aucune envie de perdre mon temps en heures de bus. L'information qui m'a été donnée est-elle correcte? Puis-je réserver mon hébergement ou dois-je renoncer?
Merci pour votre aide | | | À: Maki · 16 avril 2012 à 13:34 Re: Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour Message 145 de 622 · Page 8 de 32 · 4 371 affichages · Partager Bonjour Martine,
Je ne pense pas que ton agence t'ai donné la bonne information.
Il est tout à fait possible de passer une nuit à terre quand le bateau reste à quai. Certains l'ont d'ailleurs fait à Singapour à l'hôtel Marina Bay, et profiter de la piscine à débordement située à 146 mètres de haut avec vue imprenable sur Singapour, mais aussi à Los Angeles pour voir de la famille et encore dans de nombreuses escales. Certains ont même quitté le bateau à un port (volontairement), et l'on retrouvé un autre!
Il suffit pour cela de prévenir l'hôte français (pour nous c'était Frédéric Mathieu). Vous n'avez absolument pas à libérer votre cabine, puisque vous l'avez réservé pour toute la durée de votre croisière, et vos affaires dont vous n'avez pas besoin restent en place.
@+
Christian | | | À: Chamadou · 16 avril 2012 à 13:45 Re: Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour Message 146 de 622 · Page 8 de 32 · 4 355 affichages · Partager Bonjour Christian
En voilà de très belles photos,
La cérémonie du kava est un rituel ancestral fidjien, qui a pour objet de souhaiter la bienvenue aux voyageurs, aux amis qui passent etc. La cérémonie a eu lieue dans un bâtiment fait de bois, d’une couverture en feuilles de palmiers, et où les côtés sont ouverts. Le sol est couvert de nattes et l’on y accède pieds nus. Les hommes du village sont rassemblés autour de leur chef, assis en arc de cercle, face aux invités, assis eux aussi, les hommes devant et les femmes derrière. Un chef a été désigné pour représenter les invités, et le hasard a voulu que ce soit le rédacteur de ces lignes. "
mais qu'en est il du CHEF DES Tdmistes pas de photos ????    Bonne journée | | | À: Chamadou · 16 avril 2012 à 13:51 Re: Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour Message 147 de 622 · Page 8 de 32 · 4 348 affichages · Partager Re-bonjour Christian. Super ce genre de petits détails auxquels on ne pense pas forcément et qui sont des petits +! Merci | | | À: Chamadou · 16 avril 2012 à 14:12 Re: Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour Message 148 de 622 · Page 8 de 32 · 4 320 affichages · Partager Dimanche 12 Février 2012 - Jour 45 - En mer
Le dimanche c’est la grasse matinée, en principe, car avec le nouvel horaire et bien notre nuit a été amputée d’une heure. Ce que beaucoup ne comprennent pas: comment peut-on avancer d’une heure en faisant route vers l’ouest?
Deux solutions possibles:
- le fuseau horaire de la Nouvelle Zélande, qui à l’instar de la France n’est pas calé sur le méridien géographique,
- une erreur de Costa... peu probable... mais avec les italiens tout est possible.
Quoiqu’il en soit nous profitons de ces moments de répit que nous offrent les journées en mer pour remettre de l’ordre dans nos affaires, ainsi qu’au classement des photos et des films. Nous continuons notre route au sud-ouest vers la Nouvelle Zélande, que nous atteindrons le mardi 14 février. Auckland sera notre première escale néo-zélandaise. Je vous passe les occupations traditionnelles du bord, lorsque nous sommes en mer, pour vous relater seulement des faits inhabituels. Beaucoup de nos amis qui font également un journal de bord, mettent ces deux mots «en mer», personnellement je trouve cela un peu réducteur. Parmi les nouveautés que nous avons découvert, il y a la chocolaterie. Nous avons longtemps résisté à son odeur envoutante, lorsque nous passions par là, mais un après-midi de croisière, nous avons craqué et dégusté un délicieux chocolat chaud, bien noir, bien épais très long en bouche. Excellent moment que nous renouvellerons.
Pour terminer la soirée, nous avons dîné au restaurant «Le Club Deliziosa» où nous avons dégusté un excellent repas.
Voilà de quoi préparer une excellente nuit!
Lundi 13 Février 2012 - Jour 46 - En mer
La nuit fut agitée, très agitée. Le vent, même s’il n’est pas très fort (60 kms/heure) souffle par le travers, et fait giter (pencher) légèrement Deliziosa sur le côté bâbord, en agissant sur ses superstructures imposantes.
On pourrait comparer les mouvements incessants du paquebot, à un voyage en train couchette. En effet lorsque les stabilisateurs du navire sont en place, les mouvements amples et réguliers du roulis et du tangage, deviennent beaucoup plus courts et saccadés. La contrepartie est de permettre une déambulation plus aisée, en particulier, au moment des repas, de faciliter le travail des serveurs et d’assurer un meilleur confort.
Dans la nuit, ces stabilisateurs sont rentrés, car la vie à bord est réduite, pour permettre ainsi une vitesse supérieure tout en diminuant la consommation de fioul.
Nous sommes maintenant à 24 000 Kms de la France, soit le point le plus éloigné. Jusqu’à Wellington, capitale de la nouvelle Zélande, nous serons aux antipodes.
Ensuite nous prendrons le chemin du retour, puisque nous arriverons à la moitié de notre périple, et chaque mille effectué nous rapprochera de la maison.
La température a sensiblement baissée, il fait 21°C actuellement. On ne se plaint pas non plus !
Nous avons également franchi pour la première fois le tropique du capricorne. Ce qui nous a valu un beau tampon sur notre carte «tour du monde» qui nous a été offerte au départ de Marseille. Cette carte portera, lorsque nous aurons terminé le tour du monde 6 tampons:
Le départ, Le méridien de Greenwich, Le tropique du cancer, l’ Équateur, Le tropique du capricorne, Les 7 mers (lorsque nous aurons bouclé la boucle.
Mais c’est pas encore pour demain,
À suivre donc...
Mardi 14 Février 2012 - Jour 47 - 17 ème escale - Auckland - NOUVELLE ZÉLANDE
En ce jour de Saint Valentin, je pense que toutes les dames ont été comblées par leur maris ou compagnons !
Et pour nous? Vous voulez savoir? Bon, et bien j’ai offert à mon Épouse une journée de promenade à Auckland...
C’est en plein centre ville, à deux pas des commerces que Déliziosa s’est amarré ce matin. Partant à 8 heures 15 nous n’avons pas chômé pour être à l’heure. Nous commencerons la visite d’ Auckland par l’île de Devonport située à quelques kilomètres du centre ville.
Ce qui frappe tout d’abord, dès que nous avons foulé le sol néo-zélandais, c’est le calme, la propreté, les maisons chics «so british» sans clôtures, les immeubles de verres et d’acier, les voiries en parfait état, et enfin la richesse qui se dégage. Visiblement le niveau de vie est beaucoup plus élevé qu’en France, et tranche avec les dernières escales polynésiennes.
Devonport est la station balnéaires des «aucklandais». L’habitat est traditionnel, souvent en bois style colonial et toujours coquet. Les boutiques, restaurants, et tout ce qui fait l’animation d’une station balnéaire sont présents.
