Oh my God ! Vous ne pouviez pas faire mieux si vous souhaitiez dénaturer mes propos...

Il ne s'agit pas d'une analyse de texte (à moins que vous ne soyez professeur de français...

), vous n'avez donc pas besoin de décortiquer ma réponse phrase par phrase... sinon, décortiquez chacun des mots que j'ai employés et on n'y comprendra plus rien. Il fallait comprendre mon propos dans son ensemble.
Avec cette méthode, vous ne comprenez pas ce que l'on vous dit et vous interprétez mal comme avec votre reprise du mot "masse" tout seul. Ca ne veut rien dire ! "Ils sont tous uniformes, ils pensent tous et agissent de même", ça ne veut rien dire non plus et ce n'est pas ce que mes propos indiquaient, encore une interprétation erronée de votre part ou alors vous faites volontairement preuve de niaiserie ?... Sauf si vous choisissez la Corée du Nord comme prochaine destination voyage.. ?!
De même, d'où viennent le short et la bière ? L'emploi du mot "indigènes" même avec vos guillemets m'effraie... (ne prenez pas la peine de me donner une définition du mot et les différents sens qu'on y accorde, je la connais très bien), mais dans votre phrase, ça sonne très péjorativement, croyez-moi...

Je ne vais pas m'offusquer de ce que vous m'avez répondu parce que c'est très réducteur et comme vous n'avez pas saisi le sens de mes propos, je vous pardonne cet écart : ma vision du monde n'est pas "pire que l'armée"... ou du moins pas pire que la vôtre...
Je pense que je ne me trompe pas si je vous classe dans la catégorie des touristes et pas des voyageurs... Parce que votre vision à vous est très effrayante ! Je suppose que vous ne faites pas montre de respect quand vous vous rendez dans un pays étranger...
Mais bon, comme je suis charitable, je vais être un peu plus explicite et vous aider à comprendre ce que j'ai voulu dire... Après, je me suis peut-être mal exprimée aussi...
Par "tenter d'imposer son mode de vie", je ne parlais pas de "short" et de "bière". C'est tellement terre à terre.... D'ailleurs, ne coupez pas ma phrase puisque je fais un comparatif entre touriste et voyageur...
Le touriste part en vacances en attendant du pays qui l'accueille qu'il lui prodigue tout ce dont il a besoin comme s'il était chez lui (du confort matériel entre autre chose - ne me dites pas que vous n'avez jamais séjourné dans un hôtel ou une auberge de jeunesse ou que sais-je et que vous n'avez jamais entendu quelqu'un hurler sur un membre du personnel parce qu'il n'avait pas le code Wi-Fi ??!!

ou qu'il n'avait pas assez de serviettes de bain dans sa chambre ? ou encore que sur le site de sa réservation, il était noté que l'hôtel se trouvait à 2 pas de la plage, or, il est en réalité à 5 pas ?! Je suis volontairement caricaturiste, encore que....).
Ce n'est pas ça, voyager ! On parle bien de l'industrie du tourisme, pas de l'industrie du voyage ! Et je vous dis ça en connaissance de cause puisque j'ai travaillé en agence de voyages et dans l'hôtellerie en qualité de réceptionniste... et j'ai également voyagé, of course (backpackeuse, road-tripeuse, mais aussi d'hôtel en hôtel... comme quoi, personne n'est parfait ?!).
A mes yeux, le voyageur se fond dans la masse (pour reprendre ce fameux mot que vous n'avez pas compris). Il n'est pas là pour trouver du confort (ça ne veut pas dire qu'il va toujours dormir dehors sur des cailloux (c'est pas la princesse au petit pois non plus...), mais ce n'est pas sa priorité). Le Wi-Fi ? Il ne sait pas ce que c'est en voyage... A part pour envoyer des nouvelles à mes proches pour qu'ils sachent où je me trouve, je m'en passe largement... Un voyageur n'est pas prisonnier de la "vie moderne", de celle qu'il mène quand il est chez lui... Pour moi, voyager, c'est se déconnecter totalement de cette vie-là... A quoi bon payer son billet d'avion une "fortune" (tout est relatif), si c'est pour aller s'enfermer avec le Wi-Fi dans sa chambre d'hôtel ? pour aller manger tous les soirs au restaurant du même hôtel et pour aller à la plage à 2 pas (ou 5 ?) ? Voyager, c'est prendre le risque de sortir de sa zone de confort (le mot confort, ici, n'est pas à prendre au 1er degré). Le voyageur se moque du confort matériel, il recherche une satisfaction plus spirituelle, plus intérieure... Alexandra David-Neel disait "Celui qui voyage sans rencontrer l'autre, ne voyage pas; il se déplace". (Et parler au réceptionniste ou au serveur de l'hôtel, ça ne compte pas !!!). Se fondre dans la masse (pour enfoncer le clou...

), c'est ne pas regarder les gens de haut parce que vous avez payé votre voyage et qu'ils vous doivent tout..., c'est au contraire participer à la vie de ces personnes : un voyage est tellement plus riche quand on "s'intègre" au pays et à la vie quotidienne de ses habitants.
[A ce propos, je vous conseille le WWOOFING (pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un moyen fantastique de vivre le pays au contact de ses habitants : en
Australie, (je parle toujours de ce pays parce qu'il est mon plus beau voyage), je crois me souvenir avoir payé 35 AU$ - soit à l'époque, 27 ou 28€ pour acheter le guide avec les adresses des hôtes à travers le pays tout entier. J'ai fait ma petite sélection et j'ai contacté les personnes. Les Australiens qui m'ont reçue ont été chaleureux autant qu'on peut l'être et je suis toujours en contact avec eux (grâce à mon Wi-Fi maison...

). Le principe, c'est un échange de service dans des fermes biologiques (elles ne le sont pas toutes, certains hôtes nous considèrent comme de la main d'œuvre gratuite pour nettoyer leur maison...). En échange de services rendus (jardinage, travaux en tout genre...), ils vous offrent le gîte et le couvert... Et la durée que vous passez là-bas est définie entre vous et l'hôte. Chez un apiculteur, j'y ai passé 5 semaines ! Les expériences sont incroyables : j'ai atterri dans les bois où je travaillais dans un refuge pour bébés kangourous... Et dans cette maison, il n'y avait pas l'électricité (un générateur fonctionnait la journée jusqu'à 21h) et les toilettes étaient sèches au beau milieu de la cour... Si l'on voulait de l'eau chaude pour la douche matinale, il fallait allumer un grand poêle le soir.... Donc niveau confort, on est loin de l'hôtel à 2 pas de la plage...] Mais je m'égare...
Enfin, pardonnez ma condescendance... mais votre interprétation de ma réponse l'était tout autant, avec un soupçon de mépris pour mon intelligence en plus...