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Qu'est-ce qu'il ne faut pas oublier pour aller en France et à Londres? English translation pending
by Mousseliine · 2011-06-18 · 137 replies
Bonjour,

Je suis en train de faire ma liste de choses à ne pas oublier...

Par exemple... faut amener des parapluies (car on risque d'avoir de la pluie en Bretagne) Un séchoir à cheveux car semble-t-îl qu'ils ne sont pas toujours fournis dans les lieux d'hébergement... adapteur c'est ok pochette ventrale car il a beaucoup de pickpockets

Qu'est-ce qui coûte beaucoup plus cher en France qu'au Canada et qu'on a intérêt alors à ne pas oublier ?
1008 km, tour des Alpes à vélo par les grands cols du 9 au 17 juin 2011 English translation pending
by Michdal · 2011-06-18 · 51 replies
mort..mais vivant..

Ca y est ma chevauchée fantastique dans les Alpes est terminée. Je suis rentré vendredi soir hier à Paris. Parti de briancon le jeudi 9 juin a 12 heures revenu 8 jours après , passé la Galibier vendredi 17 juin à 13h30 soit 8 jours après et j'ai fait 1008 km exactement en 8 jours de grans cols, 15 cols franchis réellement et donc 15 ascensions de 16 à 30 km , avec les plus hauts La bonette, l'Iseran et Galibier. Les conditions météo ont été bonnes, du soleil, des nuages un peu frais en altitude, sauf jeudi après midi ou j ai eu des orages après l'Iseran vers Val Cenis..et hier au passage du Galibier pluie du coté du Lautaret pour rejoindre ma voiture.. Aucun problème mécanique ni problème physique, ni crevaison..rien..que du vélo...un peu mal aux fesses au bout de 8 jours, 9 heures de vélo en moyenne par jour ..mais réellement ce fut plus qu'éprouvant..les interminables ascension avec mon vélo pesant en tout 15 à 16 kg, moi 75 kg..donc ca va encore..mais bon plus dur qu avec vélo à vide..normal.. J'ai terminé hier le passage du Galibier montant comme un cabri tellement en 8 jours mes jambes se sont renforcées.. et j'ai progressé..

Il faut voir qu'en fait entre les cols il n'y a jamais de plat.. de plus le premier jour la route vallée du Guil fermée en bas de l'Izoard et on m'a fait prendre une déviation dans les hauteurs et après j'ai du gravir le col de Vars , épuisé le soir..surtout le premier jour en apéritif .. début du col de Vars très pénible., fort pourcentage.. par exemple la route entre Gap et grenoble pas cool du tout des remontées à 12 pour cent... route entre Digne et Gap pas cool non plus..

Mes impression à chaud, le col de la Bonette passé sous un ciel menacant laisse toujours une impresion de danstesque, le col du Glandon Croix de fer avec ses 30 km depuis la vallée interminable et surtout des casse pattes de plus de 11 pour cent par endroit redescente et remontée.. la beauté du Cormet de Rooslend, passé à 19 heures au soleil couchant, la beauté du col de la Cayolle ( pas cool..) plus au sud et du col d'Allos ou on voit Barcelonette d'en haut...superbe..

J'ai encore des montagnes plein les yeux , des montées interminables et épuisantes dans les jambes, des sons de cloche de vache'(beaucoup au Cormet de Roselend..), des parfums, des bruits des torrents.. des lacs au calme parfois inquiètant.. Dans ce circuit vraiment peu de voiture , voir des fois seul vers 19 heures dans ceratins cols(angoissant..tu te dis si je crève je fais quoi dans le froid..). Pas mal de motos entre l'Izoard, Vars et col la Bonette, en Savoie et Isère très peu de monde à cette époque. La seule route la plus moche pour un cycliste c'est entre Bourg St Mmaurice et Val d'Isère..tient j'avais oublié j'ai eu un gros coup de mou dans l'Iseran jeudi après 50 km de montée et au 7 ieme jours et après 13 cols déja de franchis.mais 2000 m de dénivellé depuis Bourg St Maurice...

jeudi 9 juin départ 12 heures 85 km ; de Monetier - Briancon col d'Izoard s 2360 m puis col de vars 2111 m , dormi refuge Napoléon en haut..super adresse 53 euros demi pension.. mais avec en plus une remontée supplémentaire route du Guil ;, cause route fermée..journée très dure..car deux cols durs et premier jour..l'apéritif..l4Izoard toujours un must et une légende..la casse déserte..

vendredi 10 juin 110 km depart haut col de Vars, Jauziers et col de la bonette 2715 m... col long aussi 24 km de montée ..pas facile aux deuxième jour..ciel .menacant en haut..paysage féérique..inoubliable.. descente et couché à St Sauveur sur Tinée.. .il faut avoir fait le col de la Bonette dans sa vie de cycliste..c'est beau, très beau..

samedi 11 juin 117 km montée vers col de la Couillole 1230 m de 16 km de long, une vacherie à froid et ca monte mêmes si c'est pas connu, passage à Valberg, paysage pelé grillé.. puis de Guillaume j'entame la longue montée 30 km vers col de la Cayolle 2326 m . alors la c'est beau..très beau.. toujours des montées sous soleil et donc je commence à avoir coup de soleil aux cuisses..passage du col tard, seul dans le froid.. et plongée de 30 km sur Barcelonette ou je dors..

dimanche 12 juin 120 km ascension col d'Allos 2247 m montée magnifique avec des vues sur la vallée grandiose...Bacelonette au loin..plongée vers Digne ou je fais étape.

lundi 13 juin 140 km. Digne col du Labouret 1240 m peu connu mais quelle vacherie avec ses pentes à la fin de 10 pour cent.casse patte, déjeuner à Seyne..sous le soleil.., puis vers Gap avec un passage près du beau lac de Serre Poncon ...niveau bas aussi..puis de Gap..terrible col Bayard 1246 m .. je dis terrible car beaucoup de voiture ce soir la(pentecote) , et il est court 7 à 8 km mais quel casse patte avec ses pentes souvent de 10 pour cent et virages à plus.. puis vers Grenoble, mais la aussi quelques pentes et remontées surprises qui achèvent un homme qui va dormir à Corps..et bien dormir..son corps fatigué..

mardi 14 juin 126 km Corps (route de Gap Grenoble) je file col d'Ornon 1240 m sous le soleil.. très beau col méconnu mais ca monte quand même sur 15 km..très beau, très verdoyant.. puis diner terrasse à Bourg d'Oisans..soleil..et interminable et fatigante ascension du col du Glandon Croix de Fer 1924 m.. dantesque les passages entre les cailloux et paysage lunaire..passage près du lac superbe au solil couchant, ses passages à dix pour cent qui vous tuent , la partie passage Rivie Allemont ca vous marque..des descentes parfois et remontées surprenant à plus de dix pour cent. passage vers 19 heures en haut et plongée sur la Chambre..j'ai quand même l'immpression d'avoir fait du vélo..j'adore ce col car dur et paysage dantesque perdu dans les cailloux..et éboulis.. journée fatigante..

mercredi 15 127 km La Chambre et direct Col de la Madeleine.. 1984 m..la ca monte aussi sur 20 km pas cool au réveil.. et c'est beau sous le soleil en voyant La Chambre dans la vallée.. très peu de cycliste ou voitures..je monte avec un cycliste adjoint directeur village vacances Les Carlines aux Karellis, je le salue..j'arrive sur Albertville avec vent de face..et puis je remonte vers le col Cormet de Roselend 1967 m.. ca commence à faire long cette montée depuis Albertville mais alors la récompense en haut..là.. lac sublime...vraiment il faut avoir vu dans sa vie le lac de Roselend.inoubliable surtout vers 18H30 soleil couchant..mais tous les lacs que j'ai vu ont un niveau très bas..sécheresse?.., descente dans le froid vers Bour g St Maurice..

jeudi 16 juin 121 km Bourg St Maurice j 'attaque la route vers Val d'Isére.. galère..ca monte dur vers barrage de Tignes et en plus des voitures et les fameux tunnels...ca fou les chocottes..peu éclairés, longs.. aussi de tout mon parcours c'est le seul moment pénible ou il y a eu des voitures, camions et tunnels.... à Val d'Isère je veux manger le midi avant affronter l'Iseran et le patron à la terrasse dit qu'il est trop tot et que c'est lui qui mange d'abord..sympa l'accueil..je trouve ailleurs..puis après une pause, montée superbe vers le col Iseran 2764 m.. là le coup de pompe.. mais bon je m'accroche.c'est si beau.. sous le soleil.. vers 14 heures je plonge vers La Maurienne et je pensais pouvoir terminer par col Téléghraphe direct..erreur après le soleil gros orage sur val Cenis et je dois rester à l'abri durant plus d'une heure puis rouler sous la pluie jusqu'à St michel de Maurienne ou je dors.je pense que j'étais fatigué dans l'Iseran car malgré tout près de 2000m de dénivellé et la veille la journée Madeleine Roselend fut éprouvante..

vendredi 17 juin 62 km de st Michel de Maurienne montée du col du Télégraphe sur 12 km puis col du Galibier 2616 m .. passage 13h30 bon évidemment pas mal de cyclistes (des étrangers).. toujours un must le Galibier..une légende..superbe paysage verdoyant puis rochers..et neige en haut..je le connais par coeur et la je monte facile très facile à tel point que je monte avec des cyclistes normaux..à vide..là j'ai des ailes faut dire que la délivrance est au col..suis en pleine forme et peu de km dans les jambes..ouf après je plonge sur Monetier mais sous la pluie ou j 'ai laissé ma voiture..j arrive vers 14 heures15 transi mouillé j 'ai froid.. puis je repars aussitot sur Paris avec ma voiture de Monetier( 15 km de Briançon)

j'ai été pris en photo au passage du Galibier vendredi 17 juin vers 13 heures par des photographes du coin qui vous font acheter ensuite sur internet donc

1/sur le site www. griffephotos.com

tapez et aller sur Galibier vélo puis 2011 puis 2011-06 juin puis 17 juin puis Maurienne Galibier j'ai 4 photos numéro W 2813, 2814,2815,2816 elles sont brouillées. il faut que j'achète..

encore plus belles photos hier mon passage 13h30 col du Galibier en haut avec de la neige..

2/ sur le site www.photobreton.com aller et tapez sur sur Galibier Glandon juin 2011 puis Galibier Nord 17/06 vendredi 17 juin 2011 j'ai 4 photos avec de la neige..je suis habillé en bleu, lunette soleil, pas de casque..vélo gris chargé..

puis en haut à droite mettre sur page 6

photos numéro SV1A 6962-6963-6964-6965

rentré hier soir vendredi à Paris à 22 heures passage du Galibier à 13 h30 et après 700 km de route sous la pluie..ouf..

j'ai raconté ce périple qui est vraiment fantastique mais très dur et éprouvant, afin de donner l'envie à quelqu 'un d'essayer. et de rêver..c'est vraiment un gros ouvrage car vraiment cela fait un gros cumul d'ascension et parfois de souffrance.mais bon au bout..on a l'impression d'avoir fait quelque chose d'inoubliable.

je fins mon récit en vous laissant la cerise sur le gateau..

une révélation..lisez bien ce qui suit..réel

JE N'AVAIS PAS FAIT DU TOUT DE VELO DEPUIS SEPTEMBRE 2010..j'ai mis mon premierr coup de pédale dans le col d'Zoard..vraiment..posé mes fesses pour la première fois depuis 9 mois sur la selle à Monetier au départ..

En fait je suis très sportif, et le mois précédent ce périple éprouvant je me suis entrainé dans mon garage sur vélo fixe au cran dur.au maximum de dureté... et vélo elliptique..2 heures par jour..plus musculation ect..plus du footing mais je n'ai pas pas pu ni eu le temps de faire du vélo... depuis septembre 2010..

le vélo en région parisienne je hais les voitures..

donc bye et bonne route à tous ceux qui vont écumer les routes en vélo.. pour moi à 57 ans et demi c'était le dernier voyage de ce type..je laisse la place aux autres..je l'ai juré à ma chienne Briarde...

Mon prochain défi;.

.allongé sur du sable chaud.. des vaguelettes me caressant les pieds..entendre la voix d'un serveur me disant " monsieur , le cocktail vous le voulez avec glaçons ous ans glaçons ..."

Cà c'est moins durs que les cols..

excusez les fautes j'ai rédigé cela à chaud..dès que je suis rentré..

Michel daloz
Rome: récit de voyage actualisé 5 jours juin 2011 English translation pending
by Gjb · 2011-06-17 · 159 replies
Bonjour,

De retour de Rome voici notre récit de voyage détaillé. 5 jours à Rome en couple au début du mois de juin 2011. Au programme, pas mal de visites, le colisée/forum/palatin, ostia antica, les musées du vatican, les thermes de caracalla, le musée capitolin et son annexe la centrale montemartini, de belles églises et basiliques, le Panthéon, de belles fontaines et de belles places, bref si ça vous dit, c'est le moment d'en lire plus :)

Ce récit est mis à jour régulièrement, vous y trouverez surement des infos utiles!

vendredi:

16h10 arrivée Aéroport Fiumicino. Il y a deux aéroports à Rome donc vérifiez auquel vous arrivez! tous les moyens pour rejoindre Rome depuis l'un ou l'autre sont listés dans un message plus bas! Le taxi pour les murs de Rome depuis cet aéroport coûte actuellement le prix fixe de 40 euros (edit: depuis juin 2012 nouveaux tarifs taxi en vigueur à 48 euros depuis FCO. Tous les tarifs des transports pour rejoindre Rome depuis les deux aéroports sont détaillés dans un message après notre récit). Il nous a semblé que c'était une très bonne solution pour optimiser le trajet. Le train leonardo express direct pour Termini coûte 15 euros par adulte (14 en ligne ou acheté avant d'arriver sur le quai dans les machines), et si on ne va pas à Termini, il faut ensuite prendre le métro ou le bus et finalement je pense qu'on perd beaucoup de temps, tout ça pour 8/10 euros d'écart à deux! Nous avons pris le taxi directement devant le terminal, et 35 min plus tard nous étions Piazza del Popolo à 1 min à pied de notre appartement. Voulions acheté le Roma Pass à l'aéroport mais le kiosque est au Terminal 3 du coup étant arrivés dans le 1 on a filé!

Avions loué un appartement à deux pas de la piazzale Flaminio juste derrière piazza del Popolo. Nous avons été ravis de cet hébergement: un ex atelier d'artiste nommé spazio 23 de type duplex de 40 m² climatisé (ce n'est pas du luxe en été), au calme donnant sur une petite cour, et lumineux. Déco minimaliste accueillante et où il fait bon vivre! Loué par une française qui vit à Rome et qui tient aussi un B&B de l'autre côté du parc si vous préférez cette formule. Le frigo est plein pour le petit déjeuner et l'accueil de Sophie Simon très très sympathique!! On recommande cette formule appartement/petit déjeuner assez rare d'autant plus que nous avons tout visité à pied ou en bus très facilement, jamais en métro mais la station Flaminio est en face si vous souhaitez le prendre. Nous avions plaisir à y rentrer chaque soir. Bref, on recommande vraiment! Contactez moi pour plus d'info ou directement Sophie Simon: sophiesimon@libero.it son blog avec tout plein d'infos:
http://petites-suites-romaines.blogspot.fr/...z-...

Une fois installés, achetons le roma Pass 72h, 25 euros. (Edit: le roma pass passe à 34 euros le 1er mai 2013. Il passe à 36 euros le 15 avril 2014) dans un kiosque à journaux devant l'appartement, sinon pas mal de points de vente un peu partout (bureaux de tabac, kiosques à journaux, entrées des musées, gare Termini, aéroports) et partons à pied dans les rue de Rome à la découverte des plus belles places du centre historique: piazza del Popolo, piazza della rotonda (Panthéon), piazza de la minerva, saint ignace, place Navonne, montecitorio, piazza colonna...on est déjà dépaysé!!

-- parenthèse sur le roma pass: Attention, de préférence ne pas le composter un soir, sinon on perd le bénéfice de la première journée!! le pass est en effet valable jusqu'au 3ème jour 23h59 (et pas 72h). Donc mieux vaut l'activer un matin pour ne pas perdre le bénéfice de la première journée. Il se compose d'une seule carte valable pour les transports et les musées et s'active dès que vous le compostez pour un musée ou dans un transport. C'est avant tout un pass musées, donc à voir en fonction de visites que vous planifiez. Le roma pass permet deux premières entrées gratuites, puis le tarif réduit sur les suivantes, et trois jours de transports gratuits. La liste de musées acceptant le pass est disponible sur le site romapass.it. Le roma pass permet un coupe-file au colisée/forum/palatin en le choisissant avec la gratuité, ce qui est bien utile. Les sites colisée/forum/palatin se visitent avec le même ticket et ne comptent donc que pour une seule entrée! vous avez donc droit à une deuxième gratuitement! pour info pas de coupe-file pour les autres sites. Si vous visitez des must de Rome comme la galerie Borghèse ou le musée capitolin, il est fort à parier que vous rentabiliserez le pass! à vos calcul! Pour info, si vous ne le prenez pas, il est tout à fait possible de réserver son coupe-file pour le colisée/forum/palatin sur le site ticketclic, pour 1,50 euros de plus par billet, pour un jour donné sans être lié à un horaire précis (edit novembre 2013: la réservation ne se fait plus sur ticketclic.it mais sur coopculture, pour 2 euros). Le roma pass peut se réserver en ligne mais cela complique plus qu'autre chose: vous devez retirer votre pass à un endroit bien précis et pendant les horaires d'ouvertures, le prix est le même, vous avancez les frais et source de problème éventuel lors de la récupération comme j'ai pu le lire. Alors prenez le sur place c'est tout aussi simple. le roma pass étant surtout un pass musées, il n'est pas intéressant pour les ressortissants de l'UE de moins de 18 ans (strictement) qui ont la gratuité dans les musées d'état sur présentation de la carte d'identité. Ils bénéficient uniquement de réductions dans les musées de la ville de Rome comme le musée capitolin.)

ATTENTION au 1er juillet 2014: plus de gratuité pour les plus de 65 ans dans les musées nationaux comme c'était le cas jusqu'ici! Tous les premiers dimanches du mois: entrée gratuite dans les musées d'Etat et sites archéologiques. Tous les vendredis les principaux musées et sites archéologiques seront ouverts jusqu'à 22h Et au moins 2 fois par an aura lieu l'initiative " La Notte al Museo" avec l'entrée à 1€.

edit roma pass avril 2014: Nouveau Roma pass 48h à 28 euros à partir du 15 avril 2014. Donne droit à 1 seule entrée gratuite puis réductions sur les suivantes et 48h de transports gratuits. il fonctionne bien 48h!

Pour rappel le roma pass 3 jours lui fonctionne sur 3 jours et non 72h. (pourquoi faire simple....) Il vient de passer à 36 euros. Donne droit à 2 premières entrées gratuites puis réductions sur les suivantes et 3 jours de transports gratuits. --

Dînons chez Da Francesco. Bonne ambiance, accueil très sympa où se mêlent touristes et italiens. Antipasti et pizza romaines à pâtes fines délicieuses (35 euros à deux avec bière et vin)! En dessert une glace chez Giolitti! copieux et trop bon!! choix énorme et accueil pas plus aimable que ça et ça débite! Retour à pied à l'appartement, trop contents de découvrir cette superbe ville!

samedi:

Prenons le bus 117 avec le Roma Pass, un des petits bus électriques qui parcourent le centre, à piazza del Popolo, en haut de la via del corso qui descend jusqu'à piazza Venezia pour aller au Musée Capitolin. Première entrée gratuite avec le roma pass, superbe musée qui nous a beaucoup plu, audio guide 5 euros très intéressant. (plein tarif 9,50, réduit 7,50 // attention du 27 mai au 14 septembre 2014 expo temporaire, plein tarif: 13 euros, tarif réduit 11 euros, tarif gratuit 2 euros). Audioguide bien fait 5 euros. Déjeuner sur le pouce en allant acheter des pizza à la coupe (al taglio) au Forno di campo de fiori. 10-15 min à pied dans des petites rues très sympa: pizza qui sortent du four excellentes, et rayon gâteaux fameux!! (8 euros à deux) Pique-nique sur la piazza B.cairoli sur des bancs à l'ombre car seulement vente à emporter. Fontaine d'eau potable. Excellente boulangerie toute proche Antico forno Roscioli.

Direction la colonne de trajan à pied où nous avons rdv à 13h30 pour une visite guidée de la Rome antique (colonne de trajan , forum et colisée). Nous avions réservé cette visite avant de partir auprès d'une association de guides français visiterrome.com (20 euros / pers, 3h de visite, petit groupe de 10 personnes.) C'était intéressant de laisser guider et d'écouter une histoire mais peut être pas indispensable. L'entrée aux colisée-forum-palatin avec le roma pass (2ème entrée gratuite) Coupe file bien utile car la queue était super longue et à priori ça peut être pire!!

pour info l'entrée colisée/forum/palatin coûte 12 euros, et 7,50 en tarif réduit. Le billet est valable 2 jours consécutifs pour une entrée unique sur chaque site, une au colisée et une au forum/palatin qui se rejoignent à l'intérieur donc ne comptent que pour une seule entrée. le roma pass fait office de ticket si on entre avec la gratuité, suffit donc d'aller directement aux tourniquets.

Au niveau de l'entrée du forum il y a une fontaine d'eau potable et des WC juste derrière les caisses, qui sont d'ailleurs accessibles sans aller dans le forum, ça peut servir! Restons dans le Colisée après la visite puis allons visiter la Basilique saint Clément à 10 min à pied, arrivons trop pour visiter les niveaux inférieurs..mais la basilique est très belle!

On voulait monter sur le monument Il Vittoriano, ce monument en forme de machine à écrire qui s'élève sur la piazza Venezia, mais la dernière montée s'effectue 45 min avant la fermeture...tant pis ce sera pour mercredi. Ceci dit on peut monter gratuitement à une première terrasse qui est déjà sympathique et offre une belle vue sur le forum et le Colisée!! On peut d'ailleurs y boire un verre (pas testé ni vu les prix) De là, on peut alors acheter ou non son billet et prendre l'ascenseur (7 euros)

Dînons chez Da tonino. Cela vaut le coup d'arriver tôt ou de patienter si c'est complet. Comptez 8-10 euros pour un plat et 4 euros pour un dessert. Retour à pied via le centre historique, petite balade fort sympathique et la chaleur tombée il est fort agréable de se promener!

Dimanche:

Direction Ostia antica! Bus 628 depuis piazzale flaminio direct pour la gare ostia lido (20 min) d'où nous prendrons le train pour Ostia (tous les transports gratuits avec roma pass). Arrivons 30 min plus tard sur le site, à 9h30. Tarif réduit avec le pass (3.25 au lieu de 6,50), plan en français 2 euros, et nous voilà parti dans ce très beau site au milieu des pins! pique-nique (table ombragée à côté du musée); Les repas de la cafétéria n'avaient pas l'air très appétissants mais le cappuccino se défend pas mal (1,50 euros) ! Le petit musée vaut la peine de s'y attarder avec de belles pièces! regardez en arrivant les horaires car fermeture pour le déjeuner. Sommes repartis vers 15h mais ça peut se faire en une bonne matinée sans trop s'attarder. Le train du retour était bondé quasiment au point de ne pas pourvoir monter... On était prévenus que le weekend ce n'était pas top, à refaire on conseillerait donc d'y aller en semaine. Attention aux pickpockets dans le train!

edit tarif ostia antica mai 2013 Audioguide: 4,00 euros 8,00 euros plein tarif et 4,00 euros en tarif réduit

De retour à la gare Ostia Lido juste à côté de la station métro Pyramide allons à la Centrale Montemartini 15min à pied ou bus 23 direct. Le musée expose de très belles pièces dans un très beau volume, on a beaucoup aimé! réduction à l'entrée avec le Roma Pass (4,50 au lieu de 5,50). On voulait poursuivre la fin de la rue pour visiter la Basilique Saint Paul hors les murs mais il y a avait des trombes d'eau, on n'y est pas allés mais ça peut se goupiller après ce musée sans souci (bus 23 ou à pied). Dînons dans le Testaccio chez Da Buccatino (bus 23 direct arrêt Volpetti depuis le musée). A la carte des abats bien sûr car c'est le quartier, mais par goût nous prendrons des cannellonis fort bons là aussi!! Resto à conseiller! puis retour à l'appartement en prenant quelques mètres plus loin le bus 95

Lundi:

Bus 628 depuis Piazzale Flaminio direct pour les Thermes de Caracalla. 25 min de bus à travers Rome. Tarif réduit Roma pass (3 euros au lieu de 6) (edit: nouveaux tarifs 7 euros en plein tarif et 4 en tarif réduit). Audio guide 5 euros très intéressant surtout pour comprendre. Un pour deux suffit, comme c'est en plein air on peut pousser le volume sans problème. Ce site nous a également plu même s'il n'en reste pas grand chose. Puis 2h30 plus tard direction le Palatin, à quelques minutes à pied; on ne l'a pas encore fait, mais on va utiliser les billets du colisée car valables 2 jours. Coupe file à l'entrée du Palatin mais le Roma Pass ne marche pas...on a expliqué qu'on avait juste fait le forum et qu'on pensait qu'il fallait ressortir pour le Palatin. On est rentré dans la foulée sans souci, mais j'ai lu à plusieurs reprises que ce n'était pas le cas.. En fait le Palatin et le forum se rejoignent à l'intérieur donc ça compte bien comme une seule entrée. Il vaut peut-être mieux assurer et faire d'un côté le Colisée et de l'autre grouper le palatin et le forum. Vers 14h filons dans les petites rues sympathiques autour du métro Cavour, et déjeunons à Perdingianu&croccoriga. J'ai adoré mon risotto, mon homme a moins apprécié ses raviolis. (24 euros à 2 pour un plat et une boisson), ce quartier est plutôt sympathique, excellentes pâtisseries chez Curi Curi puis marchons jusqu'à la Basilique di Santa Maria Maggiore, superbe, puis la chiesa di santa Passede et ses belles mosaïques et enfin la basilica di san pietro in vincoli et sa superbe sculpture de Michel-Ange. Tout ça se fait très bien à pied et plutôt dans cet ordre sinon ça monte! Puis direction la via nazionale non loin pour prendre le bus H devant le palazzo delle esposizioni facilement repérable, direct pour le trastevere que nous atteignons en 20 min juste derrière le pont Garibaldi. Balade à pied dans ce quartier très plaisant direction le Janicule, après une petite montée! Superbe vue sur Rome! prendrons le bus 115 qui redescend de l'autre côté. Au terminus marchons le long du tibre et admirons le pont Saint-Ange superbe! on se retrouve donc en haut de la via della Concilazione qui arrive place saint Pierre. La perspective est sympa! Le Vatican c'est pour demain! Traversons le Tibre, voulions dîner chez Alfreda E Ada mais c'était fermé donc nous retournons chez Da tonino à deux pas. Cette fois nous prendrons un involtini, trop bon, et un tiramisu excellent! Leur bière font 66 cl pour info...!! Nous conseillons vraiment ce resto!! Retour de nuit via le centre historique, et la fontaine de Trévi by night, superbe et bondée!! une des icônes de Rome! Puis bus 95 à partir de la via del tritone pour l'appartement!

Pour info: - le lundi les musées sont fermés sauf: les thermes de Caracalla ouverts de 9h à 14h le colisée-forum/palatin toute la journée les musées du Vatican toute la journée la villa Farnesina (tous les jours jusqu'à 14h) Il y a donc de quoi faire sans compter: toutes les églises/basiliques, la bouche de la Vérité, les marchés et promenades dans les quartiers comme Trastevere, quartier juif, Garbatella, Testaccio (Piramide, cimetière des non-catholiques, mte Testaccio.... - fin du Roma Pass à 23h59!! - attention la plupart des églises sont fermées de 12h à 16h, sauf les 4 grandes basiliques patriarcales: St Pierre, St Marie, St Jean et St Paul

Mardi:

Journée Vatican. Un état dans la ville! Avions réservé sur le site officiel des musées du Vatican l'entrée à 8h moyennant 4 euros de réservation/personne en plus des 15 euros du billet (edit : le plein tarif passe à 16 euros au 01/01/2013 et la visite de 8h n'est plus possible, donc premier horaire 9h). Cette réservation n'est pas obligatoire mais franchement ça vaut vraiment le coup car le musée n'ouvre qu'à 9h et donc beaucoup moins de monde! Avions pris le tramway n°9 à 5min de l'appartement direct pour le Vatican. Nous y étions en 15 petites minutes, et à 7h30 la queue pour l'entrée de 9h avait déjà commencé... alors autant rentrer à 8h si vous êtes là si tôt! Nous avons fait la queue devant le musée avec ceux qui avaient aussi une réservation pour le même horaire et hop à 8h nous sommes tous rentrés! Après le portique de sécurité avons récupéré nos billets en échange du "voucher", puis direction le musée en prenant un audio guide au passage (7 euros). Prenons tout de suite le chemin court indiqué pour la chapelle Sixtine, d'ailleurs pas mal de marche pour y arriver au final! et c'est un vrai bonheur d'y être avec seulement une trentaine de personnes dedans!!! pour info les photos, même sans flash sont interdites, et le silence obligatoire! on sort par la petite porte à gauche, interdiction de revenir sur ses pas, et on repart visiter le musée qui s'est déjà bien rempli! superbe musée qui regorgent de trésors! Nous avions prévu un pique nique et avons déjeuné dans la cour intérieure très sympa! on ressortira à 15h après un dernier passage dans la chapelle collés serrés...et bien sûr on n'a pas tout vu! on a adoré!

Direction la place saint Pierre à deux pas, une glace chez Old brige en passant le long des murailles, super bonnes et copieuses là aussi, comptez 2 euros pour un pot moyen! un peu de queue pour la Basilique Saint Pierre mais ça avance très vite (entrée gratuite, suffit de passer les portiques de sécurité). Voyons les gardes suisses et leur uniforme dessiné par Michel Ange! Une fois dedans direction la coupole (7 euros avec ascenseur puis escalier ou 5 euros tout à pied!!) On fera tout à pied et franchement ça se fait! La vue est superbe de la haut!! A la descente, visitons la basilique, voulions voir les grottes qui sont gratuites mais une messe avait lieu donc c'était fermé.

Direction le restaurant à 10 min à pied Dino & Tony! bonne ambiance, menu bon et copieux (le même pour tout le monde). Les plats sont débités vitesse grand V, vins au pichet et tout ça dans une ambiance plutot sympa! très bon moment même si le tout n'est pas très raffiné au final! On n'a pas pris le plat de viande/poisson parce qu'on avait vraiment plus faim mais le dessert est passé! (43 euros avec vin et eau). touristique.

Pour info les horaires d'ouverture de la basilique saint pierre sont: de 7h à 18h30 du 1 oct au 31 mars de 7h à 19h du 1 avril au 30 septembre

la coupole, dont l'accès se fait via la basilique est ouverte : de 8h à 17h30 du 1 oct au 31 mars de 8h à 18h du 1 avril au 30 septembre tarif de la coupole: 5 euros tout à pied (551 marches) 7 euros ascenseur jusqu'à mi-chemin (320 marches)

en général les guichets ferment 1h avant la fermeture des sites ou musées, et cela vaut pour la coupole. les guichets des musées du Vatican ferment eux à 16h et le musée lui à 18h. Le musée est fermé le dimanche sauf le dernier dimanche du mois, ouvert de 9h à 14h, dernière entrée 12h30, pas de réservation possible. beaucoup de monde à prévoir. les infos, les horaires, les jours de fermeture annuelle, les infos pour arriver au musée etc etc sur: http://mv.vatican.va/5_FR/pages/MV_Info.html

tarifs musées du Vatican: plein tarif 15 euros (16 euros en 2013) tarif réduit 8 euros frais de réservation optionnelle sur le site officiel: 4 euros/billet

les visites by night des musées du Vatican reprennent en 2014: Le vendredi, de 19h à 23 h, dernière entrée 21h30. Tous les vendredis du 2 mai au 25 juillet 2014 Tous les vendredis du 5 septembre au 31 octobre 2014

Une idée originale pour visiter les musées autrement, sans trop de monde assurément, et qui permet aussi d'optimiser les visites sur un court séjour! Réservation obligatoire sur le site officiel du musée ICI l'itinéraire inclus les salles les plus importantes, dont la chapelle Sixtine. Détail de l'itinéraire via le lien. Des retours très positifs les années précédentes!

edit mi juin 2013: les paiements on line suspendus depuis janvier 2013 reprennent !

Mercredi:

Direction la Galerie Borghèse. Attention réservation obligatoire pour ce musée ! Ce n'est pas la peine d'y aller sans avoir réservé. Avions réservé une semaine avant par téléphone pour la visite de 9h à 11h (8,50 en plein tarif et 5,25 tarif réduit (25 ans)

edit du 16 mai 2012: nouveaux tarifs: 11 euros en plein tarif, et 6,50 euros en tarif réduit + supplément si expo temporaire).

edit: du 5 février au 25 mai 2014: exposition temporaire, + 5 euros soit un plein tarif à 16 euros. Inclus dans le roma pass si vous le prenez.

Il faut y être 30 min avant de sorte à faire la queue pour récupérer votre billet et rentrer à l'heure car la visite est strictement limitée à 2h. Et si vous voulez bénéficier du Roma pass que ce soit pour la gratuité ou la réduction, il faut impérativement réserver par téléphone. Sinon il est possible d'acheter ses billets par internet moyennant 1.50 euros de plus par billet (pas super à mon avis, c'est plus cher, on avance les frais et surtout c'est non modifiable ni remboursable). Audio guide 5 euros fortement conseillé. Bus 88 nous dépose en bordure du parc! c'est un musée superbe qu'on conseille vraiment!

Puis balade à pied dans le parc, qui est d'ailleurs le plus grand parc de Rome, jusqu'à la colline du Pincio, qui offre un très beau point de vue sur les toits de la ville. Descendons vers l'église de la trinité des monts en passant devant la villa Médicis. Arrivons à l'église, descendons les escaliers vers la piazza di Spagna puis balade dans ce quartier très "shopping" !!

Déjeunons chez Babette en remontant vers Piazza del Popolo. Super cadre, et une formule buffet salé et boisson de 13h à 15h à 12 euros (25 euros le weekend avec dessert et café). Très bon et service très très aimable. Une petite cour intérieure qui était complète, ça vaut surement le coup de réserver pour y déjeuner!! Allons vers Il Vittoriano pour une dernière vue splendide sur Rome! (7 euros) Pas donné mais c'est beau! si budget serré montez déjà à la première terrasse c'est sympa! On finira par un petit tour dans le centre historique, allons voir de l'extérieur le Palais Farnèse car on s'y est pris trop tard pour pouvoir réserver la visite ( en juin ils prenaient les réservations pour octobre...), et la via Gulia juste derrière, rue charmante qui offre une belle vue sur les jardins du Palais! Un excellent cappuccino à la Tazza d'oro au comptoir et direction l'appartement en bus pour reprendre nos affaires! Prenons un taxi à la station située Piazza del Popolo 40 euros pour Fiumicino. A 18h ça roule moyen on a mis une petite heure pour atteindre l'aéroport. Une fois encore, prendre le taxi nous a permis de gagner du temps sur l'après-midi pour profiter encore un peu de cette très belle ville!!

info palais farnèse: la visite ne se fait plus que via l'association inventer rome. les infos surleur site visite en français le lundi et vendredi à 15h et 16h prix: 5 euros

Conseils en vrac:

- Le colisée/forum/palatin, le musée capitolin et la Galerie Borghèse font partie des musées "les plus chers", utilisez la gratuité avec le Roma Pass si possible pour 2! et sinon la réduction du Roma pass dans les 3 jours. - Le musée capitolin est gratuit pour les parisiens (au sens domicile sur carte d'identité) - nombreuses fontaines dans la ville, remplissez vos bouteilles d'eau plutôt que de les jeter! - Rome se visite beaucoup à pied, il y a tellement à voir à chaque coin de rues!! De bonnes chaussures pour marcher...ça vaut le coup!! et gardez les transports pour les plus grandes distances! - Les bus permettent aussi de voir la ville, nous les avons attendus entre 1 et 20 min: ne pas trop se fier aux horaires sur le site atac! ils sont parfois bondés! - bien cumuler les deux visites les plus chères avec le roma pass car ce sont les 2 premières qui sont gratuites! Ensuite bénéficiez des réductions dans les autres sites listés. - on n'a jamais pu faire un repas complet mais cela n'a pas posé pas de problème de sauter une partie ou de prendre une assiette pour deux des fois!! - au restaurant, il faut rajouter entre 1 et 3 euros par personne pour le couvert et le pain. - info galerie borghèse sur http://www.galleriaborghese.it/borghese/en/einfo...)

- le roma pass n'est pas utile pour les plus de 65 ans et les moins de 18 ans ressortissants de l'UE car ils ont la gratuité dans les musées nationaux, comme: - colisée/forum/palatin - Musée national romain (4 musées) - Galerie Borghese, Corsini, Spada, Arte Antica, Arte Moderna - Château St Ange - musée étrusque de Villa Giulia - Ostia Antica - thermes de Caracalla - villa d'Este, villa Adriana à Tivoli En revanche seulement des réductions dans les musées de la ville de Rome comme le musée capitolin. Il est à fort à parier que les 18 - 25 ans n'aient pas besoin du roma pass car ils bénéficient du tarif réduit. A vous de voir et de calculer, surtout si vous avez besoin d'un pass transport.

Edit: prix des transports en commun dans Rome: Pour info augmentation des tarifs billets atac à Rome à partir de vendredi 25 mai 2012: 1.50 € le billet valable 100 minutes 6€ le pass journée 16.50 € le pass transport 3 jours 24€ le pass transport 7 jours Le roma pass à 34€

Edit: prix des taxis depuis aéroports nouveaux tarifs aéroports pour les taxis depuis juin 2012 avec 1 valise comprise dans le prix...:

Fiumicino - gare Ostiense 45 euros Fiumicino - Murs auréliens 48 euros Fiumicino - gare Tiburtina 55 euros Fiumicino - Port de Civitavecchia 120 euros

Ciampino - Murs auréliens 30 euros Ciampino - gare Ostiense 30 euros Ciampino - gare Tiburtina 35 euros

Depuis fiumicino il est donc à présent moins cher de prendre un transfert privé avec romeshuttlelimousine.com par ex (40 euros jusqu'à 3 personnes, et 50 euros pour 4 ou 5 personnes valises incluses)..

edit: des infos recoupées sur différents forum sur les restaurants et cafés restaurants: un repas romain commence par des pâtes, puis comme plat de résistance de l'abacchio (agneau de lait), du poulet, du boeuf, de la morue, ou tripes à la romaine. En dessert zuppa inglese, materozzi, crostata à la ricotta. évitez les restos avec rabatteurs, qui vous tendent le menu dans toutes les langues dans la rue, évitez aussi les menus touristiques!! Aux abords des lieux très touristiques forcément il y a plein de restos pour touristes et pas forcément les meilleurs. Si vous louez un appartement vous pouvez faire quelques courses et vous concocter de bons petits plats en allant au supermarché ou au marché. mozzarelle de bufala, basilique, tomates comme les pachino et huile d'olive, jambon, bresaola parmesan et roquette (rughetta)... idéal aussi pour un pique nique improvisé;

centre historique: - da tonino - da francesco - Osteria via delle copelle 41 - piazza à emporter pour un déj sur le pouce (al taglio): el forno de campo fiori - pizzeria Luzzi vers le colisée

Termini trattoria del omo

piazza del popolo: - chez babette avec le formule du midi de 13h à 15h (voir détails donc notre récit)

quartier san lorenzo, moins touristique mais pas mal de bon restos à priori

quartier testaccio (très conseillé) - da buccatino - da oio a casa mia - perilli (haute gamme)

Vatican: - piazza à emporter: non solo pizza

glaciers: - quartier Vatican: old bridge entre la basilique et l'entrée du musée - trastevere: fiore di luna via della Lungaretta - Trévi: San crispino - Gelateria Fassi: il palazzo del freddo via principe eugenio - Panthéon: Giolitti - évitez les glaciers avec des montagnes de glaces gonflées à l'air et au glucose.

trastevere- da Ivo via San Francesco a Ripa 158 - pizzeria Panattoni, viale Trastevere 53

café: - la tazza de oro ou cafe san eustachio (bien moins cher si pris au bar que si vous êtes assis..) dans le centre historique - une bonne granita di caffé con panna au bar St calisto, sur le place du même nom, près de piazza sta marie dans le trastevere. -- N'hésitez vraiment pas à nous poser vos questions, nous y répondrons avec grand plaisir!
Bolivie-Chili-Argentine: entre lagunes, salars, geysers et volcans English translation pending
by Krikri6792 · 2011-06-15 · 175 replies
Ci-dessous le récit de notre voyage de cinq semaines en mai 2011 au départ de La Paz à travers le sud-ouest de la Bolivie, le nord du Chili et le nord-ouest de l'Argentine... en 4X4 et en self-drive !

Le récit accompagné de photos est ici :

https://sites.google.com/...uleuxvoyagesbolivie/



Présentation

En 2005, il y avait eu l’Equateur… et depuis, l’envie de retrouver les paysages andins ne nous a pas quittés. Mais l’Amérique du Sud, c’est vaste… alors quel(s) pays choisir pour ce deuxième séjour ?

C’est le Nord du Chili et notamment le désert d’Atacama qui nous ont attirés en premier (Ah, la vallée de la Lune) et puisque la frontière argentine n’était pas si éloignée, autant la traverser pour découvrir le Nord-Ouest argentin, réputé pour sa belle quebrada classée au patrimoine mondial.

Mais quand nous avons commencé à lorgner sur les paysages du sud de la Bolivie, le coup de foudre fut immédiat. A partir de ce moment-là, nous ne pouvions plus imaginer un voyage dans cette région sans y inclure le Sud bolivien avec ses lagunes colorées, ses geysers bouillonnants, ses volcans aux sommets enneigés et le fameux Salar d’Uyuni… mais c’est là que le projet se corsa !

En effet, la quasi-totalité des voyageurs parcourt le Sud bolivien dans des 4X4 de tours opérateurs. Seuls quelques irréductibles se lancent dans un parcours en solo… et fidèles à nos valeurs, nous voulions le tenter seuls !

Merci aux membres de VoyageForum qui nous ont précédés dans cette aventure et qui nous ont confirmé que c’était bien possible : Misele, Paratte, Quai67, Tichodrome, Tsarang974.

La seule contrainte : commencer et finir le voyage à La Paz car c’est là que nous pouvions louer un 4X4 chez Petita qui rend possible le passage dans les pays voisins.

Nous imaginons alors le parcours suivant en cinq semaines, du 28 avril au 3 juin 2011.

Même si c’est le début de l’hiver, c’est en principe la saison sèche et pas encore la période la plus froide. Restait à déterminer le sens… horaire ou antihoraire. Nous avions préparé notre itinéraire dans le sens des aiguilles d’une montre mais c’est finalement la météo qui décidera pour nous car, en raison de pluies importantes fin mars début avril, le Salar d’Uyuni est recouvert de vingt à cinquante centimètres d’eau et sa traversée toujours impossible quelques jours avant notre départ.

Par conséquent, nous nous dirigerons d'abord vers la frontière chilienne via le parc national de Sajama, traverserons ensuite le Nord du Chili et le Nord-Ouest de l'Argentine avant de finir par le Sud-Ouest de la Bolivie et le Salar d'Uyuni, qui aura eu le temps, on l'espère, de s'assécher d'ici là…

Partant hors saison, nous avons uniquement réservé notre première nuit à La Paz ainsi que notre séjour de cinq jours à San Pedro de Atacama. Nous espérons trouver facilement des hébergements sur notre parcours. Dans le cas contraire, notre véhicule (châssis long) est équipé à l’arrière d’un couchage pour deux personnes qui pourrait nous servir ponctuellement.