Il faut préciser que février est la période des vacances, c’est l’été (cela correspond à peu près au mois d’août pour nous). Partis depuis un mois et demi, presque toujours au soleil, dans des pays tropicaux où il fait chaud toute l’année, on ne peux pas dire que l’on ressent une période de vacances, par contre ici, oui.
Sur le chemin nous faisons plusieurs arrêts, dans la forêt et dans la campagne. l’expression «une ville à la campagne» prend tout son sens ici. Il y a beaucoup d’espèces endémiques, de par l’isolement et la situation géographique de la Nouvelle Zélande. Un arbre retient plus particulièrement notre attention: c’est le kauri. C’est un bois très dur qui servait pour la fabrication des bateaux. Il présente un aspect assez parfait, droit et sans noeuds. Nous faisons connaissance avec les célèbres fougères, qui peuvent atteindre une hauteur de 10 mètres, elles sont avec le kiwi, cet oiseau au long bec et qui ne peut pas voler, le symbole de la Nouvelle Zélande.
Petit tour sur la plage, d’où nous avons un joli panorama sur le centre moderne d’ Auckland, et hop, retour au centre pour monter dans la Sky Tower. D’une hauteur de 328 mètres elle est la plus haute construction de l’hémisphère sud. La rapidité avec laquelle nous sommes monté est impressionnante! quelques secondes, en tout cas largement moins d’une minute. Impressionnant aussi le plancher en verre de l’ascenseur ! De là haut la vue sur la baie d’ Auckland est magnifique, nous y resterons un bon quart d’heure, pour prendre quelques clichés et films, facilité par le plancher partiellement... en verre. Atteint par le vertige, j’ai particulièrement apprécié le retour sur le plancher des vaches. D’autres plus téméraires avaient la possibilité de descendre dans le vide au bout d’un câble. Nous avons vu le dispositif: coeur sensible s’abstenir.
13 heures, nous laissons le bus rejoindre le bateau et nous continuons à pied en plein coeur de la ville.
C’est toujours agréable de se balader ainsi. C’est une bonne manière de s’inspirer de la ville et de l’ambiance. Vu l’heure, nous avons un petit creux, nous nous engouffrons dans un Mac Do. Je sais, je sais, les enfants, nous entendons d’ici vos remarques ! Que voulez vous, tous ces jours de bateau ont du nous changer. Et puis c’était bon, na! Nous faisons ainsi un peu de shopping, puis nous prendrons un bus pour faire un tour de ville, du côté où nous n’étions pas allé. Dans tous les quartiers que nous avons traversé, nombre de maisons étaient décorées du drapeau national, ainsi que de celui des All Blacks. Ici le rugby c’est une religion, les All Blacks en sont les dieux. Tout le pays est derrière son équipe: c’est frappant. Le bateau est aussi la deuxième passion des néo zélandais. on en dénombre pas moins de 135 000, oui vous avez bien lu 135 000 dans les environs d’ Auckland. Ce n’est qu’une succession de marinas, de ports, de criques avec mouillages, à perte de vue. Pour l’essentiel ce sont des voiliers. Nous avons même eu l’occasion de passer devant le bassin où étaient installés les bateaux de la coupe de l’America. Quand on voit tout cela, on se dit qu’il est tout à fait normal que ce soient les kiwis qui réussirent à ravir la coupe aux américains.
Très belle journée donc et très bonnes impression sur Auckland et les néo zélandais.
L’essai a été marqué aujourd’hui, reste la transformation qui aura lieu jeudi!
Mercredi 15 Février 2012 - Jour 48 - En mer
Nous avons quitté Auckland hier à 19 heures, Déliziosa s’est frayé un chemin parmi tous les bateaux de sortie, depuis le kayak jusqu’au gros motor yacht en passant par le voilier. Le plan d’eau encastré dans des côtes verdoyantes et vallonnées était tout simplement magique. Auckland est appelée également Sails City. Ici on dit qu’il y a plus de bateaux que d’habitants. Voilà pour clore ce chapitre.
Nous descendons toujours plus au sud et atteignons les 40 èmes. C’est la première fois que nous descendons si sud, dans cet hémisphère. La température est descendue à 19°. Demain nous atteindrons Wellington la capitale la plus au sud du monde. Nous longeons actuellement les côtes de Nouvelle Zélande. Cela nous change de l’immensité des océans que nous avons traversé. Nous approchons maintenant de la moitié de notre périple (en distance et en durée). La seconde moitié se fera beaucoup plus proche des côtes.
Du point de vue sanitaire, c’est une sécurité pour nous. En effet une personne a dû être évacuée du navire avant hier. Il a fallu attendre que les 2 hélicoptères (l’un assurant la sécurité de l’autre) soient dans leur rayon d’action.
Sur le pont arrière, à proximité immédiate de la piscine, tout a été démonté et les passagers évacués pour permettre l’hélitreuillage.
La manoeuvre a été effectuée avec une précision extrême, au beau milieu du «H» dessiné à l’endroit adéquat.
Depuis le début de ce tour du monde, nous avons eu à déplorer des évacuations sanitaires aux différents ports, mais également, et c’est beaucoup plus triste, des personnes qui sont partis pour un autre monde.
L’âge moyen des passagers, fait qu’il y a beaucoup plus d’incidents voire d’accidents, et l’infirmerie ne désemplit pas.
Bon, on ne va pas être pessimiste hein! D’autant que depuis ce matin la mer est d’huile, seuls quelques dauphins et oiseaux viennent à troubler le calme de cet océan encore pacifique. On aimerait voir ce spectacle tous les jours. C’est merveilleux et captivant, on ne s’en lasse pas.
| | | À: Chamadou · 16 avril 2012 à 14:13 Re: Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour Message 149 de 622 · Page 8 de 32 · 4 317 affichages · Partager Bonjour Christian,
Vos infos sont conformes à ce que j'avais compris à la lecture de plusieurs forums. Je vous remercie, je vais pouvoir organiser tranquillement notre visite.Nous avons déjà fait un voyage organisé en Thaïlande en 2010 et j'avais très envie de compléter nos visites et de vagabonder en liberté. Pour Singapour je n'envisageais pas cette possibilité puisque le Victoria sera à quai pas très loin du metro d'après mes recherches. Mais la piscine à débordement me tente terriblement.
Bonne journée | | | À: Chamadou · 16 avril 2012 à 15:52 Re: Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour Message 150 de 622 · Page 8 de 32 · 4 268 affichages · Partager Jeudi 16 Février 2012 - Jour 49 - 18 ème escale - Wellington - NOUVELLE ZÉLANDE
Comme chacun le sait, (la géographie étant une spécialité française...) Wellington est la capitale de la Nouvelle Zélande. Son nom en Maori fut débaptisé pour porter le nom du Duc de Wellington, vainqueur de Napoléon à Waterloo. C’est d’ailleurs au quai Waterloo, que Déliziosa a accosté ce matin. Les querelles d’antan ont la peau dure!
C’est un petit 14° qui nous accueille ce matin avec un temps couvert, brrrr, on a perdu l’habitude! Tout le monde a été unanime pour se réjouir qu’il ne pleuve pas. C’est vrai qu’il fait 200 jours de soleil par an, soit 165 jours de pluie quand même.
