Pour l’après-midi, il est trop tard pour faire la rando Wire Pass – West Clark Bench - Edmaiers Secret que j’avais programmé initialement.
On décide alors de se contenter de Wire Pass avec incursion dans Bucksin Gulch. Pour ce faire, on se gare sur le parking de Wire Pass, sans oublier de s’acquitter des frais de parking, puis on s’engage dans le wash.
C’est la seconde fois qu’on fait cette randonnée. Autant le dire, vers 13h, en plein cagnard, elle n’est pas franchement agréable : on trouve que la marche d’accès au slot canyon est longue, trop longue, d’autant plus qu’il n’y a plus la surprise d'une première fois.

On voit au loin le massif de West Clark Bench
Avant d'arriver au slot, il y a quelques passages sympas
Le passage du slot canyon est toujours aussi ludique, mais ça se fait rapidement.
Les enfants grandissant, on n’avait pas souvenir que Wire Pass soit aussi court. Toujours est-il qu’on arrive à la confluence avec Buckskin Gulch.
J’en profite pour grimper en face, parce que l’étude de la topo sur Google Earth me laissait bon espoir qu’il soit possible de gravir la butte à cet endroit, et de profiter d’un énorme raccourci pour atteindre rapidement West Clark Bench.
Mais il y a un mur quasi vertical de 3 m à franchir. Jouable peut-être par la gauche et en étant seul (et encore...), mais impossible avec les enfants et sac à dos

. On poursuit donc sur notre droite pour pénétrer dans Buckskin Gulch. Seulement, les orages importants du début du mois de juillet, et qui ont endommagé des secteurs de
Zion ou Havasu, sont apparemment aussi passé par ici !
Il y a de grosse flaque de partout et de la gadoue, de quoi y laisser ses chaussures... On voulait balader, et pas marcher pieds nus dans la boue

.
En prenant Buckskin dans la direction opposé, pour remonter vers Edmaiers Secret, la situation n'est guère plus réjouissante.
On fait donc demi-tour, et la marche retour nous paraît interminable.
Finalement, on reprend la direction de Page, en oubliant d’aller faire un tour à Paria Movie Set, pourtant prévu au programme.
De la poussière recommence à apparaître dans le ciel, et nous fait abandonner l’idée d’aller à Alstrom Point pour le sunset. Comme il nous reste encore une dernière machine à faire avant la fin du voyage, on va directement au High Desert Lodge à Big Water.
Puis, vers 18h, on va manger au
Fiesta Mexicana. C’est une première pour nous, cette chaîne de resto, et on a beaucoup aimé l’ambiance, la déco et le repas.
Margarita obligatoire, et il y a la dose, de quoi être pompet' après une journée entière à crapahuter et à grignoter !

Pour le sunset, on hésite entre Wild Ere Land et Stud Horse Point. Comme le ciel est très brumeux, de quoi dégoûter de sortir le soir, on opte pour le premier site. Mais on ne voit même pas exactement où est le soleil, c’est dire !!
Wild Ere Land
est facile d’accès. On arrive sur zone moins d’un mile après avoir quitté la route. Comme on aimerait s’approcher au plus près, on poursuit sur la piste sablonneuse, et on bute sur un SUV planté au milieu du chemin, et un autre garé sur le côté, sur de la terre.
Deux petites filles sont assises sur les valises qui sont toutes stockées sur le côté, et quatre adultes sont en pleine discussion. Aïe, aïe

! On s’arrête et on leur demande si tout va bien.
A tout hasard, on leur demande s’ils parlent français, mais ils sont polonais. Le gars nous explique qu’ils se sont ensablés avec leur 4x4 ! 4X4 est un joli nom pour ce SUV 2 roues motrices !
En regardant de plus près, c’est vraiment du sable profond, très profond, au moins autant que dans les portions les plus difficiles menant à White Pocket. Et tout ceci à 1 ou 2 miles du
Lac Powell !

Je vais alors à l’arrière de notre véhicule pour sortir le sac contenant les plaques de désensablage. On en dispose 4, et le gars démarre. Mais les roues sont tellement enfoncées que les plaques sont avalées illico presto et se retrouvent toutes en l’air. C’est qu’ils ont déjà dû batailler depuis un bon bout de temps, parce que le chassis repose entièrement sur le sable.
Je retourne alors à l’arrière de notre voiture. On sent notre homme à bout, car il ne me lâche plus... La nuit commençant sérieusement à tomber, ils doivent commencer à flipper pour savoir comment s’en sortir, avec le risque de devoir cracher un paquet de $$.
Je récupère ensuite le câble de remorquage 6 T, et on le fixe en se donnant des consignes pour éviter de se foncer dedans. Tant qu’à faire, ce serait pas mal ! Avant de démarrer, je passe le reflex à Laetitia pour qu’elle immortalise le moment au cas où on arriverait à les sortir de là.
Changement de boite, passage à 4L. Démarrage, et en... 2 secondes, on sort le SUV de son trou !
(Les photos sont floues. Au choix : soit je roulais trop vite, soit c'est la photographe

, ou les deux...)
Je l’adore, notre joujou

!! Le gars est tellement content qu’il en oublie de freiner, et on a failli avoir un accrochage. Il est tellement heureux qu’il nous saute presque dans les bras, leurs filles crient de joie ! Il veut me donner de l’argent, et devant mon refus, il court chercher une bouteille de tokay dans sa valise !
Lol

, on a rencontré des Polonais qui ne voyagent pas sans leur Tokay national !
Finalement, on laisse tomber Wild Ere Land, car la nuit est tombée, mais on est bien plus heureux que si on avait visité ce spot ! Notre matériel aura donc bien servi, même si ce n’est pas pour nous

!
Quelle vue sur la
lac Powell ! Tout le monde en rêve

Nuit : High desert Lodge. On a bien aimé ce motel qui pratique des tarifs raisonnables dans une ville où les tarifs sont devenus du grand n’importe quoi ! Ambiance Bates Motel, déco sympa. Il y a juste le petit-déjeuner qui laissait à désirer : à l'arrière dans une cour avec les poubelles à côté, et les mouches qui vont avec

. On est très loin du standing du Red Sands Motel, alors que les tarifs sont équivalents...
Bilan :
White Pocket 20/20 Un autre
Must du Southwest. C'est notre seconde fois, mais on a autant aimé que la première, sinon plus, car on n'avait aucune appréhension pour la piste retour.
Wire Pass 13/20 Rapport effort/plaisir moyen (à cause de la longueur de la marche d'approche), sauf s'il y a possibilité de pénétrer dans Buckskin Gulch et de s'y éclater. La météo déplorable de juillet ne nous aura pas gâtés.