Enfin, pour me mettre dans le bain linguistique, je décidais de m’initier à l’espagnol. C’est ainsi que pendant toute l’année scolaire j’ai suivi deux heures de cours tous les lundis qui m’ont permis de bien progresser : une petite pensée pour Gabriela et mes collègues du cours.

Alors, prêts à suivre nos aventures ?

Notre parcours



La Paz ou le mal des montagnes

J1 et 2 : Jeu 28 et Ven 29 /04/11

Alors que le monde a les yeux tournés vers le mariage de Kate et du prince William, nous embarquons pour vingt-quatre heures de voyage… via Madrid et Lima. Rien de particulier à signaler : c’est long certes, mais moins que pour l’Australie… ça aide à supporter !

Avant de quitter Lima, nous prenons nos premiers comprimés de Diamox en prévention d’éventuels troubles liés à l’altitude mais deux heures plus tard, alors que nous atterrissons à 4100 mètres à La Paz, nous sommes tout étonnés de ne rien ressentir de particulier… en tout cas, pas pour l’instant !

A l’aéroport, le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. A bord de son taxi, nous découvrons avec enthousiasme la banlieue d’El Alto dans un dédale de maisons en pisé et briques orange, de boutiques, d’usines et de marchés sous un ciel parfaitement bleu et un soleil radieux.

Le dépaysement est total ! Il l’est plus encore quand le taxi s’arrête à un point de vue. La ville se dévoile à nos pieds, grouillante et trépidante, entourée de quelques sommets prestigieux dont l’Illimani (6462 m) et le Huayna Potosi. (6094 m). Nous restons bouche bée !

Quatre-cents mètres plus bas, à l’hôtel « A la Maison » dans le quartier résidentiel de Sopocachi, Ludo nous accueille en français. Il nous a réservé un appartement très douillet de 120 m2 au troisième et dernier étage… sans ascenseur. C’est à ce moment-là que nous ressentons véritablement que nous ne sommes pas au niveau de la mer ! La montée des trois niveaux est éreintante !

Pourtant, aussitôt nos valises déposées, nous repartons, toujours en taxi, chez notre loueur de 4X4. Aldo, propriétaire suisse de l’agence Petita, nous présente notre véhicule… et tous ses petits secrets. Il reprend ensuite avec nous tous les détails de notre itinéraire. Tout l’après-midi y passe.

La réception définitive du 4X4 ne se faisant que demain, le retour à notre hôtel se fait à pied… ça descend… ouf… car on commence à se sentir un peu bizarres… comme dans le coton… surtout moi !

Nous décidons malgré tout d’aller dîner même si je sais par avance que je ne pourrai sans doute pas manger grand-chose. A la Comédie, Hervé se régale d’une soupe à l’oignon et d’un filet de lama. Je mange du bout des lèvres quelques cuillerées de soupe au potiron.

Au retour, les trois étages de la Maison ont définitivement raison de moi. Je m’affale épuisée et nauséeuse sur le canapé, gagnée par le mal des montagnes.

La nuit est difficile. J’ai d’importants vertiges et toujours des nausées. Au fond de mon lit, je me dis que jamais je ne pourrai me lever demain matin, encore moins faire de la route. Il faudra certainement décaler le départ… à moins qu’il faille songer à me rapatrier ! Mais demain est un autre jour…

Deux jours à Tomarapi au pied du volcan Sajama

J3 : Sam 30/04/11

Après cette nuit chaotique, j’appréhende le lever. Je commence par m’asseoir sur le lit… ça a l’air d’aller ! Je me lève… ça va ! Je me dirige vers la salle de bains… je suis étonnée que ça aille ! Hervé a préparé le petit-déjeuner, je m’attable et je peux manger… un peu !

Certes ce n’est pas le grand appétit ni la grande forme mais je vais bien mieux qu’hier soir. On décide donc de ne rien changer à nos projets et de prévoir les courses, la prise de la voiture et notre première étape.

Aldo nous a conseillé de faire les courses en taxi car à La Paz, circuler et stationner dans le centre relève de la gageure. Ici, le taxi est très bon marché, 7 bolivianos = 0,70 euros pour une course, autant ne pas s’en priver !

Une fois les provisions et les bagages chargés, notre 4X4 est prêt pour le départ. Quelques mots sur son pedigree.

C’est un Nissan Patrol, 149 000 km au compteur. Affectueusement, nous le baptiserons « El Coche ». Le voilà, photographié au cours du voyage.

Ses équipements : sur la galerie, un réservoir supplémentaire de 100 litres pour accroître l’autonomie à 800 km espérés, deux roues de secours, une pelle, un couchage pour deux personnes, de la vaisselle, un réchaud et une lampe à gaz, une table et deux chaises pliantes. Nous avons des autorisations (actes rédigés par notaire) pour sortir le véhicule de Bolivie et le rentrer en Argentine et au Chili. Dans nos bagages, nous avons prévu des sacs de couchage pour une température jusqu’à -10°, des chaussures de marche, des vêtements chauds dont anoraks, bonnets et gants. Nous avons également téléchargé sur notre GPS les cartes des trois pays prévus et enregistré plus de cent points. Bref, nous sommes parés !

Aldo nous guide sur les premiers kilomètres… puis nous lâche sur les hauteurs d’El Alto où nous ne tardons pas à trouver la route à péage en direction du sud. Première destination : Patacamaya à un peu moins de 100 km.

Mais avant tout, il faut faire le plein du réservoir supplémentaire, de préférence avant Patacamaya nous a recommandé Aldo, car dans cette localité à 200 km de la frontière chilienne, on est vite soupçonné de vouloir faire de la contrebande d’essence.

Mais à force de voir défiler le paysage, nous laissons passer les stations-service une à une avant de réaliser que la suivante est déjà celle de Patacamaya. Alors arriverons-nous à faire le plein comme prévu ?

Quand je vois le monde à la station, j’ai des doutes. Il y a là une bonne vingtaine de véhicules qui attendent et surtout plein de Boliviens et de Boliviennes, chacun avec son jerricane, tous agglutinés autour de la pompe.

Quand arrive enfin notre tour et que nous annonçons vouloir plus de cent litres, le pompiste nous dit niet. A force d’insister, il accepte de mettre 20 litres dans notre réservoir principal et 20 autres litres dans le réservoir supplémentaire. C’est tout mais ça a l’avantage de ne pas être cher : 40 litres pour 150 Bolivianos = 15 euros, le rêve pour nous Européens ! Nous sommes tout de même un peu contrariés car la prochaine pompe se trouve à la frontière bolivo-chilienne… en espérant qu’elle soit approvisionnée !

Cap à l’ouest vers le Chili, sur une route parfaitement asphaltée ! La piste, ce sera pour plus tard !

Sur notre trajet, quelques curiosités retiennent notre attention. D’abord, ces chullpas… des tours funéraires en pierre ou en adobe, très nombreuses dans la région. Elles étaient construites par divers groupes aymaras (Indiens de Bolivie) pour abriter les restes momifiés d’ancêtres notables ou hautement estimés.

Plus loin, ce sont des paysages de mesas, nous rappelant un peu le Nouveau-Mexique, notamment cet ensemble de roches aux formes évocatrices… les sommets enneigés, en plus ! A gauche, c’est le Sajama, point culminant de Bolivie avec ses 6542 m. A droite, le Parinacota (6348 m) et le Pomerape (6240 m)… au Chili !

De plus près, on y verrait bien une tête de puma, non ?

C’est au pied du Sajama que nous avons prévu de faire étape. Nous quittons par conséquent l’asphalte au kilomètre 145 pour une piste cahoteuse qui mène au village de Tomarapi à la lisière nord du parc national de Sajama.

A côté de l’église typique de l’altiplano, l’Ecolodge Tomarapi, tenu par la communauté villageoise, offre l’hébergement le plus confortable : des chambres simples mais équipées de chauffage et de salle de bains avec eau chaude. Pour cette région, c’est le grand luxe car si en arrivant, nous n’avons pas tout de suite l’utilité du chauffage, nous serons très contents d’en bénéficier un peu plus tard car, dès que le soleil se couche, la température chute terriblement.

Au restaurant du lodge, nous goûtons au quinoa et à la viande d'alpaga… enfin, surtout Hervé, car moi, je picore… je n’ai pas encore retrouvé l’appétit ! L’altitude, c’est éprouvant !

Ce soir, nous dormons à 4200 mètres d’altitude !

J4 : Dim 01/05/11

La température est descendue bien au-dessous de zéro cette nuit et ce matin, au petit-déjeuner, bonnets et manteaux ne sont pas de trop.Mais déjà, au dehors, le soleil brille et invite à la découverte des sites du parc national voisin.

A peine sortis du village, nous apercevons les vedettes du parc... Le volcan bolivien Sajama qui a donné son nom au parc !

Et les jumeaux chiliens Pomerape et Parinacota…

… à moins que ce ne soient les lamas et alpagas qui jouent les stars… avec leurs pompons colorés.

Après un arrêt au bord de la lagune Huaña Cota dont les bords sont encore gelés,

… direction les sources d’eau chaude… si, si… on a bien l’intention de se baigner même si pour l’instant on apprécie de porter une grosse polaire !

Voici notre accompagnatrice, elle fait partie de la communauté de Manasaya qui gère cette activité dans le parc. Dans son cabas, elle porte son carnet à souches sur lequel elle nous enregistre. Pour deux, nous payons 60 Bol = 6 euros, serviettes fournies.

Elle nous guide au milieu des bodefales, végétation de tourbe et d’herbe rase typique de l’altiplano… où paissent nombre de lamas pas effarouchés du tout.

Ici c’est déjà très sympa… mais c’est le bassin suivant, idéal pour deux, que notre cholita nous a réservé !

Là, c’est tout simplement divin… l’eau est chaude (33°) et le cadre unique…

On a un peu de mal à s’extraire de ce spa naturel bienfaisant… mais d’autres découvertes nous attendent.

D’abord le village de Sajama… plutôt quelconque… sauf sa jolie petite église au toit de chaume !

Dans le parc, les guides mentionnent également un site de geysers… pour y accéder, il y a bien un petit pont blanc par dessus le rio pour les piétons, mais pour les voitures, le passage à gué est inévitable.

La photo a été prise au retour ! Impressionnant mais facile !

Sept kilomètres à l’ouest du village, voilà cet étonnant champ de geysers !

Ici ni barrière ni balisage, on se promène en toute liberté au milieu des résurgences… mais pas sans précaution, car ça glougloute, ça fait des bulles, ça crache, ça bouillonne, pas de doute, il y a une certaine activité sous nos pieds !

Nous y découvrons aussi nos premiers spécimens de « llareta »(Azorella Yareta), une plante à fleurs qui pousse en Amérique du Sud entre 3200 et 5000 mètres. Elle servait de combustible par le passé mais elle est aujourd’hui protégée.

Enfin, le queñua (Polylepis tarapacana), le seul arbuste au monde à pousser à de telles altitudes.

Pour clore la journée, nous suivons une piste vers une forêt de queñuas à 4500 mètres et finissons à pied les 50 derniers mètres dans les rochers. Cinquante mètres de dénivelé, cela paraît très peu mais à cette altitude, c’est déjà un petit exploit… ça correspond tout de même à 15 étages ! Là-haut, nos efforts sont récompensés, la vue est tout simplement grandiose ! On devine au loin le village de Sajama et en face de nous, majestueux, les deux jumeaux chiliens.

Excellente journée ! En plus, je commence à me sentir vraiment bien et au dîner, je peux enfin apprécier la bonne cuisine andine.

Deuxième nuit à Tomarapi !

Une journée de galère pour passer la frontière

J5 : Lun 02/05/11

Dès 8 heures du matin, nous quittons l’auberge de Tomarapi avec comme objectif de rallier le Chili après une dernière excursion en Bolivie vers les chullpas colorées du Rio Lauca, un détour d’une cinquantaine de kilomètres tout de même.

La piste d’accès se trouve à gauche tout juste avant Tambo Quemado, le poste frontière bolivien où se trouve aussi la seule station d’essence avant longtemps. Hervé a la bonne idée de vouloir s’assurer de l’approvisionnement de cette pompe avant de décider du détour. Grand bien lui en a pris car à la station, on nous décrète : « No gasolina ! No hay antes Arica ! »… Ai-je besoin de vous traduire ? Il n’y a pas d’essence avant Arica, la grande ville du bord de mer à 160 km !

Bon, il reste dans notre réservoir environ de quoi faire une petite centaine de kilomètres, guère plus. Dans ces conditions, le détour vers les chullpas est compromis…

Voici ce qu’on a loupé !

Il nous reste un petit espoir, celui de trouver de l’essence (en bidon) à Putre au Chili, à 60 kilomètres.

En attendant, nous voici sur le point de traverser la frontière. Hervé se gare sur le côté pour se renseigner sur les démarches à faire pour la sortie de la voiture du territoire bolivien. Un douanier nous fait signe de passer… OK, on passe mais à peine passés, le doute nous assaille ! Ne devions-nous pas régler les formalités ici ????

Une dizaine de kilomètres plus loin, nous voilà à Chungara, le poste chilien. C’est bien ici qu’on doit valider la sortie de Bolivie, du moins en ce qui concerne les personnes. Pour le véhicule, on nous envoie dans une cahute voisine et là, catastrophe, après avoir fait la queue pendant une demi-heure, Hervé s’entend dire qu’il manque LE document que nous devions faire établir à Tambo Quemado.

Alors retour à la case départ… au poste bolivien dix kilomètres derrière nous. Après moultes explications plus ou moins compréhensibles, le douanier, par ailleurs fort sympathique, finit par nous délivrer le fameux sésame puis nous envoie le photocopier dans une boutique voisine tout en nous répétant plusieurs fois « Numero de memorizad, si ?…» Nous répondons bêtement « Si, si ». Mais c’est quoi, ce fichu numéro ? Et où l’obtient-on ??

Heureusement, la dame au photocopieur nous rend attentive au numéro manquant et nous emmène à côté, dans une agence, où en quelques clics sur un ordinateur et pour quelques bolivianos, le gars fait le nécessaire et reporte sur le document initial ce fichu numéro.

Ouf, après un dernier passage auprès de notre sympathique douanier, nous voilà enfin en règle, prêts à retourner au poste chilien. Entretemps, la file d’attente s’est considérablement allongée. Après avoir tout validé pour la sortie de Bolivie, pour nous et pour notre « Coche », il nous reste à refaire les mêmes démarches pour l’entrée au Chili.

Pas de chance, nous tombons derrière les occupants d’un bus… je vous laisse imaginer la queue ! Quelques tampons plus tard et après être passés part trois ou quatre bureaux et guichets différents, il ne reste plus que la fouille du véhicule.

En effet, aucun fruit ni légume provenant de Bolivie n’a le droit de pénétrer au Chili et les douaniers ont l’œil. Tout y passe, les valises bien sûr… mais aussi la boîte à gants et autres petites caches. Heureusement qu’on avait mangé toutes les bonnes choses contenues dans la glacière pendant toutes ces heures d’attente.

Quand nous sommes enfin libérés, il est 12 h 15 heure bolivienne, 13 h 15 au Chili… soit plus de quatre heures passées en formalités !

Il est temps de jeter un œil au paysage environnant car il en vaut la peine ! Nous sommes à présent au bord du lac Chungara (4500 m), l’un des lacs les plus hauts du monde, dominé par le Parinacota (celui qu’on voyait déjà hier, mais de loin !).

Zoom sur son sommet !

Une petite balade sur les rives du lac nous permet de mieux apprécier la couleur vert émeraude de ses eaux et d’y observer une foulque en train de construire son nid.

Un peu plus loin, c’est notre première rencontre avec les vigognes (Vicugna vicugna), ces camélidés sauvages qui vivent à plus de quatre mille mètres.

Mais nous n’avons pas la tête à faire du tourisme tant que le problème de l’essence n’est pas résolu. Alors tant pis pour les autres merveilles du Lauca NP (on y reviendra peut-être demain ?), on décide de filer directement vers Putre.

La route internationale habituellement bitumée est en cours de réfection. Sur plus de 50 kilomètres, le revêtement a été retiré sans être remplacé. Je vous laisse imaginer la poussière ! Ajoutons à cela la perte de mille mètres de dénivelé et vous comprendrez que notre attention se focalise davantage sur le ruban de terre !

Enfin, après un dernier tronçon vertigineux avant Putre, nous voilà dans le centre du village… à la recherche d’essence. On nous indique qu’il y en a dans la maison rouge… en fait, une épicerie qu’on appelle ici supermarché… et qui en vend en bidons de vingt litres.

C’est le coup de massue ! Le prix du litre frôle les mille pesos soit 1,50 euro, rien à voir avec le prix bolivien. Mais nous n’avons pas le choix car, dans les prochains jours, nous avons programmé plus de quatre-cents kilomètres sans station d’essence sur le trajet.

Maintenant que nous avons réglé nos questions d’intendance, nous pouvons songer à trouver un hébergement. J’avais repéré le Terrace Lodge. Une chambre douillette et claire, décorée avec beaucoup de goût, une belle vue sur la falaise, un accueil très chaleureux par les propriétaires italiens et un prix très raisonnable : c’est parfait, on prend sans hésitation !

Nous nous y sentons si bien que nous n’avons pas envie de quitter la chambre et y improvisons une petite dînette. Nous dormons ce soir à 3500 mètres. Ah ! On se sent revivre !

A travers 4 parcs nationaux chiliens : Lauca, Vicuñas, Surire, Isluga

J6 : Mar 03/05/11

C’est parti pour plus de quatre cent kilomètres… mais pas en une seule journée, nous prévoyons au moins deux jours (voire trois) pour en profiter pleinement et tranquillement, d’autant qu’après une nuit de relâche, nous rejoignons à nouveau la haute altitude.

Pour ce soir, nous avons réservé, auprès de la CONAF, l’administration des parcs nationaux chiliens, deux lits dans le refuge du Salar de Surire à 4200 mètres.

Ce sera, par conséquent, une toute petite étape de 120 kilomètres… ponctuée de plusieurs arrêts.

Comme nous avons zappé quelques points d’intérêt du Lauca NP hier, c’est le moment de nous rattraper. Mais en raison du mauvais état de la route, nous nous contenterons de ceux qui se trouvent sur notre trajet sans retourner à la hauteur du lac Chungara.

A l’entrée du parc, les rochers de las Cuevas sont réputés abriter des viscaches (Lagidium viscacia), des rongeurs de la famille des Chinchillas ressemblant à des lapins avec une queue d’écureuil. En empruntant le petit sentier, nous ne tardons pas à en apercevoir.

Cherchez l’animal !

En y regardant mieux, il y en a partout… certains se dorent au soleil, d’autres préfèrent l’ombre !

En tout cas, la vue de ce bodefal sur fond de volcans vaut le détour. C’est magnifique !

Immédiatement après cette zone humide bien verte, une piste nous fait traverser des paysages plus désertiques vers le site archéologique « El Chacu ».

Il s’agit d’un site utilisé par les Incas et les Aymaras pour capturer les vigognes et autres camélidés. D’une longueur maximale de 100 mètres et d’une largeur de 30/40 mètres, il se situait sur la pente descendante d’un petit canyon, ce qui évitait qu’il soit visible des animaux arrivant de la pampa voisine. Chacu

Pour Lauca, ce sera tout ! Deux kilomètres après la maison des rangers de Las Cuevas, nous quittons la route internationale et tournons à droite vers Guallatire sur une bonne piste entretenue.

Guallatire, c’est à la fois ce sommet à 6060 mètres et un petit village où nous faisons notre arrêt du midi. Le volcan est actif. Voyez les fumeroles qui s’en échappent !

Guallatire, l’église du village et le petit kiosque idéal pour notre pique-nique.

Hervé en profite pour explorer le campanile.

Si le village a l’air dépeuplé, en revanche, le bodefal voisin est fréquenté par une multitude de lamas et d’alpagas ! Ils ont la belle vie dans ce cadre somptueux !

Bientôt un panneau nous indique l’entrée dans la Reserva Nacional Las Vicuñas… et comme son nom l’indique, ces camélidés graciles aux grands yeux sombres sont légion dans ce parc aux badlands colorés.

Le Salar de Surire n’est alors plus très loin… plus que quelques virages sur cette piste !

Au refuge, il n’y a personne pour l’instant. Le ranger devrait arriver dans la soirée… en tout cas, nous l’espérons. D’ici là, nous en profitons pour explorer les environs tout en scrutant l’horizon dans l’attente d’un éventuel panache de poussière.

Derrière le refuge, des viscaches en nombre posent pour la photo ! C’est l’occasion de les approcher de très, très près !

Puis en prenant de la hauteur (une centaine de mètres de dénivelé cette fois, on progresse, on progresse !), nous découvrons l’étendue du salar en dégradés de rose, gris et bleu !

Avant l’arrivée du ranger, nous voyons arriver deux autres véhicules dont descendent de l’un, deux couples suisses et leur accompagnateur, de l’autre 3 vététistes et leur guide. Manifestement, il va falloir partager les lieux.

Enfin, peu après 18 heures, le garde arrive en compagnie de deux de ses acolytes. Nous sommes par conséquent 14 personnes à vouloir loger ici cette nuit. Je me demande comment tout ce petit monde va pouvoir cohabiter mais le refuge, composé d’un bâtiment principal et d’un préfabriqué, est plus grand que je ne le pensais et chacun y trouve aisément sa place. On nous octroie une chambre à deux lits, rien que pour nous, super ! Les sanitaires sont partagés et limités au strict minimum : eau froide, pas d’eau courante au WC mais un broc, pas de douche ni de chauffage.

Dans la cuisine commune, Enrique, le guide des Suisses, prend rapidement les choses en main et mitonne des pâtes au thon pour son groupe. Pour nous deux, ce sera plus frugalement soupe, petits pois et pomme, le tout arrosé d’un verre de Merlot généreusement servi par Enrique.

Toutes les langues se mêlent pendant le dîner, de l’allemand à l’espagnol en passant par l’anglais, et le français. Alors qu’un bon feu crépite dans le poêle, manteaux et polaires restent cependant de rigueur.

Au moment de faire notre petite vaisselle, il n’y a plus d’eau au robinet de la cuisine, signe que les tuyaux ont déjà gelé. Température attendue dans la nuit : -10° ! Nous nous pelotonnons dans nos sacs de couchage pour une nuit très froide à 4200 m.

Vigognes dans le PN Las Vicuñas



La suite dans les parcs chiliens : Surire et Isluga

J7 : Mer 04/05/11

Au réveil, la vitre de la fenêtre de notre chambre est recouverte d’une fine couche de givre… à l’intérieur !

A 7 h 30, nous sommes pourtant les premiers levés et une heure plus tard déjà sur la route (pardon, la piste !) alors que nos compagnons de nuit émergent à peine de leur sac de couchage.

Notre destination de fin de journée est encore indéterminée : Colchane à 90 km ou Iquique à 315 km. Nous déciderons le moment venu.

Pour l’instant, direction les thermes et geysers de Polloquere en longeant la rive du salar. Surire n’a rien à voir avec notre humeur (sourire !) mais provient du nom « suri » donné au nandou, cet oiseau voisin de l’autruche présent sur l’Altiplano.

D’ailleurs, l’endroit mérite bien son nom, déjà les volatiles sont en vue. Mais à peine le photographe a-t-il dégainé qu’ils prennent leurs pattes à leur cou et détalent à vitesse grand V. Nous aurons l'occasion d'en revoir quelques jours plus tard, j'y reviendrai !

Les colonnes de vapeur s’échappant des piscines naturelles de Polloquere se devinent de loin et témoignent de l’intense activité volcanique.

Nous n’avons pas l‘intention de nous baigner à cette heure-ci mais un visiteur insolite occupe déjà l’un des bassins. Il se réchauffe sans doute les pattes !

C’est un flamant andin !

Après ce détour, nous retrouvons sur la piste principale nos compagnons suisses dans leur minibus jaune. Nous n’arrêterons pas de les doubler ou de les rattraper à différents points d'intérêt du parcours et… notamment devant le tableau de ce couple de viscaches en pleine bouderie.

Ils nous rejoignent ensuite au passage de ce col ! Comparaison des données de nos GPS respectifs, ils affichent bien tous les deux 4730 mètres… le point culminant de la journée ! Maintenant place à la descente !

Place à des paysages plus verdoyants, à de vastes prairies spongieuses où les eaux ont modelé des milliers de petits îlots aux formes douces et rondes où la gelée matinale a déposé un bel ourlet blanc.

Depuis le mirador voisin, nous contemplons cette zone humide géante et profitons de l’endroit pour déjeuner au « balcon ».

Après le repas, nous ne tardons pas à franchir l’entrée du parc national du volcan Isluga. C’est maintenant le sommet du même nom (5530 m) qui règne en maître !

A ses pieds, les bords de la lagune Arabilla voient les Ouettes des Andes (Guallata andina) cohabiter harmonieusement avec les lamas.

Après un bain aux thermes d’Enquelga (toujours seuls !), nous débouchons sur la route asphaltée reliant Colchane à Iquique vers 15 heures et décidons de rejoindre la ville du bord de mer dès ce soir.

Après une nuit rustique et plusieurs jours de piste poussiéreuse, nous avions envie d’un bel hôtel pour nous coucouner et d’un bon repas pour nous remettre d’aplomb… je salivais déjà à l’idée d’un bon poisson ! Mais pour l’instant, nous sommes encore à plus de 300 km… et à près de 4000 mètres d’altitude !

Alors que la route était censée nous mener au niveau de la mer, la voilà qui continue encore à grimper jusqu’à 4300 mètres avant d’ enchaîner des montées et descentes incessantes sur des dizaines de kilomètres. On se croirait sur des montagnes russes… ou plutôt chiliennes, en l’occurrence !

Notre tacot a un peu de mal dans les côtes. Alors qu’il assume parfaitement sur les pistes, sur l’asphalte, ce n’est pas une flèche et on a l’impression de ne pas avancer. A cette allure, on n’est pas prêts d’arriver à Iquique…

Heureusement, un petit arrêt du côté de « Los Penitentes » va nous permettre de souffler et nous détendre un peu au milieu de ces curieuses silhouettes de pierre… qui nous en rappellent d’autres, quelque part dans l’Ouest américain ou australien ! On adore !

Ils ont tous une bonne bouille, ces Pénitents !

Après cet intermède, la route commence véritablement à amorcer sa descente dans un décor de montagnes colorées.

Puis la végétation change au fur et à mesure de la perte d’altitude et se fait de plus en plus rare jusqu’à devenir sable et poussière à l’étage inférieur. C’est dans ce paysage désolé à 100 km de la ville d’Iquique que l’on peut apercevoir un géoglyphe, visible du sol, le Gigante d’Atacama que nous ne voulons bien sûr pas louper. Hervé se dévoue pour se rendre à ses pieds !

Aux portes d’Iquique nous sommes toujours à 800 mètres d’altitude. C’est dire combien la descente finale va s’avérer impressionnante. Des lacets en épingle à cheveux, heureusement en sens unique, vont nous faire "tomber" au pied de la dune.

La nuit, elle aussi, est tombée quand nous nous arrêtons devant le Terrado Suites, un hôtel de classe internationale où nous demandons en chœur une chambre avec vue sur mer.

"Une chambre ? Mais l’hôtel est complet", nous répond-on ! On a du mal à croire qu'un hôtel de cette taille, avec près de 100 chambres, soit complet en semaine, au mois de mai. Eh bien oui, car fréquenté +++ par des hommes d’affaires en costume cravate ! On avait oublié que dans les hôtels des grandes villes il n’y avait pas uniquement que des touristes ! La déception est grande !

Commence alors la tournée des autres hôtels que j’avais notés, mais au Holiday Inn, au Radisson, au Gavina… la réponse est toujours la même. Completo !

Dans ce dernier, un réceptionniste compatissant accepte de passer quelques coups de fil pour nous tout en nous faisant comprendre que seuls les hébergements de catégorie inférieure auraient des disponibilités. Il nous trouve alors une cabine à l’autre bout de la ville… basique… très basique… loin de nos rêves de confort cosy… mais à moins de dormir dans notre carrosse, nous n’avons guère d’autre choix, vu l’heure !

Au final, en guise de dîner à base de poisson, nous nous préparerons, vite fait, une salade composée au thon… en boîte… Sans commentaire !

Iquique - Tocopilla... au bord de la mer !

J8 : Jeu 05/05/11

Nous avons bien envie de passer une journée et une nuit supplémentaire à Iquique mais pas dans cette cabine. Le premier objectif de la matinée est donc de trouver un hébergement plus sympa !

L’office du tourisme nous conseille le Divasto Hôtel mais, après une rapide visite, c’est finalement en face, à l’Hosteria Cavancha Beach en front de mer, que nous nous posons.

La salle de bains aurait certes besoin d’un petit coup de rafraîchissement mais la chambre est vaste et ses deux grandes baies vitrées donnent sur une agréable terrasse surplombant la plus belle plage d’Iquique, Cavancha Beach.

Le comble est qu’il est immédiatement voisin du Terrado, celui où on a fait chou blanc hier… Ah ! Si on avait su !

Après un bain de soleil fort apprécié sur la terrasse, nous consacrons le reste de la journée à la découverte de la ville.

Si Iquique est avant tout le plus grand port du nord du pays, elle garde encore quelques avenues bordées de maisons coloniales témoignant du passé florissant dans l’industrie du salpêtre. Elle possède également quelques plages agréables.

Promenade sur les planches de long de la plage. On se croirait presque à Deauville !

En passant, quelques belles fresques de street art !

A l’extrémité de la plage, nous quittons le bord de mer pour rejoindre le centre-ville.

Passage par la calle Baquedano avec ses demeures en pin d’Oregon aux façades et vérandas aux tons pastel. S’il y en a autant à Iquique, c’est que les bateaux, lourdement chargés de salpêtre pour les Etats-Unis, rentabilisaient toujours leur voyage retour avec du fret, comme le pin d’Oregon, qui se revendait ici à un bon prix dans la construction.

Dans cette rue, le guide du Routard recommande de jeter un œil au Palacio Astoreca, la demeure d'une riche famille d’aristocrates, bâtie en 1904, entièrement en pin d’Oregon, justement.

Il se trouve que ce palais abrite à partir d’aujourd’hui une exposition itinérante de tableaux de peintres chiliens (musée des Beaux-Arts de Santiago) : Coleccion in viaje … collection en voyage, joli nom ! Au moment où nous nous présentons, on s’empresse de nous ouvrir les portes des différentes salles d’exposition. Serions-nous les premiers visiteurs ? Tout laisse à le penser. En tout cas, l’inauguration n’aura lieu qu’en soirée.

Voici une des œuvres exposées !

Après cette parenthèse culturelle, nous arrivons dans le cœur de la ville sur la plaza Arturo Prat où trône la pittoresque « Clock Tower ». Derrière la tour de l’horloge, on aperçoit le théâtre !

Au retour, nous ne résistons pas à tremper les pieds dans l’eau, elle est aussi froide qu’en Bretagne ! En revanche, l’air est doux et ensoleillé. Température autour de 25°. Ça fait du bien !

Fin d’après-midi sur notre terrasse à regarder les lions de mer batifoler dans les flots et les pélicans s’ébrouer sur la jetée.

La vue depuis notre terrasse !

La soirée se poursuit au restaurant de l’hôtel, tout seuls, sur la terrasse (c’est dire qu’il fait bon !) à profiter de la baie et à nous régaler d’un excellent filet de sébaste dont on rêvait depuis la veille... puis s'achève au casino à claquer quelques milliers de pesos !!!

J9 : Vend 06/05/11

En raison de la courte étape qui nous attend, pas la peine de partir aux aurores, autant profiter encore un peu de la vue sur la plage de Cavancha. Au moment de charger la voiture, la couche de poussière amassée pendant cette première semaine sur les pistes se rappelle à nous : elle s’est incrustée partout ! Si on a le malheur de frôler les portières même intérieures, nos habits se transforment en serpillères. C’est une horreur !

Pour 8000 pesos (12 €), le garage voisin nous propose un lavage intérieur/extérieur. En fait, avec un seul seau d’eau, le gars va nettoyer tout le véhicule… (économie d'eau oblige ?) Mais notre Coche va sortir de là astiqué comme un sou neuf ! Quel plaisir alors de reprendre place à son bord !

Maintenant, route vers Tocopilla ,225 km par la Ruta 1… un air de désert du Sinaï avec la montagne désolée et poussiéreuse tombant dans la mer… et une route rectiligne… à l'infini !

Sur notre trajet, à 150 km d'Iquique, nous sommes très surpris de trouver un poste de douane… pourtant, on est bien au Chili… peut-être en raison d'un changement de région ? En tout cas, les douaniers n'ont pas voulu voir nos passeports, uniquement le document de douane du 4X4. Un petit coup de tampon et hop ! C'est reparti !

Quelques kilomètres avant Tocopilla, plus exactement tout juste avant le tunnel, nous nous arrêtons à la Caleta de la Cuchara qu'Aldo nous avait recommandée.

Effectivement, l'endroit est sympa et nettement plus accueillant que la ville industrielle voisine. Nous décidons par conséquent d'y rester pour la nuit et d'inaugurer le couchage dans le véhicule.

Nous partageons la crique avec quelques condors !

La soirée est douce et agréable. Après le dîner et une petite balade vespérale à la lumière de nos lampes frontales, nous nous endormons vite les yeux rivés sur les étoiles, bercés par les vagues du Pacifique !

Vers le désert d'Atacama : Chiu-Chiu, Caspana et les geysers de Tatio

J10 : Sam 07/05/11

Après deux jours au niveau de la mer, nous prévoyons aujourd'hui un retour dans l'Altiplano. A l'origine, nous pensions dormir dans le 4X4 sur le site des geysers de Tatio à 4300 mètres d'altitude. Mais finalement passer de 0 à 4300 mètres en une journée n'était pas raisonnable. On nous avait parlé d'une auberge à Caspana (3200 m) à environ une heure de route des geysers (en réalité un peu plus !)… Alors OK, direction Caspana à 230 km dont 80 km de piste.

Nous quittons donc notre petite crique du côté de Tocopilla à l'assaut des montagnes à travers un paysage gris et aride le long d'une route flanquée d'une double ligne à haute tension… pas vraiment glamour ce début de parcours !

Ici c'est une région propice à l'extraction de nombreux minerais. D'ailleurs, à proximité de Calama, nous entrevoyons la mine de cuivre de Chuquicamata, la plus grande mine à ciel ouvert du monde. Mais elle ne se visite pas le week-end alors ce n'est pas la peine de s'attarder à Calama.

Nous cherchons vainement un endroit pour pique-niquer mais jusque ici (150 km et un peu plus de trois heures), nous n'avons pas vu un seul brin d'herbe. Nous attendrons encore 40 km de plus avant de trouver notre bonheur dans l'oasis de Chiu-Chiu.

Sur la place du village, un arbre aux baies roses (un faux poivrier) nous prodigue son ombre bienfaisante et nous pouvons enfin nous attabler.

Il fait chaud, presque orageux et les sommets des Andes sont couverts de nuages. Espérons que le temps ne se gâte pas là-haut !

En attendant, profitons-en pour faire un tour dans le village, visiter son église, l'une des plus anciennes du Chili, à l'architecture coloniale typique, d'aspect massif avec d'épais murs en adobe et une menuiserie en bois de cactus.

Aux alentours, j'avais noté un site de pétroglyphes, plus précisément à mi-chemin entre Chiu-Chiu et Lasana. Nous ne tardons pas à les repérer mais certains sont difficiles d'accès car situés sur la pente pierreuse de ce canyon.

Le lama est très présent dans ces représentations de scènes pastorales.

Ici le berger avec sa crosse nous rappelle un peu le Kokopelli des Indiens pueblos d'Amérique du Nord.

Avant de rejoindre les montagnes, nous faisons un dernier arrêt prêt d'une drôle de lagune parfaitement circulaire dite sans fond !

Puis nous attaquons les 80 kilomètres de piste, plutôt bonne dans l'ensemble, à destination du joli village de Caspana, adossé au pied d'une falaise et entouré de nombreuses terrasses cultivées.

Nous y trouvons bien une auberge mais elle est fermée. Tant pis, nous sommes maintenant rodés, nous prévoyons donc une nouvelle nuit dans notre Coche et installons notre campement devant le bâtiment.

Après un tour dans le village et une visite du petit musée, c'est l'heure de la tambouille… puis coucher de bonne heure… car demain, il faut se lever aux aurores si nous voulons être aux geysers du Tatio pour le lever du soleil car c'est le matin très tôt que les geysers sont les plus impressionnants.

Eglise de Chiu Chiu



J11 : Dim 08/05/11

Réveil à 4 h 30… Les affaires sont rapidement rangées et le départ aussitôt donné. Soixante-cinq kilomètres de pistes à effectuer de nuit nous attendent jusqu'au Tatio.

On commence par louper le premier carrefour… ça commence mal ! Il faut être particulièrement concentré, à la fois sur le GPS pour suivre précisément l'itinéraire prévu, et sur l'état de la piste.

Il n'y a personne d'autre sur ce trajet sauf… tout d'un coup, une torche est braquée sur nos yeux. En fait des carabineros qui nous arrêtent au beau milieu de nulle part, en pleine nuit. Ils nous réclament les documents du véhicule et le permis de conduire d'Hervé, pas même nos passeports… puis nous adressent un franc "Adelante" !… En avant !

En avant, en avant… mais ça n'avance pas vite ! La piste est pentue, très pentue, notre tacot s'essouffle, Hervé est obligé de monter en première. La route nous apparaît également étroite, nous roulons probablement à flanc de montagne.

Ouf, ça va mieux quand nous passons le col, 4500 mètres… ce n'est pas rien !

Peu après, la piste rejoint celle venant de San Pedro de Atacama. On pensait qu'à partir de là nous rencontrerions la caravane des véhicules des tours opérateurs mais personne encore pour l'instant.

Entre 6 heures et 6 H 30, nous arrivons sur les lieux et il fait toujours nuit… nous sommes la deuxième voiture à pénétrer sur le site. L'entrée est payante comme tous les sites de la région. Ici, 5000 pesos = 7,50 € par personne.

En sortant de la voiture, le froid nous surprend, il fait -5/-10°. Polaire, doudoune, bonnet et gants sont bienvenus.

Le jour commence tout doucement à se lever dans une ambiance un peu irréelle. Les geysers se mettent à cracher leurs jets bouillonnants et nous commençons à distinguer les panaches de fumerolles s'étirant vers le ciel !

Dès que le soleil darde ses rayons, l'activité des geysers diminue mais celle des tours opérateurs est alors à son maximum. Pour tous, c'est l'heure du petit-déjeuner…pour les touristes, les œufs sont cuits dans les sources bouillantes. Pour nous, ce sera tout simplement un café au lait bien chaud accompagné de tartines.

Ensuite, pour échapper au monde, nous grimpons sur la corniche surplombant le parking pour nous retrouver seuls, absolument seuls sur les hauteurs de l'Altiplano. De là, nous dominons tout le site et apprécions la balade au milieu des rochers !

C'est aussi l'endroit idéal pour surveiller la fréquentation des lieux car les touristes ont tous rendez-vous dans la piscine naturelle après la visite des geysers. Si nous ne voulons pas partager le bain avec cinquante personnes, il est utile de garder un œil sur les parcs de stationnement. Quand il ne reste plus que notre voiture sur le parking, nous redescendons de la montagne.

Sous un ciel d'azur et un soleil radieux, les geysers ont maintenant une toute autre tête !

Certaines sources chaudes révèlent encore des merveilles insoupçonnées. Admirez celle-ci, entourée d'un joli jardin suspendu et installée dans une prairie fumante !

Avec le départ des touristes, les vigognes reprennent possession des lieux. Ces deux-là sont amusantes !

Près des thermes, il n'y a maintenant plus grand monde… c'est le moment de nous délasser dans le bassin d'eau chaude en compagnie de quelques baigneurs chiliens.

Il est midi quand nous quittons le Tatio en direction de San Pedro de Atacama par la piste qui passe par Machuca.

Nous n'arrêtons pas de nous extasier devant le panorama de ce haut plateau désertique aux couleurs mordorées, dominé par les sommets enneigés d'une ribambelle de volcans prestigieux.

Ce nandou ne s'y est d'ailleurs pas trompé... il se plaît bien dans ce décor.

Ce n'est sans doute pas pour rien que le village de Machuca s'est implanté ici, le site est magnifique.

En bonus, une belle lagune aux eaux miroitantes finit de parfaire l'image idyllique de carte postale.

Après Machuca (encore à 4000 mètres), la piste commence à perdre tout doucement de l'altitude jusqu'à San Pedro (2500 m). Nous passons les thermes de Puritama (payants)… le bain, c'est déjà fait… ainsi que le canyon de Guatin… impatients d'arriver à destination après deux nuits de bivouac et un lever matinal.

Mais avant de rejoindre l'Atacama Lodge que nous avons réservé pour cinq nuits, il est essentiel de faire un ravitaillement général dans le village de San Pedro.

Ne cherchez pas de supérette, encore moins de supermarché, à notre grande surprise, il n'y en a pas… uniquement de petites boutiques à l'ancienne ayant chacune sa spécialité. En revanche, si vous cherchez la station d'essence, il vous faudra bien chercher car elle est cachée au fin fond d'un cul de sac. Ajoutez à cela des rues non pavées et encore moins asphaltées, des piétons, des cyclistes, des 4X4… une poussière monstre… et une chaleur à laquelle on n'était plus habitués. C'est ainsi que nous est apparu ce village touristique qu'on nous avait vanté comme étant "un splendide petit village d'adobe". Bon, avec un petit peu de recul, c'est vrai que le village est sympa, surtout quand on laisse son véhicule à l'extérieur, mais nous sommes tout de même contents de ne pas y loger.

A 6 kilomètres au sud de San Pedro, l'Atacama Lodge est un véritable havre de paix. Propriétés de Alain Maury, astronome français et organisateur de séances d'observation du ciel, les lodges accueillent essentiellement des astronomes amateurs souhaitant observer le ciel parmi les plus clairs du monde dans des télescopes performants mais aussi des individuels ou groupes qui veulent tout simplement profiter d'un séjour au grand calme.

C'est notre cas et nous sommes ravis de notre choix. Nous héritons d'un lodge en adobe et toit de paille d'une quarantaine de mètres carrés comprenant une cuisine équipée, une salle de bains avec hydromassage (!) et une chambre avec… vue sur le volcan Licancabur. A cela s'ajoute une terrasse d'une surface équivalente à partager avec le lodge mitoyen… mais comme nous sommes les seuls occupants… Promis, on vous mettra des photos plus loin !

Atacama : la vallée de la Lune en long en large et en travers

J12 : Lun 09/05/11

A 8 h 45, nous sommes déjà devant la guérite d'entrée de la vallée de la Lune censée ouvrir à 8 h 30. Personne ! Tant pis, nous paierons plus tard, déplaçons la barrière et entrons… (Deux jours plus tard, nous réaliserons que, dans la région, l'heure n'est pas la même que dans le nord du pays… il devait être par conséquent 7 h 45).

Située à 10 km à l'ouest de San Pedro et à 2500 mètres d'altitude, la vallée, formée il y a 22 millions d'années, présente d'étranges paysages aux allures lunaires. L'absence de vie animale et végétale en fait un des endroits les plus inhospitaliers au monde.

Le premier site sur notre route, c'est la Quebrada de Kari… un canyon aux parois couvertes de cheminées et de flèches pétrifiées, saupoudrées d'une fine pellicule de sel. Si vous prêtez l'oreille, vous entendrez craquer le sel qui se dilate sous le soleil !

Une randonnée agréable de 4 km A/R jusqu'au pied de la Cordillère… de Sal ! Deux heures d'exploration tranquille !

Du sel, encore du sel, cette fois dans les Cavernas… de Sal ! Mais d'abord, on nous réclame notre droit d'entrée au contrôle intermédiaire, juste au niveau des cavernes. Nous nous mettons en règle : 2000 pesos par personne, valable pour la journée… avec en prime, un plan sommaire du site et quelques indications dans un anglais… sommaire aussi !