Ce matin, nous décidons de quitter tout de suite la ville pour aller à Pencarrow situé à la pointe extrême sud de l’Île du Nord. En effet les 2 principales îles de Nouvelle Zélande s’appellent l’Île du Nord, et pour l’autre je vous le donne en mille: l’Île du Sud. Nous ne regretterons pas notre choix, c’est tel que l’on s’imaginait: des collines couvertes d’une végétation rustique, propice à la vie des moutons qui sont ici en liberté. On en dénombre 40 millions pour une population néo zélandaise de 4 millions. Les côtes sont déchiquetées, avec de nombreux rochers. Dangereuses, 65 navires sont venus s’échouer à l’entrée du détroit de Cook, passage que nous allons emprunter en quittant Wellington pour Sydney, passant par la même occasion de l’océan pacifique à la mer de Tasmanie, réputée pour être difficile.
Nous longeons cette côte pendant environ une heure. Le paysage et la lumière sont extraordinaires. Soudain la route s’arrête, le chauffeur descend, ouvre une barrière, redémarre, et nous continuons ainsi sur une dizaine de kilomètre par une petite route non goudronnée, dans une propriété de 800 hectares, appartenant à un éleveur de moutons.
Nous passons devant le plus ancien phare de Nouvelle Zélande, construit pour éviter l’échouage des navires, mais apparemment cela n’a pas suffit. Quelques carcasses de coques de navires en acier, rouillent à l’abandon. Des bois flottés jonchent la grève, parfois ils sont entassés méthodiquement ou certains morceaux sont sculptés: c’est l’oeuvre de maoris qui aiment à donner vie à ces objets inertes.
Enfin nous arrivons au terme du chemin. Nous sommes accueillis dans un magnifique Lodge, où collations et petits gâteaux nous sont offerts. Puis nous assistons à une démonstration de chiens de berger aux prises avec un troupeau de moutons. C’est très captivant et incroyable de voir ces chiens qui obéissent au coup de sifflet. Il existe 2 types de chiens, ceux dressés pour garder le troupeau dans un endroit précis, les autres destinés à les faire avancer. Le berger peut ainsi les faire aller vers la gauche, vers la droite, les immobiliser, comme des jouets téléguidés. Efficaces les toutous, mais certains moutons garderont un souvenir pinçant aux chevilles !
Nous regagnons le bord, avec un ciel bleu, et une température en hausse.
L’après-midi nous la consacrerons à rester en ville. Wellington est une petite capitale de 180 000 habitants, 360 000 si on y ajoute la banlieue. Elle est à échelle humaine, et très agréable. S’y promener est un réel plaisir, les gens sont calmes, la ville peu bruyante et peu polluée, les rues commerçantes possèdes de belles vitrines, bref on s’y sent bien tout de suite. Unanimement toutes les personnes avec qui nous avons échangé nos impressions, vous le diront: c’est une ville où nous pourrions y vivre sans difficulté. Nous nous dirigeons vers le «cable car», en réalité un funiculaire reliant «down town» au jardin botanique. Nous débouchons alors sur les hauteurs de Wellington, d’où nous admirons la vue panoramique. Quelques photos, visite au musée du «cable car», déjà il faut regagner le bord.
Déliziosa appareille à 19 heures. Nous regardons le paysage qui se déroule sous nos yeux, d’autant que nous sommes très proche de la côte. Nous «tournons» à droite (virons sur tribord pour les puristes) pour nous engager dans le détroit de Cook.
Bye bye New Zealand, nous avons aimé Auckland, nous avons adoré Wellington, l’ Australie est maintenant devant l’étrave, adieu kiwis, salut les kangourous !
Le parlement néo zélandais surnommé "La Ruche" pour sa forme, mais aussi pour le bruit et l'agitation intérieure !
Paysage de l'île du nord
La carcasse d'un navire venu s'échouer
Vendredi 17 Février 2012 - Jour 50 - En mer
Ça y est, nous sommes au début de la seconde moitié de notre tour du monde. Chaque mille parcouru nous rapproche de la maison. Nous avons encore plein d’images dans la tête de cette Nouvelle Zélande, vraiment attachante et à la nature généreuse. Savez vous que les paysages à proximité immédiate de Wellington, ont servi de décors pour des films tels qu’Avatar, le Seigneur des Anneaux, et récemment le dernier Tintin. D’ailleurs le réalisateur d’origine canadienne Cameron, vient d’acheter une propriété à côté de Wellington. Ici on parle même de Wellywood, c’est vous dire!
Bon, assez rêvé, il faut penser aux prochaines escales australiennes.
Justement ce matin nous devons accomplir les formalités d’entrée sur le territoire australien. Pour ce faire, 4 personnes des services de l’immigration d’ Australie ont embarqué à Wellington.
Nous nous présentons à eux munis de notre passeport, de notre formulaire Esta, de l’accusé de réception par courriel dudit formulaire (pièce qui nous manquait à Marseille) de la fiche d’entrée sur le territoire australien dûment remplie.... ouf! Nous pensions sincèrement attendre plus d’une heure comme ce fut le cas devant les autorités états-uniennes. Il n’en fut rien ! Pas de cow-boys imbus de leur petite personne cette fois. Mais des gens extrêmement sympathiques, avec qui nous avons pu échanger quelques mots. En effet l’une d’entre elle était d’origine mauricienne, lorsqu’elle a vu le tampon figurant sur notre passeport, elle a aussitôt embrayé la conversation. Bref en moins de 5 minutes tout est bouclé. Chapeau bas, à l’administration australienne, un bel exemple à suivre pour d’autres pays (notez que je ne donne pas de nom...) Ils ont bien mérité ces 3 jours de croisière en notre compagnie!
Voilà pour la matinée, je sais, je sais, c’est peut-être pas beaucoup, mais vous savez avec l’âge....
Ensuite emploi du temps traditionnel, avec une soirée carnaval ce soir (!?)
Samedi 18 Février 2012 - Jour 51 - En mer
Après les festivités d’hier soir, le carnaval que nous avons fêté en même temps qu’à Venise, et l’anniversaire d'un français d’origine italienne qui partage notre table le soir, il n’était pas très tôt quand nous avons pris notre p’tit dej.
C’est pourquoi la conférence de 10 heures arriva vite.
Il était question des diverses possibilités qui s’offrent à nous pour visiter de Sydney. Elles sont nombreuses, cette découverte de Sydney et des environs paraît prometteuse.
Nous y resterons deux jours et demi. Dans un premier temps Déliziosa jettera l’ancre au beau milieu de la baie de Sydney, et regagnera ensuite le quai situé en plein centre ville vers 22 heures. Le spectacle d’arrivée risque d’être prometteur, d’autant que, contrairement à d’habitude, elle aura lieu vers midi. Souhaitons que le soleil soit également de la partie!
Nous descendrons donc en chaloupe, ça ne nous dérange pas, nous on aime bien.
Le premier soir nous rentrerons vers 23 heures, et les deux jours suivants nous partirons tôt le matin pour toute la journée. Il y a tant de choses à voir ici, que nous voulons en faire un maximum.
