J'attends ce soir pour déguster le dernier post paradisiaque de Kate
Et pourquoi ça serait le dernier ?

Me revoilà

Une journée à Phetchaburi
72 heures de plage, cocotiers, sable clair, piscine, transat c’est tout de même beaucoup. Pour rompre un peu le rythme amollissant de ces journées « lunettes-maillots », nous sommes partis ce matin visiter la petite ville de
Phetchaburi à une heure de l’hôtel en voiture.
Cela a été vraiment une bonne idée que de découvrir ce petit centre urbain, vivant et traditionnel, assez loin des grands circuits touristiques habituels de
Thaïlande.
Mais avant d’aller musarder dans les rues du centre il nous a fallu changer nos euros en bahts, opération quasi-miraculeuse qui s’est avérée plus difficile encore que de changer l’eau en vin. Je pense que les employées devaient avoir des consignes strictes, mais que ce fut long ! Après avoir présenté mon passeport, normal, je tends mes beaux 50 tout neufs, tout propres, et j’attends de recevoir mes bahts, confiant. Je trouve cependant que la jeune fille du comptoir a un air assez fermé. Elle commence par examiner les coupures une à une, en refuse deux légèrement cornées, note les numéros, vérifie je ne sais quoi sur son écran, procède à un nouvel examen, me fait signer je ne sais plus combien de formulaires et me tend enfin, après 20 bonnes minutes, des bahts un peu défraîchis, eux. L’opération est terminée. Apparemment soulagée, elle se fend enfin d’un sourire que je lui rends bien évidemment. Fin du suspense bancaire...
Laissant l’artère relativement importante sur laquelle se trouvait la banque, on s’enfonce dans les petites rues adjacentes bordées de commerces. A main droite, nous apercevons un porche donnant sur un marché couvert : le
Phetchaburi Riverside Old Market. Nous pénétrons sous la grande halle de bois et déambulons parmi les étals de légumes, de fruits, de poisson. Il n’y a pas beaucoup de monde, à cette heure et l’atmosphère est vraiment paisible. Le grand espace central s’ouvre sur une jolie terrasse en bordure de rivière, où se déploie un alignement de petits kiosques proposant de la cuisine de rue.
Passé le pont derrière le marché, nous découvrons tout un ensemble de temples disséminés çà et là le long d’une succession de petites esplanades. Les toits à plusieurs pans ponctuent le paysage de leurs élégants
chopas sculptés en forme d’aile d’oiseau. Cette promenade sous un soleil de plus en plus éblouissant nous offre une véritable explosion de couleurs : le blanc lumineux des façades, l’orangé vif des toits et des encadrements de fenêtres, les teintes multicolores des jardins alentours.
Comme souvent dans ces lieux de culte bouddhiste l’atmosphère est tout à la fois empreinte de spiritualité mais sereine, sans trop de solennité écrasante je trouve. Nous entrons d’ailleurs à l’intérieur de l’un d’entre eux pour apercevoir un moine et son chat, tous deux tranquillement assis en train de déjeuner.
Il est temps de faire de même et nous retournons à la terrasse du marché pour déjeuner dans la fraîcheur de la halle. Il parait, je l’ai appris plus tard, que l’UNESCO a classé
Phetchaburi comme « ville de gastronomie » pour sa cuisine locale très variée, et pour ses desserts en particulier. Nathalie, qui a dû avoir une sorte de prémonition s’essaie à goûter sans le savoir à un des desserts les plus populaires de cette région : un
Khanom Mor Gaeng, à moins que ce ne soit un
Khao Lam, ou un
Khanom Chan peut-être ???
Il commence à faire vraiment chaud, mais nous décidons tout de même après le repas d’aller visiter le site archéologique khmer du
Wat Kamphaeng Laeng, à vingt minutes à pied de là. Les
prangs de grès rouge de style khmer, se dressent comme des fantômes figés par le temps dans cette vaste enceinte herbeuse et silencieuse, où il n’y a absolument personne. Chacun explore selon son envie les ruines du site. La visite terminée, on s’assied un long moment sur les bancs de la pelouse à contempler ces souvenirs de pierre.
Un taxi vient nous récupérer à la sortie. Et nous quittons presque à regret cette petite ville si agréable. Il est temps de retourner à nos maillots. En ce milieu d’après-midi nous avons encore largement le temps de profiter du « piscine, transat, plage, piscine »...