Bon, nous voilà documentés pour découvrir les deux curiosités suivantes : les Cavernas de Sal et le Cañon. Les deux itinéraires peuvent être enchaînés en boucle en une heure environ.

Equipés d'une torche, nous nous glissons, parfois au ras du sol, dans les cavernes successives. C'est fatigant mais amusant ! Contorsions obligatoires surtout avec un sac à dos !

Heureusement, la balade se poursuit ensuite à l'air libre entre dunes et mesas…

… sous l'œil attentif de ce hoodoo à l'expression humaine.

Sur une si bonne lancée, enchaînons avec El Cañon, immédiatement voisin… qui, en cette fin de matinée, a drapé son entrée de rouge !

Le sentier, d'abord coincé entre deux parois, s'élève bientôt vers un plateau torturé d'où dépasse la chaîne des volcans environnants.

La descente n'est pas évidente à trouver, un balisage confus nous conduit dans une pente périlleuse... nous obligeant à revenir sur nos pas pour choisir une voie plus sûre : la route toute proche, tout simplement !

La matinée a filé à toute vitesse et nous n'avons exploré que la moitié de la vallée. Néanmoins, nous préférons reporter le reste en fin d'après-midi afin de profiter par la même occasion du coucher du soleil.

En attendant, le meilleur endroit de repli est assurément la terrasse du lodge.

Vers 16 heures, retour dans la vallée de la Lune pour la suite de la visite. Premier objectif : la grande Dune !

Depuis peu, l'accès direct à la Dune est interdit… un nouveau sentier, plus discret, mène sur une crête voisine. Mais quelle crête ! Des vues époustouflantes… de part et d'autre, des creux, des pointes, des vagues, des pics, des arêtes, des croûtes… de sel, de sable et de pierre sculptées par l'érosion.

On a vraiment du mal à détacher notre regard de ce paysage !

Mais la dune nous attend. Zut, au moment où on approche, le soleil joue à cache-cache avec un nuage ! On décide d'attendre… un ange passe !

Le soleil revient timidement !

Allez, en passant, un dernier panorama sur le Licancabur et ses voisins. Immédiatement à sa droite, le Juriques et encore plus à droite, le Cerro Toco que nous aurons l'occasion d'évoquer prochainement.

Au moment où nous quittons la dune pour rejoindre les Tres Marias, nous voyons arriver les premiers minibus des agences de San Pedro. Houla, devant les trois statues de pierre, il y a foule !

Après deux, trois clichés, nous nous enfuyons par une piste défoncée vers d'anciennes mines de sel.

Et à notre retour devant les trois Marie, nous avons les lieux pour nous tout seuls. Nous décidons d'assister au coucher du soleil ici plutôt que sur LE lieu habituellement dédié qu'est la grande dune. Nous nous postons sur une crête et attendons !

Les derniers rayons du soleil inondent la vallée de leur lumière douce et chaude !

Le ciel rosit maintenant derrière les trois statues !

Puis c'est tout le désert qui se met à rougeoyer au soleil couchant !

La vallée de la Lune se serait-elle transformée en planète rouge… Décidément, elle n'en finit pas de nous étonner ! Nous l'avons explorée en long, en large et en travers mais bien sûr, il y aurait encore tant à voir ! Pour une autre fois, peut-être ! Pour l'instant, les gardes surveillent le départ de tous les véhicules, il est interdit de passer la nuit sur le site.

Deuxième nuit à l'Atacama Lodge.

Dans la Vallée de la Lune



Atacama : de la vallée de la Mort à la vallée de l'Arc-en-ciel

J13 : 10/05/11

Dans une région réputée pour son ciel très clair, il fait ce matin bien gris. Nous prenons tout de même la route en espérant une amélioration en cours de journée. Au programme : deux autres vallées et un site de pétroglyphes.

A 4 km à l'ouest de San Pedro, sur la route de Calama, une piste très rugueuse nous conduit dans la vallée de la Muerte dont le nom est en fait une déformation de "Valle de la Marte" (Mars). Nous espérions la parcourir d'une extrémité à l'autre afin de pouvoir rattraper plus loin la route vers Calama jusqu'à notre point d'intérêt suivant.

Mais bientôt, la piste devient sableuse. Enclenchement du 4X4… ça passe… puis le sable devient de plus en plus profond et la pente de plus en plus importante. Il faut se faire une raison, renoncer au trajet "one way" et continuer un peu à pied. Pourtant des traces témoignent du passage de véhicules : en réalité, l'astuce consiste à faire le parcours dans le sens inverse pour bénéficier de la descente. Avis aux amateurs !

Nous longeons alors le champ de dunes à pied (c'est ici que se pratique le snowboard) avant de grimper sur un escarpement rocheux d'où notre regard embrasse toute la vallée. Malheureusement, de gros nuages s'accrochent toujours aux sommets et les conditions ne sont pas parfaites !

Retour sur la route de Calama que nous suivons jusqu'au km 55 après avoir franchi un col à 3500 mètres. Là, nous prenons, à droite, la piste vers Rio Grande.

Youpi, le soleil fait une percée alors que nous approchons de notre destination !

A 23 km du carrefour précédent se trouve un site d'art rupestre : Hierbas Buenas. Nous pensions devoir chercher les pétroglyphes, pas du tout, ils nous sont quasiment servis sur un plateau.

Un cabanon pour le gardien, un abri pour le pique-nique, des poubelles, des toilettes, des emplacements de parking, des sentiers délimités par plein de petits cailloux… tout est parfaitement signalés et aménagés aussi bien que dans les parcs américains ou australiens. Dans ces conditions, l'accès coûte 2000 pesos (3 €) par personne comprenant aussi les droits pour la vallée de l'Arc-en-ciel (Arcoiris).

Il n'y a plus qu'à aller contempler… et il y a matière ! Le site à lui seul vaut le coup d'œil : un ensemble de roches, couleur vanille, chapeautées d'une couche chocolat… très esthétique !

A l'époque préhispanique, le site servait d'étape aux caravaniers qui faisaient du troc. Les habitants de l'Atacama auraient gravé des messages sur les pierres à destination de ces voyageurs.

Les motifs sont nombreux et représentent principalement des animaux tels que lamas, renards et flamants.

Après avoir observé les différentes gravures sous tous les angles, en route pour la vallée de l'Arc-en-ciel… quelques kilomètres plus loin !

A l'entrée dans ce large canyon… premières impressions ! Waouh ! Que de couleurs !

Nous décidons d'aller jusqu'au fond de la vallée en voiture avant de revenir petit à petit en explorant à pied les secteurs qui nous paraissent particulièrement intéressants.

Nous commençons par remarquer ce massif de hoodoos. Et si nous allions y faire un tour ?

Nous nous y faufilons aussitôt.

Depuis l'entrée de ce massif, les teintes de la vallée sont encore plus flagrantes !

Nous poursuivons notre balade dans la palette de couleurs…

… en nous attardant sur quelques tableaux !

Celui-ci est tout simplement fascinant !

Bien que les nuages aient à nouveau pris le dessus, nous faisons une dernière incursion dans la vallée voisine, parallèle, très colorée aussi et dont les parois sont couvertes de quelques cactus remarquables. Un cactus de sexe féminin ?

Puis c'est le retour à San Pedro sous un ciel de plus en plus chargé qui va même donner quelques gouttes de pluie ici dans le désert. Sur les sommets, il doit pleuvoir… ou peut-être même neiger !

La séance d'observation du ciel que nous avons prévue depuis notre arrivée n'est pas encore pour ce soir !

Atacama : à l'assaut du cerro Toco, à 5604 mètres

J14 : Mer 11/05/11

Il a fait très mauvais hier soir et neigé en altitude. En regardant par la fenêtre, on distingue une fine couche de neige fraîchement tombée sur les sommets et sur l'Altiplano. La température matinale s'en ressent aussi.

Dans ces conditions, tenter l'ascension du Cerro Toco (5604 mètres) tombe à l'eau.

En revanche, c'est un temps idéal pour faire du vélo. Nous laissons "El coche" sur le parking municipal de San Pedro et arpentons dès 8 h 30 les rues du village à la recherche d'un loueur. Nous en repérons un, au joli nom de "Km Zero", qui devrait ouvrir à 9 heures. En attendant, capucino et expresso au salon de thé O2 en face nous font patienter. 9 h 15, toujours personne dans la "tienda de bicicletas". Le patron du café que nous sollicitons s'empresse de se renseigner par téléphone. Le loueur est à Calama et ne comptait pas ouvrir sa boutique mais il nous envoie son père. Dix minutes plus tard, notre homme est sur place et à 9 h45, nous enfourchons enfin nos montures pour une demi-journée (5 heures) ou plus.

Le soleil a fini par triompher des nuages. Il fait très beau et déjà chaud.

Au programme, une boucle par la vallée de Quitor et le tunnel de l'ancienne route de Calama puis retour par l'actuelle route de Calama jusqu'au point de départ.

Dès la sortie du village, le ton est donné. Avec tout ce qu'il a plu en montagne, le rio est bien alimenté et s'étale sur toute la largeur de la vallée de Quitor. On a beau zigzaguer entre les petits îlots en évitant de poser le pied par terre, on finit inévitablement par se tremper les extrémités après plusieurs gués consécutifs.

La Quebrada del Diablo est la première curiosité au programme de cette sortie mais un rio encore plus profond que les précédents va faire capoter le projet.

Nous revenons sur nos pas dans cette vallée verdoyante parsemée d'herbes de la pampa ondulant sous le souffle du vent… pour nous diriger vers le fameux tunnel

Commence alors une rude montée dans une gorge aux roches rouges. Altitude de la vallée 2480 m, altitude du tunnel 2640 m, dénivelé 160 mètres. Jusqu'à 100 mètres de dénivelé, je résiste, je serre les dents et je reste en selle. Au-delà, je triche un peu en poussant mon destrier.

Encore quelques tours de roue et place à un beau panorama sur les crêtes environnantes, tout juste avant le tunnel !

La traversée se fait dans la pénombre (on a oublié de prendre nos lampes frontales) à peine percée par un filet de lumière venant de l'extrémité opposée.

C'est maintenant la descente tout en douceur mais par endroit dans du sable mou, ce qui oblige à pédaler même en descendant. Le pique-nique permet heureusement de recharger les batteries. Hervé annonce qu'il reste quatre kilomètres jusqu'au carrefour avec la route asphaltée mais j'ai l'impression que plus je pédale, plus la route s'éloigne.

Le parcours devient vraiment inconfortable avec une alternance de caillasse et de sable mou. Par moment, il faut carrément s'écarter de la piste, trop mauvaise, pour pédaler hors trace. Les kilomètres s'accumulent… Ça use, ça use !

Enfin la route ! A ce point du parcours, il reste 15 km à couvrir jusqu'à San Pedro… que j'espérais en descente. Pas du tout, la descente finale n'est pas pour tout de suite. D'abord 10 km de montée… de quoi me mettre le moral à plat. Heureusement une bonne orange bien juteuse va nous prodiguer l'énergie nécessaire pour les juguler. Après cet ultime effort, c'est la descente libératrice, 5 km qu'Hervé dévale à tombeau ouvert pendant que je reste loin derrière, agrippée à mes freins.

Nous posons le pied à terre au "Km zéro" à 14 h 45 après 5 heures soit une demi-journée de location (12 euros pour deux) et avec 35 km au compteur dont 20 de piste défoncée… un sacré périple !

Nous sommes fourbus mais contents. Un entraînement bénéfique, dans la perspective d'une prochaine ascension de sommet.

Fin d'après-midi cool à la terrasse d'un café à San Pedro puis retour au lodge pour un repos bien mérité.

En cours de soirée, Hervé entend un craquement en se baissant. Une fermeture Eclair qui a cédé ? Non, plus grave… il sort de sa poche la carte bleue… cassée en deux (c'est la seule en notre possession !). La puce électronique est intacte mais ici c'est la bande magnétique qui importe. Nous avons bien encore quelques devises mais pas de quoi terminer le voyage. Alors sommes-nous condamnés à finir clochards ? A suivre…

J15 : Jeu 12/05/11

Ciel très dégagé ce matin ! C'est l'occasion ou jamais de tenter l'ascension du Cerro Toco que nous contemplons depuis notre fenêtre depuis quatre jours maintenant.

Le voici photographié la veille depuis notre lodge… les Chiliens le qualifient de montagne à vaches… mais il culmine tout de même à plus de 5600 mètres…

Entre les différents sommets qui nous entourent, celui-ci a l'avantage de pouvoir être tenté sans guide et sans équipement technique. En outre, une piste menant vers un ancien camp minier permet de monter en véhicule jusqu'à 5200 mètres et des poussières… réduisant à moins de 400 mètres le dénivelé à gravir.

Certes nous étions déjà montés à 4810 mètres au refuge du volcan Cotopaxi en Equateur… mais jamais davantage ! Comment allions-nous réagir et pourrions-nous même y arriver ? That is the question !

C'est donc un peu fébriles que nous prenons, dès 8 heures, la direction du Toco par la route internationale du Paso de Jama. C'est la route reliant le Chili à l'Argentine et elle est largement empruntée par les poids lourds. Leur vitesse témoigne de l'extrême difficulté de la pente … on dirait qu'ils sont arrêtés tant ils ont du mal à monter. Derrière eux, "el Coche" est à peine plus vaillant, la plupart du temps en seconde. De surcroît, la route est jonchée de grosses pierres ayant servi aux chauffeurs à bloquer leurs camions en panne pour éviter de reculer.

Régulièrement, on se concerte : ça va? Oui, moi ça va, et toi ? Pour l'instant tout est OK.

A 4200 mètres d'altitude et à une quarantaine de kilomètres de SPA, nous quittons la route internationale pour une piste caillouteuse et pour 1000 mètres de plus à grimper. Nous dépassons le véhicule d'une agence, à l'arrêt pour une pause.

4800 mètres : ça y est, nous sommes à la hauteur du Mont Blanc et à celle du refuge du Cotopaxi.

5000 mètres, la piste devient de plus en plus étroite et pentue.

5260 mètres : fin de la piste près de l'ancien camp minier. Il fait très beau… et moins froid qu'on ne le craignait. Nous nous équipons cependant sérieusement : chaussures de marche, pantalons épais, polaires, doudounes, bonnets, gants, bâtons de marche, sacs à dos avec boisson chaude et en-cas… et bien sûr l'appareil photo. Le véhicule croisé précédemment nous rejoint.

La consigne que nous nous sommes fixés est la suivante : marcher très lentement et surtout redescendre au moindre signe de mal des montagnes. 9 h 45 : c'est parti sur un sentier bien tracé, légèrement verglacé par une fine pellicule de neige. Nous avançons tout doucement, en veillant à bien ventiler à chaque pas. Les gars conduits par l'agence entament leur montée derrière nous.

10 heures, 5309 mètres : déjà une première pause et une belle vue !

Une pause plus loin, des "jeunes", un Français et un Russe conduits par un guide chilien… nous rattrapent ! Ils viennent d'abandonner leur coéquipier brésilien déjà gagné par le mal des montagnes. Ils nous invitent à les suivre mais nous n'avons pas ni le même âge ni le même rythme. Nous avons besoin de prolonger notre halte car chaque mètre gagné demande un gros effort. Quand nous nous mettons enfin debout, ils sont déjà loin !

11 heures, 5440 mètres : nous arrivons dans un secteur de plus en plus enneigé. Le sentier, au début très visible, disparaît entre les pierres et sous la neige.

Ni cairn, ni balisage… alors par où passer ? On a beau scruter la montagne, les gars devant nous ne sont plus en vue ! Nous avons aussi perdu leur trace. Heureusement, Hervé, rusé comme un Sioux, finit par retrouver quelques traces de pas ténues lui paraissant fraiches… nous voilà tirés d'affaire et prêts à reprendre la lente ascension.

12 heures, 5545 mètres et un arrêt de plus ! Côté souffle, tout va bien mais la fatigue est réelle. A chaque halte, je ne peux m'empêcher de m'affaler sur un rocher et ai toutes les peines du monde à me relever. Pendant que je m'attarde, Hervé en profite pour explorer le large plateau devant nous à la recherche du meilleur panorama.

Il cherche en outre un indice pour valider la suite de l'itinéraire car, à nouveau, nous sommes dans l'interrogation. Par où passer ? Pas l'ombre d'une silhouette en vue ! Mais où sont passés les gars ? Hervé m'affirme être sûr de son itinéraire mais moi, je commence vraiment à douter. Et si nous n'étions pas sur la bonne trace ? Franchement, parmi les sommets qui nous entourent, lequel est celui que nous cherchons ?

Hervé, confiant, décide de suivre son intuition et moi, je n'ai pas d'autre choix que de le suivre tout en continuant à douter à voix haute… quand soudain, du haut de la montagne, dévalent à toute vitesse les trois gars de tout à l'heure. Nous sommes bien sur la bonne voie et cette bonne nouvelle nous donne des ailes pour vaincre les dernières difficultés.

12 h 30, 5600 mètres… et enfin la vue sur l'autre versant vers les lagunes Verde et Blanca en Bolivie. ! Extraordinaire ! Dire que nous serons à leur pied dans quelques semaines.

Sur le chemin de crête… l'arrivée est imminente !

12 h 35 : ça y est, Hervé est le premier à poser devant le mât du sommet !

Le GPS affiche 5622 mètres… on a du mal à le croire… mais nous avons vaincu le Cerro Toco !

Nous nous accordons quelques minutes pour savourer notre performance et… contempler le panorama. De gauche à droite, le Licancabur, le Juriques et les lagunes boliviennes.

Mais déjà il faut se dépêcher de descendre pour éviter le mal de montagne qui tente de nous envahir. Nous essayons de limiter les arrêts mais je me sens curieusement moins bien dans la descente que dans la montée… un peu comme si j'étais saoule. Au bout d'une heure dix, nous atteignons néanmoins la voiture... fatigués mais ravis de notre "exploit".

A 5000 mètres, nous obliquons vers le plateau du Chantajor afin de voir à quoi ressemblent les radiotélescopes en construction. Avec la mise en service en 2012 du plus grand observatoire de radioastronomie jamais construit au monde (projet regroupant Américains, Européens et Japonais), la région est en passe de devenir une plate-forme scientifique incontournable sur la planète.

Un bel alignement !

Retour à San Pedro par la route internationale, encore plus impressionnante et dangereuse dans la descente, pourvue de nombreuses voies de freinage d'urgence tous les kilomètres, pour les poids lourds en détresse. "El coche" qui se traînait à l'aller a maintenant besoin d'un sérieux coup de bride pour être ralenti.

Arrêt au village pour tester notre carte bancaire que nous avons pris soin de réparer à la bande adhésive. Mais les terminaux informatiques sont en panne dans tous les commerces, aussi bien le distributeur automatique que la station d'essence. Nous ne serons donc pas encore fixés sur notre sort et réglons nos dépenses en devises… tant qu'il nous en reste !

La fin de l'après-midi est consacrée à la préparation des bagages (départ demain matin pour l'Argentine) et accessoirement à un peu de repos car la journée n'est pas finie. Ce soir, nous avons rendez-vous avec la lune…

A 21 heures, nous rejoignons un groupe d'une vingtaine de Francophones dans le jardin d'Alain Maury pour une séance d'observation du ciel, d'abord à l'œil nu puis grâce à des télescopes performants. Etoiles, planètes, nébuleuses, galaxies, tout y passe et bientôt, grâce aux explications passionnées de l'astronome et de son épouse chilienne Alejandra, la Croix du Sud, la Mouche, Alpha du Centaure ou Saturne n'ont plus de secrets pour nous ! Enfin, la vedette du spectacle est incontestablement … la lune !

Une belle soirée qui nous a permis d'améliorer nos connaissances du ciel tout en passant un agréable moment ! A recommander ! Dernière nuit à l'Atacama Lodge.

Au cours de la montée du Cerro Toco

Vers l'Argentine par le désert de Tara

J16 : Ven 13/05/11

Notre séjour à San Pedro de Atacama s'achève. Nous avons volontairement zappé toutes les lagunes aux alentours : Cejas, Tebenquiche, Miscanti, Miniques… car nous devrions en voir d'autres, encore plus belles, dans le Sud-Ouest bolivien.

Nous prenons donc la route vers l'Argentine… oups, pas immédiatement … heureusement que nous avons pensé à demander confirmation car nous allions filer directement vers le Paso de Jama. En effet, les formalités douanières relatives à la sortie du Chili doivent se faire ici au poste de douane à l'entrée de San Pedro, 120km avant la frontière réelle !

Il y a un peu d'attente mais au final, en une demi-heure, tout est réglé.

Cap sur le Paso de Jama, comme hier, par cette incroyable route internationale. Sur les quarante premiers kilomètres, nous sommes en terrain connu… après, place à la nouveauté !

Le point de chute, ce soir, est prévu dans le village argentin de Susques à 300 kilomètres de San Pedro mais avec le détour dans le désert de Tara, il faut compter une cinquantaine de kilomètres de plus. Ni village, ni station-service sur cette route avant la frontière argentine, il faut le savoir aussi !

Rien que des volcans… aux flancs marbrés… à perte de vue !

… et quelques lagunes aussi ! Celle de Pujsa à 80 km de SPA mérite un arrêt !

A l'approche du Salar de Tara, à 4500 mètres d'altitude, les imposants monolithes des Monjes de la Pacana montent la garde à proximité de la nationale.

Mais les paysages autour de ces colosses ne constituent qu'une mise en bouche. Il faut s'aventurer au cœur du désert pour découvrir ses trésors cachés. Pour les atteindre, il faut impérativement un 4X4 car le risque d'ensablement est sérieux.

Aucune piste n'y mène! Après le sable mou, on a le choix, sur cette grande ligne droite, entre des centaines de traces. Il vaut donc mieux avoir préparé son itinéraire !

Seul repère dans cette immensité : ce cactus en forme de coussin… Cumulopuntia boliviana ignescens.

Suivre les cailloux du Petit Poucet risque aussi de vous conduire sur une fausse piste ;-)

Au milieu de cette étendue désertique surgissent alors des formations rocheuses tout en rondeur, dont les couleurs et les formes nous font penser à celles du désert Blanc en Egypte ou encore aux Coyote Buttes en Arizona.

Comme pour leurs "cousines", la nature y a dessiné des anneaux, des courbes et des vagues.

Mais ces doigts pointés vers le ciel annoncent d'autres formations encore plus singulières !

Quand apparaît devant nous cette immense falaise, nous savons que nous avons atteint les "Cathédrales de Tara".

Cette mesa s'interrompt brusquement pour laisser place à une lagune… le "Salar de Tara" ! Nous sommes à 4300 mètres d'altitude.

Sur ses rives, un petit abri tombe à pic pour le déjeuner. Le banc est déjà prévu, nous n'avons qu'à installer notre table et à déballer nos victuailles.

Un décor de rêve !

A 15 heures, nous sommes de retour sur la route internationale et une heure plus tard, à la frontière argentine. Quelle chance, il n'y a aucune attente, les formalités sont accomplies dans la foulée, le véhicule à peine fouillé… tout se passe comme sur des roulettes. Nous réglons nos montres, il y a une heure de décalage entre les deux pays.

Encore deux bonnes heures jusqu'à Susques… en passant de 4200 à 3600 mètres.

Le premier hôtel sur notre trajet est le Pastos Chicos… un complexe touristique comprenant une station-service, un restaurant et un hôtel. Nous demandons à visiter… la décoration est chaleureuse… mais la chambre sent très fort la peinture fraiche et la fenêtre ne s'ouvre pas. Nous laissons tomber avec regret !

Dans le virage suivant, Unquillar Hotel a l'air fermé mais en frappant à la porte, une jeune femme se précipite pour nous ouvrir. L'endroit est accueillant, joliment décoré également, la chambre mignonne, équipée de chauffage pour un prix bien inférieur que le précédent. Nous prenons sans regret !

La patronne du Pastos Chicos aura la bonne surprise de nous revoir un peu plus tard dans la soirée… pour le dîner. Au menu, une bonne viande d'Argentine accompagnée d'un excellent Malbec.

Nous n'avons toujours pas pu tester notre carte bancaire rafistolée (pas de banque aux alentours) et continuons à payer en devises. Pour combien de temps encore ?

Monjes de la Pacana



De Susques à Salta par la Ruta 40

J17 : Sam 14/05/11

Aujourd'hui, route vers Salta, plus de 300 km, par la R 40… hum, "route" est un peu prétentieux car il s'agit d'une piste... du moins jusqu'à mi-parcours, ce qui devrait bien faire une journée de trajet, entrecoupée de quelques sites remarquables.

L'accès de cette Ruta 40 se prend juste avant l'hôtel Pastos Chicos. Au début, la piste se présente bien, large et lisse, avec de temps en temps un peu de tôle ondulée. Elle grimpe doucement vers la Puna - l'altiplano argentin à 4200 m - dans un paysage mamelonné ponctué de quelques villages perdus.

Au loin on commence à distinguer la silhouette massive du volcan Tuzgle. Il compte, autour de sa base, quelques merveilles qui vont tour à tour nous occuper toute la matinée.

Tout d'abord, sur ses contreforts apparaît une falaise rocheuse et à ses pieds, le site d'escalade qui nous intéresse.

A vrai dire, nous n'avons aucune intention de pratiquer cette activité mais simplement d'explorer de long en large ce site de boulders, l'un des plus beau d'Amérique du Sud aux dires des connaisseurs de ce sport.

Nous l'avons découvert en regardant le film d'un groupe de grimpeurs, une Suissesse et neuf Grenoblois qui, fin 2010, ont été les premiers à y ouvrir des voies.

L'endroit est tout simplement fascinant, avec ses amas rocheux éparpillés sur toute la pente comme si un géant les avait fait dégringoler de la montagne.

Je sers à donner l'échelle… ou à retenir le caillou ?

Toujours au pied du Tuzgle, mais un peu plus loin, voilà une ancienne mine de soufre désaffectée… et une nouvelle occasion d'explorer ses moindres recoins. Seuls quelques murs restent encore debout !

Le camp était situé dans un environnement naturel exceptionnel au milieu d'une belle prairie marécageuse dominée par le cône veiné du volcan.

Enfin, pour finir, nous suivons la piste derrière la mine jusqu'au bout…

Quelle ne fut notre surprise de trouver là, si loin de tout, et surtout si loin de la R40, une maison… habitée… un peu comme celle-ci !

Après toutes ces flâneries, il est déjà 14 heures et grand temps d'avancer vers Salta. Allez, un dernier coup d'œil au Tuzgle, omniprésent !

Mais, à peine repartis, nous voilà à nouveau arrêtés, bouche bée, à l'entrée de cette vallée colorée où prédomine soudain le rouge carmin.

La piste continue à serpenter entre les collines en direction du viaduc de la Polvorilla.

Son état se dégrade nettement à cet endroit, et si on avait dû commencer par là, on aurait sans doute hésité à poursuivre tant la trace se perd dans le lit de la rivière !

Le viaduc est vraiment un bel ouvrage… apparemment on peut y monter, mais nous, on s'est contenté de l'admirer d'en bas.

Il est 14 heures, nous sommes à peine à moitié route de Salta, nous sommes samedi, nous n'avons pas réservé d'hébergement et nous craignons que le scénario d'Iquique ne se répète.

Nous décidons par conséquent de limiter les arrêts et de tracer jusqu'à la ville. Nous comptons sur le retour de l'asphalte pour augmenter notre vitesse moyenne mais ce n'est qu'après San Antonio de los Cobres que nous retrouvons le bitume.

A partir de ce village, une interminables série de lacets va nous faire perdre 2500 mètres d'altitude (Salta est à 1200 mètres) et alors qu'on croyait en avoir fini avec la piste, voilà que, cinquante kilomètres avant Salta, une nouvelle portion largement fréquentée par des camions nous inflige encore une fin de parcours dans une poussière infernale.

Quand enfin Salta se profile, nous sommes soulagés ! Il n'y plus qu'à se diriger vers le centre pour trouver un hébergement. J'avais repéré le Convento Antiguo qui m'avait fait bonne impression sur Internet. Malheureusement, ce que nous craignions, est arrivé : il est complet. Un plan en main, nous passons en revue tous les hôtels des rues Caseros et España mais quand ils ne sont pas complets, ils sont soit bruyants, soit moches, soit trop excentrés. Finalement, quand le Wilson Hotel nous propose sa dernière chambre, une grande suite avec parking, Wifi et petit déjeuner, nous n'hésitons plus… et posons nos valises dans cet hôtel moderne en plein centre.

Mais avant tout, il devient urgent de retirer des liquidités. Notre carte bleue raccommodée voudra-t-elle bien fonctionner ? Suspense… Hervé s'applique à l'introduire fermement dans le distributeur automatique. La machine hoquette, crachote… nous retenons notre souffle… et finalement accepte de nous délivrer nos billets ! Nous voilà tranquillisés sur la poursuite de notre voyage… du moins jusqu'au prochain retrait !

La bourse bien remplie et le cœur léger, nous partons visiter le centre-ville : la Cathédrale richement décorée, les abords de la Plaza 9 de Julio entourée de beaux bâtiments coloniaux admirablement préservés.

Il fait doux bien qu'un peu nuageux. Salta est très animée en ce samedi soir : beaucoup de monde dans les rues, aux terrasses des cafés, de la musique … et pour nous, l'envie de prolonger la soirée dans un restaurant près de la place centrale (dont j'ai oublié le nom).

Dans le désert de Tara

Dans la Quebrada de Humahuaca : Purmarcara et Tilcara

J18 : Dim 15/05/11

Déception au réveil, le ciel est désespérément gris ! On espérait approfondir la visite de Salta ce matin et admirer la ville depuis le mirador du Cerro Bernardo mais vu l'état du ciel, cette prolongation ne se justifie plus. Après quelques courses dans le supermarché du quartier, nous quittons la ville après le check-out à 11 heures.

Nous assurons néanmoins notre gîte de ce soir à Tilcara par une réservation téléphonique. Le village de Tilcara se situe dans la Quebrada de Humahuaca à environ 200 km au nord de Salta. Pour rejoindre la région, deux possibilités jusqu'à Jujuy : l'autoroute ou la Ruta 9 dite de la "Cornisa" (de la corniche).

Cette dernière est bien plus pittoresque et c'est pour cela que nous l'avons choisie. Etroite et sinueuse, elle traverse une forêt humide (oui, oui, humide !) où les lianes et les fougères rivalisent avec les eucalyptus… dans une ambiance très brumeuse. Parfois réduite à quatre mètres de largeur à peine, elle enchaîne les virages dans lesquels on ne peut se croiser et qu'il faut négocier "uno por vez", chacun son tour. Heureusement qu'il y a très peu de monde ! A ce rythme, trois heures pour parcourir les 90 km est une bonne moyenne.

Pour corser le tout, voilà que la pluie s'en mêle alors que nous espérions nous arrêter près du lac de la Cienega. Tant pis, on continue et ce n'est que bien plus au nord que le ciel laisse apparaître l'espoir d'une amélioration.

Ce n'est finalement qu'à l'approche de Purmamarca que le temps s'améliore réellement, nous sommes à plus de 2000 mètres d'altitude à l'entrée de la Quebrada de Humahuaca, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Alors finis les nuages et la végétation luxuriante, place à un univers à nouveau plus minéral, presque sans herbe, avec comme seules silhouettes celles des cactus, en suivant le lit du rio Grande… presque complètement asséché.

Avec le retour du soleil, le petit détour jusqu'à Purmamarca vaut vraiment le coup, afin d'approcher une des curiosités géologiques de la Quebrada de Humahuaca : la montagne aux Sept Couleurs !

Vue sur Purmarcara depuis le mirador.

Le "Paseo de los Colorados", un sentier de 3 km, permet d'être aux premières loges pour admirer la montagne colorée et ses replis. Il y a un vent terrible… j'ai du mal à tenir debout au passage de ce ressaut !

Du beige au violet en passant par le rouge orangé et le vert, la montagne aux Sept Couleurs exhibe la richesse minérale de la quebrada.

Poursuivons maintenant vers Tilcara. Après la montagne colorée, voici les outils du peintre… de grandes plaques rocheuses, aux reflets rouge, ocre, vert-de-gris ou ardoise, alignées les unes à côté des autres, telles des dizaines de palettes. Nous sommes en face de la "Paleta del Pintor" (la Palette du Peintre).

Plus que quelques kilomètres et nous voici à Tilcara. Nous avons réservé une "cabaña" au "Cerro Chico, lo del francés…" à l'écart du village, tout au bout d'une piste chaotique.

Sur les flancs du Cerro Negro, Nourredine, un ancien ingénieur français, a construit sept bungalows au milieu de verdoyantes terrasses en culture, de vergers et d'un parc boisé, réalisant ainsi son rêve d'enfant : créer un petit village dans la montagne.

Il nous réserve un accueil sympathique et chaleureux, nous laissant le choix entre deux cabañas. Elles sont toutes décorés dans un style rustique traditionnel, équipées de salle de bains avec eau chaude 24 h/24 et d'un poêle à bois… et offrent une vue panoramique exceptionnelle sur la Quebrada,

Nous choisissons la plus grande avec la meilleure vue, tant pis s'il faut monter les bagages un peu plus haut ! Conquis, nous réservons immédiatement une deuxième nuit.

Pour plus de photos du Cerro Chico, c'est ICI. Nous profitons de ce cadre exceptionnel jusqu'à la tombée de la nuit avant de nous retirer à l'intérieur, près du poêle bien chaud pour un dîner improvisé. Première nuit au Cerro Chico.

J19 : Lun 16/05/11

Réveil avec le soleil levant, inondant la quebrada. Excellent petit déjeuner avec les meilleurs croissants de tout le séjour ! Nous sommes si bien au Cerro Chico que nous avons envie de profiter pleinement des lieux, du moins ce matin. Nourredine nous a indiqué une balade en boucle sur les hauteurs de la propriété alors… vamos !

Une petite sente raide s'élève derrière notre cabine. Du point de vue, au premier plan, les bungalows et la piscine, au centre le lit du rio Grande et parallèle à la rivière, la route qui mène plus au nord vers la Quiaca et la frontière bolivo-argentine.

Tout le flanc de montagne au-dessus de la propriété a été aménagé en terrasses, avec des cactus et toute une variété de plantes grasses. On se croirait dans un jardin botanique !

En poursuivant la promenade, une nouvelle vue sur la propriété : au fond à gauche, on distingue maintenant le village de Tilcara et, au milieu, un petit étang : la laguna de los patos (le lac aux canards).

Alors que nous nous rapprochons à nouveau des habitations, nous tombons nez à nez avec un renard, "el zorro" en espagnol ! Il nous regarde droit dans les yeux !

Enfin, le tour ne serait pas complet sans un saut jusqu'à l'enclos des lamas. N'est-il pas mignon celui-ci, avec sa tresse ?

Après un déjeuner sur la terrasse, il est temps de découvrir les autres attractions touristiques de Tilcara et, en premier lieu, la Pucara de Tilcara. Il s'agit d'une forteresse de l'époque précolombienne construite il y a environ 900 ans par les Indiens Tilcaras, et qui a été restaurée à l'identique par des archéologues de l'université de Buenos Aires. Nous sommes lundi, ça tombe bien, l'entrée est gratuite avec donation.

Vue générale du site.

On peut y voir un ensemble d'habitations labyrinthiques de pierre, soigneusement reconstituées… au milieu d'un jardin de cactus.

Les poutres des maisons sont en bois de cactus, les murs et les toits en pierre.

A son apogée, le site hébergeait plus de 2000 habitants. Vu la hauteur des plafonds, on peut aisément imaginer qu'ils étaient de petite taille. Quant aux habitantes, probablement ressemblaient-elles à cela ?

En tout cas, ils jouissaient d'une vue imprenable sur toute la quebrada, ce qui facilitait beaucoup la protection des lieux.

Après cette agréable balade dans le temps, en route vers une autre attraction vantée dans les guides : la Garganta del Diablo. Pour y accéder, une piste de 8 km pour les véhicules ou un sentier à pied de 4km pour les piétons. Nous sommes un peu fainéants aujourd'hui alors nous optons pour la première solution. Nous imaginions une belle chute d'eau, en fait la Garganta, une cascade artificielle créée par un canal d'irrigation, n'a rien d'exceptionnel.

De retour au village, comme l'hôtel n'accepte pas la carte bancaire, nous passons une fois de plus au distributeur. Confiant, Hervé introduit la carte (la fameuse carte cassée et recollée), la machine hésite… hésite encore et… ô stupeur, avale la carte. La banque attenante est fermée, ouverture demain matin ! Nous voilà dans de beaux draps ! Affolés, nous nous précipitons dans le centre téléphonique voisin pour appeler un numéro d'urgence. Mais impossible ni de comprendre ni de se faire comprendre vraiment ! Finalement, la meilleure solution n'est-elle d'attendre tout simplement demain matin et l'ouverture de la banque pour qu'on nous rende la carte ? Mais qu'allons-nous devenir si nous ne pouvons obtenir de retrait ?

En attendant, avec les derniers pesos et pour nous remonter le moral, nous nous offrons un bon dîner à "El Patio" sur les conseils de Nourredine. Brochettes de lama pour Hervé et lama à l'orange pour moi accompagnés d'une bonne bouteille de Cabernet Sauvignon !

Deuxième nuit au Cerro Chico !

De Humahuaca à Iruya : Cerro Hornocal, San Isidro

J20 : Mar 17/05/11

Dès 9 heures, nous attendons de pied ferme l'ouverture de la banque. Avec mon espagnol sommaire, j'explique à l'employé que "nuestra tarjeta Visa esta bloqueada en la machina". Il se dirige aussitôt vers le cagibi renfermant le distributeur. Il revient avec la carte dans un triste état et décrète qu'elle n'est plus bonne à rien. Mais alors que faire ?

Après un moment de réflexion, nous lui demandons une seconde chance. Si nous retentions un deuxième essai après avoir réparé la carte une nouvelle fois ? Nous ne risquons pas grand chose maintenant que la banque est ouverte.

Aussitôt dit, aussitôt fait … la machine hoquette, crachote… et... et… et… Hourra ! les billets apparaissent. Nous sommes sauvés… pour l'instant… jusqu'au prochain retrait en Bolivie !

Après une pause café et un petit tour au marché, nous prenons la route vers Humahuaca, 45 km au nord de Tilcara. Au bout de trois semaines, nous découvrons enfin que "el Coche" possède une antenne (rétractable), ce qui nous permet d'écouter de la musique… enfin détendus !

Le village d'Humahuaca (où nous arrivons à 11 heures) ne nous inspire guère mais, aux alentours, un point de vue remarquable ne nous a pas échappé lors de la préparation du voyage. Sa localisation a été tout particulièrement difficile à établir.

La Ruta 73 (en réalité, une piste) s'éloigne de Humahuaca (2950 m). En ligne de mire, un sommet garni d'antennes, et pour l'atteindre une série de lacets serrés. Ici, la vue à la descente !

Au bout de 25 km et à 4200 mètres, un replat offre un point de vue idéal vers la montagne en face… sur les arches multicolores du Cerro Hornocal. Un tableau grandeur nature !

En réalité, ce cordon montagneux est issu d'une formation géologique particulière appelée "Yacoraite", composée principalement de schistes plus ou moins plissés, recouverts de grès tendre, rouge foncé, mais aussi bleu, jaune, vert, violet, ce qui donne cet effet de couleurs absolument incroyable !

Nous espérions y rester un moment et pique-niquer en face de ce chef-d'œuvre de la nature. Mais un vent violent nous en dissuade aussitôt le nez dehors. Malgré le froid, nous grimpons néanmoins sur le haut de la colline pour un point de vue encore plus grandiose. Nous avons le souffle coupé à la fois par l'altitude, le vent et… le panorama !

Quant à notre coin de pique-nique, nous l'installons, un étage plus bas, à l'abri du vent derrière les murs d'une masure abandonnée… en veillant à ne pas se faire piquer par ces cactus, des figuiers de Barbarie.

Nous retrouvons la route nationale vers 14 h 30, pas pour très longtemps, car une quinzaine de kilomètres plus loin, nous tournons à nouveau à droite vers Iruya à 60 km.

Une piste caillouteuse, où circulent malgré tout bus et camions, nous emmène d'abord à un col à 4000 mètres en passant par quelques hameaux aux noms insolites : Iturbe, Chaupi Rodeo et même… New-York… heu, pardon, Muyoc !

A partir de là s'enchaînent de belles vallées et gorges encaissées puis, soudain au détour d'un virage, une nouvelle œuvre de la nature : une montagne colorée aux larges marbrures roses… à ne pas manquer !

Alors que nous nous apprêtons à photographier ce sommet remarquable, une bergère bien audacieuse vient nous réclamer un droit pour avoir pris ses moutons en photo. Mais alors que nous acceptons bien volontiers de la dédommager de quelques pesos, elle en exige davantage. Alors nous la laissons à… ses moutons et reprenons la route !

Les paysages qui nous attendent à partir du col sont encore plus étonnants ! D'abord, une chaîne montagneuse aux flancs lisses et doux comme drapés de velours !

Une piste serpentant en mille lacets dans une descente vertigineuse. On ose à peine imaginer qu'on va passer par là ! Mais quand on sait que le col culmine à 4000 m et que le village d'Iruya est situé à 2500 m, on comprend mieux !

Puis des à-pics impressionnants !

Enfin… après plus de deux heures, une église et quelques maisons accrochées à une falaise : Iruya, un village… au bout du monde, vraiment !

Nous nous mettons tout de suite à la recherche d'un hébergement (pour deux nuits) et nous n'aurons pas à chercher longtemps… à l'hosteria Federico III, il y a tout ce qu'il nous faut : une petite chambre au mur de galets chaulés, avec chauffage, eau chaude, petit déjeuner, donnant sur une terrasse proprette avec vue sur la falaise, pour un prix certes presque équivalent à celui de la cabaña de la veille mais ici, on est loin de tout…

Une fois installés, allons voir le village ! Une belle église restaurée, de petites venelles pavées très pentues… Iruya ne manque pas de charme !

Mais alors que le village est vraiment isolé, il n'en est pas moins vivant et résonne en permanence des jeux et des rires d'un grand nombre d'enfants et de jeunes.

Le Federico III fait aussi restaurant. Nous n'avons alors qu'à traverser la cour pour mettre les pieds sous la table devant des "brisas norteñas" (sorte de tourte) pour Hervé et un "Federico III pastel" (sorte de crêpe au fromage et oignons) pour moi. En dessert, nous nous partageons une crêpe au caramel… si bonne que nous ne résistons pas à en commander immédiatement une seconde.

J21 : Mer 18/05/11

Aujourd'hui à priori "el coche" devrait rester au repos et nous, randonner à pied jusqu'à Isidro soit une quinzaine de km A/R. Cet itinéraire est un classique souvent évoqué sur notre forum préféré. Il suffit de suivre la piste qui, elle, remonte le rio.

Le départ est donné de bonne heure et le pas rapide au début… forcément on commence par descendre… mais dès que le sens de la pente s'inverse, bouh ! on ressent immédiatement la différence… c'est comme si quelqu'un nous retenait par les épaules !

Mais ce que nous n'avions pas prévu, c'est qu'à cette saison, le rio est bien plus profond qu'en pleine saison sèche et sauf à se mouiller les mollets, nous ne voyons pas de moyen de traverser. Alors quand les occupants d'un 4X4 passant à ce moment-là nous préviennent que ce ne sera pas la seule fois où nous devrions franchir la rivière, nous changeons nos plans et rebroussons chemin jusqu'au village.

"El coche" va donc reprendre du service immédiatement. En réalité, il y a une bonne quinzaine de gués (nous les avons comptés), certains doubles et le torrent coule très fort. 4X4 obligatoire !

La piste s'arrête au pied du village de San Isidro, perché sur une falaise 30 à 40 mètres plus haut. Un autre village du bout du monde !