Frédéric Mathieu nous informe des diverses possibilités offertes par Sydney
| | | À: Chamadou · 16 avril 2012 à 16:14 Re: Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour Message 151 de 622 · Page 8 de 32 · 4 326 affichages · Partager Super ce récit Christian, on s'y croirait....et même mieux je m'y projette, tout en sachant qu'en 2013, les conditions seront différentes. La Nouvelle Zélande semble avoir fait l'unanimité...c'est ce que je retiens après avoir lu plusieurs c/r (blog déjà signalés et amis qui m'ont donné leurs impressions par courriel) J'ai hâte de lire la suite...et je ne suis pas le seul ! philou971 | | | À: Chamadou · 16 avril 2012 à 16:51 Re: Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour Message 152 de 622 · Page 8 de 32 · 4 286 affichages · Partager Dimanche 19 Février 2012 - Jour 52 - 19 ème escale - Sydney - AUSTRALIE
Enfin vint le moment tant attendu: l’arrivée dans la baie de Sydney. Faut dire que nous sommes particulièrement gâtés car nous entrons aux alentours de midi, sous un soleil radieux, dans la magnifique baie de Sydney, réputée pour être le plus grand port naturel du monde.
Vous dire quelle est la plus belle entre San Francisco, Auckland, Wellington et Sydney serait bien difficile!
Le fait d’avoir attendu tant de jours, traversé tant de mer, en avoir tant rêvé, donne à cette arrivée toute la valeur quelle mérite. Et puis des bateaux, des bateaux, de partout, de toutes les directions, à voile (largement les plus nombreux) mais aussi à moteur. C’est dimanche, et cela donne l’impression que tout le monde est sur l’eau. Tous nous lancent des ohé! des vivas!, welcome in Australia!, mais quel accueil! quel accueil!
Et ces bateaux, de toute beauté! la plupart flambants neufs ! des unités énormes, même des classe America avec la célèbre aiguière marquée en tête de grand voile, des 40er aux voiles démesurément grandes, filant à des vitesses complètement folles, des goélettes anciennes, des bateaux avec roue à aubes, des traversiers, et même des hydravions.
Nous restons peut-être ainsi pendant 2 heures, scotchés comme des enfants devant une boutique de jouets. Il est difficile de vous rendre compte de l’ambiance et du décor.
Et surtout cet opéra magnifique fruit d’un coup de crayon de génie de son architecte danois. Chef d’Oeuvre d’architecture, mais aussi défit technologique. Savez-vous par exemple qu’il a fallu 3 ans pour mettre au point les tuiles qui le recouvrent ?
Nous sommes actuellement à l’ancre, car la place à quai est prise, nous accosterons ce soir après 21 heures.
C’est donc en chaloupe que nous descendons en fin d’après-midi.
Si le port de Sydney est spectaculaire de jour, il est à couper le souffle de nuit ! Nous avons embarqué dans un bateau restaurant style théâtre, à roue à aubes, pour un dîner-croisière dans la baie de Sydney. Nous avons navigué le long des rives qui offrent un spectacle enchanteur. De temps en temps un groupe arborigène animait la soirée au son d’un instrument à vent produisant une «musique» sur une seule et même note: bizarre.
Nous regagnons Déliziosa, et avons à cette occasion l’agréable surprise de constater qu’il est idéalement situé, en plein coeur de Sydney, entre les deux symboles de la ville: l’Opéra et le Grand Pont qui enjambe les deux rives de la baie. Puisqu’un plaisir ne vient jamais seul, de notre cabine nous avons vue imprenable et en gros plan sur l’Opéra. Je ne sais pas s’il existe à Sydney un hôtel aussi bien placé !
C’est en admirant cet édifice depuis notre lit que nos paupières se referment, on ne peut faire plus beau rêve, sauf que là, c’est la réalité !
Lundi 20 Février 2012 - Jour 53 - 19 ème escale - Sydney - AUSTRALIE
Ce matin excursion à Tobruk Sheep Station situé à environ 100 kms. En effet lorsque nous somme plusieurs jours au même endroit nous essayons toujours de prendre une excursion hors ville, pour voir le paysage de la campagne, et entrer un peu dans le pays pour «sentir» les choses. Nous ne fûmes pas déçus. Situé sur un haut plateau qui domine la rivière Hawkesbury, Tobruk est entourée de forêts d’État et de brousse et offre des vues époustouflantes sur les Montagnes bleues. À Tobruk, tout est authentique, il s’agit d’un élevage de 2000 moutons, une partie des locaux ont été adaptés pour permettre la visite, comprendre le métier d’éleveur et tout ce qui fait la vie dans la campagne australienne. Le personnel chaleureux et accueillant nous montre ce qui fait de l’ Australie un pays spécial, le charme des bâtiments rustiques, la maréchalerie et les machines agricoles, la chaleur du feu de camp des bergers sur lequel ces derniers font infuser le thé dans une boîte de conserve (le fameux billy tea) et cuire le pain typique de la brousse australienne (tamper). Nous aurons également des démonstrations sur divers ustensiles utilisés ici:
- Le maniement du waratah, sorte de petite planche que l’on fait tourner très vite au bout d’une ficelle, émettant ainsi, un son, qui se modifie en fonction de la vitesse de rotation. Cela servait aux arborigènes pour communiquer d’un endroit éloigné à un autre.
- Le maniement du boomerang. Il en existe 2 types, l’un pour chasser et tuer (celui-là ne revient pas) l’autre plus ludique est celui qui revient à son point de départ (À condition d’être doué évidemment...)
- Le maniement du fouet, qui lancé en l’air, émet un son comparable à un coup de fusil. Très impressionnant pour le bétail, mais parfaitement inoffensif car la lanière ne touche jamais l’animal.
Mais ce que nous avons préféré par dessus tout c’est la tonte des moutons, telle qu’elle est pratiquée ici. Un homme peut tondre jusqu’à 150 moutons par jour. À voir le mouton se laisser faire, je suppose qu’il y trouve un certain plaisir, et se sent plus léger après. Un peu comme lorsqu’une femme va chez le coiffeur (bon ok, ok, pas terrible la comparaison...)
De retour à Sydney, nous avons profité du temps libre, et que le bateau reste à quai encore cette nuit pour nous balader dans le quartier ancien, The Rocks, un quartier qui a faillit être détruit complètement pour y construire des tours. Une partie de la population de Sydney s’est mobilisée activement, et le quartier a été épargné.
L’emplacement de Déliziosa est décidément idéalement situé, car les Rocks sont à 100 mètres.
Ce quartier, d’inspiration anglaise, essentiellement bâti avec des briques, regorge de bistrots, de boutiques anciennes, d’anciens entrepôts etc. C’est très animé, il y a beaucoup de jeunes... et de touristes.
C’est le seul quartier historique de Sydney, aussi la population y est très attachée. On se sent en Europe, ce qui fait contraste avec la cité ultra moderne toute proche.
Nous rentrons à bord vers 19 heures, contents de rentrer «chez nous» eh oui, c’est comme ça que l’on surnomme notre cabine.
Ce soir nous aurons encore le spectacle de l’opéra illuminé, c’est à regretter de s’endormir, pourtant il va falloir, car demain, ce sera une très grande journée, mais en ville cette fois.
"Madame" chez le coiffeur
Deliziosa idéalement situé entre l'Opéra et le Pont.