Un petit sentier y grimpe directement mais Hervé, qui aime bien les variantes, décide de partir dans le sens opposé par le lit de la rivière. Quelle idée saugrenue ! Je le suis en grognant ! Au bout de quelques centaines de mètres, il finit par admettre son mauvais choix. Mais maintenant qu'on a fait tout ce chemin pourquoi ne pas tenter une boucle nous ramenant vers le village plutôt que de revenir sur nos pas ? Pas si facile ! Après avoir trouvé un canyon latéral, Hervé persévère puis aperçoit un homme sur un sentier, un peu plus haut ! Un peu d'escalade et nous voilà tirés d'affaire, sur la bonne voie pour atteindre San Isidro… hum, d'une façon très peu conventionnelle !

Ça y est, le village est en vue !

Comme son voisin Iruya et contrairement à ce qu'on pourrait croire, le village est habité et animé. D'ailleurs, en le traversant, nous rencontrons à cette heure-ci (12/13h) beaucoup d'écoliers.

Pour survivre, les habitants ont sans doute besoin d'être autosuffisants, ceci expliquant sans doute la scène suivante : de la viande de lama séchant sur un fil… à côté du linge !

Sur le chemin du retour à Iruya, nous faisons une pause pour admirer les étonnantes couleurs du canyon en dégradés de roses et gris.

Les nombreux passages dans la rivière nous donnent une idée, d'autant que nous bénéficions d'un peu de temps : et si on faisait une toilette approfondie à notre "coche" ?A l'aide d'une petite bassine et d'une bouteille plastique, nous l'aspergeons abondamment avant de le frotter à l'intérieur comme à l'extérieur. Le voilà pimpant et rutilant… mais pour combien de temps ?

De retour à l'hôtel, la fin de l'après-midi passe à buller sur la terrasse. Nous ne sommes pas les seuls, lui aussi apprécie le farniente !

Mais dès que le soleil décline, il fait vite frisquet. C'est le moment de bouger et de courir le village à la recherche d'un comedor où dîner ce soir. Nous en repérons plusieurs mais à l'heure du dîner, leurs portes sont étonnamment fermées. Alors il n'y a plus qu'à retourner manger au Federico, le seul à être ouvert. Des escalopes milanaises au menu de ce soir et pour le dessert, une valeur sûre : comme hier, des crêpes au caramel !

Deuxième nuit au Federico III.

Cerro Hornocal

De la Quebrada de Chulin à Yavi : des pétroglyphes à gogo

J22 : Jeu 19/05/11

A 9 h 30, nous quittons Iruya par la même piste qu'à l'aller, celle aux mille lacets. Nous avons de la chance car, jusqu'au col, nous ne croisons aucun véhicule et finalement, nous mettons moins de 2 heures pour rejoindre la nationale.

Nous poursuivons vers le nord et la frontière bolivienne. Ce soir, nous avons prévu d'être à Yavi, toujours en Argentine, soit un trajet de près de 250 km depuis Iruya, mais pas d'une traite… nous avons quelques projets pour la journée.

Près de Tres Cruces, voilà déjà le premier arrêt avec, comme objectif, celui de rejoindre un canyon du nom de Quebrada de Chulin où se trouve une caverne (Inca Cueva) où a été découverte en 1937 une momie vieille de 6000 ans.

Plus que la caverne, c'est la quebrada qui nous intéresse. D'après notre documentation, ce serait un beau canyon aux roches rouges renfermant en outre une belle collection de pétroglyphes.

Le site se trouve à environ deux heures de marche du Rio Grande et le point de départ se situe près du carrefour de Tres Cruces, au niveau d'un pont ferroviaire abandonné. Altitude 3560 m.

Aucun panneau, ni balisage ni cairn. A part les coordonnées GPS de la grotte aux momies, pas d'autre indication en notre possession !

Nous laissons "el coche" (avec toutes nos affaires) garé sur le bord de la route, certes avec un brin d'appréhension, et suivons le lit asséché de la rivière en direction d'une paroi rouge, visible de loin. Il est presque midi.

Au bout d'une heure, nous approchons du point GPS programmé mais, à part deux petites maisons abandonnées, rien qui ne puisse évoquer la grotte en question. Peut-être est-ce l'ancien camp des chercheurs de momies ?

Sans aucune indication supplémentaire, nous étions sur le point d'abandonner quand Hervé propose de continuer encore un peu, à gauche des masures, pendant un quart d'heure au maximum… n'oublions pas qu'on a laissé le 4X4 sur le bord de la nationale !

Quinze minutes plus tard, voilà les premières parois rouges annonçant l'entrée dans la Quebrada de Chulin. Nous sommes à présent à 3700 mètres.

Alors plus question de renoncer, explorons davantage ! Des rochers rouges et lisses… agrémentés de bouquets d'herbes de la pampa ! Un filet d'eau stagnant dans des potholes ! Ça nous rappelle quelque chose.

Des falaises rouges percées d'une arche naturelle auxquelles s'accrochent quelques arbustes ! Du slickrock ! Assurément on a déjà vu ça ailleurs !

Ma parole ! On se croirait dans un "red canyon" de l'Utah !

Et par-dessus le marché, comme là-bas, un site de pétroglyphes, caché sous une voûte !

Vraiment, ce canyon est un petit bijou et on aurait aimé y passer l'après-midi. Peut-être aurions nous fini par trouver la grotte aux momies, cachée quelque part dans les hauteurs ! Mais nous ne sommes pas totalement rassurés d'avoir laissé la voiture sans surveillance aussi longtemps. Avec quelques regrets, nous décidons de ne pas poursuivre.

Quarante cinq minutes plus tard, nous sommes de retour auprès d'el coche qui se porte comme un charme. Sans doute ne risquait-il pas plus ici que sur un parking dans la forêt de Fontainebleau !

Cap au nord : Abra Pampa, bourgade triste balayée par les vents où nous pique-niquons sur un banc de la place centrale, puis encore plus au nord vers la ville frontière de La Quiaca, tout aussi déprimante.

Entre les deux, un immense plateau à 3500 mètres clôturé des deux côtés de la route et consacré à l'élevage de vaches, de moutons et de lamas. A l'entrée de la Quiaca, nous prenons immédiatement à droite la direction de Yavi.

Mais avant notre destination finale, un dernier détour… vers la Laguna Colorada (pas celle de Bolivie, mais celle de Yavi !) où l'on peut observer là aussi un grand nombre de pétroglyphes.

En approchant de la lagune, ils ne sont pas visibles d'emblée. Mais des amas de pierre érigés en murets attirent mon attention. Bingo… j'ai trouvé. Chaque enceinte abrite bien un site de pétroglyphes, il ne reste plus qu'à visiter chaque cachette. Certaines sont néanmoins condamnées par un portail cadenassé.

Pour rejoindre Yavi, Hervé décide d'essayer une piste non indiquée sur la carte du GPS mais semblant aller dans la bonne direction. Encore une de ses lubies ! Rapidement il faut nous rendre à l'évidence : pas moyen d'arriver sur la piste principale par cette variante. La trace se perd dans le décor… et nous avec ! Nous avançons hors piste, au rythme des creux et des bosses au beau milieu du plateau. Impasse totale !

Finalement, le chauffeur fantaisiste au volant d'un 4X4 efficace finit par nous tirer de là avec quelques suées avant de reprendre sagement la piste classique jusqu'à Yavi.

Yavi : des maisons en adobe et toit de chaume alignées le long de la rue principale et tout au bout, à la sortie du village, l'Hostal & Cabañas de Yavi où nous espérions trouver un hébergement. Personne…

La voisine nous indique que la propriétaire ne vit pas en permanence sur place mais habite quelque part dans le village. Il va bientôt faire nuit et nous n'avons pas trop envie de chercher alors quand la jeune femme nous propose une chambre chez elle, nous sommes intéressés.

Intérieur kitsch mais chaleureux ! Certes l'eau de la douche est à peine tiède, la pression faible, il n'y a pas de chauffage mais le petit déjeuner est compris et le prix imbattable : 80 ARS soit 16 €. Nous acceptons illico ! Son nom : Posada "Aires de Yavi".

Après un petit tour dans le village (église, musée), nous papotons avec la propriétaire et ses deux petites filles autour d'un bon feu de cheminée avant de sortir dîner. Le seul restaurant de Yavi est en panne de gaz, la soirée se poursuit dans notre chambre autour d'une soupe, vite préparée sur notre réchaud. C'est un jour de chance pour notre hôtelière : peu après, elle louera sa deuxième chambre à cinq touristes argentins !

Retour en Bolivie : Tupiza et ses canyons

J 23 : Ven 20/05/11

Après le petit déjeuner à la Posada, direction la frontière argentine avec un peu d'appréhension devant les formalités qui nous attendent.

Quelques véhicules argentins sont déjà arrêtés devant le poste et leurs conducteurs en train de faire la queue devant l'un des bureaux. Après nous être brièvement renseignés, en précisant bien que nous étions français et notre véhicule bolivien, on nous indique de patienter derrière les autres, manifestement tous argentins, propriétaires de leur véhicule. L'attente s'éternise. Apparemment dans le bureau, le douanier a l'air de gérer un cas litigieux. Nous piétinons dans le froid et les courants d'air, passablement énervés. Quand enfin vient notre tour, nous apprenons avec quelque agacement que notre cas relève du bureau voisin. Dire qu'on a fait attendu tout de temps pour rien ! Mais, à côté, la douanière très embarrassée ne sait pas trop quoi faire de nos papiers. Après un coup de fil prolongé, elle finit par conserver tous nos documents et nous dit que c'est OK.

Mais ce n'est pas fini pour autant, il reste à passer l'immigration (pour les personnes). Pas de chance, nous tombons là encore derrière les occupants d'un bus !

Finalement nous sommes libérés au bout de deux heures… pour l'instant… car il reste à valider l'entrée en Bolivie et la file d'attente déborde là aussi du trottoir. Heureusement, tout se règle en cinq minutes car on nous indique immédiatement le bon guichet pour lequel il n'y a pas de queue. Ouf !

Nous ne nous attardons pas dans la ville frontière de Villazon sauf pour acheter quelques fruits au marché. Nous comprenons au vu des centaines de boutiques et de vendeurs ambulants pourquoi tant d'Argentins traversent la frontière, notamment à pied : pas besoin de passer l'immigration pour une simple escapade de quelques heures, il suffit de franchir le pont. Le prix des marchandises en Bolivie permet sans doute de faire de bonnes affaires.

Très vite nous prenons la route pour Tupiza à 90 km, une route encore en construction, asphaltée presque en totalité sauf les ouvrages (ponts). Nous avons donc droit régulièrement à quelques déviations poussiéreuses jusqu'à notre arrivée.

Nichée à 2950 m d'altitude dans la vallée du rio Tupiza, entourée d'un paysage déchiqueté et bénéficiant d'un climat doux toute l'année, cette petite ville (22 000 habitants tout de même) est, paraît-il, le lieu idéal pour se reposer quelques jours.

Ça tombe bien, telle est notre intention pour les deux prochaines journées avant d'entamer l'expédition tant attendue vers le Sud Lipez et ses lagunes.

Pour notre hébergement, nous avons en tête d'aller au Mitru Hotel situé en plein centre, qui, selon le guide LP, est le meilleur de la ville. Une chambre très propre équipée de mobilier en bois de cactus, une bonne couette bien chaude car il n'y a pas de chauffage, une salle de bains privée avec eau chaude 24h/24, la télé, le petit déjeuner et la Wifi. En sus, un petit coin de gazon autour d'une belle piscine, un environnement fleuri, une place dans un parking fermé pour "el coche"… tout cela pour 260 Bolivianos = 26 €. Pas d'hésitation, nous prenons sur le champ !

Après un déjeuner rapide sur la terrasse, nous nous empressons de régler quelques questions d'intendance : passage à la banque (ouf, la carte après quelques balbutiements a bien voulu fonctionner), courses au marché, laverie… avant de nous octroyer quelques heures de détente.

Comme annoncé, le centre-ville dégage une atmosphère provinciale très appréciable. Beaucoup de petites boutiques (ne cherchez pas de supermarché !), des restaurants, des cafés, des agences touristiques, un marché… et le spectacle des Boliviennes pour beaucoup encore en tenue traditionnelle… dépaysement garanti !

La cathédrale

Une "tienda de bicicletas"

Bref, à la fois un rythme de vie paisible et une joyeuse animation ! Une ville très agréable !

Fin de journée sur une chaise longue tout en prenant le soleil, si, si… à l'abri du vent près de la piscine, il fait très chaud. Bikini et crème solaire sont d'ailleurs les accessoires indispensables pour la plupart des jeunes touristes de l'hôtel. Mais dès le coucher de soleil, petite laine de rigueur !

A Tupiza, difficile d'échapper à la soirée "tout" pizza ! Plus qu'un jeu de mot, c'est devenu une institution et les pizzerias fleurissent à tous les coins de rue ! Alors nous nous laissons tenter, d'autant qu'à deux pas de l'hôtel, nous avions repéré le restaurant "Italiana" au cadre à la fois rustique et stylé. La cuisine est à la hauteur du décor… délicieuse et goûteuse. On y reviendra.

J24 : Sam 21/05/11

C'est à nouveau jour de repos pour "el coche" et pour nous, jour de rando, en l'occurrence dans le "Cañon del Inca", soit une quinzaine de km. Départ à pied en direction… de la décharge ! Dommage pour cette pollution visuelle car au second plan, on commence déjà à entrevoir les rochers rouges de la quebrada.

C'est par la "Puerta del Diablo" que nous pénétrons dans le canyon.

Plus loin, ces pics élancés nous confirment que nous arrivons maintenant dans la "Valle de los Penes" ou "los Machos" !

Mais bientôt le sentier s'arrête au pied d'une grande paroi où coule un petit filet d'eau, nous sommes dans le canyon de l'Inca !

Serait-ce lui, l'Inca ?

Au fond de cette vallée, nous essayons de repérer une trace qui nous permettrait de rejoindre Tupiza en faisant une boucle. La petite carte sommaire distribuée par les agences de la ville laisse à penser que celle-ci existe, d'autant que la carte de Google Earth laissait également deviner une trace ténue. Ceci dit, la carte locale n'est pas à l'échelle et entre la carte satellite et la réalité du terrain, il y a un abîme !

Voici la carte en question, en vert fluo l'itinéraire qu'on espère pouvoir suivre !

Ayant remarqué des marques de pas et/ou de pattes d'animal (chien ?) à l'entrée d'une ravine, nous pensons être sur la bonne voie et commençons à grimper dans un amas rocheux !

50 m, 100 m, 150 m de dénivelé : nous progressons régulièrement, de rocher en rocher, en espérant ne pas avoir à faire demi-tour car plus que la montée, c'est la descente dans ces éboulis de pierres instables que je crains.

200 mètres de dénivelé : stop, Hervé annonce qu' il faut renoncer, la pente devient vraiment trop scabreuse. Nous sommes manifestement sur une fausse piste… impossible de franchir ces parois !

Retour chez l'Inca pour profiter d'un déjeuner à l'ombre.

Mais pas question de rester sur notre faim ! Immédiatement après la pause du midi, nous repartons musarder dans les canyons, non pas pour tenter de retrouver une quelconque trace, nous avons fait une croix dessus, mais pour découvrir toutes les facettes de ces paysages. X heures à aller et venir !

Des vallées envahies de cactus… un petit air de Nouveau-Mexique !

Et une armée de pénitents ?

A force d'arpenter ainsi tous les canyons latéraux, on en a plein les bottes et en arrivant à Tupiza à 15 heures, nous ne rêvons que d'une chose, tremper nos pieds surchauffés dans la piscine !

La trempette va être rapide car glaciale. En revanche, comme hier, un peu de bronzette ne fait pas de mal ! Profitons, profitons… car demain débute notre expédition dans la région de Los Lipez et nous nous attendons à des conditions plus rustiques.

Dernières courses afin de faire le plein de provisions pour 5 à 7 jours puis dîner au restaurant italien, cette fois-ci en compagnie de Marie Josée, une jeune Québécoise avec laquelle nous parlons de… voyages, bien sûr !

Dans les canyons de Tupiza

Sur les pistes du Sud Lipez : des hauts et des bas

J25 : Dim 22/05/11

Après différents réaménagements du parcours, nous avons à cette date deux journées d'avance sur notre planning initial, une marge confortable au moment d'aborder la partie cruciale de notre voyage, celle dont beaucoup prétendaient qu'elle ne pouvait pas se faire sans tour-opérateur.

Alors que le circuit classique proposé par les agences se déroule en 3 jours/2 nuits au départ d'Uyuni ou 4 jours/3 nuits depuis Tupiza, nous pensons le faire en 5 à 7 jours en alternant des hébergements 5 étoiles (boliviennes !) et d'autres… plutôt 5 cactus !

Notre première étape doit nous amener à San Pablo de Lipez où nous devrions passer la nuit à l'hôtel Tayka Los Volcanos, classé confortable, mais nous n'avons fait aucune réservation et espérons qu'il sera ouvert en ce tout début de saison malgré sa situation excentrée. Tout ceci va nous réserver bien des surprises !

Déjà le début de matinée commence par quelques coups de sang ! Sortir "el coche" du garage n'est pas une mince affaire. Réveiller les propriétaires garés derrière nous, trouver les clés, déplacer tous les véhicules, tout ça prend du temps ! Enfin, ça y est, nous voilà dans la rue mais pas encore partis pour autant. En effet, le marché du dimanche étale ses stands sur toute la rue principale, sans aucune déviation mise en place ! Nous tournons en rond ! C'est finalement en suivant par hasard une voiture locale que nous finissons par sortir de ce labyrinthe.

Ça y est, cette fois-ci, les formations en ailerons de la quebrada de Palala, à la sortie de Tupiza, confirment que nous sommes bien sur le début de la piste vers le Sud Lipez. Nous voilà vraiment partis !

La route commence alors à escalader une quebrada abrupte et étroite pendant une dizaine de kilomètres jusqu'à une crête, prise en étau entre deux pics et deux vallées : el Sillar = la Selle ! Vous remarquerez les veines bleutées provoquées par la présence de plomb dans la roche !

Les flancs de la montagne sont recouverts d'une forêt d'aiguilles pétrifiées.

J'avais lu qu'il pouvait y avoir jusqu'à 60 véhicules de tours-opérateurs au départ d'Uyuni, chaque jour. De Tupiza ils sont en général moins nombreux. En tout cas, pour l'instant, nous apercevons un seul véhicule devant nous au Sillar et un autre loin derrière, ce n'est pas pour nous déplaire et plutôt rassurant.

Voilà le 4X4 loin devant nous !

De crête en crête, de versant en versant, la surprise est de tous les instants avec l'impression de contempler ces paysages depuis le hublot d'un avion !

Petit à petit, nous avalons les dénivelés, doucement, parfois péniblement jusqu'à franchir le point culminant de la journée à 4390 mètres. Jamais guère plus de 20 à 25 km à l'heure et parfois beaucoup moins ! Le déplacement risque d'être plus long que prévu !

En outre, pas ou peu de panneaux et quand les noms des localités sont indiqués, ils sont parfois différents de ceux mentionnées sur les cartes. A chaque carrefour, nous sommes obligés de nous arrêter pour vérifier notre direction.

Pour corser le tout, un vent terrible… à en ébouriffer le pelage des lamas et le plumage des nandous !

A la mi-journée, après plus de trois heures de route, une pause est bienvenue mais pas n'importe où, nous cherchons de préférence un coin abrité. Après avoir repéré un escarpement coupe-vent, Hervé s'écarte de la piste et s'engage… dans le sable mou !

Zut, zut, zut, nous sommes immédiatement ensablés ! Il me garantit que nous sortirions de là d'un coup de 4X4 mais il a beau faire, nous nous enfonçons de plus belle.

Bon, rien ne sert de s'acharner, il faut retrousser nos manches. Hervé commence à manier la pelle pendant que je vais ramasser un maximum de grosses pierres. A plus de 4000 mètres d'altitude, le souffle est court et la tâche éreintante.

Vautré dans le sable, Hervé rehausse el coche à l'aide du cric et remplit le trou avec les pierres amassées. Déjà une heure que nous trimons comme des fous et je ne vois pas très bien comment nous allons nous en sortir. Il y avait bien un 4X4 derrière nous au départ mais je trouve qu'il aurait déjà dû nous rattraper… à moins qu'il n'ait pris une direction différente. Dans ce cas-là, serons-nous obligés d'attendre ici jusqu'à demain ?

Juste à ce moment-là, je vois le 4X4 arriver. Je me poste en plein milieu de la piste en faisant de grands signes au conducteur. Le véhicule s'arrête et j'explique au chauffeur avec mes rudiments d'espagnol que "nuestro coche esta bloqueado aqui". "Por que ?", me demande-t-il. Porque, porque… le vocabulaire me manque, qu'il vienne plutôt voir !

Quatre touristes (parlant parfaitement l'anglais et l'espagnol), le chauffeur et un jeune guide descendent de voiture. Hervé expose brièvement la situation et demande qu'on nous remorque.

Le chauffeur est perplexe : avec un 4X4, nous n'aurions pas dû avoir de problème. Il propose que tout le monde pousse, cela devrait suffire. Hervé se met au volant : à la une, à la deux, tout le monde pousse et… rien ne se passe !

Le Bolivien se gratte la tête : hum, il y a bien une touffe de "paja brava" coincée sous le châssis mais avec un 4X4… "Etes-vous sûr d'avoir enclenché le 4X4 ?" interroge-t-il. Hervé persuadé que oui vérifie pour la bonne cause et là, honte à nous, honte à lui, dans l'énervement il avait bien enclenché le 4X4 dans la voiture mais pas sur les roues.

Il se remet au volant, tout le monde pousse d'une chiquenaude, "el coche" bondit hors du sable sous les applaudissements. Une des touristes a photographié la scène. Dommage, nous ne l'avons pas revue par la suite mais qui sait, peut-être l'image traîne-t-elle quelque part sur un blog.

En tout cas, ils ont bien dû se moquer de nous !

Nous nous étions arrêtés pour déjeuner mais l'incident nous a pour l'instant coupé l'appétit. Il est 14 heures, nous repartons pour une heure et demi de plus en traversant des villages isolés : Cerrilos, Pululu… avant de manger un morceau, vite fait, debout à côté de la voiture.

El coche avance comme une tortue et le soleil commence déjà à décliner quand nous arrivons près d'un village au pied du Cerro Lipez. Il est 17 heures.

Nous pensions notre destination finale proche quand tout d'un coup, en regardant attentivement le GPS, je me rends compte que nous n'avons pas invoqué le bon saint. Ici c'est San Antonio et non San Pablo. Décidément, ce n'est pas notre jour !

Nous aurions pu dormir dans le carrosse ou chercher un logement chez l'habitant à San Antonio. Mais comme il nous reste une heure avant la tombée de la nuit, nous rebroussons chemin jusqu'au carrefour manqué pour prendre la direction de San Pablo afin de trouver plus de confort après toutes ces péripéties… à condition que l'hôtel soit ouvert.

Une vingtaine de kilomètres à peine mais une bonne heure de conduite sur une mauvaise piste… nous arrivons épuisés devant l'hôtel Los Volcanes. Ce que nous redoutions est arrivé : sans réservation, il n'y a personne !

En plus, les conditions de piste difficiles ont fortement entamé nos réserves de carburant et la jauge d'huile clignote. Au village de San Pablo, alors que la nuit vient de tomber, deux jeunes nous indiquent où trouver du carburant (certains habitants ont des réserves) et où trouver la personne possédant les clés de l'hôtel.

Pendant qu'Hervé complète le réservoir et fait l'appoint d'huile, les garçons m'amènent à l'autre bout du village frapper à une porte. Le fils de la maison m'assure qu'il y a un gardien dans l'hôtel, mais en m'accompagnant à nouveau sur place, il est forcé d'admettre qu'il n'y a personne.

En discutant avec lui, je finis par saisir le mot "alojamento" et la possibilité de dormir chez l'habitant. Le garçon nous accompagne alors chez Doña Flora. La vieille dame nous propose pour 20 Bol (2 euros) une chambre spartiate mais propre avec trois lits. Vu notre état de fatigue et l'heure, nous la trouvons "muy bien". Bien sûr à ce prix, les toilettes (avec chasse d'eau !) sont dans la cour, il n'y pas de douche, tout juste un lavabo avec de l'eau froide et le petit déjeuner n'est pas prévu. Après la journée qu'on vient de passer, c'est mieux que de dormir dans le 4X4.

Nous avons finalement parcouru 230 km en 9 heures (dont 1 h 30 d'arrêt), soit une moyenne de 20 km/h à peine. Les pistes du Sud Lipez sont vraiment difficiles, nous le confirmons, bien davantage que celles que nous avons expérimentées jusque là dans l'Ouest américain ou en Australie.

Après ça, dodo illico sans même dîner. Nous sommes KO.

J26 : Lun 23/05/11

J'ai eu du mal à m'endormir et ce matin au réveil, je me sens un peu vaseuse. Est-ce en raison de l'altitude (plus de 4100 m) ou simplement parce que je n'ai pas mangé grand chose hier ? Pour me remettre sur pied, Hervé me sert le petit déjeuner : eau chaude + café et lait en poudre + tartines déjà un peu rassies. Ça fait du bien !

Avant 8 heures, nous prenons congé de Doña Flora et de son mari en les remerciant pour leur accueil. Comme nous avons dormi dans nos sacs de couchage, la chambre va être vite remise en ordre !

Un coup d'œil au village de San Pablo de Lipez avant de partir !

L'étape prévue est deux fois plus courte que celle de la veille, soit 120 km environ jusqu'à Quetena Chico où nous devrions trouver une auberge où passer la nuit. Nous espérons par conséquent faire un trajet moins fatigant et surtout moins long… mais rien n'est moins sûr !

Le clou de la journée devrait être le passage d'un col à près de 5000 mètres ! Waouh !

Pour atteindre cette altitude, la montée se fera par palier. Il nous faut d'abord retourner à l'endroit où nous nous sommes aperçus de notre erreur hier : San Antonio de Lipez, au pied du Cerro du même nom.

Après San Antonio, la piste se met à chevaucher les monts environnants… pour s'envoler vers les sommets.

Un peu avant 10 heures, un premier col est atteint : 4790 mètres nous annonce un panneau à l'entrée de ce village fantôme. Ici c'est San Antonio Viejo… Emouvant, ce grand pueblo abandonné, au pied du Cerro Nuevo Mundo… pour une sombre histoire de diable, paraît-il. Superbe site pourtant !

Mais ce n'est pas fini : après une courte descente, la piste repart vers des hauteurs extrêmes au prix de secousses incessantes. Je ne suis pas en grande forme et lors de certains arrêts, je n'ai même pas le courage de sortir de la voiture. Heureusement Hervé assure côté conduite et côté photos car les paysages sont fabuleux !

Il est 11 heures. Pourtant, l'eau qui stagne dans cette prairie marécageuse est toujours gelée, preuve qu'il fait très, très froid. Ça n'a pourtant pas l'air de gêner les lamas !

Un quart d'heure plus tard, nous approchons du col !

4904 mètres : c'est le point le plus élevé de tout le parcours dans le Sud Lipez. Ça mérite que je sorte de la voiture malgré ma petite forme et pour marquer l'avènement, nous laissons El Coche pour parcourir les derniers mètres à pied.

Juste après le col, voici qu'apparaît la lagune Morejon aux reflets gris-bleu, ourlée de sel, à 4855 mètres d'altitude dominée par le volcan Uturuncu !

Il est maintenant 13 heures mais impossible d'envisager de manger en plein air, il y a beaucoup trop de vent. Alors quand à l'entrée du parc national Eduardo Avaroa les rangers nous proposent leur coin-salon, nous sommes soulagés après ces cinq heures de piste éprouvante. C'est aussi ici que nous réglons les droits pour le parc : 150 BOL/personne, entrée valable trois jours.

Requinqués par un bon casse-croûte, nous repartons plein d'entrain, d'autant que nous savons notre destination finale proche. Il ne reste qu'une quinzaine de kilomètres jusqu'à Quetena Chico.

Après un dernier passage de gué large et boueux, nous arrivons au village un peu après 14 heures, heureux d'avoir fini notre journée de route. Nous pénétrons dans la cour de ce qui semble être une auberge. En attendant la gérante, nous visitons les chambres toutes inoccupées à cette heure de la journée et destinées à des groupes de 2 à 6 personnes.

En demandant une chambre pour deux, la propriétaire annonce qu'il n'y a pas de chambre pour ce nombre. Nous insistons en nous disant prêts à louer une chambre plus grande (30 BOL par lit soit 120 BOL pour une chambre de 4 lits, ce qui ferait 12 euros). Mais rien n'y fait, elle veut absolument nous envoyer ailleurs, dans une autre auberge du village ou dans un village voisin. Mais nous ne voulons pas faire un kilomètre de plus et insistons encore. Elle finit par accepter à contrecœur.

Elle nous installe alors dans une chambre pour quatre. Les toilettes sont partagées, il y a un lavabo avec de l'eau froide, pas de chauffage mais, bonne surprise, une douche !

Nous nous empressons de nous renseigner sur son fonctionnement et tombons sur une aimable jeune femme qui nous affirme que dans une heure, l'eau sera chaude. Parfait !

Peu après, celle qui nous a si froidement accueillis vient nous prévenir que pour la douche, ce sera 10 BOL (1€) de plus. Que ne donnerait-on pas pour prendre une douche alors soit !

L'aimable jeune fille revient finalement toute gênée pour nous avertir que les tuyaux avaient gelé, donc pas de douche ! Info ou intox ? Bref, il faudra se contenter aujourd'hui encore d'une toilette de chat.

Nous passons tout l'après-midi à bouquiner, à préparer l'itinéraire des jours suivants, à nous détendre… jusqu'à l'arrivée d'un autre 4X4. Tiens, comme el coche, il a un réservoir d'essence sur le toit ! En y regardant de plus près, nous découvrons l'autocollant de Petita, celui de notre loueur, apposé sur sa lunette arrière.

Ses occupants : un couple d'Allemands voyageant comme nous en individuels. Comme quoi nous ne sommes pas les seuls baroudeurs à se frotter aux pistes du Sud Lipez ! Ils font le parcours dans le sens d'inverse, ce qui nous donne l'occasion de profiter de nos bons et mauvais plans réciproques.

Pour le dîner, nous nous concoctons une marmite de spaghettis à la sauce tomate… de quoi nous requinquer définitivement.

Alors qu'il fait nuit depuis belle lurette, un dernier groupe arrive : trois jeunes Russes en compagnie de leur chauffeur et de leur cuisinière. Nous craignons une ambiance bruyante mais non, très rapidement, c'est l'extinction des feux pour tous ! Nous dormons à 4100 mètres d'altitude.

Verde et Blanca, des lagunes hautes en couleurs

J27 : Mar 24/05/11

Réveil aux premières lueurs du jour. Les trois Russes sont déjà dans les starting blocks, prêts à faire l'ascension du volcan Uturuncu (6006 mètres). Un peu comme au Cerro Toco au Chili, la piste ici monte jusqu'à 5750 mètres. Nous avions envisagé cette ascension, mais après l'expérience du Toco, nous préférons rester sur une réussite, d'autant qu'aujourd'hui la météo n'est pas vraiment clémente.

En effet, le ciel est très chargé et la voisine de l'auberge (à qui nous achetons un peu d'essence) nous annonce pluie et neige dans la direction que nous allons prendre.

Une étape équivalente à celle d'hier (120 km) doit nous conduire au pied du volcan Licancabur, à proximité des lagunes Blanca et Verde où se trouve un refuge offrant une prestation équivalente à celle des hébergements précédents.

Aux dires du couple allemand rencontré à l'auberge, la piste serait meilleure à partir de maintenant mais à peine sortis de Quetena, les cahots reprennent. Cela ne nous empêche pas de pousser jusqu'à Barrancas, un détour de 6 km pour admirer le village abandonné blotti au pied d'une falaise déchiquetée. Les ruines laissent apparaître quelques dates repères : 1925 pour l'église, 1993 pour l'école, preuves que les lieux n'ont été désertés que récemment.

Sans doute la faute au rio : aujourd'hui nous le franchissons à gué mais qu'en est-il quand il est en crue ? Les habitants devaient être piégés !

Le bodefal voisin du village fantôme !

Après le village de Quetena Grande qui en dépit de son nom compte moins de maisons que son homonyme Chico, nous nous apprêtons à traverser des zones désertiques et reculées qui, sous les nuages, paraissent encore plus hostiles !

La voisine de l'auberge avait raison : à l'approche des lagunes Hedionda et Kollpa, les intempéries se précisent.

Mais les averses sont très localisées. Au fil de notre progression, nous sommes les témoins privilégiés de la transformation des paysages sous des cieux changeants.

Ici, le plateau saupoudré de neige se plaît à se refléter à la surface de la lagune Hedionda sous un ciel parfaitement bleu.

Là, le soleil perce timidement en dépit d'une grande traîne nuageuse.

Mais en prenant à l'ouest du salar de Chalviri la direction de Hijo Hiton vers la frontière bolivo-chilienne, le ciel s'obscurcit vraiment dans une atmosphère dramatique.

L'aspect de la piste est aussi hostile que celle du ciel et depuis ce matin, nous n'avons croisé qu'un seul véhicule.

Il est bientôt midi, nous approchons de la mine Orsu après avoir franchi à 4800 mètres le point culminant de la journée. A cette altitude, la piste est truffée de petites plaques de neige et de glace. Prudence !

Les lagunes Verde et Blanca ne sont alors plus très loin. Devant nous, le Juriques en robe carmin et caché derrière son dos, le Licancabur, les deux sommets que nous observions depuis la fenêtre de notre lodge à San Pedro de Atacama. A droite, on devine les prémices de la lagune Blanca.

Nous avons couvert les 120 km de notre étape en 4 heures environ, notre vitesse moyenne est donc légèrement en hausse. Les Allemands avaient raison : la piste est un peu meilleure.

Il est 13 heures quand nous franchissons le seuil du refuge de la Laguna Blanca. Plusieurs groupes sont venus y déjeuner à l'abri car plus encore que les jours précédents, un vent fou balaie les abords de la lagune et s'engouffre dans le refuge, faisant claquer les portes et trembler le toit. Espérons qu'il ne va pas s'envoler !

On nous propose une chambre pour deux avec "baño privado" certes, mais comme le froid intense empêche toute installation sanitaire de fonctionner correctement, il n'y a pas d'eau courante ni au lavabo ni au WC et la douche n'est là que pour le décor. Pas de chauffage non plus, ni d'électricité permanente. C'est le système D : un fût rempli d'eau plus un broc et l'électricité entre 18 et 20 heures seulement. Le prix : 120 BOL pour deux (12 $). Le refuge peut aussi servir le dîner et le petit déjeuner pour quelques bolivianos supplémentaires. Nous prenons tout le package.

En attendant, pour le midi, nous puisons dans nos provisions pour notre salade au thon journalière.

Nous aurions tellement aimé nous promener à pied autour du refuge au bord des lagunes blanche et verte mais impossible avec ce vent. : 60? 80? 100 km/h ? Alors c'est à bord de notre tacot que nous allons les découvrir mais pas sans penser à glisser dans notre sac maillot de bain et serviette !!!

Entre les deux lagunes se dresse un petit abri en pierre et à ses pieds, un bassin d'eau chaude. Les chauffeurs se gardent bien d'y amener leurs clients, ils se réservent, dit-on, ce petit bain pour eux tout seuls après leur journée de conduite. A cette heure-ci, ils sont encore tous au volant alors à nous, la baignade !

Bien que la température extérieure ressentie avoisine les -5°, nous n'avons aucun mal à nous plonger avec délice dans ce bain à plus de 30 degrés. Pendant plus d'une demi-heure, nous profitons de la douce chaleur de l'eau dans ce décor de sable, de sel et de pierre, repoussant sans cesse le moment crucial d'en sortir.

Pour s'en extraire, c'est une autre affaire ! Affronter mouillé les rafales de vent glacial, c'est pire que de se tremper l'été dans un torrent corse, au bout de quelques secondes, vous êtes anesthésié. Une expérience inoubliable ! Dire qu'il y a quelques instants, j'étais en maillot de bain !

Après avoir fait le tour complet du couple de lagunes, retour au chaud au refuge. Chaud, chaud… tout est relatif. En fait, la température à l'intérieur du refuge reste très correcte en journée tant que le soleil chauffe à travers le toit en polycarbonate (pour éviter la casse). Mais en soirée, dès qu'il se couche, il y fait très froid. Sous-vêtements longs, pantalon de ski, petite et grosse polaire, doudoune avec capuche, bonnet et gants : c'est dans cette tenue que nous nous présentons au dîner. Heureusement, une bonne soupe aux légumes nous prodigue un peu de réconfort. Nous n'en laissons pas une goutte !

Mais la chaleur, nous ne la trouverons réellement que sous la couette… plus exactement dans notre sac de couchage prévu pour supporter une température jusqu'à -10°. Cette nuit, c'est indispensable ! Altitude 4350 mètres

Colorada, la plus colorée des lagunes

J28 : Mer 25/05/11

- 13° à 8 heures : el coche fait son premier caprice en refusant de démarrer. Hervé desserre le frein pour le faire reculer au soleil et capot ouvert, nous attendons une bonne demi-heure qu'il se réchauffe. J'ai les doigts qui m'en tombent tellement il fait froid. Quand la température remonte à -8, nous démarrons enfin.

Alors que jusqu'à présent nous n'avons croisé que très peu de véhicules, nous sommes soudain très surpris de les voir arriver en nombre. En effet, à 8 heures, à la Laguna Verde, c'est l'heure de pointe des tours-operateurs. Entre ceux qui sont vides et qui rejoignent la frontière pour chercher des touristes en provenance du Chili et ceux qui ont démarré très tôt avec leurs clients, c'est le défilé incessant. Il vaut mieux être prudents, ils foncent à tombeau ouvert à travers le désert : plusieurs morts chaque année.

Précisons que la piste est maintenant large et bonne, une vraie autoroute. Peu après ce rush matinal, c'est à nouveau l'accalmie (ouf!) et nous pouvons profiter tranquillement des merveilleuses couleurs des montagnes environnantes.

Ce soir, nous espérons pouvoir bénéficier d'un hébergement de qualité à l'hôtel Tayka del Desierto. Avec un peu de chance, il est ouvert car situé sur le circuit classique du Sud Lipez, à proximité de la Laguna Colorada et de l'Arbol de Piedra. Alors croisons les doigts ! Cent cinquante kilomètres nous en séparent.

En attendant, nous progressons vers le nord, longeons le désert de Dali, encore à l'ombre, boudons les thermes de Polques archibondés et roulons vers Sol de Mañana, un champ de geysers à 4850 mètres d'altitude !

Sol de Mañana… seuls sur les lieux, dans un froid polaire alors que sous nos pieds, la terre bouillonne !

A l'approche de la Laguna Colorada, les 4X4 des tours-opérateurs reviennent en force et leurs panaches de poussière gâchent un peu la vue. Mais alors qu'ils s'engagent tous à l'est, notre route passe à l'ouest de la lagune. Nous voilà à nouveau au calme et aux premières loges pour admirer un flamant andin isolé sur la lagune colorée. Quelle merveille… cette couleur allant du rouge au rose et au mauve !

Il est midi et le refuge de la lagune Colorada tombe à point pour déjeuner à l'abri du vent (moins violent qu'hier malgré tout) en compagnie de cinq jeunes filles et leur guide. Ils nous donnent les dernières nouvelles sur l'état du salar d'Uyuni : praticable mais pas encore sec en totalité. A méditer !

Après le repas, nous prenons le petit sentier longeant la rive et amenant au mirador Aguas Calientes où l'on peut observer lamas et flamants.

Mais c'est surtout l'occasion de contempler cette incroyable palette de couleurs… en bleu-blanc-rouge… tiens, tiens !

En retournant à la voiture, le vent se lève à nouveau et comme nous l'avons dans le nez, nous avançons péniblement. N'oublions pas que nous sommes à plus de 4300 mètres.

La Laguna Colorada marque le limite de la Réserve Nationale. Immédiatement après, la piste se dégrade, laissant place à de longues distances de tôle ondulée.

Dix-huit kilomètres plus au nord, encore une autre attraction : le fameux Arbol de Piedra, magnifique sculpture naturelle.

Puis, dernière ligne droite jusqu'à l'hôtel Tayka, harmonieusement intégré au paysage ocre du désert de Siloli !

Yes, il est ouvert :-) Un lit confortable, une couette douillette, du chauffage, de l'eau chauffée à l'énergie solaire… au bout de quatre jours, quel bonheur ! En prime, un excellent repas… elle n'est pas belle, la vie !

Laguna Colorada

On a roulé sur le salar d'Uyuni encore inondé

J29 : Jeu 26/05/11

- 5° ce matin : el Coche, garé à l'ombre, fait encore des siennes. Au bout de plusieurs tentatives infructueuses, le chauffeur d'un tour-opérateur vole à notre secours et le fait démarrer en insistant sur le démarreur. Ils ont la main, les gars !

Notre projet pour les jours suivants a été un peu revu à la baisse. A l'origine, nous avions prévu de contourner le salar par l'ouest, de rejoindre ensuite l'île Incahuasi puis le village de Coquesa au nord. Nous pensions zapper Uyuni.

Aldo, notre loueur, nous avait indiqué que le contournement du salar par l'ouest était certes un projet très intéressant mais que sur certaines portions de piste nous ne dépasserions pas les 5 km/h. Or on a déjà eu notre compte de mauvaises pistes alors on préfère laisser tomber, d'autant qu'on manque d'infos précises sur l'état du salar dans cette partie.

Nous nous dirigerons par conséquent d'abord vers Uyuni. De là, nous pourrons rallier l'île Incahuasi puis éventuellement, si toutes les conditions sont réunies, le nord du salar.

Pour rejoindre Uyuni, nous choisissons de passer par Villa Alota, la Valle de Rocas, San Agustin et San Juan, un itinéraire à l'écart du circuit des TO.

Si nous sommes endurants, nous pourrons être à Uyuni (plus de 300 km) dès ce soir. Sinon, nous nous arrêterons à mi-chemin à San Juan.

Cette journée commence alors par la route des Joyaux Andins, cinq lagunes (Ramaditas, Honda, Char Khota, Hedionda, Cañapa), posées comme autant d'émeraudes au pied d'un des plus prestigieux sommets andins, l'Ollagüe (5863 mètres).

La lagune Hedionda est réputée pour ses rassemblements de flamants roses. Aujourd'hui pas un seul à l'horizon. En revanche, partout de curieux petits tas de terre dûs à ces drôles de petits rongeurs. En voici un qui pointe son nez !

En prenant à l'est après la dernière des cinq lagunes vers Villa Alota, nous nous écartons du tour classique et du flot des 4 x 4 en provenance d'Uyuni. Mais pas question pour l'instant d'augmenter notre vitesse moyenne. Piste caillouteuse, gués boueux et arrêts photos vont nous occuper une bonne partie de la matinée.

Bientôt, nous distinguons au loin une large voie. Un gazoduc ? Une autoroute ? Presque… en réalité, une piste très large et bien entretenue que nous ne tardons pas à rejoindre et qui va nous permettre d'augmenter enfin notre vitesse de croisière. 70 km/h à l'aise, d'ailleurs les véhicules que nous croisons font largement du 100. Poussière garantie L

Dire qu'il n'y en a pas un seul qui s'arrête dans cette magnifique Valle de Rocas qui s'étend à présent devant nos yeux, sauf nous.

Une heure d'exploration dans ces ravines aux formes insolites.

Wings, mushroom, balanced rocks… et autres formes rocheuses stimulant l'imagination !

Un étrange labyrinthe et une lointaine parenté avec un certain Maze en Utah.

Après cette incursion dans la vallée des roches, un peu avant Villa Alota, nous délaissons à nouveau la grande route pour un itinéraire plus confidentiel en direction de San Agustin, une piste coincée entre une haute falaise et un rio où paissent nombre de lamas.

Après un col à 4200 mètres, la vallée s'élargit, laissant bientôt place aux champs de quinoa.

Pique-nique sur la place du village de San Agustin, puis descente vers San Juan sur une piste sablonneuse et du coup poussiéreuse comme jamais. On a l'impression de rouler sur de la farine, la poussière pénètre partout. A chaque cahot, celle accumulée dans la voiture se soulève en un voile brumeux. Je suis au bord de l'asphyxie.

En traversant la voie ferrée, un avant-goût de salar : c'est l'extrémité de celui de Chiguana.

Le village de San Juan n'a rien d'attrayant. Il est 15 heures. Plus de cent cinquante kilomètres nous séparent d'Uyuni, il reste trois heures avant la tombée de la nuit. Ça va être juste mais tentons quand même !

Car Uyuni, ce n'est pas la porte à côté, le salar n'est pas accessible partout, il faut rejoindre une rampe d'accès, le trajet nous parait interminable et l'heure tourne.

Quand nous atteignons enfin la rampe de Colcha K, c'est pour nous apercevoir qu'il reste jusqu'à une trentaine de centimètres d'eau sur la surface du salar. Je me renseigne auprès d'un gars dans un engin de chantier, il m'assure qu'on peut traverser "sin problema". D'ailleurs, nous ne sommes pas les seuls.

On espère tout de même trouver du sec plus loin car sinon atteindre Uyuni avant la nuit est tout bonnement mission impossible.

Hervé règle la boussole sur son GPS et c'est parti à 5 km/h dans 30 centimètres d'eau.

Quelle impression étrange alors que tout autour de nous, la terre se confond avec le ciel.

Ouf, au bout de 5 kilomètres, nous arrivons sur la surface sèche, ce qui permet d'appuyer sur le champignon pour atteindre les 70 à 90 km/h ! C'est alors aussi facile que de rouler sur une autoroute !

Nous retrouvons à nouveau un peu d'eau à la hauteur de Colchani, au moment de sortir du salar.

Entre-temps, le soleil s'est couché, teintant le ciel d'un voile mauve. Mais nous n'avons pas le courage de faire des photos, ne songeant qu'à une chose, vite, vite rejoindre la ville et trouver un toit, sans réservation, mais pas n'importe où.

Depuis plusieurs mois, nous étions en contact avec Christophe, propriétaire de la maison d'hôtes "La petite porte". C'est là que nous aimerions loger mais il n'a que deux chambres alors…les chances sont minces.

Il est 18 h 30 et il fait nuit quand nous arrivons sur place. Un coup de sonnette, personne ! Un deuxième coup… toujours personne… quand soudain, la porte s'ouvre et Janette l'épouse bolivienne de Christophe, nous accueille en confirmant la disponibilité de la chambre. Ouf, ouf, ouf !

Derrière une façade quelconque dans une rue triste et poussiéreuse, nous découvrons alors un paradis et c'est couverts de poussière, les valises pleines de linge sale que nous passons la porte.

Séduits par les lieux, nous décidons immédiatement d'y rester deux nuits, histoire de récupérer.

Une fois bien installés, nous finissons la soirée à la Loco autour d'un délicieux filet de lama au roquefort pour Hervé, au poivre vert pour moi accompagné de quinoa aux légumes et suivi d'une part de tarte aux noix et chocolat du Brésil ! Un des meilleurs repas de notre voyage.

J30 : Ven 27/05/11 Après son passage dans le salar, el Coche, en plus de la poussière dont il était déjà garni, est maintenant recouvert d'une belle couche de cristaux de sel allant jusqu'à former de petits stalactites sous le bas de caisse. Mais pour l'instant pas question de le passer au lavage, nous comptons lui infliger le même sort aujourd'hui en retournant dans le désert de sel jusqu'à l'île Incahuasi.

Plus vaste réserve de sel et de lithium au monde, le salar d'Uyuni s'étend sur plus 1 200 000 km2 à 3653 mètres d'altitude.

En accédant au salar à Colchani, la progression se fait d'abord les roues dans l'eau ! A la vue de ces îlots de sel encerclés d'eau, on pourrait presque se croire au bord d'un océan à marée basse !

Puis, un peu plus loin, nous ne tardons pas à trouver une surface presque sèche… une vaste étendue désolée d'un blanc aveuglant et d'une incomparable pureté. Juste le ciel, le sel et nous !

Une mer blanche et plane de plaques de sel de forme hexagonale ! Leurs contours moins nets qu'en plein hiver trahissent leur assèchement récent.

Quel bonheur de faire notre propre trace dans cette immensité avec comme seul repère le relief à l'horizon mais… en évitant ces grandes auréoles grisâtres dans lesquelles, raconte-t-on, on peut s'enfoncer dangereusement.

Bientôt l'île émerge au loin. Appelée Incahuasi ou la maison de l'Inca, elle est également connue sous le nom de lsla del Pescado. En la voyant ainsi posée sur cet océan de sel, son allure de poisson se confirme.

Mais on pourrait aussi l'appeler l'île aux cactus car elle est entièrement recouverte de Trichoreceus.

Très appréciée des touristes, elle est souvent envahie de monde, surtout à l'heure du midi où tous les groupes s'y arrêtent pour la pause déjeuner. Mais aujourd'hui la fréquentation se limite à quatre ou cinq véhicules et pas plus d'une dizaine de touristes. La balade vers les hauteurs de l'île est très agréable et la vue magnifique sur le salar.

Pour nous aussi, le cadre de l'île est idéal à l'heure du déjeuner. Pas besoin de déballer notre matériel : des tables constituées d'une plaque de sel et des tabourets de sel sont immédiatement disponibles… avec vue sur le désert blanc. Parfait pour tirer le repas du sac.

Mais déjà une autre île se profile au loin, qu'on aimerait bien atteindre. C'est parti pour une vingtaine de kilomètres de plus sur cet océan de sel.

D'après notre carte, ce serait celle-ci l'île Pescado mais elle est parfois aussi nommée Isla Pescador ou Isla Grande. Bref, comme souvent en Bolivie, d'un document à l'autre, les noms varient. En tout cas, elle est beaucoup plus grande que la précédente, également recouverte de cactus mais beaucoup plus sauvage et non aménagée. D'ailleurs, aucun autre véhicule n'a poussé jusque là… est-ce mauvais signe ?

Cela doit nous inciter à la prudence. Pas question d'y accoster, l'état de la couche de sel ne nous assure pas confiance. Ce n'est pas le moment de s'embourber ! Nous nous contenterons de la contempler à distance.

Puis retour à Uyuni non sans aller tâter un peu de surface inondée, histoire de voir les sommets andins s'y refléter et les cristaux de sel y briller.

Après la magie de ce désert de sel et d'eau, retour à la réalité car el Coche est dans un sale état. Heureusement, à l'entrée d'Uyuni, une station de nettoyage quasi professionnelle tombe à point nommé pour un décapage au "Karcher".

De retour à "la petite porte", il est temps de penser à l'organisation des prochains jours.

Nous avons en effet décidé d'abandonner définitivement l'idée de rejoindre Coquesa au nord du salar, cette zone étant en général la dernière à s'assécher.

Après avoir rapidement potassé nos guides pour trouver une nouvelle destination, nous consacrerons donc les trois jours prochains à une escapade à Sucre via Potosi, avant de passer les deux derniers jours de notre voyage à La Paz.

Afin de ne pas faire chou blanc à Sucre un week-end, nous assurons une réservation d'hôtel pour les deux prochaines nuits dans cette ville.

Voiture décrassée, linge lavé, courses faites, valises préparées… tout est prêt pour cette dernière phase du voyage. Il ne reste plus qu'à aller dîner et puisque la Loco nous a fait une si bonne impression pourquoi changer ? Le filet de lama au poivre vert ravit une fois de plus nos papilles.

Deuxième nuit à la Petite Porte.

Potosi la rude et Sucre la douce

J31 : Sam 28/05/11

Nous quittons le doux cocon de la Petite Porte à 7 h 30 car la journée risque d'être longue : 208 km mais 5 heures de route jusqu'à Potosi puis 160 km et 3 heures de plus jusqu'à Sucre. Entre Potosi et Sucre, la route est asphaltée mais celle entre Uyuni et Potosi est encore en construction, uniquement bitumée aux trois quarts.

Allons, courage… car pour commencer, c'est de la piste pendant les 20 premiers kilomètres jusqu'à Pulacayo. Après cette petite localité, nous accueillons le bitume comme une libération. Après des jours et des jours de piste poussiéreuse, enfin une belle route, fraîchement terminée, comme en témoigne encore l'absence de marquage au sol. Cerise sur le gâteau, elle nous fait aussi traverser de somptueux paysages.

Ce beau ruban asphalté nous amènerait-il à Potosi en moins de temps que prévu ? Hélas, non ! Déjà au loin, on distingue des panaches de poussière, signes que les véhicules circulent sur une piste de terre. Effectivement, nous ne tardons pas à arriver au cœur d'un vaste chantier. Partout ouvriers et engins s'activent à la construction de la route. Au fil des kilomètres, nous assistons, intéressés et amusés, aux différentes étapes : du tas de terre prêt à être étalé… à la route déjà lissée sur le point d'être recouverte.

Jusqu'à Potosi se succèdent alors des portions bitumées et d'autres non. Le plus étonnant des ouvrages est sans aucun doute ce superbe pont à arche en cours de construction. Une très belle œuvre !

De chantier en déviation, nous arrivons finalement à Potosi vers midi. Notre estimation était bonne. Après avoir cherché en vain un parking gardé pour el Coche, nous finissons par le laisser près de la plaza Estudiante afin de faire un petit tour à pied dans la ville. N'ayant pas vraiment potassé les curiosités à y voir, nous errons sans véritable but dans le centre historique et au hasard des rues, admirons l'une ou l'autre des 80 églises héritées de l'époque coloniale ainsi la vue sur le Cerro Rico qui a fait la richesse de la ville avec ses mines d'argent.

Mais la foule grouillante en ce samedi et l'altitude (4000 mètres) deviennent vite oppressantes et je ne suis pas mécontente de poursuivre vers Sucre. Les paysages changent rapidement, les montagnes s'arrondissent, des eucalyptus apparaissent au bord de la route ainsi que des champs de céréales et de nombreux villages.

A mi-chemin, la route plonge de 1000 mètres dans un canyon, Sucre n'est alors plus très loin. Il est 16 heures quand, soudain, au détour d'un virage… un gros encombrement… tous les véhicules sont arrêtés, engorgeant les deux voies de circulation. Mais que se passe-t-il ? La route serait-elle barrée par un bloqueo (grève)? Je me renseigne auprès des occupants de la voiture voisine. Je ne comprends pas toute la réponse de la dame, simplement qu'il faudra patienter au moins une heure et comme elle mime un volant de voiture, je conclus qu'il doit s'agir d'un accident.

En fait, pas du tout, la circulation a été interrompue en raison d'une course automobile sans qu'aucune déviation ne soit prévue. D'ailleurs en prêtant l'oreille, on entend le crissement des pneus des bolides et en tournant le bouton de la radio, on assiste aux commentaires en direct. Ambiance locale assurée !

Quand à 17 h 30 le convoi s'ébranle enfin, nous avons tout juste le temps de rejoindre notre hôtel avant la tombée de la nuit. El Parador Santa Maria la Real… encore un paradis !

Élégant et raffiné, cet hôtel historique possède une cour à arcades, des meubles anciens, une terrasse avec vue et une étrange partie historique. Nous nous y sentons comme des coqs en pâte !

Nichée à 2750 mètres d'altitude dans une vallée entourée de basses montagnes, Sucre jouit d'un climat doux et agréable. C'est effectivement le cas en cette belle soirée de mai qui se prête fort bien à un dîner au balcon au "Los Balcones Restaurant" sur la plazza 25 de Mayo. Un assortiment de viandes pour Hervé et une brochette pour moi… des portions énormes pour un prix lui aussi très doux ! Je sens que Sucre va nous plaire !

Dim 29/05/11

Un petit déjeuner digne des plus grands hôtels dans une salle à manger au décor ancien… voilà de quoi bien démarrer la journée.

Après avoir visité la partie souterraine historique de l'hôtel, la journée est consacrée à la visite de la ville, réputée être la plus belle de Bolivie et qui est aussi la capitale constitutionnelle du pays.

La course automobile s'est installée aujourd'hui au cœur de la cité et sur la plaza 25 de Mayo, les bolides sont, ce matin, sur la ligne de départ. Devant la cathédrale

Tous les Sucrites sont au rendez-vous et bien sûr, les vendeurs de barbe à papa, de bonbons, de sandwichs et de boissons. Une grande fête populaire !

La rue principale, théâtre de la course, est barrée mais nous finissons par trouver un moyen de contourner les barrières afin de pouvoir poursuivre notre visite.

Sucre conserve de belles églises et un magnifique ensemble de bâtiments chaulés hérités de l'époque coloniale et très bien conservés grâce notamment à son inscription depuis 1991 au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Nous poursuivons notre balade jusqu'au parc Bolivar où trône une réplique miniature de la tour Eiffel réalisée par l'auteur de l'original en 1906.

Le marché fait aussi partie des incontournable de la ville : un véritable festival de couleurs et de senteurs… et des fruits et légumes à profusion !

Pour le déjeuner, ce sera au Patio, c'est une salteñeria… qui sert (mais on peut aussi emporter) de délicieux salteñas, sorte de chaussons fourrés de viande, petits pois, raisins secs et olives, le tout légèrement pimenté…

Installé dans le patio d'une demeure ancienne, le lieu est très agréable et très apprécié des locaux. D'ailleurs, on y fait la queue en ce dimanche midi.

Sucre est aussi la capitale bolivienne du chocolat, nous ne résistons pas à en goûter quelques-uns mais ils n'arrivent pas à la cheville des chocolats belges. En revanche, chez Para Ti Chocolates, celui au quinoa est très original.

Chocolat et chaussons fourrés nous ayant bien plombés, le retour pour quelques heures à l'hôtel est bienvenu. C'est alors l'occasion de découvrir la vue depuis la terrasse, par-dessus les toits.

En fin d'après-midi, nous grimpons par d'étroites rues pentues vers le jardin de la Recoleta.

Pendant ce temps, sur la plaza 25 de Mayo, les vainqueurs de la course se voient remettre leur prix alors que nous allons finir la soirée par un excellent dîner à la Taverne, le restaurant de l'Alliance française.

Une très belle journée à Sucre et un véritable coup de cœur pour cette ville !

J33 : Lun 30/05/11

Impossible de rejoindre La Paz (à 700 km) en une journée, il faut scinder le trajet en deux, c'est donc une étape de transition qui nous attend jusqu'à Oruro.

Le départ est à nouveau matinal. Jusqu'à Potosi (150 km, 3 heures) nous reprenons exactement la même route qu'à l'aller.

Cent cinquante kilomètres nous attendent ensuite jusqu'à Chalapatta à travers des canyons impressionnants, des cols à plus de 4000 mètres, des montées et descentes terribles. El coche se traîne et la route nous semble interminable.

A Chalapatta, nous rattrapons la route venant d'Uyuni. Il reste encore 117 km jusqu'à Oruro mais heureusement là, c'est en ligne quasi droite sur un haut plateau jusqu'à notre destination finale.

Oruro, une ville horrible que nous nous hâtons de quitter ! A 15 km au nord-est, j'avais repéré les thermes d'Obrajes, un "complexe touristique" comprenant une sorte de piscine d'eau thermale chaude et un hostal familial. Je ne m'attendais pas à monts et merveilles et effectivement il valait mieux. L'accueil peu aimable et la chambre glaciale ne nous paraissent même pas valoir les 220 BOL (22 €) demandés.

Finalement, pour cette dernière nuit avant La Paz, nous serons aussi bien à dormir dans el Coche sur le parking, tout simplement.

Salar d'Uyuni inondé !

Derniers jours à La Paz

J34 : Mar 31/05/11

Nous avons si bien dormi dans notre 4 x 4 sur le parking des thermes d'Obrajes que nous sommes tout surpris de trouver un second véhicule garé à côté du nôtre et encore plus étonnés de constater qu'il remorque une des voitures ayant participé à la course automobile de Sucre.

Nous replions vite fait nos affaires, ça caille, et après un rapide petit déjeuner debout à côté d'el Coche, nous prenons la direction de La Paz. Le trajet est rapide bien que la circulation sur ce tronçon soit bien plus chargée que sur les autres routes boliviennes. De nombreux chantiers sont également en cours afin de doubler à terme cet axe de circulation, l'un des plus empruntés du pays.

A 11heures, nous rendons le véhicule chez Petita (rien à signaler) et une heure plus tard, le taxi nous dépose à la Loge. Au moment de préparer ce voyage, nous avions hésité entre la Maison et la Loge, tous les deux proposant un hébergement sous forme d'appart'hôtel. Pour couper la poire en deux, nous avions passé la nuit de l'arrivée dans le premier et réservé le deuxième pour le retour.

Dans le quartier résidentiel de Sopocachi, dans une petite rue qui ne paie pas de mine, un bâtiment en forme de bateau ! Nous y sommes !

Au rez-de-chaussée, le restaurant la Comédie. Dans les étages, cinq appartements. Bernardo nous a réservé celui du deuxième étage, un deux-pièces clair et moderne aux tons brique, ocre chaud et bois sombre, avec télé et ordinateur connecté à Internet. Formule petit déjeuner à domicile avec tous les ingrédients prévus dans le frigo et le pain frais accroché à la porte le matin à 7 heures. En plus du ménage quotidien, le lavage, séchage et repassage du linge est inclus (ça, c'est inespéré). Tout cela (pour moins de 50 €) promet une fin de voyage très agréable.

Après quelques heures de repos, il est temps d'explorer à pied le quartier. Le centre, ce sera pour demain.

La ville la plus haute du monde se laisse encore mieux apprécier depuis les quelques belvédères qui l'entourent. Le plus proche de notre appartement est celui du parc Monticulo. C'est donc là que nous nous rendons en cette fin d'après-midi.

A La Paz, les quartiers les plus riches se situent dans le fond du canyon alors que les plus pauvres se concentrent sur les hauteurs. C'est particulièrement visible ici :

De beaux immeubles modernes côtoient des petites bicoques rudimentaires, le tout dominé par une impressionnante chaîne montagneuse.

Au fil de notre balade, deux détails ont retenu notre attention. Impossible d'échapper aux rues en pente !

Et partout, des enchevêtrements de fils électriques

Après avoir arpenté le quartier de bas en haut et de haut en bas, nous n'avons heureusement pas de kilomètres à faire pour trouver une bonne adresse pour le dîner. Il nous suffit de descendre d'un étage et de nous attabler à la Comédie et si Hervé se laisse une nouvelle fois tenter par une viande, moi je choisis une truite du lac Titicaca. Cuisine excellente et service impeccable. Nous y reviendrons !

J35 : Mer 01/06/2011

A 7 heures, comme prévu, le pain frais est déposé devant la porte de notre appartement et une heure plus tard, nous sommes déjà dehors, avec comme but de rallier le centre à pied… 2,5 km… en montée.

Ce qui est curieux, c'est qu'on commence par descendre… forcément, nous partons dans la mauvaise direction, ce qui nous donne l'occasion de jeter un œil sur le quartier des ambassades et des grandes entreprises.

De grands immeubles de bureaux… on pourrait se croire dans une ville comme Calgary, par ex.

Mais cette erreur matinale va nous coûter beaucoup d'énergie car la montée sera d'autant plus longue et la traversée du quartier du Prado interminable.

Nous en avons plein les bottes en arrivant à la plaza San Francisco et sommes heureux de pouvoir trouver quelques instants de paix et de repos dans l'église du même nom.

La place est en complète rénovation et une armée d'ouvriers s'y active déjà de bon matin.

Mais si nous sommes venus jusque là, c'est pour découvrir l'un des marchés les plus curieux de La Paz, celui des Sorcières.

Entre les boutiques d'artisanat pour touristes, quelques marchandes vendent des ingrédients bien étranges : des ongles de camélidés et des fœtus de lamas momifiés, destinés à influencer ou à amadouer les esprits bienveillants ou malveillants de l'univers aymara.

Une balade agréable dans ces petites rues pavées… au fil des boutiques hautes en couleurs !

Une balade entre tradition et modernité car ici, on croise aussi bien des cholitas aux longues tresses, chapeau melon, jupe traditionnelle et châle aux couleurs vives que leurs filles en jeans et tee-shirt moulant.

En milieu de matinée, la ville grouille d'activité et les vendeurs et vendeuses sont tous à leur poste. Car ce qui frappe par-dessus tout, c'est que tout se vend et s'achète dans la rue. Beaucoup ont investi dans un petit kiosque, en fait plutôt un minuscule placard renfermant toutes sortes de marchandises, de la friandise à la boisson en passant par des jouets ou des billets de loterie. Mais la plupart vendent à la sauvette à un coin de rue.

Les plus étonnants : un vendeur de loupes, un autre vendant des pochettes et porte-documents en plastique, un troisième des casquettes usagées… bref, ce spectacle donne lieu à une intense activité, chacun criant et attirant le badaud.

Sans compter une cohorte de cireurs de chaussures, disponibles à chaque coin de rue. Vous n'avez aucune excuse de ne pas avoir vos chaussures parfaitement cirées. Ces lustrabotas portent souvent une cagoule ou une casquette enfoncée jusqu'aux yeux pour, dit-on, éviter l'opprobre sociale.

En cette fin de matinée, la circulation atteint son maximum, les rues principales sont engorgées de véhicules, essentiellement des taxis, des bus et surtout une flopée de microbus. A la fenêtre de chacun d'eux, un gars débite en permanence et en criant les noms de toutes les rues desservies… au milieu de klaxons incessants.

Traverser les grandes artères dans ces conditions relève alors du parcours du combattant. Personne ne respecte rien, les Boliviens sont aussi mauvais conducteurs que les Egyptiens ou les Equatoriens et même aux passages pour piétons, on n'est pas complètement en sécurité. Depuis quelque temps pourtant, une campagne de sensibilisation a été mise en place et des "zèbres" régulent le trafic à proximité de certains carrefours. Une approche ludique mais pas toujours prise aux sérieux par les conducteurs. J'ai bien failli me faire renverser.

Ajoutez à cela la pollution et l'altitude ! Dans ce contexte pas étonnant que nous ayons un peu la tête qui tourne au bout d'une matinée dans cette ville grouillante, surotu après cinq semaines dans la solitude des déserts. J'avais listé bien d'autres points d'intérêt mais pour aujourd'hui dans le centre, on s'arrête là. Alors le retour, en taxi ou à pied ? Bon, ça descend… alors à pied !

S'il n'est pas question de retourner dans le centre, nous promener dans un parc pour profiter d'une belle vue n'est pas exclu Après le mirador du Monticulo hier, c'est donc le point de vue du Laikakota qui nous attend cet après-midi. Et toujours à pied !

Bien que le parc soit visible de loin, nous nous perdons dans le dédale des rues et des escaliers des alentours. Pensant y arriver par un raccourci, nous débouchons finalement sur la terrasse d'une propriété privée. Une belle vue mais une impasse !

En arrivant là-haut, force est de constater que le parc est actuellement fermé pour travaux. D'ailleurs c'est tout le site qui est en restructuration. La ville y a créé une passerelle piétonne et une piste cyclable reliant le parc Laikakota au parc Roosevelt, une promenade très agréable dans des espaces verts joliment aménagés et une très belle vue en prime… depuis la "via Balcon".

Finalement, à notre compteur, largement plus d'une dizaine de kilomètres aujourd'hui. A 4000 mètres d'altitude, ça creuse, alors nous sommes encore bien contents, ce soir, de pouvoir mettre les pieds sous la table à la Comédie.

Reste la corvée des valises mais avec tout le linge déjà lavé et repassé à la Loge, cela devient une simple formalité ! Merci Bernardo de proposer ce service inclus qui va drôlement me faciliter la vie au retour ! Merci aussi pour tous les cafés si gentiment offerts. Un accueil vraiment top !

J36 : Jeu 02/06/2011

Comme notre vol est prévu à 17 h 30 ce soir, il nous reste toute la matinée pour finir la découverte de la ville. Les points à voir absolument sont alors cochés sur un plan et c'est parti, une nouvelle fois à pied.

De bon matin, nous reprenons la passerelle de la via Balcon en appréciant une fois encore le panorama.

Ensuite, direction le Museo del Aire Libre où l'on peut voir des répliques de statues trouvées sur le site de Tiwanaku, un grand centre cérémoniel pré-inca. Il est sans doute plus intéressant de voir les originales sur le site archéologique mais à défaut, on s'en contentera.

J'arrive finalement à persuader Hervé que le centre-ville n'est pas si éloigné alors nous mettons le cap sur le quartier de la cathédrale. La cathédrale

A l'intérieur, un des ses principaux attraits, ses vitraux !

La plaza Murillo devant la cathédrale

La Calle Jaén, la plus jolie rue coloniale

Cette ville grouillante, que nous trouvions hier presque hostile, se présente aujourd'hui sous une facette plus sereine et alors que nous déambulons à nouveau sur le Prado pour revenir à Sopocachi, nous supportons beaucoup mieux son agitation. A croire qu'en deux jours, elle a su nous apprivoiser.

En tout cas, même si elle n'a pas la beauté et la douceur d'une ville comme Sucre, elle dégage, grâce à sa situation exceptionnelle, quelque chose de fascinant.

C'est sur cette impression que se termine notre voyage de cinq semaines… dans des contrées à l'image de sa capitale… parfois hostiles mais toujours fascinantes. Bref, un fabuleux voyage !

Marché de la Paz



En conclusion

Un parcours de 5300 km, un kilométrage très proche de notre estimation initiale mais un itinéraire revu et adapté sur place et finalement bien équilibré. Des étapes parfois courtes en distance mais pas forcément en temps en raison de l'état du réseau routier, surtout en Bolivie. Des conditions climatiques parfois rudes mais jamais extrêmes, des altitudes toujours élevées. Des paysages à couper le souffle et un dépaysement total ! Un voyage qui nous a enchantés !

Commençons par ce que nous n'avons pas aimé : — la poussière… omniprésente ! — le passage des frontières… long, très long. Prévoir une demi-journée pour le passage depuis ou vers la Bolivie. Entre le Chili et l'Argentine, les formalités sont un peu plus rapides. Sinon, la solution est de consacrer un voyage à chaque pays. Ce que nous avons aimé : — Tout le reste… et particulièrement les paysages extraordinaires du Sud Lipez mais aussi ceux des parcs nationaux le long de la frontière bolivo-chilienne, du désert d'Atacama et notamment du salar de Tara sans oublier le parc national de Sajama. — après tant de beauté sauvage, la Quebrada de Humahuaca nous a fait un peu moins d'impression même si nous avons beaucoup aimé les arches du Cerro Hornocal ou la piste menant à Iruya. — enfin, un coup de cœur pour la ville de Sucre !

Sur le mode de déplacement Le Nissan Patrol, loué chez Petita, très bien équipé et entretenu par Aldo et son mécanicien, était parfaitement adapté aux conditions de piste difficiles de ces régions isolées. Pas une seule crevaison malgré le mauvais traitement infligé par le terrain. Il était malgré loin d'être étanche à la poussière. Très efficace pour le franchissement, un peu moins sur la route, il est néanmoins gourmand en carburant (25 l au 100 en moyenne). Heureusement, l'essence en Bolivie a l'avantage d'être très bon marché. Au Chili et en Argentine, le prix est proche de celui de l'Europe. La location d'un tel véhicule reste cependant une pratique marginale, la plupart des voyageurs utilisant les bus (parfois de nuit) pour les grands déplacements et les tour-opérateurs pour faire des excursions d'un ou plusieurs jours. Il donne assurément une très grande sensation de liberté. La conduite sur les pistes particulièrement en Bolivie n'est toutefois pas à prendre à la légère et exige un peu d'expérience. Il est également primordial de préparer minutieusement son itinéraire en raison de l'inexistence totale d'indications routières. Contrairement à que prétendent certains, circuler en indépendants dans la région de los Lipez est alors tout à fait faisable dans ces conditions.

Sur le mode d'hébergement Nous avons volontairement mixé des hébergements de type refuge certes rudimentaires mais permettant d'être au plus près des sites naturels et des hôtels plus confortables quand c'était possible. Dans les hôtels, le petit déjeuner est toujours inclus. Nos hébergements préférés : l'Atacama Lodge à SPA, le Cerro Chico à Tilcara, le Parador Santa Maria à Sucre et la Loge à La Paz. Les hébergements sont dans l'ensemble bon marché en Bolivie. Au Chili et en Argentine, ils sont plus proches du standard européen.

Sur la sécurité A aucun moment, nous n'avons ressenti un quelconque sentiment d'insécurité. Comme partout, il s'agit d'être vigilant et de ne pas exhiber de signe ostentatoire de richesse. Dans les villages, il n'y a aucun problème. En ville, notre véhicule était toujours garé dans un parking fermé, la nuit (toujours compris dans le prix des hôtels). Les habitants de l'altiplano andin sont des gens discrets, nous n'avons jamais été sollicités, pas même par les enfants.

Quelques données bibliographiques Pour la Bolivie, j'ai investi dans le guide Lonely Planet. Pour le Chili et l'Argentine, je me suis contentée de consulter le Routard et le LP à la bibliothèque municipale. En fait, nous avons surtout utilisé Google Earth pour visualiser et préparer l'itinéraire et Internet en général pour diverses informations. Ci-dessous, les coordonnées de quelques internautes dont les récits et/ou les témoignages m'ont aidés dans la préparation de ce voyage : http://www.namast.com/pag.php?pag=chi10 http://sites.google.com/...aterreargentine/Home http://www.enroutepourlemonde.fr/...Argentine/in... http://www.bourlingueurs.com/ Voilà vous savez tout, ou presque… en tout cas, si ce récit vous a donné envie de suivre nos traces, si vous avez besoin de renseignements complémentaires, n'hésitez pas, nous nous ferons une joie de vous répondre. Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire de notre forum préféré ou de notre livre d'or. Christine (récit) et Hervé (photos)

FIN...

Cerro Hornocal... encore !
Risques sanitaires au Japon? English translation pending
by Accolade · 2011-06-15 · 7 replies
Bonjour,

Ma fille, la plus jeune ( mineure) , envisage partir en séjour linguistique au JAPON pendant une année.

En tant que pére je suis trés inquiet et cherche des infos fiable sur les risques sanitaires.

Ce n'est pas une mince affaire et je dois prendre une décision importante et surtout je veux la prendre en toute connaissance de cause .

Pouvez-vous m'aider en me donnant des liens ( pas trop technique😕 )

Merci de votre aide
Visiter le Congo-Brazzaville English translation pending
by Smilie7 · 2011-06-14 · 28 replies
Bonjour tout le monde,

je vais partir au Congo dans 10 jours pour 1 mois et demi et j'aimerais savoir quels endroits visiter à part les gorges de Diosso, le parc de Konkouati et

le musée du Loango (car j'ai déja eu des infos sur ces sites dans d'autres messages...).

Merci et Bon voyage à tous! 😉
Budget nourriture pour trois semaines au Québec? English translation pending
by Milorde16 · 2011-06-11 · 40 replies
Bonjour,

Nous sommes 2 couples qui partent au moi de septembre au quebec pour 18 jours, tout ce qui concerne l hébergement location voiture et avion est payer. Ce que je voudrais savoir c'est le buget a proximatif pour la nourriture pour 4 personne , le matin le petit déjeuner est compris dans l hébergement, le midi je comptais faire des sandwich ou autre et le soir manger dans des petit resto pas trop chère.

Avec mes remerciement.
Petit bilan d'un voyage au Pérou au mois de mai 2011 English translation pending
by Pro1982 · 2011-06-10 · 23 replies
Globalement très positif, c'est très facile d'y voyager, les gens sont adorables. On y voit une diversité impressionnante de paysages et d'habitats naturels. Super choix de voyage, partir sac au dos, c'est parfait !

Les tous petits regrets : - des visites que l'on a pas eu le temps de faire : Monastère Santa Catalina d'Arequipa, île du Soleil et presqu'ile de Llachon sur lac Titicaca, le cimetière de Chauchilla à Nazca. - les lignes de Nazca en avion ne sont pas hyper visibles et le petit coucou bouge beaucoup beaucoup et ça coute cher : 100 dollars par personne ! - deux jours de plus à cuzco auraient été parfait (on a passé 8 jours en tout) - une agence de tourisme qui nous a quasiment laissé nous débrouiller seuls pour rejoindre santa maria pour le treck dans la selva pour rejoindre le machu picchu, à 3h30 du mat partir dans un collectivo pour 4h30 de route sinueuse coincés entre deux inconnus : fatigue accumulée pour le treck, dommage ... - dommage qu'il ne soit pas possible de rester 2 jours au macchu picchu, les journées sont fatiguantes surtout si l'on arrive d'un treck clôturé par le machu ; ce serait bien de pouvoir partitionner le wayna picchu (ou macchu picchu mountain) et la visite de la cité inca en elle même. - dans la plupart des sites il n'y a pas de plan gratuit ou de panneau explicatif, ni même de fléchage donc soit on prend un guide pour comprendre soit on se débrouille ce qui nous fait parfois louper des choses. On se pose souvent la question : ça vaut le coup de continuer encore par ce chemin ? dès fois oui, il y a des ruines au bout donc ne pas hésiter à demander au locaux où aux guides que l'on croise.

Quelques conseils pour ceux qui veulent partir : - le mois de Mai est sympa, il y a encore de la verdure et des orchidées en fleur, quelques colibris, il ne fait pas encore trop froid, il n'y a pas encore trop de touristes ... cela dit chaque saison doit avoir ces avantages ... - 3 semaines c'est un peu juste à mon sens même si on a fait que la côte, arequipa, lac titicaca et vallée sacrée. - faire l'effort de parler un minimum espagnol, les péruviens apprécient même si tous les guides parlent anglais. - aller à Huacachina (et/ou au sommet du cerro blanco, dune culminant à 2000 m) pour le paysage, c'est impressionnant par contre je déconseille le buggy et tout autres activités la bas : resto déguelasses et chers, pas de péruviens que des européens, étasuniens et israéliens ; 2h là bas suffisent donc. - si vous aimez la rando et l'archéo c'est le pays idéal, il faut prévoir plusieurs à Cuzco : 8-10 minimum je dirais. - pour les treck il ne faut pas hésiter à négocier les prix, ils sont différents pour tout le monde. - ne pas prévoir trop de vêtements, il y a beaucoup de choses à acheter sur place notamment les vêtements en laine ; les hôtels ont souvent un service de laverie pratique et pas cher. - ne pas bouder Lima, cette ville n'attire pas les touristes mais, à mon sens, vaut le détour, le musée Larco est à faire ; ne pas aller forcément à Miraflores, c'est cher et rempli de touristes mais des balades en ville peuvent vous donner un premier aperçu du Pérou ... - dormir sur amantani - la presqu'ile de llachon est accessible UNIQUEMENT par la terre, 1h30 de bus depuis puno, on s'est fait avoir, on a finalement pas pu débarqué lors du retour d'amantani - les îles des Uros : passage obligatoire qd on passe par une agence pour le lac titicaca, joli pour les paysages mais pour eux c'est juste un travail, un parc où ils font des démonstrations ... - marché de Pisac : super, y aller tôt le matin pour profiter des prix attractifs quand il y a encore peu de touristes ... monter au ruines en taxi par exemple et redescendre à pied vers le village en visitant le temple du soleil - j'ai réuni quelques bonnes adresses notamment à Nazca et Arequipa, me contacter si besoin.

Ne pas hésiter à partir, c'est un super pays, on compte y revenir pour faire le Nord et l'Amazonie ...

Bon vent
Randonneuse tout terrain grande route English translation pending
by Scot25110 · 2011-06-10 · 20 replies
Bonjour à tous, je souhaiterais partager vos avis sur ce modèle de randonneuse "haut de gamme" dont je ne trouve nulle trace sur ce forum. Les produits de cette jeune marque de cycle installée du côté de Freiburg semblent de très grande qualité d'où un coût d'achat certes élevé. Merci pour vos avis et commentaires ainsi que d'autres modèles équivalent telle la randonneuse Cyfac Evasion. Merci d'avance.
Arnaque à New York English translation pending
by Ninou360 · 2011-06-06 · 68 replies
Bonjour,

Je reviens tout juste de voyage à New York et je tenais à vous faire part de mon expérience en espérant que ça aidera certains à être moins naïve que moi...

Je suis donc allée pour 10 jours à New York avec une amie, nous sommes de jeunes étudiantes française. Le lendemain de notre arrivée, nous sommes allées voir le fameux Times Square et nous sommes tombées sur une grande boutique d'électronique "Broadway Computer&Video" près de l'impressionnante boutique M&M's... Des pros de l'arnaque... Je suis rentrée pour acheter un pied dans l'optique de faire de belles photos de nuit sur l'Empire State Building et éventuellement un objectif puisque j'avais tant entendu qu'aux Etats-Unis, c'est beaucoup moins cher ! Il a donc commencé à nous présenter des trépieds qui semblaient de très bonne qualité (honnêtement, à ce niveau n'ayant jamais eu besoin d'en acheter, je ne m'y connais pas plus que ça). Quand il nous annonce le prix de 300$ pour son fantastique trépied, je lui dis que c'est trop cher pour moi et il commence à négocier et fini par descendre le prix à 200$... Naïve que je suis, je me dis que quand même c'est une bonne affaire vu qu'en France, un bon trépied vaut dans les 150 euros environ... Il m'a bien sur montré la différence avec un trépied de mauvaise qualité qu'il me proposait à 50$ de moins. Il passe ensuite aux objectifs et me présente des objectifs à des prix de base carrément délirants mais comme pour le trépied, il baisse les prix... Et j'ai fini par acheter en écoutant son discours sur la qualité de ses objectifs etc... Il a même fait des tests pour me prouver la qualité de sa camelote et effectivement ça avait l'air pas mal... Finalement, après avoir payé, il me dit qu'il vient de se souvenir qu'il avait autre chose qui pourrait mieux me convenir et me sort un convertisseur 0,48x de chez Japan Optics (ça vous permet de diviser par 2 la distance focale de l'objectif donc par exemple, un 18-55mm devient un 9-27mm environ), me fait de nouveau des essais etc et me propose de rajouter 250$ à la facture déjà plus que salée pour échanger ce convertisseur contre l'objectif qu'il m'avait vendu... J'accepte...

J'arrive à l'hôtel et m'aperçoit que cet âne ne m'a même pas donné la bonne taille de convertisseur alors qu'il m'avait dit avoir vérifié dans son fichier que c'était bien ça pour mon numérique... Il m'avait dit lors de l'achat que si je voulais, pour n'importe quelle raison, je pouvais venir tout lui rendre le dimanche sans problème. Je retourne donc le dimanche après avoir vaguement pu voir les prix sur internet pour les trépieds (pas vraiment de connexion internet et surtout, plus de batterie sur le PC et impossible de le recharger !) que je trouve pour en gros 50 euros à la fnac... Pas eu le temps de voir pour le convertisseur, ça a coupé avant... 🙁 je retourne donc le dimanche pour qu'il me rembourse. Il me fait son pauvre vendeur désolé de s'être trompé pour le convertisseur et m'offre la bague pour l'adapter sur le mien, me refait 3 tonnes de tests avec mon appareil photo que j'avais amené cette fois... Bizarrement, je trouve la qualité moins bonne sur le mien (j'ai pourtant un très bon appareil photo) et ce malgré les essais lamentables de réglages de mon appareil (il m'a tout déréglé, heureusement que c'est un professionnel...)... Pour le trépied, il me propose de m'offrir un polariseur pour compenser la valeur (prix étiquette 130$, je ne connaissais pas du tout les prix, en fait ça ne vaut quasiment rien !). A force de pour parler et de négociation, il me propose un converter 2x (l'inverse de celui déjà acheté pour doubler la distance focale de mon zoom). Je connaissais déjà plus ce type de produit et je savais que par conséquent, ça divisait par 2 l'ouverture de mon objectif. Je lui explique donc (avec mon super anglais à 2 sous) et il m'affirme que non, pas celui là. Il me fait une démonstration et effectivement, mon appareil me confirme ses dires ! Etant donné que mes informations avaient 2 voir 3 ans, je me suis dis que depuis le temps, on avait réussi à faire ça et ça ne m'est même pas venu à l'esprit qu'un professionnel puisse me mentir... 😊 Au final, j'ai rajouté encore 100$ pour avoir ce convertisseur si formidable (vendu 600$ prix étiquette) et un sac à dos pour mon appareil (300$ prix étiquette).

J'ai lu plus tard dans une petite page d'un guide que je n'avais pas vu que le coin où j'étais allée était réputé très cher et qu'il y avait une excellente adresse dans la 34ème rue (B&H) pour tout ce qui est photo et électronique. Ayant l'impression de m'être légèrement faite avoir, j'y suis allée... Et ils m'ont confirmé ce que je pensais ! Je suis donc retournée une 3ème fois dans l'intention de tout rendre et qu'il me rembourse l'intégralité de ce que j'avais payé en leur montrant les prix chez B&H (de 6 à 10 fois moins cher environ par rapport aux prix étiquettes)... Changement de discours, en fait, il ne peuvent pas rembourser, ils peuvent seulement échanger et il m'explique que chez B&H, c'est différent ils achètent en gros et que lui peuchère, il ne peut pas faire pareil ! Sortez les violons... J'ai donc voulu faire un échange, me disant que au moins en achetant un zoom correcte, je pourrais le revendre en France... Et là, il me propose d'échanger mais avec les prix étiquettes bien sur ! Autant dire, pour avoir le moindre échange, il faut encore débourser, chose que j'ai refusé.

Conclusion, je me retrouve donc avec un matos soi-disant extra qui est en fait pas loin du minable pour un prix exorbitant et je ne compte pas le temps perdu avec eux... Pas la peine de me dire que j'ai été naïve, pas débrouillarde etc... Je le sais, je n'agit d'habitude jamais comme ça, je compare toujours sur internet les prix AVANT d'acheter et là, je m'en veux à mort de m'être faite embobiner comme la première des idiotes... Mais si au moins mon expérience peut servir à quelqu'un... Aux Etats-Unis, les vendeurs n'hésitent pas à mentir sur leur produits, écrire des prix complètement farfelu sur les boites et surtout profite du fait qu'on parle mal l'anglais. Il n'a pas hésité non plus à se payer ma tête en me disant dans un 1er temps que le patron n'était pas là, puis d'un coup il l'a eu au téléphone et quand j'ai demandé à lui parler, il est apparut comme par enchantement ! Méfiance donc...

Je précise quand même que les Américains en général ne sont pas comme dans cette boutique, on a eu aucun problème en dehors de ça, ils ont tous été très gentils, vraiment !

PS : si quelqu'un connait des associations de consommateur à New York où je pourrais signaler ça, je suis preneuse ! Ou si vous savez si j'ai un recours... 😕
Philippines: le lac Taal est-il de nouveau accessible? English translation pending
by Cottetcottet · 2011-06-06 · 24 replies
bonjour, début mai, le lac taal était déconseillé ou interdit d'accès à cause d'émanations gazeuses. je serai de nouveau aux philippines en aout. quelqu'un a t il des infos à ce sujet ?
On nous a volé notre ordinateur portable au motel de Jamestown (Sonora), Californie English translation pending
by Aiassa · 2011-06-05 · 80 replies
Hier, vendredi 3 juin, en rentrant au Motel Royal Carriage de Jamestown, CA, après une longue journée à Yosemite, André a eu la désagréable surprise de ne pas retrouver son ordinateur au moment où il voulait lire ses messages. Nous avions bien fermé notre porte le matin et le petit ordi tout neuf acheté pour ce voyage avait été rangé dans la valise comme à l'accoutumée. En rentrant, nous avons retourné nos bagages, le lit, les tiroirs, rien! Nous avons demandé au manager de l'hôtel de venir constater le fait. Notre lit n'était pas fait, la poubelle pas vidée, etc. Samedi matin nous avons averti la police. Un officier est arrivé à l'hôtel très peu de temps après et nous avons pu porter plainte pour vol de façon officielle, avec facture à l'appui. Le manager a également été interviewé. Nous restons en contact pour la suite des évènements. Heureusement que j'ai moi aussi un petit ordinateur portable, qui par chance, n'a pas été volé. André a ainsi pu prendre quelques dispositions de sécurité. Heureusement aussi que chaque jour très scrupuleusement il a fait une sauvegarde sur un petit disque extérieur. Sinon il aurait perdu 5 semaines de vidéos en HD... Nous venons de racheter un deuxième petit disque extérieur pour compenser le stockage manquant et avoir malgré tout deux endroits où se trouvent nos vidéos et photos, qui sont notre grand dada de voyage. Nous verrons en rentrant le 12 juin comment réagit notre assurance. Quelqu'un a-t-il déjà subi un vol d'ordi portable aux USA et comment cela s'est-il réglé? Merci par avance, Annie
Quel type de croisiériste êtes-vous? English translation pending
by PAP86 · 2011-06-03 · 240 replies
Nous n'attendons pas tous la même chose des croisières... Chacun de nous a un cahier des charges bien précis de la croisière, en fonction duquel il ne choisira pas forcément les mêmes compagnies, les mêmes itinéraires... C'est d'ailleurs ce qui participe à la diversité des comptes-rendus où pour la même croisière certains seront satisfaits, d'autres moins...