Mardi 21 Février 2012 - Jour 54 - 19 ème escale - Sydney - AUSTRALIE
Journée au pas de course, nous allons faire un tour de ville, et essayer de voir un maximum de choses en un minimum de temps. Une ville comme Sydney mérite plus que ces 2 jours et demi, mais tout de même nous sommes très contents d’y être, d’autant qu’il est peu probable que nous y serions allés.
Un peu de pluie éparse nous accueille pour le début de l’excursion. Nous commençons par la tour de Sydney, où la plateforme d’observation est située à 260 mètres. Pour y parvenir 3 ascenseurs rapides nous y amène en 40 secondes, mais on ne sent ni accélération, ni décélération. La tour fait 309 mètre de haut et date de 1981. 56 câbles stabilisent la tour (moi je dirais plutôt haubans, mais c’est vrai qu’il ne s’agit pas d’un bateau). La vue est bien entendu magnifique, on peut voir jusqu’aux Blue Montains, mais avec ce temps pas top, on ne verra guère plus loin que la baie de Sydney. Cette fois, contrairement à la tour d’ Aukland, pas de sensation de vertige.
Nous filons ensuite à Bondi Bay, l’une des plages à la mode. On dénombre pas moins de 55 plages à Sydney! On n’a pu s’empêcher de faire trempette avec les pieds, malgré la météo peu engageante.
Le déjeuner aura lieu à bord d’un bateau (on s’en lasse pas) qui fera un tour dans la baie, pendant le repas. Ce fût convivial et distrayant.
Début d’après-midi, nous passons par le domaine Macquaries, magnifique parc situé en bord de la baie de woolloomoolo (amateurs de scrable, voilà un mot à retenir si vous avez 7 «o» qui vous encombrent, le langage aborigène, ça ne s’invente pas) et face à l’opéra, où de nombreux étudiants, employés, et autres viennent entre midi et deux pratiquer le jogging. C’est Mrs Macquaries qui a donné le nom à ce parc. Cette anglaise qui a dû suivre son mari nommé gouverneur de la région de Sydney, se languissait de l’ Angleterre. Elle écrivait à ses amis à Londres, mais, à cette époque une lettre mettait 9 mois pour arriver, si on ajoute le temps nécessaire pour la réponse, c’est plus d’un an et demi qu’il fallait attendre ! Son mari fit tailler dans le rocher, un banc situé face à l’océan, pour qu’elle puisse ainsi se rapprocher par l’esprit de sa terre d’origine. Les australiens ne comprirent jamais comment pouvait-on préférer la pluie et la grisaille au climat australien.
Enfin, nous avons visité l’Opéra de Sydney. Quelle apothéose ! C’est de loin ce qui nous a le plus marqué. Je dirais qu’il est le parfait symbole de ce que représente, à nos yeux, l’ Australie.
Dans la première moitié du 20ème siècle, il a été demandé au Maire de Sydney, la possibilité d’ériger un bâtiment d’opéra, car ni Sydney, ni l’ Australie n’en possédait, contrairement à la plupart des pays du monde.
Le Maire accepta l’idée, et un concours d’architectes fut lancé. Le projet du danois Jørn Utzon a été retenu. C’était le seul qui avait positionné les 2 bâtiments face à la mer. La forme du projet, se démarque par rapports aux autres projets parallélépipédiques classiques, ce qui a finit de convaincre le jury. La décision était d’autant courageuse, qu’à ce moment personne ne savait comment construire cette oeuvre ni le coût que cela représentait. Il est bon, de temps en temps, que les hommes sacrifient la sacro-sainte rentabilité pour pouvoir laisser des oeuvres artistiques à ceux qui nous succèdent. Le père de Jørn Utzon était architecte naval, il a peut-être influencé son fils qui a voulu créer un bâtiment rappelant la conception d’une coque de bateau pour l’intérieur, et de ses voiles pour l’extérieur. Lors d’une première réunion de travail, Jørn Utzon pour expliquer son projet, pris une orange, découpa quelques quartiers qu’ils disposât sur la table. L’Opéra de Sydney était ainsi représenté. Une entreprise australienne trouva la solution pour la construction au moyen de pièces de béton préfabriquées, et assemblées telles un Légo géant. Aucun poteau à l’intérieur. Nous avons l’impression de rentrer dans une cathédrale ! 2 salles principales: La salle d’Opéra d’une capacité de 1547 places, la salle de concert 2679 places, puis les salles annexes: Le théâtre 544 places, la salle de spectacle 398 places, et le studio 324 places. La sonorité est optimum, chaque siège a été étudié pour répandre le son, comme le ferait un être humain: Le crâne et les os sont les parties en bois du siège, Le corps est la partie en tissus au rembourrage très souple. Ce qui fait que lorsque la salle est vide il n’y a aucune résonance.
Les grandes orgues sont constituées par 10 000 tuyaux ont nécessité 10 ans de construction, et plus 2 ans pour en accorder le son. Depuis sa création, l’accordage se fait sans arrêt, quand on a finit d’un bout on recommence de l’autre. L’opéra de Sydney emploie 700 personnes, et produit 700 séances par an.
Vous ne verrez aucune photo de l’intérieur, car ces salles étaient toutes en répétition, donc protégées par copyright.
Nous avons eu la chance d’assister à une répétition de l’orchestre symphonique de Sydney. Tapis au fond de nos fauteuils nous nous sommes délectés de cet instant privilégié, conscient de la rareté de cette situation.
En Australie, on a le sentiment que tout est possible pour qui veut oser et entreprendre.
La tour "Eye" haubannée
| | | À: Chamadou · 16 avril 2012 à 17:28 Re: Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour Message 153 de 622 · Page 8 de 32 · 4 251 affichages · Partager hello Christian, on y est, grace à votre récit, j'ai l'impression de faire le voyage. Quel plaisir de vous lire. Les photos sont sublissimes. Merci | | | À: Chamadou · 16 avril 2012 à 18:42 Re: Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour Message 154 de 622 · Page 8 de 32 · 4 192 affichages · Partager Je suis tombée sur votre post par hasard (je n'ai pas lu les autres retours apparemment très critiques dont vous parliez en intro), vous lire est un pur bonheur.
Ça donne envie de poser en congé sans solde et de casser la tirelire (qu'il faudra préalablement remplir, donc ça sera pour plus tard !!!). Votre récit est des plus agréables, vous avez une très belle plume et les photos sont magnifiques. Merci pour ce voyage absolument lumineux ! | | | À: Chamadou · 16 avril 2012 à 19:42 Re: Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour Message 155 de 622 · Page 8 de 32 · 4 157 affichages · Partager Un très grand merci Chamadou. Ce récit est un pur bonheur. Je rève de voir tout ce que vous décrivez. Vos photos sont superbes. | | | À: Chamadou · 16 avril 2012 à 22:44 Re: Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour Message 156 de 622 · Page 8 de 32 · 4 087 affichages · Partager Un énorme merci ! Je ne me lasse pas de vous lire, c'est un pur bonheur. Et vos photos sont superbes. On ne m'aurait pas fait monter sur la tour "Eye" pour tout l'or du monde ! Par contre, l'Opéra... Je vous envie ! Grande amatrice d'opéra et mariée à un ténor lyrique, je crois que ça aurait été le clou de ce voyage si nous avions pu la faire ! Mais vous semblez avoir su en profiter et tant mieux ! Encore merci, et bien sûr, j'attends la suite ! | | | À: Chamadou · 17 avril 2012 à 9:22 Re: Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour Message 157 de 622 · Page 8 de 32 · 4 008 affichages · Partager Bonjour à tous,
Tout d'abord merci pour vos encouragements.
Je continue donc, car il y a encore pas mal de jours à faire. Mes notes m'aident dans cette narration, sans, ce serait impossible. Déjà à bord en 48 heures il était très difficile de se rappeler de certains détails. Ce n'est pas du direct (n'est ce pas Pap?) mais pour 99 jours, je me suis vite rendu compte que cela ne serait pas possible.
Alors voici la suite en différé:
Mercredi 22 Février 2012 - Jour 55 - En mer
Nous avons quitté la baie de Sydney hier vers 18 heures. Pour rien au monde nous ne voulons rater le départ de cette superbe baie (je ne le répèterai jamais assez). Quand l’occasion se présente, nous invitons des amis qui n’ont pas la chance d’avoir un balcon.
Nous regretterons le spectacle que nous donnais l’Opéra depuis notre cabine, le soir avant de nous endormir !
Cette fois Neptune n’a pas été clément envers nous, un vent de 40 noeuds, et une mer formée faisait «danser» Deliziosa. Impossible pour le pilote de rejoindre son bateau après plusieurs tentatives dans cette mer pas très maniable. Déliziosa a alors pratiquement stoppé, s’est mis en travers du vent, ce qui a eu pour effet de le faire giter (pencher pour les éléphants...) le bateau du pilote est passé sous le vent du paquebot et a ainsi pu embarquer.
Cap sur Melbourne surnommée «La Merveilleuse», que nous atteindrons demain.
Nous avons découvert une partie des trésors qu’elle contient, en nous rendant ce matin à la conférence de Frédéric Mathieu. La ville parait également très prometteuse. Nous aurons deux excursions, l’une le matin, l’autre l’après-midi. Nous vous en reparlerons. Pour l’heure, place au classement des photos, des films, de leur sauvegarde... comme d’hab quoi!
Puis après avoir profité des activités que nous propose le bateau, nous nous rendrons à notre nième dîner de gala.
Un peu moins souvent, cela nous conviendrait mieux, mais enfin... j’ai déjà laissé tombé la cravate, j’ai essayé aussi la veste, mais Mme Chamadou m’a lancé un non catégorique, alors...
L'Opéra vu le soir de notre cabine
Jeudi 23 Février 2012 - Jour 56 - 20 ème escale - Melbourne - AUSTRALIE
Comment faire deux journées en une?
C’est pourtant ce que nous avons essayé de faire aujourd’hui. Fidèle à notre conception moitié ville, moitié campagne, nous avons fait un tour d’horizon de Melbourne le matin, et la campagne l’après-midi.
Mais d’abord ce fut l’arrivée au port, situé au fond d’une une immense baie. En effet passée l’entrée (à peine plus d’un mille de large), il faut faire 50 milles (92 kms pour les éléphants) dans cette «petite mer intérieure», pour accéder au port. C’est donc une belle navigation longeant un côté de la baie qui s’est offerte à nous, rythmée par le clignotant des balises latérales.
Autre escale, autre décor, c’est au milieu du port de commerce que Deliziosa accoste. Ici point de centre ville, mais tout est organisé pour pouvoir le rejoindre facilement. La ligne 109 du tramway, permet de rejoindre gratuitement le down town.
Melbourne est une ville de 4 millions d’habitants. Capitale de l’état de Victoria, elle est la rivale éternelle de Sydney. Longtemps ces 2 villes se disputèrent pour être la capitale fédérale. Il fut donc décidé carrément de construire une nouvelle ville Canberra situé à peu près à mi-chemin des 2 rivales, et dans un nouveau territoire créé spécialement le T.C.A. (Australian Capital Territory in english). C’est aussi cela la méthode australienne !
Je dirais qu’au niveau du paysage nous avons préféré Sydney, mais que c’est peut-être à Melbourne que nous préfèrerions vivre. Ici la vie culturelle est plus active, la ville est plus animée, avec ses petites rues étroites (the Lands) son nombre records de bistrots et de restaurants, (je ne me souviens plus du nombre) une vie sportive également développée, où ont lieu grands prix de formule 1, de tennis etc. Les grandes entreprises du commerce et de la finance ont leur siège ici, les zones industrielles sont à perte de vue, et le port de commerce est le plus important de l’hémisphère sud. C’est peut-être pour toutes ces raisons, que Melbourne connait un développement plus important que Sydney. Il fut un temps ou la ville comptait 2000 habitants de plus... par mois! Oui je dis bien par mois.
C’est ce que nous pourrons voir lors de ce tour d’horizon en bus, complété par une promenade sur le fleuve qui traverse Melbourne: le Yarra. Je ne sais pas pourquoi, mais dès que nous sortons du bateau, on refait encore du bateau ! Enfin là c’était de la navigation fluviale, type bateau «Mouche» mais une mouche australienne. Très agréable et reposant (comme si on avait besoin de repos? je vous entends vous savez!) Nous ne nous lassons pas d’admirer ces bâtiments ultra design aux formes osées, avec des matériaux nobles, fluides, bref de toute beauté. Les maisons anciennes au style colonial anglais cohabitent harmonieusement avec les nouveaux quartiers. Tout est propre, mais vraiment très propre, bien entretenu, sans tags disgracieux. Pour terminer la matinée, nous sommes allés au Melbourne Muséum. La guide nous a conduit vers les expositions qu’elle souhaitait nous faire voir, mais je savais qu’il y avait dans ce musée l’un des tout premier ordinateur construit au monde, de plus le seul de cette époque qui fonctionne encore. Alors ni une ni deux, nous désertons discrètement pour aller voir l’objet convoité (surtout par moi, très geek) le «CSIRAC» (c’est son nom) est là, impressionnant par ses vieilles lampes et ses anciens composants. Les performances comparées à un petit laptop d’aujourd’hui: Le laptop a un processeur 3 500 000 fois plus rapide Sa capacité de mémoire est 200 000 000 fois plus importante, Sa dimension est 400 fois plus petite Son poids est 1250 fois moins important Sa consommation 3000 fois moins grande.
Bon, vous me direz qu’aller si loin pour voir une vieille antiquité technologique ça ne vaut pas le coup.
Et bien je vous l’accorde, si on va en Australie c’est (aussi) pour voir des... des... mais oui, des kangourous et des koalas. C’est justement pour cette raison que nous sommes partis à la campagne, pour voir ces animaux endémiques, mais pas dans un zoo, non, en totale liberté dans la nature. La particularité des grandes villes australiennes c’est qu’il n’y a pas de banlieue avec ses interminables constructions diffuses. Ici c’est clair, on passe de la ville à la campagne sans transition. Nous avons apprécié notre route, avec un horizon sans limite, une herbe jaunie en cette fin d’été, ces forêts d’eucalyptus, les cultures maraîchères irriguées à perte de vue, et cette pancarte: à vendre ferme avec 4 600 hectares de terrain. Cela donne le ton, ici tout est vaste. Bien sûr on peut comparer avec le Canada ou les USA, mais ici, on a l’impression que c’est différent, que rien n’est impossible, c’est peut-être ça qui donne cette sensation d’immensité.