En première intention, on peut classer les croiséristes avec la découpe "tourisme et découverte - repos et bien être" qui peut se classer en 5 grands groupes

100% + 0% : le "baroudeur" : tout pour la découverte... le bateau ? ça peut être un cargo, ou n'importe quel radeau... 80% + 20% : le "découvreur" : un max de découverte, terres nouvelles le plus souvent possibles 50% + 50% : le "visiteur" : il aime les excursions, mais part en croisière également pour se reposer, et aime "son confort" 20% + 80% : le "vacancier" : certes, il ira voir les choses les plus "représentatives", mais profitera aussi des escales pour apprécier un bateau moins rempli 0% + 100% : le "curiste" : il ne quitte pas le bateau, la vue depuis le bateau lui suffit, et il profite de tout sur le bateau..

Bien sûr tous les intermédiaires peuvent se voir, et la présence d'enfants complique forcément cette classification... 😛 et puis 'autres classifications sont peut-être possibles...

Moi, je me classerais bien (et Mme PAP aussi) dans la catégorie "visiteur". et ce n'est pas une question d'âge, à 20 ans, j'étais déjà comme ça... j'attends de la croisière confort, farniente, relations sociales (tant avec l'équipage qu'avec des passagers de rencontre), et une certaine prise en charge au niveau des visites et des excursions, ce qui me fait préférer, en dehors de tout élément financier, le "tout cuit" proposé par les armateurs, même si je sais que ce n'est pas l'optimal en termes de découverte... Mais ça a le bon côté qu'on peut revenir plusieurs fois au même endroit et avoir encore quelque chose de nouveau à voir...

et vous ?
Retour du Grand Palladium (10 au 24 mai 2011) English translation pending
by Norton · 2011-05-28 · 1 reply
hola! me voici rentrée du palladium kantenah il y a quelques jours. J'y étais du 10 au 24 mai 2011. le temps à été super! vers la fin du séjour l'humidité était plus présente et les mosticos aussi😠 Je connaissais déja l'hotel pour y avoir séjourné en 2004. pas de changement malgré les années qui passent. On a fait l'excursion de chichen itza et ek balam avec mimi. très belle journée et bon petit groupe. il a fait très chaud et la route est un peu pénible mais ça vaut le coup. le seul bémol c'est la baignade en cenote proposée par mimi.... eau verte et franchement la cenote n'est pas belle. la nourriture à l'hotel.. bon sans plus. en comparaison au grand bahia de punta cana c'est moins bien.. les cocktails... c'est presque tous pareil.. finalement je buvais au cosmopolitan! il était bon cela dépendait du bar.. le bar du kantenah était le meilleur, le bar de la piscine du kantenah/colonial le pire!!!!! le service est d'ailleurs médiocre. la chambre ( 4519) était bien. j'avais demandé le bloc 45 et pas au rez de chaussée donc j'étais contente. La clientèle était +/- 50% usa 30% hispanique et le reste un peu de tout. Encore une fois la clientèle USA comme d'hab.. bruyante, des assiettes remplies qu'on fini par laisser.. donneur de pourboire à gogo..ect. ( encore une fois y en a marre à la fin, on donne un pourboire si on a été content du service et non pas pour être bien servi!!!! tout est payé alors faut arréter ce genre de pratique dans ce genre d'hotel😠 au final on va être obligé de donner et j'ai déja remarqué ce problème à punta cana. enfin bref. c'était un détail.) on a également fait une excursion en catamaran à isla mujeres.. c'était très bien!! l'éclate! et on a très bien mangé sur l'île.. voilà si vous avez des questions je suis là.🙂
Grande traversée du Massif Central à VTT rigide et camping sauvage? English translation pending
by Archaleon · 2011-05-26 · 10 replies
Bonjour a tous !

J'ai comme projet de faire du cyclo camping en autonomie cet été avec quelques amis.

J'ai un vieux Decathlon 5.2 de 2004 environ (modèle bleu et gris, avec fourche suspendue réglable non blocable) A propos de fourche, la mienne est bloquée :p! Avec le temps elle a arretée de marcher. (manque d'entretient? pas impossible j'ai pas fais grand chose, est-il possible de la démonter et la refaire marcher?) Ma transmission a 8000km de ville principallement, sans entretient autre que huilage. Donc la chaine est d'origine, ce qui me laisse a penser qu'elle est pas mal allongée et qu'elle a du bouffer les pignons.

J'ai quelques solutions : - si je ne peux réparer la fourche, je la remplace par une en acier courbée un peu souple de 410/430mm. - eventuellement je change toute la transmission, mais j'en ai pour cheros! (genre 150/200€, alors que le velo valait300neuf) Dans ce cas autant racheter un vélo

- si j'achete un vélo, sois je pars sur le vélo que j'aimerai avoir au quotidien ensuite, CAD un Urbain (exemple Cannondale BadBoy 26 Vbrake, ou Giant Seek 2 ou 3). J'échange les roues avec celle de mon VTT bien solide, la selle, et met une fourche en acier.

Ce qui m'ammène à la question : Un VTT rigide, chargé sur porte bagage arrières (15/20Kg +64kg gugusse) et de gros pneux de 2/2.5", est-il adapté pour un parcours du type GTMC? (grande traversée du massif central) avec des chemins pas trop cassant. Ou bien vais-je me casser les poignets a force? Une suspenssion avant est elle un confort (presque) indispensable? Dans ce cas je devrais peut etre acheter un nouveau VTT hardtail, genre BTwin 8.1.

Autre questions aux connaisseurs du parcour: Je désire faire du camping sauvage, pecher des truites sur le trajet et faire des feux de camp. - y'a t'il un probleme pour bivouaquer quelque part le soir? - y'a t'il des points d'eau potable et de quoi acheter de la nourriture au moins tous les 100km? - y a t'il des rivières fréquentes sur le trajet pour pecher? - J'imagine que les risques d'incendis en juillet sont trop importants? Qu'en pensez vous?

Ferais-je mieux de cibler un autre trajet plus au nord? Je pense également à la norvège.

Aux amateurs: J'essaye de former un petit groupe de 2 a 6 personnes pour faire le trajet, profiter de la nature a fond. Si ca interresse quelqu'un durant la seconde moitier de juillet.
Croisière Perle des Antilles sur le Costa Luminosa le 2 mars 2012 English translation pending
by Vivie0178 · 2011-05-25 · 467 replies
Nous avons réservé la croisière Perle des Antilles sur le Costa Luminosa du 2 au 10 mars 2012 avec vol à départ de Paris et embarcation en Guadeloupe. Nous recherchons les expériences d'anciens croisièristes sur ce bateau ou ce circuit pour conseils mais aussi des contacts avec de futurs passagers du Costa Luminosa aux même dates. Nous serons en couple (33 et 35 ans) accompagnés de nos deux enfants de 5 et 8 ans.
Quel GPS pour les États-Unis? English translation pending
by Verojojo2 · 2011-05-22 · 75 replies
bonjour mon voyage est maintenant finalisé, passons au côté pratique j'ai loué une voiture mais je l'ai prise sans GPS car je souhaite l'amener de France question : quel GPS me conseillez-vous d'acheter pour mon périple sur la côte Nord-Ouest des Etats-Unis. j'ai essayé de comprendre les différences entre plusieurs modèles, j'avoue ne pas trop comprendre les subtilités du "global positioning system" merci pour vos réponses

Eve
Voyage de vingt-six jours entre la Floride et New York English translation pending
by 3monts · 2011-05-18 · 42 replies
bonjour après un vrai faux départ pour le japon, suite aux événements malheureux de mars, j'ai par miracle réussi à échanger mes billets pour retourner aux USA. Après la côte ouest l'année dernière, cette année nous allons nous attaquer à la côte est et notamment la Floride puis nous entamons une remontée vers le nord des US direction New York. Nous voyageons toujours à 4 (2 adultes et 2 enfants)

Donc voilà pour le moment un démarrage de périple que je soumets à la critique constructive des membres de ce forum que je sais de bons conseils ! Soyez indulgents, je n'ai pas encore eu le temps de compulser l'ensemble des carnets et donc je n'ai encore qu'une vague idée de ce road trip. Seuls les jours J1 et J26 sont fixes.

J1 : 20/07 : départ paris - arrivée miami à 15h15 récupération de la voiture J2 : 21/07 : journée miami J3 : 22/07 : journée miami J4 : 23/07 : miami keywest avec arrêts fréquents dont baïa honda NP J5 : 24/07 : journée à keywest J6 : 25/07 : keywest -> key largo ou florida city ou ? objectif : everglades l'après midi J7 : 26/07 : florida city -> naples ? : balade everglades J8 : 27/07 : naples J9 : 28/07 : naples -> tampa (passage par fort myers, sanibel ... autre ?) J10 : 29/07 : tampa (que faire visite, plage ?) J11 : 30/07 : tampa -> orlando (1er parc en cette journée ?) J12 : 31/07 : orlando (discovery cove) J13 : 01/08 : orlando (sea world ou universal studio ?) J14 : 02/08 : orlando -> cap canaveral -> saint augustine : jouable dans la journée ? J15 : 03/08 : saint augustine -> savannah J16 : 04/08 : journée à savannah J17 : 05/08 : savannah -> charlotte (visite plantation ?) J18 : 06/08 : charlotte -> x j'ai reperé la blueridge park way :
http://www.byways.org/explore/byways/2280/index.html ... je n'ai pas eu le temps d'étudier pour éventuellement la faire en 2 jours (des avis ?) J19 : 07/08 : x -> washington J20 : 08/08 : washington J21 : 09/08 : washington J22 : 10/08 : washington -> philadelphie -> new york J23 : 11/08 : new york J24 : 12/08 : new york J25 : 13/08 : new york J26 : 14/08 : new york départ à 20h40 de JFK

bon voilà, je suis à l'écoute des journées éventuellement trop chargées ? bons plans à ne pas rater, hôtels sorties, ... ? éventuel stop manquant ? je suis à votre écoute... merci

3monts
Compte rendu de croisière sur le Costa Pacifica du 16 au 27 avril English translation pending
by Veronique59 · 2011-05-18 · 19 replies
Tout d’abord nous voudrions remercier toutes les personnes qui ont écrit sur ce forum et qui nous ont permis de préparer notre croisière. Nous voudrions maintenant nous aussi partager notre voyage et peut être aider de futurs croisiéristes.

Tout d’abord l’impression générale : nous revenons enchantés de notre croisière. Nous avions fait une 1re croisière en couple il y a deux ans et nous voulions cette fois partager cela avec nos deux filles (14 et 9 ans), elles ont également été conquises.

Contrairement à ce que j’avais lu parfois sur le forum, la décoration du bateau nous a beaucoup plu, pas trop clinquant, c’est beau, ça brille et ça fait partie de la magie de la croisière.

Le personnel est vraiment très sympathique, notre garçon de cabine était génial, il a tout de suite retenu le prénom des filles et le disait avec un petit accent qui faisait beaucoup rire la plus jeune. Le serveur, très souriant, tout cela contribue à la réussite des vacances.

Au niveau des forfaits, nous avions pris le forfait 20 boys and girls pour 42 €, c’est vraiment très intéressant car toutes les boissons non alcoolisées (coca, jus de fruit mais également cocktail) sont décomptées du forfait. Un cocktail pris sans le forfait peut valoir 4,5 € !

Nous avions également pris le forfait eau minérale, 13 bouteilles d’eau (plate ou pétillante) pour 22,56 € et si vous ne finissez pas la bouteille, ils notent votre numéro de table et vous la remettent le lendemain. Pour les excursions, nous avions chacun pris dans notre valise un pack de 6 * 50 cl et nous avons à chaque fois pu remonter sur le bateau sans problème avec les bouteilles dans nos sacs à dos.

Petite précision pour le bar à chocolat, n’y allez pas le dernier jour en mer car il n’y a presque plus rien. Je pensais me régaler avec des fraises au chocolat : y’en a plus, bon alors banane : y’en a plus, bon euh disons pêche : y’en a plus ! Alors dites moi plutôt ce qu’il reste ! pomme et poire. Ok allons y pour pomme et poire : un délice mais excessivement cher : 4,14 € TTC pour 2 quartiers de pommes et 2 quartiers de poires !

Pour les excursions nous avons fait un compromis entre visites seuls et visites avec Costa (3) car c’est tout de même très intéressant d’avoir les explications des guides tant sur les sites que sur l’histoire, la géographie, les anecdotes du pays dans lequel on est.

Notre départ :

Samedi 16 avril, levés à 2h30 puis direction Bruxelles en voiture. Décollage à 6h30, arrivés à Nice 8 h. Nous avions normalement rendez-vous à l’aéroport à 12h15 pour le transfert vers Savone. J’avais donc téléphoné à Costa pour savoir s’il était possible de prendre le bus plus tôt et la personne m’avait répondu : « non, il n’y a qu’une navette ». C’est totalement faux, les bus arrivent vers 10 h environ (là ils avaient un peu de retard à cause d’une course cycliste dans Nice) et les personnes présentes montent au fur et à mesure dans les bus. Le RDV Costa a lieu au terminal 2, bien faire attention si vous arrivez au terminal 1 (comme nous), une navette de bus gratuite vous amène d’un terminal à l’autre.

Les valises sont dans le bus, voilà les vacances commencent. 2 h de route jusque Savone, arrivée à 13 h, numéro d’embarquement 20, ça nous laisse un peu de temps pour manger sur la terrasse au soleil, cool.

L’embarquement, la photo et nous voilà sur le bateau. Nous trouvons notre cabine vers 14h30, nous faisons le tour (euuuh enfin le tour c’est vite dit, c’est assez petit mais très suffisant car nous n’y serons que pour dormir) (oui je vois déjà ceux qui s’étonnent et se laver bien-sûr !) et nos valises arrivent ! Allez hop installation immédiate, chacun défait sa valise, après on sera tranquille.

Ensuite découverte du bateau, à 17 h exercice d’abandon du navire, 17h30 réunion d’information, 18h30 souper : ohlala mais on est débordé ;)

Concernant le choix du service (18h30 ou 21 h), nous avions beaucoup hésité. 18h30 nous paraissait tôt, le temps de prendre la douche, se changer après les excursions mais 21 h c’est tard pour les enfants… Finalement 18h30 était le bon choix, notre fille de 9 ans était fatiguée après les excursions et se serait endormie au spectacle avant d’aller souper pour 21 h, elle n’aurait pas pu profiter des bons plats de pâtes… J
De retour du Québec (23 avril - 6 mai 2011) English translation pending
by Tipapa · 2011-05-17 · 74 replies
Nous sommes une famille de 4 français, 2 adultes et 2 enfants de 7 et 9 ans et nous sommes rentrés il y a une dizaine de jours d'un voyage merveilleux au Québec. D'après les habitués de ce forum, la période à laquelle nous partions et l'itinéraire choisi n'étaient pas pour faire de ce voyage une "partie de plaisirs"🏴‍☠️, je tiens à rassurer tout le monde, ce fut un voyage à la hauteur de nos attentes, fabuleux à tous les points😏. pour ceux que ça intéressent, voila notre circuit :

23 avril : arrivée à Montréal, prise en charge de la voiture, une HONDA CRV (idéale pour une famille de 4 avec bagages) et direction Québec. Installation à l'hôtel et direction l'érablière du chemin du Roy pour un repas typique du temps des sucres. C'était génial, ambiance très conviviale, découverte de mets délicieux et la tire sur la neige, quelle découverte !!!

24 avril : le matin, première visite de Québec (on y reviendra dans quelques jours) avec tour en calèche et ballade dans la vieille ville, superbe !! Après-midi, direction Wendake et le site des indiens hurons, très intéressant. Le soir, dodo à l'hôtel "Premières Nations", merveilleux !!

25 avril : route vers le Charlevoix avec arrêts à Ste Anne de Beaupré, La Malbaie et Baie St Paul, puis direction Tadoussac via le traversier (les enfants ont adorés). Petite ballade sur la plage (les baleines ne sont pas encore arrivées à cette époque, mais nous le savions) puis direction Sacré Coeur Saguenay à La Ferme 5 Etoiles, le paradis des enfants !! Nous faisons le tour de la ferme où se cotoient bisons, loups, cerfs, ratons laveurs, volailles, etc...

26 avril : le matin, les enfants vont nourrir tous les animaux de la ferme (un grand moment), y compris les loups !!! mon épouse et moi même avons droit à l'activité contact avec les loups où après quelques explications nous avons le droit de pénétrer dans leur enclos et de pouvoir les carresser, très impressionant !!! L'après-midi, route vers l'anse St Jean, magnifique petit village au bord du grnadiose fjord du Saguenay.

27 avril : retour sur Québec via le Charlevoix avec cette fois passage à Ste Pétronille sur l'île d'Orléans et arrêt et ballades aux chutes Montmorency, grandioses mais à côté de celles du Niagara...

28 avril : il pleut, du coup direction l'aquarium de Québec avec entre autres Eddy l'ours blanc. Après midi, consacré à la visite de Québec, place royale, bld champlain, etc...

29 avril : direction les Laurentides et arrêt à Val David dans un gîte magnifique, qui porte bien son nom, "Le domaine des merveilles", chalets en rondins de bois, perdu dans la foret au bord d'un petit lac. Après midi détente avec spa en plein air et piscine intérieur.

30 avril : direction Montebello pour la visite du Parc Oméga, un incontournable pour une famille avec des enfants (pour les français, ça ressemble à Peaugres, mais en mieux !!), puis en fin d'après midi route vers l'Ontario.

1er mai : Toronto, ballade à pieds puis ascension de la Tour CN.

2 et 3 mai : Niagara Falls où malheureusement le beau temps n'était pas au rendez vous. les chutes sont néanmoins énormes et vallaient bien ces kilomètres. Seul regret, le bateau "Maid of the Mist" qui devait démarré le premier mai, ne fonctionnait toujours pas... 1er jour là bas, nous avons profité du "Fallsview Indoor Waterpark", plus grand complexe aquatique couvert d'Amérique du Nord !! Les entrés sont assez chers (je les avais réservées depuis la France) mais, avec les enfants, ça vaut le coup !!!

4, 5 et 6 mai (le matin), Montréal où nous restituons avec regrets notre voiture le premier jour et ensuite visite à pieds et en métro. Ballades dans la ville souterraine, musée redpath, biodôme, stade olympique, vieux Montréal, etc... Seul regret; il ne fait pas très beau et du coup nous "zappons" le Mont Royal... 6 mai après midi, nous prenons le bus 747 express et direction l'aéroport où nous prenons notre vol direction Lyon.

Bilan de ce voyage,2926 kms, des images et des souvenirs plein les yeux, des rencontres fabuleuses avec des québécois très accueillants (nous français aurions beaucoup de leçons de savoir vivre à recevoir...). Contrairement aux idées reçues, nous n'avons pas eu l'impression de courir, les jours de visite dans les villes ont été suffisants, du moins pour des personnes comme nous voyageant avec des enfants qui au bout de quelques heures de marche en ville, en ont vite marre...😕 On nous avait fait peur sur cette période de l'année au niveau du climat et de la beauté des paysages, il n'en a rien été, nous avons eu tous les types de temps, pluie, froid, soleil et chaleur et même en cette période, les paysages sont magnifiques. Autre avantage, il n'y avait personne sur les sites touristiques, pas de files d'attente, pas d'embouteillages, pas de gens énervés, le pied !!! Pour les familles qui comme nous souhaiteraient faire ce voyage, je suis à votre disposition si vous souhaitez des renseignements et de bonnes adresses.
Dormir chez l'habitant à l'île de la Réunion? English translation pending
by Djeh · 2011-05-17 · 31 replies
Bonjour à tous,

Je suis en pleine préparation d'un séjour pour ados sur l île de la réunion (7 pax) du 10 au 31 juillet 2011,

nous disposons d un minibus ce qui nous rend très mobile, nous disposons également de tout le matériel de camping nécessaire à l autonomie,

aussi je recherche des personnes prêtent a nous accueillir soit dans des gîtes aménagés, soit sur un terrain d herbe avec un accès à l eau courante, soit dans une école... ou tout autre endroit qui me permettrait de sensibiliser les jeunes à l environnement naturel et humain de la Réunion ( bon plan bivouac...),

nous avons bien sur de quoi payer, mais je recherche plutôt de l'authenticité...

du coup, si vous revenez de la réunion et avez des bons plans a partager ou même des propositions a me faire, j en serai ravi,

d ailleurs ces propositions peuvent m'amener a modifier mon itinéraire s'il s agit de sortir des sentiers battus, c est pourquoi je ne donne pas de secteurs précis, tout est envisageable

par avance je vous remercie,

djeh
Compte rendu de notre croisière sur le Costa Concordia en Méditerranée English translation pending
by Bruno06220 · 2011-05-16 · 295 replies
bonjour à tous.

je commence une nouvelle discussion pour éviter de discuter un peu de partout sur les autres discussions.

le C/R va bientôt commencer. 😉
Récit de voyage de trois semaines en Chine (Pékin, Chengde, Pingyao, Xi'An, Shanghai, Huangshan) English translation pending
by Aude238 · 2011-05-15 · 5 replies
Coté trajets :

Nous sommes un couple de trentenaires habitant Marseille. Florent, parisien au cœur breton et moi Audrey, marseillaise. Nous voyageons sac au dos, en "routard". Nous avions décidé d'aller passer 3 semaines en Chine en automne 2010. Les prix des billets d'avion ont déterminé les dates de voyage, de fin septembre à mi-octobre. Ce n'est qu'après avoir acheté notre guide touristique que nous nous rendons compte que nous allons voyager pendant une période pas trop recommandée : la fête nationale du 1er octobre et la semaine de vacances scolaires qui suit. Maintenant nous étions prévenus. Nous voulions d'abord aller sur la muraille de Chine et voir l'armée des soldats de terre cuite. Les deux sites sont classés au patrimoine mondial de l'Unesco. En feuilletant quelques brochures touristiques, nous choississons d'autres sites, eux aussi classés. Finalement, sans le vouloir, nous suivrons la route de l'Unesco. Après quelques recherches sur VoyageForum, nous arrêtons notre trajet :

Jour 1 : Arrivée Pékin Jour 2 : Rencontre avec Pékin. Place Tianmen. (Pékin) Jour 3 : La muraille de Chine (Mutianyu), Tour de la Cloche et Tour du Tambour (Pékin) Jour 4 : Cité interdite et Temple des lamas (Pékin) Jour 5 : Train pour Chengde. Temple de l'école du Potala et Temple de la paix universelle (Chengde) Jour 6 : Parc impérial et Palais d'été (Chengde). Train pour Pékin Jour 7 : Palais d'été et Maison du Prince Dong (Pékin) Jour 8 : Temple du Ciel, Qianmen, rue Dazhalan (Pékin) Jour 9 : Train pour Taiyuan, Résidence des Qiao, Pingyao Jour 10 : Maisons traditionnelles (Pingyao) Jour 11 : Balade dans Pingyao et train de nuit pour Xi'an Jour 12 : Arrivée à Xi'an, jour de la Fête nationale (1er octobre), quartier hui Jour 13 : Armée des soldats en terre-cuite de l'Empereur Qin, les remparts (Xi'an) Jour 14 : Quartier de Shuyanmen, remparts et train de nuit pour Shanghai Jour 15 : le Bund, ballade en bateau sur la rivière Huangpu, jardin Yu (Shanghai) Jour 16 : Temple du Bouddha de Jade, place du Peuple, quartier de la concession française, (Shanghai) Jour 17 : excursion à Suzhou Jour 18 : Train pour Hangzhou puis bus pour Tangkou Jour 19 : le Huangshan (les montagnes jaunes) Jour 20 : le Huangshan, transfert à Tunxi et train de nuit pour Shanghai Jour 21 : quartier de Pudong, Nanjing Donglu (Shanghai) Jour 22 : Nanjing Lu et Bund coté intérieur (Shanghai) Jour 23 : Shanghai

Le fait de devoir passer une partie des vacances scolaires en Chine, période très touristique et même déconseillée, a conditionné notre façon de prévoir notre route. De plus, le pays étant vaste, il a fallut choisir certaines régions, et en éliminer d'autres. Nous avons établi un plan jour après jour, que nous avons affiné mais que nous avons respecté à la lettre sur place. La grande inconnue étant l'affluence, nous avons préféré réserver tous nos hotels à l'avance, sur internet, depuis la France. Tant pis pour le coté spontané du trajet, mais là, nous ne voulions pas trop prendre de risques. Nous savions que nous allions vivre de toute façon une grande aventure. Le gros point noir du voyage était la réservation de trains, qui n'est possible que de la gare de départ, et moins de 10 jours à l'avance. Comment allions-nous pouvoir gérer nos déplacements pendant la fête nationale ? Nous risquions d'être bloqués plusieurs jours si tous les trains étaient pleins… Et 3 semaines en Chine, c'est court.

Coté Budget :

Avion (compagnie Emirates) + transferts Marseille/Nice = 800 eur / personne Assurance annulation, visa, vaccins, pharmacie = 150 eur environ/personne Cash retiré en Chine = 700-800 eur/personne Dont Train = 180 eur/p et au total 200 eur avec les bus et taxi Dont Hotels = 430 eur à deux pour une chambre double et 19 nuits puisque nous avons pris 3 trains de nuit Dont visites = 160 eur/p Repas moyen = 2-3 eur/pers. En moyenne 10 eur/p par jour nous ont suffit

Coût total = environ 1700 eur/pers

Pour la lisibilité du texte, le récit de quelques "aventures" est en italique et peut être sauté. Il n'apporte pas de coté pratique, mais fait partie de notre "carnet de voyage".

Jour 0 - Départ de Marseille en train pour Nice puis vol Nice-Dubaï-Pekin

Jour 1 : Arrivée à Pékin

Pékin nous voilà ! Nous arrivons à Pékin en milieu d’après midi. Après avoir récupéré nos sacs, passé la douane et retiré des yuan au distributeur de l’aéroport, nous achetons au guichet nos tickets de métro pour le centre-ville. Nous découvrons le ticket de métro pékinois, une carte magnétique. Il suffit de la poser sur le lecteur et "magie magie" le tourniquet s’ouvre. Les stations sont indiquées en chinois et en anglais, nous nous dirigeons facilement pour les changements. Nous y sommes ! A la sortie, un agent indique aux gens où insérer leur ticket de métro, qui est conservé et réutilisé… Le premier contact avec les Chinois se fait à la sortie du métro. Il nous faut maintenant trouver notre hôtel, la nuit commence à tomber et il n'est pas 18h… Nous approchons un Chinois notre plan et notre adresse à la main. Gagné, il parle anglais et nous indique la route. Nous rentrons dans une ruelle qui se rétrécit petit à petit, nous croisons des vélos, quelques échoppes. L'Asie est à portée de la main ! 10 minutes plus tard, nous arrivons à l'auberge de jeunesse, choisie sur internet. L'entrée est sympa, avec des lanternes rouges. On nous demande nos passeports pour nous enregistrer, nous visitons la chambre. Crevés par le voyage, nous sortons quand même prendre notre premier repas en Chine. Nous nous laissons tenter par un délicieux poulet aux cacahuètes et des nouilles. Le tout est très bon, mais plutôt épicé. Nous découvrons la vraie cuisine chinoise !

Beijing Saga International Youth Hostel. 240 yuan avec 2 lits simples (ou twin, le standard en Chine) et salle de bain privée.

Jour 2 : Rencontre avec Pékin

Premiers repérages à hôtel, qui organise des excursions à la muraille de Chine et peut acheter des billets de train. Nous demandons les horaires pour Chengde, où nous voulons aller d'ici 2 jours, et surtout pour Pingyao-Xi'an, problématique car nous nous y rendrons le jour de la Fête Nationale (1er octobre) et nous ne savons pas à quoi nous attendre, hormis beaucoup de monde. De plus, Pingyao ne fait pas partie de la même région et normalement un billet ne peut être acheté que de la gare de départ. Apparemment, les trains fonctionnent mais risquent d'être bondés. Pour réserver les billets, il faut téléphoner à la gare. La ligne étant occupée, on nous conseille de revenir le soir. Mais les billets risquent de se vendre, nous avons choisi un train de nuit et il n'y en a pas beaucoup. Nous sommes le 21 septembre et nous savons que les billets sont vendus 10 jours à l'avance. Il est temps de les acheter !... Achat des billets de train pour tout le voyage dans une agence du CITS*. Nous y restons 5 heures (!), mais nous avons réservé nos billets pour les 3 semaines de voyage et même pour les trajets en dehors de la région de Pékin. Nous payons une grosse commission (sur 180 eur de billets par personne, il y avait 50 eur de frais…) mais nous sommes soulagés, les trains en période de vacances scolaires étant pris d'assaut. En même temps, nous avons l'impression désagréable d'avoir perdu une journée. Nous reprenons le métro et nous dirigeons alors vers la place Tianmen. La photo de Mao trône. L'endroit est bondé. Nous prenons quelques photos et le temps de traverser la route par un passage souterrain, la nuit tombe sur Pékin. Nous repérons aussi l'entrée de la Cité Interdite pour le surlendemain. Nous rentrons à hôtel où nous rencontrons 3 retraités Français avec lesquels nous échangeons nos premières impressions.

* L'achat des billets de trains ou comment passer 5 heures dans une agence chinoise (CITS) Nous décidons de nous rendre dans une agence du CITS (agence touristique d'état, conseillée par une amie). Nous prenons donc le métro, achetons un ticket à 2 yuan, passons nos sacs au contrôle et nous dirigeons aisément dans le métro. Les rames sont ultramodernes, avec des écrans diffusant une chaîne d'information et des publicités. Dans les wagons, les Chinois ont les yeux rivés à leur téléphone portable et envoient des sms à tout va ou jouent. On se croirait à Paris ! A la sortie du métro, nous demandons notre chemin à quelqu'un. Très serviable le jeune homme passe un coup de fil au CITS pour confirmer l'endroit et nous l indique. Nous sommes agréablement surpris. Nous tournons malgré tout une bonne demi-heure avant de trouver l'agence par hasard. Nous entrons, il est 11h. Une jeune femme parlant anglais nous accueille. Nous souhaitons réserver les billets Pékin-Taiyuan et surtout Pingyao-Xi'an qui nous causent souci. N'étant pas sûre de comprendre notre trajet, la jeune femme téléphone donc à une de ses collègues et me la passe. Me voilà conversant en anglais au téléphone ! Avec 6 heures de décalage horaire… Nous avons le projet de faire une visite (la Résidence des Qiao) entre Taiyuan et Pingyao, en prenant un taxi ou un bus. Nous avions trouvé quelques éléments de réponse sur les forums mais je pose la question. On me dit qu'il faut se renseigner à l'agence locale et que l'on me rappelle. 5 minutes plus tard, on me propose une excursion en taxi de Taiyuan à Pingyao via la Résidence des Qiao pour 60 euro. Connaissant le prix du bus (moins de 10 euro), nous déclinons, nous étant assurés que le trajet est bien réalisable en bus. On nous propose aussi un hôtel au passage. Mais nous l'avons déjà réservé par internet. Reste à réserver le fameux train. Nous précisons que nous voulons prendre les billets Pékin-Taiyuan le 28 septembre uniquement si le train de nuit Pingyao-Xi'an du 30 est disponible (sinon il faut revoir tout le programme). Ayant déjà repéré les trains que nous souhaitions prendre sur internet (merci qui ???), nous donnons carrément les numéros. Bingo ! Il reste quelques places en couchettes de 2e classe pour le Pingyao-Xi'an et nous choisissons la 1ère classe assise pour le Pékin-Taiyuan. Nous sommes soulagés. Nous découvrons amusés la façon de travailler des Chinois. On fait un bon en arrière d'une cinquantaine d'années. Tout se fait par écrit et par téléphone, malgré les deux ordinateurs présents. Nous pensons que les billets doivent être achetés physiquement à la gare et que nous aurons une petite commission à payer. Arrive alors une dame (celle que j'avais eu au téléphone) qui prend le relais. Effectivement elle est plus à l'aise en anglais. Elle nous demande si nous avons besoin d'autre chose. Du coup, nous prenons nos billets Pékin-Chengde (nous l'écrivons, car notre prononciation s'avère incompréhensible pour les Chinois, d'autant qu'il existe une autre ville, Chengdu). Le train le plus rapide met 4h alors que les autres prennent 7h. Nous choisissons la classe supérieure (qui coûte seulement 2 euro de plus) et réservons le billet. Tout se passe par téléphone. Pourtant, les billets sont émis directement au guichet de l'agence… Pour 60 yuan (6 eur), nous avons un ticket pour parcourir 230 km ! Place au retour maintenant. Là les choses se compliquent, le retour 2 jours plus tard est complet. Il faut voyager debout (pendant 4 heures…!) ou modifier nos dates. Qu'à cela ne tienne, nous sommes flexibles puisque notre excursion de 2 jours à Chengde se fait à partir de Pékin et que nous avons prévu d'y rester 5 jours au total. Nous devons donc annuler nos billets aller. Nous avons la surprise de constater que l'annulation est payante (17 yuan par billet). Re-coups de téléphone, écritures, re-émission de billet. On nous demande si nous avons un hôtel sur place (nous sommes quand même dans une agence de voyage). De nombreux hôtels sont complets (pourtant ce n'est pas le week-end) et finalement, nous nos retrouvons dans un hôtel 4 étoiles avec petit déjeuner-buffet pour environ 45 eur. C'est un peu plus cher que toutes les chambres que nous avons réservées, mais comme ça reste raisonnable, nous acceptons. Nous paierons hôtel sur place. Nous tentons alors de réserver un billet pour un départ dans plus de 10 jours et, surprise, cela ne semble pas poser de problème. Allons-y gaiement ! Nous prenons alors le billet Xi'an-Shanghai en train de nuit le 3 octobre. Il y a de la place en couchettes molles (1ère classe). Re-téléphone, etc… Devons-nous réserver la suite du voyage ? Je m'étais laissé au moins une semaine en Chine pour prendre des informations supplémentaires sur la montagne jaune (Huangshan). En effet, malgré la lecture de forums et du guide, ce point me semblait plutôt flou. En même temps, je savais que notre excursion tombait en plein pendant les vacances scolaires et qui plus est le week-end, d'où le risque que les trains soient bondés là encore. Nous préférons "assurer" notre programme et prenons un train Shanghai-Hangzhou tôt le matin du 7 octobre pour pouvoir prendre un bus (ou un autre train) pour le Huangshan et le train de nuit Hungshan-Shanghai pour un retour le 9. Vient l'heure de la facture, très détaillée. Les prix sont bien ceux que j'avais relevés sur internet. On nous explique les commissions ajoutées, les réservations. Total : 3652 yuan (soit environ 360 eur de billets de train pour 2 personnes et des milliers de kilomètres). Cela ne nous paraît vraiment pas cher. Mais il est plus de 14 heures et nous commençons à en avoir marre et un peu faim. Nous demandons si nous pouvons régler par carte bleue mais il ce n'est pas possible. Nous allons devoir retirer de l'argent car nous ne pensions pas régler tous nos billets de train d'un coup ! Nous les prévenons que nous en profiterons pour déjeuner (des fois qu'ils effacent les réservations !). Nous repérons un distributeur, et allons manger. Nous entrons dans un petit restaurant où la cuisine semble fermée mais la serveuse nous fait signe d'entrer. Elle nous emmène au fond de la salle où son mari regarde la télévision en attendant les clients. Branle-bas de combat ! Des européens dans le restau… Nous tentons de demander le menu, puis le menu en anglais… Peine perdue ! Heureusement qu'il y a des photos. Nous prenons deux plats un peu au hasard. Nous nous régalons. En sortant, nous passons devant un institut de "foot massage". Les prix attirent notre regard : seulement une quinzaine d'euro pour une heure. Impensable ! Nous entrons et demandons quelques renseignements, plus la carte de visite ! Retour au CITS. Tous les documents ne sont pas prêts. Nous ne comprenons plus rien. Les agents sont encore en train d'écrire des papiers. Nous prenons les billets de train pour Chengde et Taiyuan. On nous explique ensuite comment récupérer les billets de train au départ des autres régions. On nous donne des "bons pour échange" que nous donnerons dans des hôtels ou des agences locales du CITS. Le problème, c'est que nous n'avions pas toutes les adresses de nos hôtels sur nous et du coup, l'agence ne savait pas trop où nous envoyer dans certaines villes. Nous avons prié pour que ce ne soit pas trop contraignant au final ! Nous réglons enfin. Il est 16 heures… Nous commençons à comprendre que nous ne sommes pas au bout de nos surprises dans ce pays, qu'il faut s'armer de patience et accepter la différence de culture.

Jour 3 : La muraille de Chine (Mutianyu), Tour de la Cloche et Tour du Tambour (Pékin)

Nous avons choisi l'excursion organisée par notre hôtel (meilleur rapport temps passé sur la muraille – prix). Nous sommes un petit groupe de 7 personnes dans lequel nous retrouvons les Français vus la veille. Nous prenons un minibus et nous découvrons la conduite chinoise durant environ 1h30. Le klaxon est de rigueur et la bande d'arrêt d'urgence sert régulièrement de 2e voie ! Bref, nous avons failli mourir dix fois sur le trajet… En arrivant sur place, nous trouvons une armée de magasins pour touristes, les commerçants prêtes à dégainer leurs souvenirs sur nous ! Montée à pied (45 min). Ballade de 3 h sur la muraille, coté opposé aux téléphériques pour être plus tranquilles. Des centaines de marches ! Impressionnant. La forme de la montagne est parfaitement épousée par la muraille et à certains endroits, les marches sont très verticales. Déjeuner (inclus) dans un restaurant au pied de la muraille. Retour à hôtel en début d'après midi. Tour de la Cloche et tour du Tambour où nous assistons à un spectacle de tambours. Petit tour à pied dans les hutongs. Nous repérons aussi notre futur hôtel après notre étape à Chengde. Le Red Lantern retient notre attention pour sa cour carrée traditionnelle.

Jour 4 : Cité interdite et Temple des lamas (Pékin)

Nous commençons tôt par la place Tianmen (coté Mausolée), pour arriver à la Cité Interdite (entrée sud). Majestueuse ! Gigantesque ! Il faut dire qu'elle fait un carré de un kilomètre par un kilomètre. Elle me rappelle Hué au Vietnam. Énormément de petits "palais", aux frontons reluisants. Des dragons, des phœnix, du rouge, du vert, du bleu et du doré. Ainsi que les toits jaunes, couleur impériale. Souvent les palais ne se visitent pas ou alors ils sont transformés en salles de musée. Mais beaucoup de monde. Nous en ressortons 5 h plus tard, par la porte nord, crevés et encore, nous n'avons pas tout fait ! Nous rentrons déjeuner dans un petit restaurant qui ne paye pas de mine. Des hauts parleurs à fond pour attirer le client. Nous goûtons à de sublimes raviolis au porc. Du coup, nous en redemandons aux champignons. Il se révèleront être les meilleurs raviolis de tout le voyage ! Nous tentons ensuite de prendre un taxi (le premier) pour aller au Temple des Lamas. Nous demandons le tarif mais cela nous semble trop cher. Nous décidons ensuite de prendre une sorte de triporteur-taxi qui roule à deux à l'heure. On aurait mieux fait de prendre un taxi ! Nous apprendrons plus tard que le compteur existe, que la prise en charge coûte 10 Y pour 4 km puis 2 Y par km. En fait la course nous aurait coûté 1 eur… Nous découvrons le Temple des Lamas. Nous entrons par un magnifique portique. L'endroit est reposant, il y a beaucoup de gens qui viennent prier… et beaucoup d'encens ! Gigantesque statue de Bouddha en bronze. Pour profiter des bienfaits de la culture chinoise, nous choisissons ensuite de nous offrir un massage des pieds pour récupérer, mais le massage chinois s'avère très douloureux pour moi !

Auberge en face de la gare centrale (stratégique) 160 yuan, chambre twin, salle de bain/WC en commun

Jour 5 : Train pour Chengde. Temple de l'école du Potala et Temple de la paix universelle (Chengde)

Départ de la gare centrale de Pékin pour aller à Chengde. C'est l'aventure : se diriger dans notre première gare, trouver la salle d'attente spécifique à notre train, trouver le quai, le wagon… En effet, il faut trouver les quelques mots d'anglais dans toutes les inscriptions en chinois. Finalement c'est moins sportif que ce que nous pensions. On dirait un vieux train Corail. Nous découvrons qu'il y a de l'eau au chaude à disposition dans le train, tout le monde se fait un thé ou des nouilles. Cela nous donne des idées pour la suite du voyage… Beaucoup de champs de maïs coté paysages mais rien d'exceptionnel. Arrivés à la gare de Chengde, nous prenons un taxi pour 10 Y. En fait, hôtel est assez proche de la gare mais nous préférons gagner du temps, nous avons 2 visites pour l'après-midi. Nous rencontrons à l'accueil de hôtel Loïc, un Français qui voyage en solo. Comme il a le même programme que nous, nous partageons un taxi ensemble pour aller au Temple de l'école du Potala. On se croirait au Tibet. C'est la réplique du Potala de Lhassa. Tout en haut sur la terrasse, un mat tibétain avec les drapeaux de prières. Nous croisons aussi la route d'un car de touristes français. Sympathisant avec eux, nous nous rendons compte que nous sommes dans le même hôtel Comme ils vont aussi au Temple de la paix universelle situé à 1 ou 2 km, Florent leur demande s'ils peuvent nous y déposer avec leur car, ce qu'ils acceptent avec plaisir. Nous les perdons ensuite car ils ont un 3e temple à visiter. Nous prenons notre temps car nous voulons profiter du temple, d'inspiration chinoise et tibétaine lui aussi. Il contient une énorme statue du Bouddha de la Compassion, en bois et qui possède 40 paires de bras. Nous montons le plus haut possible et trouvons des chaînes entourées de milliers de cadenas. Il paraît que les inscriptions sont des mots d'amour… Nous rentrons à hôtel en bus pour profiter de notre chambre 4 étoiles. La nuit est tombée et nous avons une jolie vue sur un pont éclairé.

Hotel Yunshan : 450 Y chambre twin avec petit déjeuner buffet

Jour 6 : Parc impérial et Palais d'été (Chengde). Retour à Pékin en train.