Nous voici arrivés au beau milieu de la réserve naturelle de Serendip, au beau milieu d’une forêt d’eucalyptus. Un guide animalier nous accompagne aidé par deux gardes forestiers. Ces derniers avaient préparé notre arrivée, en repérant le matin même 2 arbres sur lesquels étaient installés des koalas. En effet il faut savoir qu’un koala est le seul animal au monde qui se nourrit exclusivement de feuilles d’eucalyptus, il dort environ 20 heures sur 24, vit sur un territoire de 2 km2 qu’il défend âprement. De fait, en liberté on ne peut pas voir un grand nombre de ces animaux. Il arrive même que l’on n’en voit pas du tout. C’est le jeu, sinon direction le zoo. Lorsque nous nous sommes approchés, à pas feutré, sans bruit (enfin presque) et que nous avons vu un koala perché dans son arbre, tranquille et détendu, cela nous a procuré une grande émotion. Que la nature est belle ! Une vrai peluche!
Quelques kilomètres plus loin nous apercevons des kangourous. Ici c’est relativement courant d’en trouver. C’est vrai que les panneaux routiers ont le pictogramme «attention kangourous». C’est un peu comme les chevreuils chez nous. Le plus difficile c’est de s’en approcher. Notre guide emmène à pied notre petit groupe, nous fait changer plusieurs fois de direction, pour «obliger» les kangourous à se déplacer vers un endroit que le guide a choisit: vraiment très fort ! C’est un peu comme une battue, mais ici pas de tuerie, hein! À un moment il nous ordonne de nous regrouper et de ne pas aller plus loin. Il y a une distance à respecter entre les animaux et l’homme. Trop près ils s’énervent, avec toutes les réactions qui peuvent en découler, ou s’enfuir. Grand moment, que celui où nous les avons observés, avec les émeus comme témoins, et cette maman kangourou qui porte son petit dans sa poche (le plus à gauche sur la photo)
Belle escale Melbourne, très différente de Sydney, mais aussi enrichissante. Que nous réservera Perth, notre dernière escale australienne? Vous le saurez après nos 3 jours de mer nécessaires pour nous y rendre.
Vendredi 24 Février 2012 - Jour 57 - En mer
Aujourd’hui, nous profitons pleinement de cette journée en mer.
Après la précipitation d’hier, un peu de calme fait du bien.
Ce matin nous avons satisfait aux obligations des services d’immigration d’ Australie. Nous avons redonné nos passeports avec le formulaire obligatoire pour sortir du territoire. (NDLR: impossible à réaliser en France, compte tenu que nous ne savons pas qui entre...)
Puis ce fut la réunion sur nos prochaines escales (après Perth) où nous devons nous positionner par rapport aux choix d’excursion. Mais nous l’avions déjà fait par internet, ce qui nous a été dit ce matin, conforte en réalité nos choix.
Il y a encore beaucoup de jours de mer, et oui, un tour du monde cela fait une sacré distance, d’autant que nous ne le faisons pas en ligne direct.
Avec Perth, c’est la fin du tronçon Panama - Australie, qui pour nous représentait le meilleur de notre tour du monde, celui qui attisait le plus notre curiosité, et nous n’avons pas été déçu. Avant Panama, nous connaissions la plupart des pays traversés ou leur région, après Perth, nous sommes déjà allé dans les pays où nous accosterons, excepté ceux du golf persique et le canal de Suez.
On peut dire que ça sent la fin de notre voyage, même s’il reste un peu plus de 40 jours.
Allons, pas de nostalgie, faut qu’on se ressaisisse !
Les trains australiens
Samedi 25 Février 2012 - Jour 58 - En mer
Chic! c’est samedi aujourd’hui, c’est donc le week-end.
Deliziosa a dansé le Pogo toute la nuit dans une houle formée. Lorsque le paquebot prend son rythme de tangage, l’inertie ne parvient plus à l’arrêter. On a pas très bien dormi, mais on s’est rattrapé avec l’heure que l’on nous a donné cette nuit, et on complètera avec une sieste, c’est le week-end, alors on en profite, normal non?
Personne de malade, depuis 58 jours nous avons eu le temps de nous amariner. Par contre à terre, nous avons souvent l’impression que tout bouge, surtout à l’intérieur d’un bâtiment. Il est drôle de voir les passagers se déplacer en se tenant à tout ce qu’ils peuvent!
Conférence intéressante à 10 heures 45 de notre professeur italien multi-langue. Le sujet était: «l’Hindouisme, croyances et rites». Nous approchons des pays ou cette religion est très répandue, il est normal de connaître un peu mieux leurs différents dieux et déesses, et leurs rituels, c’est une question de respect et d’ouverture d’esprit. Quant à Carlo Scopelliti, nous avons appris à le connaître et à l’apprécier, à l’occasion de sorties que nous avons effectué en sa compagnie.
Ce soir, nous irons au spectacle de 19 heures 30 précédent le dîner.
À ce propos hier soir, nous avons eu un spectacle de première qualité: un magicien accompagné de 2 jolies femmes, une brune et une blonde pour ne fâcher personne. Elles disparaissaient à tour de rôle dans des caisses transpercées d’épées. Entre chaque numéro ils dansaient tous les trois. C’était très varié, plein d’énergie, rehaussé d’une musique entrainante et d’un jeu de lumières et de lasers du meilleur effet.
Après ce sera le repas, ensuite nous avons décidé de sortir (pas en ville, c’est trop loin) pour goûter à ce fameux buffet de beignets dont tout le monde dit le plus grand bien.
Mais sans exagération, bien sûr, pour bien dormir il faut manger léger...
Dimanche 26 Février 2012 - Jour 59 - En mer
Si hier on a dansé le Pogo toute la nuit, aujourd’hui on est secoué comme des pop-corns.
La mer s’est creusée, mais impossible de vous dire la hauteur des vagues car nous sommes situés au pont 4 à environ 10 mètres de haut. Compte tenu d’une très grande houle et des crêtes qui s’envolent, je dirais environ 3 à 4 mètres de creux. C’est impressionnant de voir la masse de notre paquebot de près de 100 000 tonnes, et 290 mètres de long, «monter» sur la vague, et redescendre en tapant parfois sur l’étrave. C’est sûr que nous sommes bien situé à l’arrière, où les mouvements sont (légèrement) moins importants. Mais un marin du bord nous a dit que le plus difficile sera probablement entre Perth et Singapour, car en cette saison dans l’hémisphère sud, les tempêtes tropicales se succèdent. On verra bien.
Ce matin à 10 heures, traditionnel briefing, en vue de préparer notre escale de Perth. Nous accosterons en réalité à Fremantle, situé à l’embouchure de la rivière Swan à une vingtaine de kilomètres de Perth. Pour nous la journée sera longue car notre excursion dure 12 heures, et promet d’être particulièrement captivante.
Vers 22 heures nous avons franchi le cap Leewin l’un des trois grands caps mythiques de notre planète avec Bonne Espérance et le Horn bien sûr.
Demain matin, nous assisterons très tôt et depuis notre balcon, aux manoeuvres d’approche et d’accostage de Deliziosa. Ce sera la dernière escale australienne.
C’est toujours le même plaisir d’aborder ainsi une côte inconnue que nous ne connaissons pas.
Lundi 27 Février 2012 - Jour 60 - 21 ème escale - Perth - AUSTRALIE
Le réveil a sonné à 6 heures ce matin. Nous devons être prêt pour l’excursion qui commence à 8 heures 15, mais aussi et peut-être surtout, pour assister à la manoeuvre d’approche de Déliziosa dans le port de Fremantle. C’est toujours la même magie de voir se dessiner dans l’aube naissante, la côte habillée de bleu-gris décorée par une guirlande lumineuse. La mer encore bleue nuit, porte le bateau pilote qui longe Déliziosa pendant un quart d’heure, jusqu’à l’aborder délicatement pour permettre le débarquement de son pilote. Puis vient l’heure du débarquement. On nous avait prévenu: interdiction formelle de débarquer de la nourriture, des plantes ou de la boisson. Les autorités australiennes sont très strictes sur ce point. La raison? Tout simplement, du fait de leur isolement, l’ Australie ne connait pas les épidémies et infections qui touchent la faune et la flore dans le reste des 4 autres continents. Par exemple ici il n’y a pas la rage, et les plantations sont nettement moins attaquées par les virus, donc plus vulnérables. Tout ça pour dire que lorsque nous descendons du bateau nous sommes toujours accueillis par une charmante jeune fille avec un petit chien style cocker qui renifle les passagers et leurs sacs. Aucune agressivité ou fermeté, tout le monde s’accorde à dire que c’est plutôt sympa.
Ça y est, nous voilà partis, direction le désert des Pinnacles.
L’ Australie comporte des zones désertiques importantes, nous ne voulions pas partir sans approcher ce type de paysage caractéristique du pays. Situé à 250 kms au nord de Perth, non loin de la côte, le désert des Pinnacles est un des sites naturels les plus visité en Australie. Son originalité vient des milliers de piliers calcaire qui se dressent dans un paysage de sable jaune.
Avant d’y parvenir, nous ferons quelques étapes. Nous commençons donc par le tour de la ville de Perth, 2 200 000 habitants soit 10% de la population australienne qui en compte 22 000 000. Ici les distances sont importantes voire déroutantes pour les français que nous sommes. Il est plus rapide, par exemple, d’aller à Bali passer ses vacances, plutôt qu’à Sydney, de même la terre la plus proche de Perth est l’Île Maurice.
Perth est une ville très riche, l’extraction pétrolière, les mines d’or, le port, contribuent largement à son développement. Le down town présente le même aspect que dans les autres villes australiennes avec ses buildings de verre et d’acier flambant neufs. On trouve de jolies maisons de type colonial anglais, ou carrément ultra contemporaines dans les quartiers résidentiels situés en bord de mer. Les prix varient entre 1 et 5 millions de dollars australiens (équivalant aux euros) Tout est neuf, les universités, les écoles, les équipements publics et sportifs, et surtout bien entretenu. Ici pas de tags, de dégradations, de trous dans les trottoirs, d’équipements routiers noircis par la pollution des véhicules. Tout est propre, le gazon est présent dans les trottoirs, il est bien raz, bien vert, sans mauvaises herbes. Je ne le dirai jamais assez, l’ Australie est vraiment agréable à habiter, le plein emploi est pratiquement atteint, le niveau de vie et le pouvoir d’achat bien supérieur à la France, les perspectives d’avenir sont optimistes, l’immigration (choisie) est en augmentation pour répondre aux besoins du pays.
Nous quittons Perth, et faisons le 2ème arrêt au parc animalier de Caversham, à une heure de route. Nous y verrons les animaux endémiques traditionnels de l’ Australie, et toujours les fameux koalas et kangourous. Certes nous avons apprécié de pouvoir les toucher, leur donner à manger, les caresser, mais nous avons préféré de loin leur observation à distance dans leur milieu naturel.
Nous reprenons la route en traversant une région viticole qui produit un excellent vin. Ne pensons pas que les français sont les seuls à faire du bon vin, nous avons bu à bord un excellent vin australien. Vers 14 heures nous nous arrêtons à Cervantes, situé à proximité des Pinnacles, pour déjeuner.
Enfin après une mini sieste en bus, à peine le temps de digérer, les Pinnacles nous apparaissent quelques kilomètres après.
Que dire de cette première impression, majestueux? grandiose? étonnant? superbe?, peut-être tous les qualificatifs à la fois. Cette formation calcaire formée à l’origine par des coquillages a mis plusieurs centaines de milliers d’années pour se créer. On a démontré que ce site a été mis à jour il y a 6 000 ans. Nous nous promènerons durant près de 2 heures dans ces «champs» de pierres verticales qui ressemblent parfois à des menhirs, en appréciant le calme régnant, mais aussi en subissant le vent violent mêlé de sable cinglant nos petites frimousses. On finira par ranger caméra et appareil photo pour ne pas les abîmer avant la fin de la croisière.
Déjà l’heure du retour, mais encore une halte dans un endroit idyllique et désertique avec un paysage de dunes de sable fin blanc comme de la neige. Aujourd’hui nous avons été gâtés et nous nous sommes régalés de tous ces paysages variés, jusqu’à cette dernière image de Perth la nuit, avec ses buildings illuminés sur le chemin du retour.
Rentrés à 21 heures 30 sur le bateau, épuisés mais heureux de cette journée.
Nous ne voulons pas rater le départ, fidèle à nos habitudes. C’est depuis le pont 9 que nous assisterons aux manoeuvres de départ et au magistral demi-tour sur place de Déliziosa. Nous quittons le port à 22 heures sous les sifflets, les «ohé», les clignotants et appels de phare des voitures, des personnes à quai, sans oublier les 3 coups de la corne de brume de Déliziosa.
Bye bye Australia, we hope to see you soon ! Direction Singapour après 5 jours de mer.
| | | À: Chamadou · 17 avril 2012 à 10:18 Re: Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour Message 158 de 622 · Page 8 de 32 · 3 982 affichages · Partager Encore une fois mille merci pour ce C/R il me fait rêvé depuis mon petit bureau...
par contre j'ai une question pensez-vous mettre un peu plus de photo sur un hebergeure ou un site, blog,... ? | | | À: Chamadou · 17 avril 2012 à 10:38 Re: Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour Message 159 de 622 · Page 8 de 32 · 3 967 affichages · Partager Bonjour Christian, Je suis toujours aussi "bluffé" par la qualité de votre C/R. On s'y croirait! Cela me rends impatient de monter à bord. 
La mer s’est creusée, mais impossible de vous dire la hauteur des vagues car nous sommes situés au pont 4 à environ 10 mètres de haut. Compte tenu d’une très grande houle et des crêtes qui s’envolent, je dirais environ 3 à 4 mètres de creux.
Il faut bien que les 40èmes rugissants soient à la hauteur de leur réputation!  Oulala... mais où ai-je mis la malette à pharmacie? 
Alan | | | À: Chamadou · 17 avril 2012 à 10:53 Re: Tour du Monde 2012 du Costa Deliziosa: Le Retour Message 160 de 622 · Page 8 de 32 · 3 948 affichages · Partager Bonjour Christian,
Quel plaisir, je ne me lasse pas bien au contraire. Franchement cela mérite une véritable édition 
A bientôt pour un nouvel épisode.
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