Après un petit déjeuner-buffet royal, nous allons visiter le Parc impérial. Nous nous y rendons en taxi. Comme nous y sommes relativement tôt, nous pouvons voir des Chinois pratiquer le Taï-Chi. C'est très beau. Il y a des petits lacs, de petits palais et nous nous y baladons 2 bonnes heures. Ca change de tout ce que nous avons vu jusqu'à présent. Il nous reste à voir le Palais d'été, qui est une sorte de petite Cité Interdite. Nous nous laissons 2 heures pour la visite car notre train part à 13h. Nous passons récupérer nos sacs à hôtel et allons à la gare. Nous en profitons pour acheter un thermos à thé ainsi que du thé. La gare de Chengde s'avère plus houleuse qu'à Pékin. Nous sommes parqués devant des tourniquets fermés. Quand ils s'ouvrent pour laisser l'accès au quai, nous nous frottons aux Chinois et à leur façon si "délicate" de pousser leurs semblables. Nous découvrons le sport national : le coude à coude. Nous prenons le train pour Pékin et arrivons en début de soirée à notre nouvelle auberge, le Red Lantern, que nous avions réservé avant le départ à Chengde. Situé dans des "hutongs", c'est une maison chinoise typique avec une cour carrée, une "Siheyuan". Nous tentons un petit restaurant de nouilles qui a attiré notre regard. On nous regarde beaucoup, surtout par curiosité. Nous commandons notre plat en montrant les assiettes des autres clients. Mais nous ne sommes pas très doués pour manger des nouilles avec des baguettes. Nous voyant un peu embarrassés, le serveur vole à notre aide en nous montrant comment retourner les nouilles avec la sauce, et les enrouler autour des baguettes à l'aide de la cuillère. Tout le monde rit et nous aussi. Terrible !

Hotel Red Lantern. 260 yuan avec 2 lits simples et salle de bain privée

Jour 7 : Palais d'été et Maison du Prince Dong (Pékin)

Départ très tôt pour un dimanche mais maintenant nous savons qu'il faut partir de bonne heure pour éviter (un peu) les cars de touristes chinois. Le Palais d'Eté n'est pas tout près du centre et à ¼ d'heure de la sortie du métro Beigongmen (ligne 4). Une fois sur place, c'est l'enchantement. Encore plus diversifié qu'à Chengde, le parc est magnifique, s'étend sur les hauteurs et près d'un lac. Les Chinois viennent en famille ou retrouvent des amis pour jouer aux cartes, aux dominos, danser, chanter… Là encore des dizaines de petits "pavillons" égayent le parc. Nous prenons le bateau pour rejoindre l'autre rive. Nous passons la matinée entière à nous promener au soleil. Nous montons tout en haut pour avoir la vue sur le lac et on aperçoit Pékin au fond. C'est immense ! Ensuite, nous allons voir la Maison du Prince Dong que l'on nous a conseillé. Effectivement, ça change encore de tout ce que l'on a pu voir auparavant. En sortant, nous prenons un pousse-pousse pour une petite balade dans les hutongs. La négociation est difficile et croyons obtenir un bon prix. Mais il est tellement bas que notre homme pédale au ralenti et nous laisse même finir à pied ! Sur le chemin, je visite seule une "sihueyan" (maison traditionnelle) moyennant 20 Y, ce que nous trouvons relativement cher mais nous sommes là pour ça aussi… Effectivement, la maison est mignonne. Nous nous retrouvons sur les bords du Lac Houhai. La nuit tombe, les lanternes s'éclairent. L'endroit est très romantique. Nous décidons de boire un verre dans un bar qui est en fait un club d'aviron. Nous sommes seuls au bord du lac. Sur le chemin du retour, mon attention est attirée par la devanture d'un luxueux restaurant. On dirait une sihueyan. Prétextant de voir la carte, nous en profitons pour jeter un œil à l'intérieur. Magnifique. La maison est restaurée, la cour carrée est toute pavée et de petites salles permettent de prendre un repas en privé. Malheureusement, n'ayant pas très faim, nous partons à la recherche d'un repas moins copieux.

Jour 8 : Temple du Ciel, Qianmen, rue Dazhalan (Pékin)

Le Temple du Ciel, très prisé par les Chinois et en photo dans tous les guides, en impose lui aussi par sa splendeur. Comme tous les monuments à Pékin, il est repeint régulièrement et les frontons colorés de bleu, vert, rouge et or sont resplendissants. C'est une alternance de ronds et de carrés dans tout le parc, symbolisant le Ciel et la Terre. Ensuite nous allons faire un tour dans le marché Hi fi de Hongqiao, par curiosité. Nous trouvons des copies de lecteurs de MP3 et d'appareils photos pour quelques euro. N'étant pas intéressés, nous déclinons les offres des vendeurs et nous constatons alors que les prix diminuent alors vertigineusement. Ils sont divisés par 10 quand nous nous éloignons un peu trop de leurs stands… Nous le saurons pour nos futurs achats !!! Puis nous allons vers Qianmen Dajie, rue bourgeoise restaurée à l'ancienne, avec des boutiques que nous connaissons bien au milieu… Nous avions déjà vu les enseignes Dia, Séphora et Starbuck Coffee mais là, c'est une rue européenne qui s'offre à nous ! En remontant vers le nord, nous bifurquons ensuite à gauche dans la rue Dazhalan, plus "commerces pour touristes" et nous nous y perdons avec délices. Nous achetons du thé après l'avoir goûté. En passant devant un institut de "foot massage", nous nous laissons tenter par un autre massage, après avoir négocié le tarif, comme il se doit.

Jour 9 : Train pour Taiyuan, Résidence des Qiao, Pingyao

Nous partons en taxi cette fois pour rejoindre la gare de l'ouest. Toujours un peu de stress en arrivant à la gare car presque toutes les indications sont en chinois. Nous nous retrouvons dans un train ultramoderne et super luxueux. Nous sommes épatés. En 4 heures, nous arrivons à Taiyuan. Maintenant le plus dur reste à faire : aller à la gare routière et prendre un billet pour Pingyao. En sortant de la gare, nous abordons un couple qui parle anglais. Chance ! Mais il n'est pas du coin. Un petit attroupement de curieux se forme et du coup, le jeune homme demande aux locaux les précieux renseignements, comme le numéro du bus pour aller à la gare routi��re. Je lui pose les questions en anglais et il fait de même en chinois. Que du bonheur ! Nous notons tout sur une feuille et lui demandons de l'écrire en chinois. Ca peut toujours servir ! On nous conseille de prendre le train, plus simple. Nous retournons dans la gare. Mais devant l'affluence au guichet, nous renonçons. Le temps de faire la queue et d'attraper un train, il fera nuit… Nous revenons à nos plans initiaux : nous abandonnons l'idée du bus et nous prenons une moto-taxi pour aller à la gare routière. Après tout, nous sommes riches ici, autant en profiter ! Nous prenons donc le premier car pour Pingyao et sommes tout fiers d'avoir acheté nous même nos billets. Niveau timing, nous n'avons pas perdu de temps, et devrions arriver vers 14h30 à Pingyao. Nous demandons au chauffeur, guide de conversation en main, si le car passe devant la Résidence des Qiao. Bingo ! En plus il y a des bus toutes les heures. Nous allons pouvoir effectuer notre visite en cours de trajet, comme nous le souhaitions… Arrivés au village de Qiao Jiada Yuan, nous descendons. Il nous suffit de suivre un car de touristes pour arriver facilement à la Résidence. Nous laissons nos sacs à dos à la consigne pour visiter tranquillement. Il s'agit de 4 maisons traditionnelles, dont l'intérieur est transformé en petits musées. La visite se termine par un petit jardin puis à la sortie, nous tombons sur des dizaines de marchands qui se sont installés là. Un peu lassés, nous filons attraper le car pour Pingyao. Après quelques déboires avec le chauffeur, nous arrivons à Pingyao. Il fait nuit et il faut rentrer dans la ville fortifiée. Nous prenons un cyclo-pousse (tarif négocié bien sûr) pour aller à hôtel Nous arrivons alors dans une splendide demeure. Nous avions pris une chambre traditionnelle "de luxe" et nous ne sommes pas déçus. Il s'agit d'un lit en bois surélevé avec du mobilier chinois. Nous "négocions" le petit déjeuner gratuit avec le gérant de hôtel, Bob, et partons à la découverte de la "ville des lanternes" de nuit.

Zhengjia Hotel, 350 yuan, chambre "de luxe" typique, salle de bain privée

Jour 10 : Maisons traditionnelles (Pingyao)

Après notre petit-déjeuner, nous achetons notre "pass" qui permet de visiter toutes les maisons traditionnelles et quelques temples. Valable 2 jours, il faut absolument le faire tamponner le soir même à un autre guichet pour avoir le droit de s'en servir le lendemain. Nous commençons donc par la banque Rishengchang puis la maison du banquier Lei Lütai. Mais après la Résidence des Qiao, tout semble bien fade et surtout répétitif. La pierre grise et le ciel nuageux y sont peut être pour quelque chose. La porte d'entrée ou la façade sont souvent plus impressionnantes que l'intérieur. Mais chacun ses goûts. Nous devons aussi penser à récupérer nos billets de train Pingyao-Xi'an. Nous devons les prendre dans un hôtel situé dans une des rues principales. Nous nous y rendons et prenons nos billets en échange du petit papier bleu. Nous vérifions bien la date et partons satisfaits. Nous préférons ensuite nous balader dans les rues animées et restaurées pour les touristes, à la recherche d'un petit restaurant pour le soir. Pingyao est le paradis des nouilles et autres raviolis vapeur : oreilles de chats, mountain noddles, nouilles coupées au couteau, etc… Ensuite, nous quittons les rues commerçantes pour nous diriger vers les remparts et les cotés peu (ou pas) mis en valeur de Pingyao. Nous faisons tamponner notre pass à l'extérieur de la porte Sud. Florent s'achète une veste en lin pour 3 eur ! Le jour tombe et les lampions s'allument peu à peu. La ville est vraiment magnifique, même si elle fait un peu "musée". Nous dînons dans la cour intérieure d'un restaurant, loin du bruit de la salle. De retour à hôtel, nous nous rendons compte que le prix inscrit sur nos billets de train n'est pas celui qui est mentionné sur notre facture, il est beaucoup moins cher ! Nous réalisons alors que nous nous sommes pris une double commission : l'une pour le CITS et l'autre pour l'agence locale. Nous avons l'impression désagréable de nous être faits un peu "avoir".

Jour 11 : Balade dans Pingyao et train de nuit pour Xi'an

Nous visitons encore deux maisons, admirons la vue sur la rue du sommet d'une tour et partons nous balader dans les rues si sympathiques de Pingyao. A midi cette fois-ci, nous mangeons "dans la rue", à la grande joie du cuisinier. Il y a tant de sortes de nouilles à tester ici ! Un peu de shopping pour finir, je m'achète une écharpe en Pachmina que je ne quitterai plus. Nous passons l'après midi à regarder les gens, les marchands de bonbons, de raviolis. Nous retournons à hôtel pour envoyer quelques mails, boire une bière et prendre nos sacs. Bob nous fait accompagner à la gare où nous allons prendre notre premier train de nuit. Arrivés en avance à la gare, nous observons les Chinois ainsi que d'autres touristes. Le train a du retard. Nous nous y attendions, c'est la veille de la Fête Nationale, le premier jour des vacances scolaires. Tout doit être plein. Bizarrement, il y a peu de monde à la gare de Pingyao. Nous pensons que beaucoup de gens sont montés à Taiyuan. Les gens commencent à se lever les uns après les autres pour se poster près des portes. Nous entamons la discussion avec un couple d'anglais qui vont dans le même wagon que nous. Le train est à l'approche, les portes donnant accès au quai s'ouvrent. Nous sommes dirigés en fonction de notre wagon pour attendre au bon endroit. La brume donne une atmosphère surnaturelle. On se croirait dans un film. Le train arrive enfin et nous avons 3 minutes pour grimper dedans. Ouf ! Nous sommes accueillis par le responsable du wagon qui contrôle nos billets et nous indique nos couchettes respectives. Le wagon est à moitié plein, il y a déjà des gens qui dorment. Il est minuit passé. Nous découvrons les couchettes "dures". 6 couchettes par compartiment, chacune munie d'un oreiller et d'une couette. Grand confort ! Je prends la couchette supérieure et Florent la médiane. Nous plaçons les sacs en hauteur. Mais il n'y a pas de porte ! Donc pas mal de bruit avec les allées et venues durant la nuit. Il y a un contrôleur par wagon qui surveille que le voyage se passe bien. Nous sommes rassurés.

Jour 12 : Arrivée à Xi'an, jour de la Fête nationale, quartier hui

Le premier jour des vacances scolaires ou comment apprendre la zen attitude Nous arrivons à la gare de Xi'an vers 10 heures. Une personne de notre hôtel doit venir nous chercher mais le train a 2 heures de retard. Nous a-t-on attendus ? Nous comprenons rapidement que ce jour de Fête Nationale n'est pas comme les autres. Une immense cohue dès la descente du train nous emmène à la sortie de la gare. Il vaut mieux ne pas résister et suivre le flot. Malheureusement, nous ne voyons aucun panneau d'accueil. Nous comprenons ensuite que nous avons pris la mauvaise sortie et que nous ne sommes pas passés devant les panneaux. Il faudrait rentrer à nouveau dans la gare pour prendre l'autre sortie mais c'est peine perdue. D'autant que la police veille au grain et ils n'ont pas l'air tendres avec ceux qui s'écartent de la route. Je laisse Florent avec les sacs et pars à la recherche d'un panneau indiquant nos noms ou celui de hôtel Nous nous rendons à l'évidence, personne ne nous attend. L'esplanade est noire de monde. Comme hôtel où nous devrons récupérer nos billets Xi'an-Shanghai est situé face à la gare, nous partons à sa recherche. Nous le trouvons facilement. Nous présentons notre bon "bleu" puis on nous demande d'attendre. Prenant notre mal en patience, nous demandons à téléphoner à notre hôtel pour qu'ils viennent nous chercher. Mais il n'y a pas de téléphone à la réception (nous sommes pourtant dans un hôtel 4 ou 5 étoiles !). Sympa l'homme à l'accueil nous prête son téléphone portable. Après un grand moment de solitude où l'on me répond que hôtel est complet, j'explique (toujours en anglais bien sûr) que nous avons échangé des mails, que j'ai réservé une chambre pour 180 Y il y a deux mois et qu'on devait venir me chercher à la gare. Finalement, on retrouve mon nom et on me dit que la personne s'est bien déplacée mais que nous n'étions pas là et qu'il faut maintenant prendre le bus n° 306… dans la rue noire de monde… Un peu déçus, nous commençons à nous impatienter pour les billets. Peut être qu'ils ne sont pas prêts, peut être qu'ils ne sont pas encore allés les chercher, peut être que ça va prendre des heures, peut être qu'il vaut mieux revenir demain ?! Impossible toutefois de poser ces questions, on nous répond qu'on ne sait pas et que le responsable est quelque part dans hôtel et qu'il va arriver… responsable de quoi, nous ne saurons jamais ! Ah le choc des cultures… Nous nous renseignons pour savoir où est situé le fameux arrêt de bus. Il se trouve "en face, à coté du KFC". Entre temps, un monsieur arrive et nous tend les billets. Vérification de la date, mais l'heure est décalée, nous partons 2 h plus tôt que prévu. A bout de nerf, nous disons merci et au-revoir… Ils ont du nous prendre pour des touristes-tarés ! Maintenant, à la recherche de ce fichu bus ! Nous nous dirigeons vers l'endroit indiqué, mais au final, nous voyons 2 KFC… Le numéro du bus inscrit sur un papier, nous demandons aux gens dans la rue. Nous atterrissons, non sans avoir joué des coudes à notre tour, devant un semblant d'arrêt de bus mais la rue est en travaux, et les voitures passent avec difficulté car tout le monde est sur la chaussée. La Fête Nationale, que du bonheur !!! Prenant notre mal en patience, nous attendons… Des bus passent, mais jamais le notre. Puis nous décidons de prendre un taxi… Peine perdue, quand ils arrivent à se frayer un chemin dans la foule, ils sont déjà pleins. Nous décidons alors de nous éloigner de l'arrêt de bus pour en trouver un autre qui sera moins bondé ou un taxi vide, l'espoir fait vivre. Nous marchons 5 minutes dans la foule, en jouant des coudes (!). Et soudain, nous voyons notre bus arriver au loin. Nous commençons à courir pour l'attraper mais avec les sacs ce n'est pas évident…Florent bouscule tout le monde et grimpe dans le bus. Je le suis de près, m'étant agrippée à son sac, dès fois que le bus parte sans moi…

Nous arrivons à l'auberge de jeunesse et posons nos sacs. Nous décidons de nous balader dans la ville l'après-midi. Nous n'avons pas envie de visiter des temples alors nous errons au peu au hasard. Nous nous retrouvons dans le quartier Hui, ethnie musulmane chinoise. C'est un amoncellement de vendeurs ça et là, principalement de nourriture. Des sucreries au miel, des nouilles, des légumes et même de la viande posée là sur les étals !!! Un peu écœurés par le mélange des odeurs et la pluie, nous rentrons. De retour à hôtel, une "dumpling party" est prévue le soir. Il s'agit d'un cours de cuisine de raviolis chinois (Jiaozi) offerte par hôtel Nous sommes environ 15 personnes et une jeune chinoise, Micky, nous montre comment préparer la farce et la pâte. Ensuite, travaux pratiques, c'est à notre tour. Pendant 1h30, nous façonnons les petits raviolis. A 15, le volume produit est assez important. Micky nous propose ensuite de les faire cuire et de les manger tous ensemble, ce que nous acceptons. L'ambiance est très sympa, cosmopolite et pendant la cuisson, nous attaquons l'apéro… in english of course ! Nous passons une agréable soirée en compagnie d'Anglais, Australien, Mexicain, Français, que sais-je… Ils souhaitent finir leur soirée dans la boite de nuit de l'hôtel Ayant une grosse journée prévue le lendemain, nous les laissons, non sans regrets… Mais demain les soldats de terre cuite nous attendent et, avec la Muraille de Chine, ils sont notre deuxième passage "obligé" de notre voyage. Finalement, notre chambre se trouve située juste au dessus de la boite de nuit en question… Dur dur d'être un touriste ! Au final nous n'aurons pas vu la fête nationale fêtée par les Chinois, seulement des milliers de petits drapeaux rouges accrochés absolument partout.

Shuyuan International Youth Hostel, 180 yuan, chambre twin, salle de bain privée

Jour 13 : Armée des soldats en terre-cuite de l'Empereur Qin, les remparts (Xi'an)

Lever relativement tôt pour attraper plus facilement un bus allant vers le site de l'armée des soldats en terre cuite, à 40 km de Xi'An. Il faut d'abord prendre un bus pour aller à la gare et un autre bus pour aller à Bingmayong. L'expérience de la veille nous hante un peu et nous ne savons pas ce que nous allons trouver à la gare routière. Finalement, plus de peur que de mal, on arrive même à renseigner une Française, qui va au même endroit que nous. Nous nous insérons dans la file d'attente du bus, et nous attendons notre tour, qui viendra rapidement. Tout le monde a une place assise. Durant le trajet, nous discutons avec des étudiants chinois. On fait un peu "attraction". Un peu timides, ils nous posent des questions en anglais. C'est sympa. Après environ 1h de trajet, nous arrivons sur les lieux vers 10 h. Les jeunes nous indiquent la direction du site et où reprendre le bus pour le retour. Nous sommes contents car le monde est largement supportable en comparaison de l'épisode de la veille "gare de Xi'An". Le site est très grand en fait, composé de 3 fosses avec des milliers de soldats et 2 musées. Nous commençons par les plus petites pour finir par la plus impressionnante. Les soldats en terre cuite sont magnifiques de réalisme et tous différents. Les coiffures, les mains, les statures, la position des pieds sont unique pour chaque statue. Nous prenons notre temps pour nous poser et admirer chaque soldat. Les chevaux sont représentés aussi. Ensuite quelques spécimen sont exposés dans de petites salles pour les admirer de plus près. Car on ne peut pas approcher les soldats dans les fosses. On est souvent en hauteur. Nous terminons par les salles musées, rapidement car nous commençons à fatiguer, ça fait 3 heures que nous sommes là, et les touristes commencent à arriver. Et quand les touristes chinois débarquent, il vaut mieux s'en aller, c'est une vague humaine ! Nous nous reposons dans la verdure environnante puis sortons du site, non sans passer devant plusieurs marchands, idéalement placés. Certains proposent à manger et la faim se fait sentir. Nous nous laissons tenter par du tofu, puis diverses petites brochettes. Nous nous dirigeons ensuite innocemment vers l'arrêt de bus. Et là, nous nous rappelons que ce sont les vacances et que nous sommes sur l'un des sites chinois les plus fréquentés…

Le deuxième jour des vacances scolaires ou comment apprendre la zen attitude (2) Des voitures et des bus sur 3 files, dans les deux sens, alors qu'il n'y a qu'une seule route pour accéder au site de l'armée des soldats en terre cuite. Un embouteillage monstrueux ! Et nous commençons à chercher notre arrêt, un peu moins sereins…. Il y a beaucoup de monde à pied et nous comprenons que tous ces gens veulent la même chose que nous : attraper un bus pour rentrer chez eux. Tout en marchant, nous observons le lent ballet des bus et des voitures, qui se croisent, qui font des demi-tours osés, mais au ralenti et sans trop d'excitation finalement. Ils sont plutôt calmes, même. Déjà les bus ne desservent plus l'arrêt final et font demi-tour avant car sinon, ils ne pourront plus passer, ou alors ils vont rester coincés tellement longtemps pour faire 100 mètres que ça ne vaut pas la peine. Dois-je préciser que ce sont les mêmes bus qui font le retour…? Quand les bus arrivent à faire leur demi-tour parmi les trois files de voitures, ils sont ensuite pris en chasse par les gens qui veulent grimper dedans. Xi'An la gare, épisode 2, le retour !!! Nous laissons passer quelques bus et nous en repérons un à l'avance… qui finalement ne s'arrête pas devant arrêt prévu mais là où il y a le plus de monde. Loupé. Le suivant, lui, s'arrête beaucoup plus tôt, se charge à bloc et encore loupé pour nous. Nous changeons de position en riant (un peu jaune quand même, sans mauvais jeu de mots). Nous voyageons léger mais il nous faut courir dès qu'un bus s'approche pour tenter de grimper dedans. Enfin, l'un s'arrête près de nous. Nous hésitons entre la porte de devant ou celle du milieu (et oui, tout devient alors stratégique), et là tout le monde pousse… Je m'aggripe tant bien que mal à Florent, et finalement nous montons. En m'asseyant, je m'aperçois alors, malheur, que la sacoche de mon appareil photo est vide !!!! Mon dieu, j'ai du le perdre dans la bataille ! J'avertis Florent, je me précipite dehors pour voir si par miracle il ne serait pas tombé au pied du bus. Hélas, trois fois hélas. Je remonte car j'ai peur que le bus ne parte. A son tour Florent descend et je le vois se mettre à courir sur la route. Non seulement j'ai perdu mon appareil photo, mes souvenirs, mais en plus mon homme replonge dans la foule et le bus qui va bientôt repartir !!!! Argh, tant pis pour mon foutu appareil, faites que mon homme revienne !!! Florent remonte alors, bredouille, et le bus ferme ses portes… Quelle déception alors ! Toutes ces photos, prises avec tant d'attention parfois, pour quelqu'un en particulier, pour nous seuls, ou pour montrer à tout le monde comme c'est beau la Chine… J'accuse le coup et relativise, j'ai encore mes papiers et mon argent, ça aurait pu être plus grave mais c'est tellement dommage. Une petite faute d'inattention si basique… Moi qui remettais systématiquement mon appareil dans mon sac à dos en sortant d'une visite, j'ai tout simplement oublié de le ranger cette fois-là. Et il est tombé, ce qui me parait quand même peu probable, ou a été volé durant la course après le bus. La sacoche a pu être projetée derrière moi et il était facile de se servir. Les Chinois ne sont pourtant pas voleurs, mais la tentation a peut être été trop forte. Ou alors il s'agit d'un autre touriste, et là, malheur à lui !

Nous observons quand même la circulation énorme à ce moment là. C'est un embouteillage géant. Il doit être 14 heures et des touristes arrivent encore sur de multiples files. Je n'ose imaginer le temps qu'ils vont mettre à arriver jusqu'au site. Pour le retour, nous roulons pendant une bonne demi-heure au pas, pareil pour les gens en face. Nous hallucinons encore de ce que nous voyons, les voitures se doublant et se croisant n'importe comment. Nous arrivons enfin à Xi'An et partons nous balader sur les remparts. Nous voulons voir le coucher de soleil. Nous nous promenons pendant un long moment, des gens peuvent louer des vélos sur les remparts. Ca semble irréel. De là haut, on a un bon aperçu de la ville. On peut voir des immeubles ultra modernes comme de vieux bâtiments. Quand le soleil se couche, tout prend une teinte rosée. Les premiers lampions s'allument. Sans appareil photo, volé dans l'après-midi, je me retrouve un peu les mains vides. A quoi bon continuer si je ne peux pas capturer ces images ? J'essaie de mémoriser ce que je vois et heureusement il reste le téléphone de Florent, qui a déjà fait ses preuves. Le soleil se couche peu à peu et les lampions sur les remparts apparaissent nettement. Nous restons là, à admirer la vue, jusqu'à la pénombre. De retour à hôtel, nous rencontrons quelques touristes croisés la veille et nous allons boire un verre avec eux, au sous-sol de hôtel, dans la fameuse boite de nuit. Certains sont là pour plusieurs mois et ont un travail. En remontant, nous croisons nos retraités français, qui sont exténués. Ils viennent manger dans notre hôtel car on le leur a recommandé. Ils sont allés aux aussi voir les soldats de terre cuite, mais sont partis beaucoup plus tard que nous avec un tour organisé par leur hôtel Du coup, ils sont arrivés tard sur le site, avec tous les autres touristes et c'était beaucoup plus fatiguant. Ils ont du mettre le double de temps de transport par rapport à nous… Mais ont toujours leur appareil !!! Nous prenons congé, un peu fatigués aussi. Nous ne les recroiserons plus, ils s'en vont dans le Yunnan, mais sont coincés par leur billet. Nous commençons à nous rendre compte que nos 5 heures passées dans l'agence du CITS ainsi que notre surcoût nous ont servi à anticiper ce genre de choses. D'un autre coté, notre temps est compté, le leur beaucoup moins car ils sont en chine pour 6 semaines.

Jour 14 : quartier de Shuyuanmen, remparts (Xi'An) et train de nuit pour Shanghai

Aujourd'hui, nous voulons aller voir le quartier de Shuyuanmen dit "des calligraphes" situé près de notre hôtel Nous trouvons de gros pinceaux de calligraphie, des baguettes et de magnifiques sinogrammes (écritures chinoises). Nous prenons quelques photos et commençons à regarder ce que nous voudrions ramer chez nous. Mais pour l'instant il est un peu tôt pour se charger de "souvenirs". Nous retournons sur les remparts, car la veille, notre billet n'a pas été déchiré. Du coup nous refaisons un tour gratis. Nous voulons aussi faire quelques petits achats pour le train de nuit, et notamment, des soupes de nouilles que nous voulons essayer. Nous avons observé les Chinois et ça n'a pas l'air très compliqué. Nous savons que nous voyageons en première classe (soft sleepers), donc nous devrions être à l'aise pour "cuisiner", et eau chaude garantie… Notre train est à 17h. Nous passons récupérer nos sacs à hôtel, notre caution et allons prendre le bus que nous connaissons bien maintenant. Dans le bus, une jeune fille nous aborde et nous dit qu'elle est à notre hôtel Elle nous demande où nous allons. Arrivés en centre ville, elle nous conseille de descendre avec elle car le bus va être bloqué par les embouteillages (et oui, vive les vacances !). Comme elle marche près de nous, nous en profitons pour acheter des fruits qu'elle "négocie" pour nous. Du coup, nous lui demandons de nous trouver des soupes non épicées puisque le magasin en vend aussi. Elle est très contente de nous aider et nous aussi du coup ! Après l'avoir bien remerciée, nous nous dirigeons vers la gare. D'abord trouver le "salon d'attente". Selon les gares, certains salons d'attente sont réservés spécifiquement aux voyageurs en soft sleepers. Nous sommes plus sereins que pour notre premier train. Quand les portes s'ouvrent, nous nous dirigeons "tranquillement" mais activement vers notre wagon. Nous prenons place dans notre compartiment. Les couchettes sont effectivement plus luxueuses, dans le sens où le compartiment se ferme par une porte (d'où moins de bruit), on n'est que 4 au lieu de 6. Il y a aussi une couette et un oreiller, comme dans les "hard sleepers". Les toilettes ont l'air plus propres et il y a même un coin lavabo qui ferme à clé. Nous rencontrons nos voisins pour la nuit : un jeune couple chinois avec une petite fille. Nous sommes chanceux, ils parlent un peu anglais. Nous nous présentons. Ils sont très curieux et nous aussi. La communication n'est pas facile, par manque de vocabulaire des deux cotés, mas il y a de la bonne volonté. Quand les mots manquent, nous dessinons sur un calepin. Ils nous proposent des fruits et nous prenons le thé ensemble. C'est plutôt convivial et nous les trouvons sympathiques. Nous leur demandons à quelle heure ils comptent éteindre, car nous avons compris que les Chinois se couchent tôt et il va falloir manger. Le jeune homme se lève et sort deux bols de nouilles qu'il commence à préparer devant nous. Nous le regardons avec attention et lui expliquons qu nous en avons aussi et que c'est notre première fois. Alors, magie du voyage, il nous montre comment faire avec nos propres soupes après avoir préparé les siennes. Il faut ouvrir un peu le carton, mettre une partie des épices, mais pas tout sinon c'est trop fort, ensuite mettre l'eau chaude, remuer un peu et refermer le couvercle avec quelque chose. Nous prenons des bananes pour faire un poids stable. Après quelques minutes, regarder si les pâtes ont gonflé, remuer et c'est prêt !!! Remarquant qu'ils ont mangé dans le couloir, nous faisons de même pour ne pas embaumer le compartiment d'odeurs de nourriture. Nous sortons donc avec nos bols de nouilles et nous mettons sur de petits strapontins. C'est divin, nous nous régalons et nous nous sentons vraiment bien dans ce pays maintenant. Nos continuons à discuter un peu avec nos voisins, puis ils se couchent et éteignent leurs lampes. Nous faisons de même peu de temps après car le train arrive vers 7h à Shanghai.

Jour 15 : le Bund, balade en bateau sur la rivière Huangpu, jardin Yu (Shanghai)

Nous nous réveillons bien reposés, on dort mieux dans ce train que dans les trains français nous semble-t-il. Nous reprenons notre discussion avec le couple chinois mais le train arrive déjà. Tout le monde descend. J'espère que nous aurons autant de chance lors de notre prochain voyage… La gare donne directement sur le métro. Après un rapide coup d'œil sur nos plans, nous prenons un ticket (qui coûte 3 Y pour 2 Y à Pékin) et nous engouffrons dans une rame. Cette fois-ci, forts de nos quinze jours en Chine, nous avons l'air beaucoup plus à l'aise que certains touristes chinois. Passage des sacs au détecteur à rayons X, repérage des terminus, sens de circulation, passage du ticket dans la borne, c'est un peu comme à Paris finalement… Le plus dur est de trouver l'hôtel à la sortie du métro. Ca n'a pas l'air trop loin. Nous longeons un fleuve, et nous y sommes. L'endroit paraît sympathique, c'est une auberge de jeunesse. Après le check-in, la caution, nous devons attendre un peu car notre chambre n'est pas prête. Il faut dire qu'il n'est pas 9 h… Nous achetons un plan à l'accueil, car nous devons aller récupérer des billets de train du CITS, et ça n'a pas l'air facile de trouver hôtel (décidément !). Personne ne semble vraiment savoir où il est malgré l'adresse. Nous nous renseignons sur les possibilités d'acheter des billets pour aller à Suzhou dans la journée, ainsi que des billets de bus pour aller de Hangzhou à Tangkou. Nous posons beaucoup de questions au réceptionniste et il est plutôt patient. Nous en profitons aussi pour finir de boucler notre escapade dans le Huangshan, la Montagne Jaune, que nous avons prévue dans 3 jours. En effet, nous sommes en contact depuis une semaine avec un certain Monsieur Cheng de Tangkou. Nous avons trouvé ses coordonnées sur le site Voyage.forum et nous pensons qu'il peut nous aider pour notre excursion dans le Huangshan. A travers nos échanges de mails, nous réalisons que nous avons fait une erreur stratégique. Au tout début du voyage, nous avions réservé un billet de train Shanghai-Hangzhou en pensant prendre ensuite un bus Hangzhou-Tunxi, croyant que la liaison directe n'existait pas. Nous avions prévu de passer la nuit à Tunxi pour rejoindre Tangkou par un bus le matin afin de gagner la montagne jaune le plus tôt possible. En fait je n'avais pas encore étudié avec attention le trajet, et ayant peur des vacances scolaires, nous avions sauté sur les billets de train. Nous nous rendons compte alors qu'il existe un bus reliant Shanghai à Tunxi et même Tangkou (plus proche du Huangshan) en seulement 6h. Nous tentons d'annuler le billet avec l'agence du CITS mais l'annulation coûte quasiment aussi cher que le prix du billet. Tant pis. Nous décidons finalement de rester sur notre itinéraire alliant train et bus, mais de passer la nuit chez Monsieur Cheng, directement à Tangkou, pour être déjà sur place. Nous annulons la nuit hôtel prévue à Tunxi. Et nous commandons les billets pour Suzhou. Comme notre chambre n'est pas prête, nous laissons tout simplement nos sacs à la réception. Ceci étant fait, nous partons récupérer en bus nos fameux billets de train pour Hangzhou. Et là, nous tentons d'aborder des Chinois afin de trouver l'arrêt de bus. Et surprise, ils ont l'air beaucoup plus craintifs qu'à Pékin de nous entendre parler anglais. En tout cas, pas facile de se faire comprendre malgré le dictionnaire et le plan. Finalement, nous arrivons à trouver l'arrêt, le bus arrive et nous sautons dedans. A l'intérieur, je regarde mon plan en parlant à Florent, et là une jeune Chinoise qui a du lire sur mon épaule me dit qu'il faut descendre à l'arrêt d'après… sans que je lui ai rien demandé… Je trouve ça vraiment gentil. Nous arrivons près de la rivière Huangpu et des gratte-ciel. C'est fantastique, on se croirait à New York ! Ca n'a plus rien à voir avec Pingyao… Nous trouvons hôtel qui est un 4 étoiles. Nous grimpons dans les étages à la recherche du bureau du CITS sans que personne ne nous demande rien. Nous récupérons nos billets et en profitons pour passer aux toilettes… A priori, l'endroit doit être "sûr" et propre. C'est d'ailleurs une stratégie que nous allons adopter pour Shanghai !!! Nous nous retrouvons alors sur les quais de la rivière Huangpu et nous arrivons sur le haut du Bund, boulevard très connu de Shanghai, qui longe la rivière. Nous nous laissons tenter par une petite croisière d'une heure sur la rivière, histoire d'observer la ville à partir de son "cœur". Les gratte-ciel sont tous plus grands les uns que les autres, avec des formes variées et assez osées. Toujours plus haut, plus loin, plus fort ! Ensuite nous allons vers le jardin Lu, qui semble très prometteur. Mais il y a énormément de monde. En cherchant l'entrée, nous passons dans un dédale de petites maisonnettes qui sont en fait des magasins fraîchement repeints en rouge et blanc, mais tellement de monde. Nous déambulons emportés par la marée humaine qui se presse sur les ponts au dessus de l'eau. Nous espérons retrouver un peu de calme dans le jardin… mais avant cela, il faut faire la queue ! Une fois entrés, l'endroit est en effet magnifique. Mariage des plantes, de la pierre, de l'eau, de petites maisons. Un vrai jardin zen. Sublime, mais finalement un peu trop "peuplé" à notre goût. Il est vrai que le monde perpétuel nous fatigue beaucoup plus que ce que pensions. Nous dînons "en ville" et profitons de la nuit tombée sur Shanghai pour retourner sur le Bund afin d'admirer la vue de nuit. Là encore, c'est un monde fou, une marée humaine qui se presse, se colle, pour voir les gratte-ciels illuminés. Il faut dire que le spectacle est époustouflant. C'est une mégapole, il ne faut pas l'oublier. Des écrans publicitaires s'affichent sur certains gratte-ciels, et changent régulièrement. Les bateaux sont eux aussi illuminés et leurs couleurs varient très souvent. C'est un régal pour les yeux. Nous rentrons épuisés à hôtel.

Shanghai Soho International Youth Hotel, 260 yuan, chambre twin, salle de bain privée

Jour 16 : Temple du Bouddha de Jade, la place du Peuple, quartier de la Concession française (Shanghai)

Nous décidons d'aller en taxi au Temple du Bouddha de Jade ("le temple bouddhiste le plus célèbre de la ville" d'après le Routard), car il n'est pas desservi par les bus. Il est encore habité par une centaine de moines et surtout en activité intense. L'encens est bien présent. Le clou du temple est bien entendu le Bouddha, tout en jade. Il est splendide. Pour l'apercevoir, il faut payer, bien sûr, un petit supplément. Une fois arrivés devant, une surveillante interdit les photos car c'est un lieu de culte. Une barrière empêche de l'approcher et on doit se tenir à une dizaine de mètres de la statue. Certains font des prières, mais il y a aussi quelques touristes curieux. Nous restons là un bon moment, saisis par la sérénité qui se dégage de ce Bouddha. Il a l'air tellement bienheureux ! Et tellement beau et apaisant. En sortant, nous regardons quelques échoppes. Florent veut trouver un bol tibétain. Depuis Chengde, nous n'en avons pas revu et il craint de ne plus en trouver ensuite. Première étape, se faire comprendre. Florent adepte du mime, montre le geste et joint le son qui va avec. C'est une méthode marche plutôt bien. Le vendeur comprend aussitôt. Nous apprenons qu'il faut dire "tsing" pour parler de ce bol. Après avoir fait toute la rue pour en trouver à un bon prix, puis une longue négociation, nous l'achetons. Nous avons plus l'habitude de négocier qu'au début mais parfois, il nous faut céder bien plus que ce que nous croyons au départ. Les Chinois sont bons commerçants…. Quand nous ne sommes pas intéressés, ils nous vendraient tout le magasin pour quelques yuans, et dès que nos yeux brillent, ils flairent la bonne affaire et nous font plier. Heureux de notre achat, nous prenons un taxi pour aller en centre ville, place du Peuple. Maintenant nous n'avons plus peur de prendre un taxi, nous savons qu'une course coûte environ 5-10 yuans pour quelques kilomètres et nous vérifions simplement que le compteur est remis à zéro. Quels progrès depuis Pékin ! Nous découvrons la fameuse place du Peuple, immense. C'est le cœur de Shanghai. Nous marchons aux alentours, passons devant l'opéra de Shanghai et nous dirigeons vers le Musée de Shanghai, gratuit. Malheureusement, devant le monde amassé devant, nous reculons et décidons d'aller profiter du beau temps et nous balader dans le quartier de la concession française. C'est une autre ambiance que nous découvrons, beaucoup plus calme qu'en centre ville. Quelques vélos ça et là, des boutiques de mode où je ne peux m'empêcher de regarder les robes chinoises de forme traditionnelle mais revisitées et remises au goût du jour. Splendide ! Nous retournons ensuite près de la place du peuple pour faire un grand marché couvert sur Nanjing Donglu. En fait c'est un magasin géant sur 5 étages où nous repérons nos futurs cadeaux et souvenirs à ramener. Baguettes, Tshirts, et même appareils photos ! J'hésite à en acheter un pas cher (20 euro) pour le Huangshan mais j'ai peur être déçue par les photos. Nous dirons ensuite dans un restaurant japonais qui s'avère être une chaîne, Ramen. Les cuisines sont visibles depuis l'extérieur, ça a l'air propre et bon. Nous nous régalons avec une soupe, très copieuse et délicieuse, le tout pour quelques yuans.

Jour 17 : jardin de la Politique des Simples, jardin Liu (Suzhou)

L'avantage c'est que Suzhou (ou Tongli par exemple) ne sont pas loin (1-2h) et qu'il y a beaucoup de trains pour y aller. Et en plus ils sont super modernes. Nous arrivons donc vers 10 heures à Suzhou, la ville des jardins. 8 sont inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco… La difficulté première est de trouver un taxi pour rejoindre le centre ville. Nous sommes les seuls européens, comme souvent. Ca donne une impression de liberté, d'aventure et de conquête aussi. Mais nous nous sentons en sécurité. Il ne semble pas y avoir de station de taxi en sortant de la gare. Nous marchons un peu au hasard sur la route. Bizarrement, tous les taxis que nous approchons ne veulent pas nous charger. Nous trouvons un genre de poste de police. Ce qui est toujours drôle dans ces situations, c'est que quelqu'un doit toujours être "désigné" pour nous parler chaque fois que nous sortons trois mots d'anglais… Très soucieux de nous renseigner, les Chinois font beaucoup d'efforts quand ils parlent anglais. Quand ce n'est pas le cas, on dirait qu'ils ont peur de nous, certains font non de la tête, d'autres s'en vont carrément ! Nous pensons qu'ils sont timides. Un policier nous renseigne donc tant bien que mal. Il faut aller plus loin sur la route… Finalement, nous trouvons un taxi, il nous emmène au centre ville, qui n'est pas si proche que ça de la gare. A retenir pour le retour…. Il nous dépose pas loin du premier jardin que nous souhaitons visiter : le jardin de la Politique des Simples, qui fait près de 5 hectares. C'est le plus grand jardin de Suzhou. Suivant les conseils de notre guide, nous y allons en premier car nous savons que les hordes de touriste chinois vont déferler ensuite. Le jardin est magnifique. Un mélange zen d'eau, de terre, de verdure, de pierre et de petits pavillons. Nous sommes sensibles aux différents bambous, ayant visité une bambouseraie avant notre départ. Nous admirons les différentes variétés que nous croisons. Au fond, une grande jardinerie contient plusieurs centaines de bonsaï. Sublimes. Nous apprécions la galerie couverte, et sa toiture qui représente un dragon. Nous nous amusons aussi dans les portes, carrées ou rondes. Mais les touristes sont nombreux et, comble de malchance, leurs guides ont des mégaphones pour bien se faire entendre. C'est très difficile à vivre pour nous, car venus chercher le calme et la quiétude, c'est tout le contraire que nous trouvons au final. Nous décidons de ne faire que deux jardins au total, car après, tout se ressemble. Nous voulons aussi profiter de la ville en elle-même. On la présente comme une ville-musée ou une cité-jardin. On la surnommait jadis la Venise de l'orient pour ses canaux. Nous partons donc à la recherche de ses fameux canaux. Nous arrivons sur des berges, mais pas dans l'état que nous espérions. Tout est délabré. Suivant toujours notre guide, nous nous enfonçons un peu plus dans la ville. Nous voulons aussi voir un marché aux plantes et aux oiseaux. En cherchant un restaurant pour manger, nous tombons sur le fameux marché. Nous entrons à l'intérieur. On y vend de toutes sortes d'animaux : des chiens, des oiseaux, des poissons, des crustacés, des appâts… Mais aussi des pierres, des plantes, des bonsaïs. Le marché est à l'air libre, mais il est très dense. Ensuite, nous allons manger dans un petit restaurant. N'ayant pas encore mangé de canard, nous nous arrêtons sur un "duck pot" et des légumes. Quelle n'est pas notre surprise de voir arriver une marmite… pleine d'une sorte de soupe. Florent tente de remuer le liquide, et là, deuxième surprise, une demi-tête de canard surgit de la "soupe", puis une patte, avec les griffes… C'en est trop pour moi. Finalement, peu inspirée, je préfère manger les légumes. Florent tente tout de même l'expérience, avec ses baguettes !!! Nous apprendrons plus tard que c'est un classique. Nous nous dirigeons ensuite vers le deuxième jardin que nous avons choisi, le jardin Liu, car il est réputé pour sa centaine de fenêtres ouvragées. Effectivement, les fenêtres, en pierre, sont toutes différentes et uniques. Nous retrouvons là aussi un toit-dragon. On se perd avec délices. Là encore, bambous, bonsaïs, verdure, petits pavillons, mélange terre et eau. Nous nous reposons ensuite dans une maison de thé au fond du jardin. La lumière commence à baisser. En sortant du jardin, nous sommes abordés par des rabatteurs qui nous proposent une ballade en bateau dans les canaux pour une somme vraiment modique. En plus, nous ne sommes pas à coté… Comme nous avons peur d'un malentendu, Florent se met à mimer la ballade en bateau et tout le monde nous dit OK. Nous partons donc avec une sorte de triporteur en direction des canaux. Puis le "taxi" s'arrête et nous demande de le suivre. Et là, il nous montre le départ des bateaux, à un tarif qui n'a rien à voir avec ce qu'il nous a dit. Un peu déçus, nous lui disons non. Il part en maugréant. Du coup, nous avançons dans les ruelles et nous découvrons une partie de la ville très mignonne que nous n'avions pas vue. Là, la ville est restaurée et nous apprécions son charme pleinement. Ayant déjà fait notre "mini-croisière" à Shanghai, nous décidons de voir les canaux à pied. Nous croisons des photographes professionnels qui prennent une jolie chinoise en photo, vêtue d'une magnifique robe de soie. Nous entrons dans quelques boutiques touristiques, notre voyage tirant à sa fin, il nous faut penser aux souvenirs et aux cadeaux. Je craque pour une ombrelle en papier, mauve. Nous trouvons des articles bien moins chers qu'au marché de Shanghai où nous voulons retourner. Nous bénissons les rabatteurs qui nous ont permis de découvrir Suzhou. La nuit tombe et les lampions et lumières s'éclairent petit à petit. La cité a beaucoup de charme. Mais il nous faut la quitter, notre train de retour étant dans moins d'une heure. Petit coup de stress quand nous tardons à trouver un taxi. Puis arrivés à la gare, nous grimpons dans notre train facilement. En une heure, nous sommes à Shanghai la mégapole. Quelle journée !

Jour 18 : transfert Hangzhou puis Tangkou

Départ du Shanghai Soho International Youth hôtel. Comme nous en sommes satisfaits malgré le bruit, nous réservons une chambre "calme" pour notre retour à Shanghai. Choix stratégique car près du métro et pas cher. Ce qui nous permet aussi de ne prendre qu'un sac pour deux pou le Huangshan et laisser l'autre sac à la réception. Nous ne savons pas si nous allons devoir marcher avec le sac en haut de la montagne, alors nous préférons assurer. Une journée à passer dans les transports. D'abord le train Shanghai-Hangzhou, digne du TGV. Là encore, nous sommes impressionnés par la modernité et le confort du train. Ensuite, ça se corse. Arrivés à Hangzhou, il nous faut rejoindre la gare routière. Nous avons demandé au réceptionniste de notre hôtel de nous inscrire sur mon calepin "la gare de l'ouest pour Tangkou" (ou du moins c'est ce que je croyais). Nous abordons un taxi, qui ne nous regarde pas, puis un autre, et encore un qui nous refuse sans avoir lu notre papier. Ca ne doit pas être le bon endroit pour charger des clients (comme à Suzhou). Un peu plus loin, les taxis semblent prendre des Chinois. Nous nous approchons avec notre calepin. Une fois, deux fois, trois fois, les taxis font non de la tête ou du bras. Nous montrons Tangkou sur la carte. Nous pensons que c'est trop près (ou trop loin ?). Heureusement, une Chinoise nous accoste en parlant anglais. Nous lui expliquons que nous voulons aller à la gare routière pour prendre le bus pour Tangkou. Un petit attroupement se forme, comme d'autres fois. Elle griffonne deux sinogrammes et le premier taxi venu nous prend en charge immédiatement. Ouf, nous la remercions. Nous voilà enfin en route. Nous avons perdu du temps, presque une heure pour prendre le taxi, et le trajet entre la gare ferroviaire et la gare routière de l'ouest est finalement très long. Mauvais calcul décidément, mais bon. Nous en profitons pour admirer le paysage. Il y a un grand lac et c'est très boisé aux alentours. Nous arrivons à la gare. Il va falloir demander un bus direct pour Tangkou qui part dès que possible… Et là, nous savons que personne au guichet ne parlera anglais… Nous abordons un jeune homme, qui parle anglais heureusement. Il faut dire que Florent a "un truc" pour repérer les Chinois anglophones au premier coup d'œil, et sur tout le voyage il s'est rarement trompé. Nous lui expliquons notre souhait et il a la gentillesse de commander le billet pour nous. Nous le remercions. Le bus part dans moins d'une heure. Il nous indique l'endroit où attendre. Nous ressortons faire quelques achats pour le trajet : fruits et biscuits, nous sommes rodés. Il s'ensuit un trajet en bus qui nous paraît long, parce que le temps est à la pluie et les provinces traversées sont rurales et pauvres. Nous sommes toujours surpris de voir que tous les travaux, que ce soit les champs ou une construction, sont faits à main d'homme quasiment sans machine-outil. Nous en déduisons qu'ainsi, il y a un travail pour chacun, la technologie n'étant pas inconnue des Chinois, loin de là ! Ayant réussi à joindre Monsieur Cheng par téléphone (in english of course) pour lui communiquer notre heure de départ, nous pensons qu'il nous attend à la gare. Nous passons Tunxi, où nous devrons prendre le train de retour, et nous arrivons à Tangkou. Le trajet a pris deux bonnes heures.

Le fameux Monsieur Cheng de Tangkou… et son business Nous voyons un homme adossé à une grosse voiture qui scrute les passagers du bus. En descendant, il nous fait signe immédiatement. Là encore, nous sommes les seuls européens, il est facile de nous repérer ! Très cordial, il nous accueille comme de bonnes connaissances. Il est assez vif. Nous comprenons qu'il veut boucler ses affaires. Il nous propose un hôtel à Tangkou, vraiment pas cher par rapport à tous ce que nous avions payé jusque là. Il nous emmène d'abord à son restaurant, qu'il tient avec sa femme. Malheureusement pour lui, nous n'avons pas faim. Nous rencontrons des touristes mexicains sur le départ. Ils ont fait le Huangshan, sont enchantés. Nous leur posons quelques questions pratiques puis ils prennent le bus de retour qui s'arrête juste devant le restaurant. Ensuite Monsieur Cheng revient vers nous, et nous discutons de l'organisation du séjour. Nous lui confirmons d'abord que nous sommes d'accord pour dormir en dortoir en haut de la montagne, le tarif étant vraiment modique. De plus, nous espérons faire le lever du soleil, vers 5 h, donc nous dormirons peu. C'est bouclé pour 260 yuans à deux, quand on avait vu des prix de l'ordre de 600 yuan. Ensuite j'avais lu sur un forum qu'une jolie balade aux alentours permettait de se rendre sur les lieux du tournage de Tigres et Dragons. Il s'agit de la Vallée d'émeraude. Mais il n'est pas possible de la faire si tard et par ce temps brumeux. Il nous propose de la faire plus tard. Comme nous repartons le surlendemain soir, notre "hôte" est un peu surpris, mais comprend. Sachant qu'il fait preuve de bonne volonté, nous lui expliquons aussi que nous avons notre billet de train à récupérer au CITS à Tunxi, ce qui ne nous arrange pas. Pas de problème, il passe un coup de fil et nous annonce que nos billets seront disponibles dans un hôtel en haut de la montagne ! Magie magie ! Merci Monsieur Cheng et son sens de l'organisation. Ensuite il nous indique notre hôtel, dans lequel nous ne serions peut être pas rentrés sans lui. Les chambres sont flambant neuves. Il nous donne rendez-vous le soir à son restaurant (évidemment) pas trop tard (et oui, il travaille toute la journée). Comme il est tôt (16 h tout au plus), nous partons à la découverte du village. En fait c'est un village de montagne, il n'y a rien. Quelques restaurants quand même, quelques magasins et c'est tout. Comment font ces gens pour vivre ? Il y a très peu de touristes alors que c'est la dernière étape avant la montagne. Nous croisons une vieille dame qui porte des épis de maïs, un autre temps… Nous faisons quelques achats pour le lendemain, car nous avons lu qu'il n'y avait pas grand chose en haut de la montagne, ou à un prix exorbitant. Comme "d'habitude", des biscuits, des fruits et des nouilles. Nous trouvons des soupes qui n'ont pas l'air épicées (il n'y a pas de petit logo avec un piment comme sur d'autres). Nous sommes contents de nous. Sur le trajet, nous nous laissons tenter par des marchands de thé, mais rien ne nous plait vraiment. Nous rentrons à hôtel ou nous nous reposons un peu avant d'aller chez Monsieur Cheng. Grand sourire quand nous arrivons. Ensuite, un homme rentre dans le restaurant et commence à présenter des calligraphies et s'assoit. Il s'agit de l'oncle de Monsieur Cheng. Nous commandons notre repas et commençons à regarder les peintures. Elles sont magnifiques et très peu chères. Nous avons un coup de cœur pour un cerisier, avec des fleurs rouges et roses. Le problème du cerisier est qu'il est peint sur une simple feuille de riz, et donc très fragile. Normalement, il faut coller la feuille de riz sur un papier plus épais, et ensuite le tout est posé sur un tissu et tendu entre deux rouleaux de bois. Notre choix se porte aussi sur une belle peinture de bambou. Nous tentons de négocier un rabais, mais les Chinois sont parfois durs en affaire ! Notre calcul est simple, les dessins sont très beaux, le prix modique (une vingtaine d'euro pour les deux), mais il va falloir les faire "monter" comme des calligraphies. Le pourrons-nous en France à un prix raisonnable ? L'avenir nous le dira. Si nous ne les prenons pas maintenant, nous le regretterons de toute façon. Nous délaissons les problèmes de souvenirs pour nous concentrer sur les plats qui sont arrivés. On se lâche un peu d'ailleurs, mais demain la journée sera rude. Et tout est très bon. Nous achetons finalement les calligraphies, et elles sont bien protégées dans un étui en carton. Nous réservons aussi le petit déjeuner et partons nous coucher. Demain notre Monsieur Cheng nous expliquera comment gagner les Montagnes Jaunes. Malheureusement l'inconnue est la météo. Nous dormons d'un sommeil de plomb.

Hotel Tangkou, 120 yuan, chambre double, salle de bain privée

Jour 19 : le Huangshan (les Montagnes Jaunes)

Nous prenons un solide petit déjeuner chez Monsieur Cheng et sa femme. Nous nous apercevons d'ailleurs que c'est comme ça qu'il gagne sa vie, puisque le petit déjeuner nous coûte plus cher qu'un repas habituel au restaurant. La veille nous avions remarqué que les tarifs étaient plus élevés que dans les autres restaurants de Tangkou. En même temps, il faut bien que chacun soit gagnant. Monsieur Cheng, déjà affairé au téléphone avec d'autres touristes, nous indique l'arrêt de bus, à l'autre bout du village. Arrivés à la "station" nous sommes interpellés par un Chinois qui veut partager un taxi avec nous. Le prix divisé par trois se trouve le même que celui du bus. Nous acquiesçons et chargeons nos sacs. Le trajet dure une vingtaine de minutes. Nous arrivons ensuite au départ du téléphérique. Le jeune Chinois avec qui nous avons discuté pendant le trajet nous aide à prendre nos billets d'entrée et de téléphérique et nous laisse son mail pour correspondre. Nous sommes partis pour les marches de l'Est, en téléphérique (heureusement, car il y en a des milliers). Et le beau temps est avec nous !!! Arrivés en haut, à 1650 m, le chemin est facile car tout est aménagé (béton et marches). Nous faisons une balade de 2h, en passant par des endroits magnifiques, aux noms exotiques : Mushroom Pavillon, Beginnig to beleave Peak, Refreshing terrasse, avant d'arriver sur l'imposante place de hôtel Behai. Nous savions à quoi nous attendre et nous ne sommes pas surpris par le béton. Nous continuons pour rejoindre hôtel Xihai (hôtel de l'ouest). Nous remarquons alors une grosse zone en travaux près de notre hôtel Nous laissons le sac à la réception, et reballade plus légers tout l'après midi. Il y a du monde, mais c'est largement moins que ce que nous croyions au départ. Nous sommes pourtant le week end, pendant les vacances scolaires. Certains points de vue sont plus encombré par les touristes, mais en patientant un peu, on se retrouve facilement seuls. Ayant récupéré une carte sur internet, nous savons à peu près quel tour nous voulons faire. Cloud dispelling pavillon, Echo wall, Flying over Rock, Top of Peaks (1730 m). Nous ne montons pas jusqu'au sommet, le "Bright Top" à 1800 m, car nous avons peur de perdre trop de temps. Nous voulons voir le coucher de soleil depuis "Purple cloud peak" et nous craignons être mal placés… Nous profitons de la vue majestueuse. Le coucher de soleil est magnifique. Nous sommes surpris de voir que beaucoup de Chinois partent quand le soleil est encore là… Décidément, un monde nous sépare ! Nous restons là jusqu'à ce que les couleurs rouges disparaissent. Ensuite, nous rentrons à hôtel Nous remarquons alors que malgré la nuit tombée, les engins ne se sont pas arrêtés… Ca nous laisse présager une bonne nuit ! Ce soir, ce sera chambre à part, Florent chez les hommes et moi chez les femmes. Je fais connaissance avec mes voisines de chambre, mais elle ne parlent pas anglais. Nous mangeons notre soupe de nouille et allons nous coucher. Tellement fatigués par cette journée, nous avons failli oublier d'aller chercher nos billets de train de retour ! Florent se dévoue pour aller les chercher. Mais les travaux continuent et les dortoirs donnent juste à coté… La nuit est très mauvaise. Merci Monsieur Cheng ! Nous ne saurons jamais pas s'il était au courant…

Hotel Xihai, 180 yuan en dortoir, salle de bain commune mais dans la chambre

Jour 20 : Huangshan, transfert à Tunxi et train de nuit pour Shanghai

Lever 4h30, nous ne voulons rien manquer. Mais à 1600 m, la nuit, il fait froid. Nous mettons tous nos vêtements les uns sur les autres et prenons le thermos de thé. Nous partons main dans la main, avec la lampe de poche, un peu endormis. Nous retournons à Purple cloud peak à environ 1/2 heure du Xihai hôtel Il y a déjà du monde, mais nous réussissons à trouver un coin isolé. Une petite gorgée de thé pour réchauffer l'atmosphère et le bonnet est n'est pas de trop. Nous attendons l'aurore patiemment, puis le jour se lève. Le top ! En fait nous n'avons jamais eu de brume. Pour le coucher de soleil, il y avait beaucoup de nuages au fond (qui ont caché le soleil sur la fin) et le ciel était limpide pour le lever. Un très bon souvenir ! Nous profitons du soleil encore une heure et rentrons à hôtel Nous décidons d'emporter le sac pour ne pas avoir à revenir. Ensuite nous nous baladons toute la matinée. Cette fois-ci, plus motivés, nous voulons monter jusqu'au "Bright Top summit". Nous laissons le sac à un hôtel sur le trajet afin de profiter au maximum ; on le récupèrera facilement au retour. Au sommet, bizarrement, il y a beaucoup plus de monde parce que l'endroit est étendu et vaste. Petite pause pique-nique en haut. Nous sommes les rois du monde ! Nous entamons la descente à 13h, il nous faut 1 heure jusqu'au téléphérique, puis 2-3 heures pour descendre les milliers de marches de l'est. Le plus impressionnant, ce sont ces porteurs, que nous avions croisés partout sur le site, chargés de blocs de marbre, linge, nourriture, barres de fer… Nous pensions qu'ils portaient les charges du téléphérique jusqu'aux hôtels (d'où le coût exorbitant), mais nous nous rendons compte qu'ils partent du bas de la vallée et ne profitent pas du téléphérique. Ah la Chine et ses contradictions ! La descente est laborieuse sur la fin, nous n'en pouvons plus de ces marches…. Ensuite nous attrapons le bus de retour vers Tangkou puis Tunxi, où nous prenons le train de nuit qui nous ramène à Shanghai. Encore en soft sleepers. Moins de chance avec nos voisins cette fois-ci, ils sont beaucoup plus âgés et ne parlent pas du tout anglais. Ils se couchent d'ailleurs très tôt. Nous rencontrons des Français et nous échangeons nos impressions de voyage. Comme ils ont faim, nous leur conseillons d'acheter les fameuses soupes de nouilles, aussi vendues dans le train. Comme le jeune couple chinois l'avait fait pour nous, nous leur montrons, non sans rire, comment préparer les leurs.

Jour 21 : quartier de Pudong, Nanjing Donglu (Shanghai)

Nous arrivons à Shanghai vers 9 h, en terre connue, nous prenons le métro et allons à notre hôtel Nous retrouvons un couple de Canadiens que nous avions croisés avant de partir dans le Huangshan. Long échange de nos péripéties et aventures. Nous sommes fatigués. Nous allons vers la nouvelle ville de Pudong, pour découvrir Shanghai de l'autre coté de la rivière. Nous passons près de grands magasins et de gratte-ciels que nous avions vus le premier jour, notamment la tour Perle d'Orient (en forme de boule, c'est la tour de la télévision de Shanghai). Nous décidons ensuite de retourner au grand magasin sur Nanjing Donglu pour faire nos achats. Quand nous en sortons, les bras chargés, il fait nuit. Nous admirons encore les lumières de la ville. Nous pensons soudain que nos calligraphies pourraient être "montées" en Chine, ce serait sûrement moins onéreux qu'en France, plus "typique" et mieux fait. Il ne nous reste que deux journées à Shanghai mais nous décidons de tenter notre chance le lendemain.

Shuyuan International Youth Hostel, 180 yuan, chambre twin, salle de bain privée

Jour 22 : Nanjing Lu et Bund coté intérieur (Shanghai)

Levés plus tard que d'habitude, c'est la fin des vacances et nous n'avons plus envie de visiter de site touristique en particulier. Sauf l'exposition universelle que nous voulons faire en nocturne, si le temps et la forme physique le permettent. Nous avons entendu tout et son contraire à son sujet et nous sommes moins motivés à présent. Notre mission de la journée : les calligraphies, que nous emportons comme un trésor. Nous demandons à notre sympathique réceptionniste où nous pouvons aller. Il ne sait pas trop quoi répondre mais nous envoie dans le quartier le plus approprié à son avis. Non loin de la place du Peuple, nous nous engouffrons dans la rue qu'il nous a indiquée. En peu de temps nous tombons sur un encadreur. Nous prenons notre courage à deux main et entrons sans aller plus loin. Chance, l'homme parle anglais. Il nous comprend parfaitement et nous propose tout de suite des tissus qui vont pouvoir aller avec nos dessins. Nous prenons conseil auprès de lui et arrêtons notre choix. Nous lui demandons son tarif, très raisonnable. Incroyable, pour ce prix il monte le cerisier sur du papier plus solide et le bambou, sali, sera nettoyé. Les deux seront montés sur du tissu tendu entre deux bâtons laqués. Il nous propose de les récupérer dans une semaine… mais nous partons le lendemain soir ! Nous le lui avouons. Pas de problème, ils seront prêts pour 15 h le lendemain… Le cœur léger, nous continuons le long de la rue. Nos tombons sur un marchand de baozi (petits pains farcis à la viande)… Sûrement l'un des derniers que nous pourrons déguster. Nous nous offrons ce petit plaisir du palais. Nous arrivons ensuite dans un quartier un peu plus pauvres, où nous trouvons des fruits et légumes, toujours bien disposés, en ordre, des vendeurs en tous genres (ferraille, plastiques). Mais le monde nous fatigue vraiment. Allées et venues, bousculade, coude à coude, gens qui parlent fort… Shanghai nous paraît beaucoup plus peuplée que Pékin. L'appel de la maison se fait sentir. Nous renonçons à l'exposition universelle sans regret. Nous continuons à déambuler autour de People Square puis remontons une rue qui mène au Bund. Cette fois-ci, nous arrivons par l'intérieur de la ville. Nous passons devant les façades des immeubles années 30. Nous rentrons dans la Shanghai Pudong & Developpement Bank, qui date de 1923, toujours en activité, mais a conservé les guichets de l'époque. Nous poussons ensuite jusqu'à la rivière et rentrons à notre hôtel, après un restaurant vietnamien pour une fois.

Jour 23 : Shanghai

Journée "off". Nous allons récupérer nos calligraphies, sublimées par les tissus soyeux. Nous baladons encore un peu dans le quartier de la place du peuple. A rajouter, j'aurais visité le musée de Shanghai (gratuit) mais nous avions renoncé devant l'affluence, et nous sommes lassés par la foule si bruyante. Dernier repas chinois… Derniers achats pour liquider nos yuans. Nous passons dans un supermarché et achetons des cacahuètes épicées, des nouilles et des épices. Ensuite, retour à hôtel pour prendre nos bagages. Nous prenons le métro jusqu'à l'aéroport mais nous avons prévu un peu "juste" : il s'agit du dernier, la ligne de l'aéroport s'arrêtant vers 20 h ! Nous quittons Shanghai et la Chine heureux de notre voyage, des souvenirs plein la tête. Un jour peut-tre que nous le complèterons par le Yunnan et le Tibet.

J'espère avoir apporté ma modeste contribution à Voyageforum, qui m'a été très utile pour ma préparation.

Voir aussi mon blog :
http://voyages.deesse.grecque.over-blog.fr/

Avis et commentaires bienvenus.
A voir, à faire à l'est de Montréal? English translation pending
by Cendryon · 2011-05-14 · 35 replies
Bonjour,

Nous passerons nos 2 derniers jours de vacances chez une amie à Brigham (début aout). A ce propos j'ai un doute : Est-ce en Montérégie ou bien dans les cantons de l'est ?

1) Que me conseilleriez vous de voir ou faire pour l'un de ces 2 jours, un incontournable du coin, un truc que l'on a pas chez nous, une activité dans un parc à faire en famille. ?

J'ai déjà quelques idées (j'ai regardé sur "Bonjour Québec" et le site de la SEPAQ) mais pas bien précises et je ne sais pas me décider :

- Un tour au lac de MAGOG (et quoi faire là bas)? - Parc du Mont ORFORD ? (découverte en randonnée ou canot ?) - Parc YAMASKA ? (découverte en randonnée ou canot ?) - autre ????

Nous aimons les balades où l'on peut voir des animaux en pleine nature (j'aimerais tellement croiser un élan...), les balades dans les villages animés, les rencontres avec les gens du coin.

Je vous cite aussi ce qui ne nous interesse pas : Les vergers (je suis normande alors je connais), les vignobles (on connait aussi et on ne boit pas de vin). J'"évacue" le zoo de Granby vu que l'on aura vu celui de St Félicien. J'ai vu aussi qu'il y avait FORT LENNOX mais comme on aura déjà vu les citadelles de Halifax et Québec, la forteresse de Louisbourg et j'ai peur que ça soit un peu fort en fort.

2) Autre question : Impossible de revenir du continent américain sans avoir fait notre provision de levi's !!! Comme ma fille et moi sommes des inconditionnelles du shopping, où pourrions nous nous rassasier dans ce secteur ? Un centre commercial près de Granby , des magasins d'usines ? ou bien faut-il aller spécialement à Montreal ?

Merci d'avance
Paquebots et anciennes lignes de croisières English translation pending
by Chris13130 · 2011-05-09 · 46 replies
bonsoir amis du forum, 🙂

j ai remarquer un certain engouement(nostalgie) pour les paquebot et les ancienne ligne de croisière, j aimerais avoir les témoignage , avis, sentiment ou tout chose se rapportent a se sujet.

tout le monde et libre de donner sont avis dans le le respect et la courtoisie 😉
Holguin: hôtel Club Amigo Guardalavaca fin mai-début juin English translation pending
by Elmia23 · 2011-05-09 · 115 replies
salut je pars du 29 mai 2011 au 12 juin 2011 au Club Amigo Guardalavaca je voulais savoir si il y a beaucoup de moustique a cette période de l 'année ! si la plage est belle et longue pour la marche ! Est ce que ses du 220 ou du 110 .

je voulais également savoir si il y avais des gens qui avais réserver au meme date que moi ! Je suis une jeune femme de 26 ans et je pars seule!

merci !!
Retour de croisière Canal de Panama Complet Est-Ouest MS Celebrity Millenium (18 avril au 3 mai 2011) English translation pending
by JGFrance75 · 2011-05-09 · 69 replies
De retour dans la nuit du 5 au 6 mai (GMT - 4 ici aux Antilles françaises), de notre croisière Canal de Panama Complet Est-Ouest. Jusqu'à présent, et nous avons passé Suez en 2007, ce Panama est notre plus belle traversée, dont la planification 😇 a duré quasiment un an : http://voyageforum.com/...post=3542659#3542659

En résumé : - voyage de rêve, organisation Celebrity Cruises et American Airlines impeccable, hôtel de charme parfait à l'arrivée pour nos presque deux jours à San Diego. - de plus, météo certes tropicale sur une grosse partie du parcours, mais en quinze jours pas une seule goutte de pluie et mer quasiment d'huile. 🙂

Pour ce premier soir de compte-rendu, en voici les étapes : 18 avril au 03 mai 2011 15 Night Westbound Panama Canal Cruise MS Celebrity Millenium Penthouse Deck 6 Sky Suite S1 18/04 Aller aérien Fort-de-France (Martinique) 08h20 (GMT - 4) San Juan (Puerto Rico) 10h05 (même fuseau GMT - 4) Formalités d'immigration étasuniennes durée une seule petite heure 🙁 Embarquement 14h00 Appareillage 17h00 😄 19/04 Journée en mer 20/04 Journée en mer 21/04 Cartagena (Colombie) Escale de 07h00 à 15h00 22/04 Colon (Panama) Escale de 09h00 à 17h00 23/04 Panama Canal (Traversée) 24/04 Journée en mer 25/04 Puntarenas (Costa Rica) Escale de 07h00 à 18h00 26/04 Journée en mer 27/04 Puerto Quetzal (Guatemala) Escale de 07h00 à 18h00 28/04 Journée en mer 29/04 Acapulco (Mexique) Escale de 07h00 à 17h00 30/04 Journée en mer 01/05 Cabo San Lucas (Mexique) Escale de 07h00 à 15h00 02/05 Journée en mer 03/05 San Diego (Californie) Accostage à 07h00 Formalités d'immigration étasuniennes durée trois grosses heures 🙁 Débarquement vers 11h00 Hôtel 15 minutes plus tard 05/05 Retour aérien San Diego (Californie) 06h15 (GMT - 8) Dallas Fort Worth (Texas) San Juan (Puerto Rico) Fort-de-France (Martinique) 22h00 (GMT - 4) Soit 15 heures effectives de transit retour, dont neuf heures de vol 🙁

Et sept premières diapos en PJ, Marina de San Juan et deux jours de mer en direction de Cartagena, pour bien nous remettre de nos fatigues, bagages et transit aérien. 😄 (passer la loupe pour les légendes)
Ouest Américain, 14 jours en famille, que du Bonheur!!! English translation pending
by Fatality64 · 2011-05-03 · 7 replies
Ce voyage cela faisait longtemps que nous parlions de le faire avec les enfants, longtemps cela veut dire depuis la première fois où mon épouse et moi avons mis les pieds aux USA………. C’était en 2005 ! Notre hésitation venait entre faire New York en visite sur une semaine ou bien L’ouest Américain sur 15 jours ……

L’ouest nous le connaissons Laurence et moi pour y avoir roulé par 2 fois en Moto, une fois en 2005, pendant 15 jours en version « accompagné », puis une autre fois en 2009, pendant 3 semaines, libres comme des oiseaux et tout organisé par moi, Christophe, de A à Z. Puis nous avons découvert la côte Est avec une semaine en Octobre 2007 à New York, puis sans mon épouse je suis parti seul à la Bike Week de Daytona Beach en Février/Mars 2008, oui je sais c’est lâche de ma part, mais c’est elle qui n’a pas souhaité venir, il faut dire que l’ambiance y est un peu particulière, si vous voyez ce que je veux dire.

La décision donc de repartir fut prise avec Laurence, mon épouse l’année dernière au mois d’Août 2010.

Nous avons pris l’option de passer par une agence de voyage recommandée par des amis, car après des heures passées sur Internet à essayer de choisir le meilleur vol, la meilleure destination, la meilleure compagnie, je me suis rendu compte que l’agence de voyage « Plein Ciel » situé à Arpajon 91 nous proposait un vol avec Escale à Zurich via Los Angeles et retour idem, pour un prix que je n’avais pas trouvé sur internet, allez comprendre !! Nous avons établi notre itinéraire et nos priorité avec mon épouse et avons demandé à l’agence de faire les réservations de chambre d’hôtel pour toutes nos étapes, dans les villes que nous avions choisi, car nous ne voulions pas prendre le risque de ne pas trouver de chambre le soir en arrivant à destination, surtout avec 3 ados. Nous l’avions fait quand nous partions « Rider » en moto aux USA, mais là nous ne voulions prendre aucun risque et jouer la carte de la sécurité.

Le vol fut réservé en Novembre 2010, soit 3005 euros pour nous 5. Les chambres furent réservées et confirmées en Février 2011 (2 à chaque fois, car peu d’hôtel, du moins sur ceux que nous avions retenu, proposé des « Family Room ») pour un budget de 2800 euros.

Je n’ai réservé pour ma part qu’une chambre sur Los Angeles, en fin de parcours au Confort Inn sur Santa Monica Boulevard, car l’agence par laquelle nous sommes passés, n’avait pas de partenaire sur Santa Monica, et forcément nous avions prévu dans notre périple, une nuitée proche du Pier !

Restait à régler le problème du véhicule, qui à été soldé une semaine avant notre départ, nous sommes passé par BSP auto, très bon contact, personne au téléphone accueillante et disponible, notre choix s’est porté au final sur la catégorie « monospace » (après une hésitation sur un grand et gros 4X4), Dodge Grand Caravan ou équivalent, pour un budget, assurances comprises et kilométrage illimité comme bien souvent, de 536 euros.

Le week end précédent notre départ je suis monté, en moto, à la capitale, chez « Yes change », afin d’avoir un maximum de liquidité, et essayer, tant que faire ce peu, d’utiliser la CB sur place le moins possible. Les frais bancaire auprès de la BP val de France ne sont pas énorme en soit (2,5% du montant facturé et 2 euros de commissions par opérations) mais si nous pouvions ne pas l’utiliser sur place ce serait d’autant mieux. Lors de notre séjour, je ne la « dégainerais » que par 2 fois pour des sommes disons au dessus des 140$ (pour deux chambres à Laughlin et à Universal Studio pour payer les entrées du Park).

Pour nous véhiculer jusqu’à l’aéroport de Roissy, nous avons fait appel à une compagnie de transport de personne ( www.sefairetransporter.com ), très professionnelle, qui est venue nous chercher le matin du départ très tôt avec un trafic dernière génération aménagé pour le transport de personne (il ne faut pas oubliez que nous sommes 5, Laurence et moi, mon fils ainé Alex 22 ans, Maxence, 19 ans, et Axel 13 ans + toutes les valises et sacs cabines……………….La Clio de mon épouse ne pouvait pas tous nous accepter !! Et l’espace Renault ne fait plus parti de la Famille depuis qu’Alex et Max ne partent plus en vacances d’été avec nous). Cette compagnie est venue nous rechercher à notre retour pour la somme de 188 euros A/R (nous sommes au sud de Paris à environ 80kms de Roissy), c’est une somme il est vrai, mais je ne me voyait pas emprunter la ligne B du RER pendant 1H30 aux heures de pointes avec tous les bagages et sacs le jour de notre départ et idem au retour, et puis me direz vous, quel confort d’être pris et déposé au pied de sa porte!

Vendredi 08 avril 2011 Vol Paris-->Zurich-->Los Angeles

Lever tôt et valises bouclées, la nuit comme à chaque veille de grand départ, à pourtant était bonne mais courte, Laurence à pris soin de mélanger les affaires de tout le monde dans les valises des uns et des autres, on ne sait jamais, pour ma part et sur les bons conseils de ma Maman qui à été accompagnatrice de voyage pendant 20 ans de sa vie et qui à voyagé plus de 100 fois à travers le monde, nous avons fait des photocopies de passeport et pièce d’identité que nous avons réparti dans les 5 valises, au cas où, un homme averti en vaut deux. Nous sommes prêts pour le Départ, notre chauffeur est au RDV, voir même en avance d’ ¼ d’heure (il est 05h30, RDV avait été donné à 05H45 à la maison), nous lui offrons un petit café, le temps que tout le monde finisse de s’habiller et de se préparer, puis nous prenons le départ à 05H55, direction Roissy Charles de Gaulle, discussion avec le chauffeur tout au long du trajet, un jeune Algérien bien sympa, plein d’humour et d’innocence. Arrivé vers 07H10 à Roissy, nous sommes très en avance, mais c’est tant mieux, car il n’y a rien de plus angoissant qu’un départ comme celui-ci, peur des embouteillages, peur de rater l’avion, peur de l’incident du dernier moment, bref, une fois de plus on a préféré assurer plus tôt que de voir filer notre avion sous le nez, à cause d’une mauvaise organisation ou bien d’un retard. Le chauffeur nous dépose devant le terminal 2, il me donne son N° de portable pour le retour afin que nous puissions l’appeler dès que nous serons descendus de l’avion. Nous enregistrons nos bagages au comptoir de Swiss Airlines il n’y a plus qu’a attendre, devant un petit café, que l’embarquement se fasse à 09h50.

C'est parti, dans quelques heures nous y sommes!

Le vol Zurich/Los Angeles nous parait interminable, autant le premier tronçon Roissy/Zurich se fait en à peine 01H00, autant la deuxième partie est extrêmement longue, nous sommes pourtant choyés, c’est une très bonne compagnie et on y mange tout le temps, mais bon sang que ça n’en fini pas, surtout quand vous n’arrivez pas à fermer l’œil et qu’un Bébé pleure juste devant vous, avec des parents impuissants face aux larmes de leur enfant qui devait être fiévreux ou malade ce jour ci, c’est pas de chance! Le vol se déroule sans turbulence, passage au dessus de l’Irlande puis direction le Groenland et l’on traverse les US de NE en SO. Arrivé à l’heure de l’avion, nous empruntons d’interminables longs couloirs moquettés pour arriver finalement à la Douane où nous ne remplissons qu’un « custom declaration »pour l’ensemble de la famille, le passage s’y fait très rapidement pour une fois et nous récupérons nos valises dans la foulée, ouf ! Le compte est bon (pas comme en 2009). Nous sortons de l’aérogare côté « Tom Bradley international terminal » et repérons les panneaux ronds et mauves des « Rental Car »avec une petite voiture et une clé blanche dessinés dessus (pour nous c’est la première fois que nous louons une voiture, car à chaque fois nous louions une moto, donc prise des transports en commun ou taxis), l’attente se fait sur le trottoir, sous le panneau, patiemment. Nous voyons défiler et passer devant nous à plusieurs reprises les navettes de loueurs tels, Avis, trifthy, Rent a car, hertz, mais pas Dollar! Cela commence à m’inquiéter, aurions nous mal compris ou mal lu surtout quand vous voyez les bus des autres compagnies s’arrêter à plusieurs reprises devant vous. Je retourne au « « visitor information » pour demander et l’on me dit que c’est bien ici, là ou nous attendons, que la navette va passer, quelle est rouge et jaune et qu’elle ne devrait plus tarder. Effectivement, il fallait un tout petit plus de patience car la voilà qu’elle arrive, bondée de monde, nous peinons à rentrer dedans, nous y sommes !!!! direction le loueur qui se trouve à quelque miles de l’aéroport au 5630 Arbor vitae street Los Angeles CA.

Un petit ¼ d’heure plus tard nous sommes rendus chez Dollar, les enfants et Laurence attendent à l’extérieur tandis que je me présente au « Lobby Customer Rental », il y a un peu de monde, mais peu d’agent de chez Dollar derrière le comptoir, il faut s’armer de patience surtout après un long vol et un lever très matinal.

Entrée du Lobby chez Dollar

La fatigue commence à faire son effet. Mon tour vient et je présente notre Voucher, permis de conduire, Carte Bancaire et carte d’identité, je lis le contrat et préfère prendre, en assurance complémentaire, la Roadsafe (qui vous assure un dépannage quelque soit le lieu, le jour et l’heure de notre véhicule, crevaison comprise), à 5,99$ par jour, soit un supplément de 83,86$ pour les 14 jours, plus le Prepaid fuel à 82$, bref nous devrons nous acquitté à la restitution du véhicule de la somme 202,26$ y compris les taxes fédérales. Une empreinte de ma CB de 400$ en « Cash deposit » est faite, nous n’avons pas eu droit comme certain forumeur ont pu le décrire au travers de leur récit, à une insistance de la part des employés à vouloir nous faire prendre des tas d’assurances complémentaires, celle que nous avons, c’est nous qui l’avons choisie !!!!.

A la sortie du Lobby muni du fameux sésame, nous avons le choix des véhicules, des marques et des couleurs dans notre catégorie et nous nous dirigeons vers la section « V » pour mini van et van, située juste en face de la sortie du Lobby et de la barrière de sortie. Un Dodge Grand caravan rouge retient notre attention, et nous tend les bras car le reste du parc automobile est soit blanc ou bien gris clair, bof, puis nous commençons à le charger.

Le Dodge Grand Caravan que nous ne prendrons pas!

A ce moment là, un des employé, nous interpelle et nous dit plus tôt de prendre celui qu’il vient de déposer et laver, il est tout neuf, ou presque avec seulement 1733 miles au compteur, on défait tout et l’on remet tout nos bagages dans le Chrysler « Town & Country » Flexfuel bleu foncé….. superbement bien équipé, vitres fumées trois quart arrière, porte coulissante latérale électrique, ouverture du coffre électrique depuis la télécommande ainsi que les portes latérales, indicateur de présence de véhicule « angle mort » dans les rétroviseurs par un petit triangle « orange » qui s’allume lorsqu’il détecte un véhicule sur votre droite ou votre gauche, caméra de recul, ensemble stéréo très complet et performant, bref une multitude de gadget qu’il va falloir que j’apprenne à dompter, mais surtout, le point fort et que nous recherchions avant tout, la place et de confort pour nous 5, c’était une de nos priorité.

Le Chrysler Town & Country qui nous accompagnera

La température extérieure affichée au tableau de bord est de 56° F (il faut que je trouve comment mettre les instructions affichées en Français et en degré Celsius, ça me causera plus !), il fait moins chaud qu’à Paris mais c’est une température agréable. Nous nous présentons à la guérite située à la sortie, là une jeune femme me demande de représenter le permis, ainsi que le contrat, elle bip sur le pare brise côté bas conducteur le code barre et c’est parti pour l’aventure. La barrière se lève, nous passons les herse au sol, je sors et prend à droite sur Arbor Vitae street puis m’arrête plus loin pour mettre en route le GPS avec la carte TOM TOM acheté sur EBay quelques jours auparavant…………… pourvu que cela marche !!!, Je colle la ventouse sur le pare brise, clips mon GPS GO500, cherche une prise allume cigare, deux se présente à moi tout en bas de la console centrale au niveau du plancher. Mince mon câble est trop court, ça va pas le faire. Ouverture des différentes boites à gant et vide poche, enfin je trouve mon bonheur dans la console située entre les deux sièges avant, la partie supérieure se coulisse vers l’arrière pour laisser place à du rangement ainsi qu’à une autre prise allume cigare, je tends le cordon d’alimentation du GPS à son maximum, c’est bon c’est connecté, mais c’est vraiment très short ! Le GPS reste tout grisé, et bloqué sur une position, il n’arrive pas à prendre le signal, pourvu que l’on ai pas un pare brise « Athermique », ce serait ennuyeux, d’autant que je n’ai aucune carte détaillée de Los Angeles, je n’ai qu’une carte routière Michelin de l’Ouest Américain, on décide de reprendre la route quand même et là au même moment, magie nous avons l’itinéraire qui s’affiche à l’écran, ouf !!!!Petit soulagement surtout que la nuit commence à tomber et que je me voyais mal me diriger dans cette faune urbaine pour rejoindre l’hôtel. Le GPS nous annonce 25kms pour une petite vingtaine de minutes pour aller à l’Econolodge situé aux 777 N vine st..Il me tarde d’y être.

Les premiers kms à bord du Chrysler se font gentiment, la boite automatique avec levier situé à droite du volant, étagé à 6 rapports et séquentielle est très agréable, ce qui est surprenant, c’est le frein à main qui est ….. aux pieds ! Et oui il faut appuyer avec son pied gauche pour mettre le frein à main, je trouve cela un peu « archaïque », surtout pour un véhicule récent (le notre était de Février 2011) d’autant que sur l’espace Renault, le frein à main se mettait tout seul électriquement une fois le contact coupé. Les enfants sont assez surpris de ce qu’ils voient sous leurs yeux, les grosses voitures, les mustangs, camaro SS, Dodge Charger srt8, le trafic intense, les feux décalés de l’autre côté de l’intersection, les panneaux de signalisation, le droit de tourner à droite même lorsque le feux est au rouge etc….. Le GPS nous fait passer par un quartier assez chic, enfin nous voilà arrivé, je gare le véhicule sur l’une des trois places « customers only » situées juste à droite de l’entrée.

Notre Hôtel le lendemain de notre arrivée à L.A

Le réceptionniste me demande mon ID (pièce d’identité) et mon Voucher, les chambres nous sont attribuées, une avec un King size bed et un Flat TV l’autre avec 2 Queens size bed, c’est là que les enfants (Alex et Max) dormiront, nous nous dormirons à 3 avec Axel. Une fois la répartition des affaires refaite dans chaque bagage, nous allons mangé juste en face au SuBway, Il n’y a que la route à traverser à pied , la fatigue faisant, il est heure locale 20h30, mais chez nous cela fait plus de 24 heures que nous sommes debout, c’est assez dur et une bonne nuit devrait remettre tout cela d’aplomb………..

samedi 9 avril 2011 Los Angeles-->Barstow-->Laughlin

Réveillé et frais comme des gardons à 01h30 du matin on se dit Laurence et moi que la ça va pas le faire et nous somnolons jusqu’au petit matin, décidons de nous lever à 06h30 !! C’est pas grave c’est les vacances et nous ne sommes pas là pour faire des grasses matinées ! L’aventure va commencer.

Ce matin, au lever, la température affichée est de 56°F. Notre formule dans la réservation de nos chambres prévoit « accommodations » c'est-à-dire que vous allez au Lobby de l’hôtel vous servir en café et divers Donuts et Muffins (quand il y en à !) puis remontez dans votre chambre pour manger tout cela, ce que nous faisons, le vrai Breakfast attendra que nous soyons sortis de la ville.

Le petit déjeuner englouti et les douches prises, départ direction Barstow (j’avais prévu de faire Calico Ghost Town mais sur les conseils d’amis et forumeurs, nous zapperons de le faire)par la I40 vers 08h30 de Los Angeles avec un temps très ensoleillé, j’avais fait la météo avant de partir, je dois dire qu’ils ne sont pas plus doué aux USA que notre Evelyne Délia nationale pour prévoir la météo, on nous annonçait un temps pas « tip top », voir pluvieux, résultat il ferait même presque chaud et ensoleillé, on ne va pas s’en plaindre! Après quelques temps de route, l’on s’arrête vers 10h20 au Summit Inn à Oak Hill (que je n’avais pas trouvé sur le coup dans le GPS), et qu’ « Alain2904 », du forum, m’avait transmis, pour un petit Breakfast au comptoir comme les américains.

Le Summit Inn d'Oak Hill

1er vrai petit Breakfast pour les enfants dans un endroit rempli de vieilles choses dédiées à la Mother Road, j’suis comme un gosse ! Au menu la même chose pour tout le monde, on va pas faire compliqué, surtout que tout le monde est d’accord, 5 petits Pancakes, 2 œufs sur le plats « sunny side up » (la prochaine fois je les demanderais « over easy » car les enfants n’aiment pas le blanc quand il n’est pas tout à fait bien cuit), 2 tranches de bacon grillé, café/thé/chocolat chaud avec crème chantilly, nous laissons un petit mot sur le « Visitor Book » que le patron/cuisinier nous présente en nous ayant demandé auparavant « Where do you come from ? ».

Les 3 monstres et leur Maman

Petite séance photos, dedans, dehors. C’est un endroit très sympathique à recommander, prix d’environ 55 $ pour nous 5, boissons et tips compris, pas cher comme première expérience en famille ! Nous reprenons la route avec un petit peu plus loin un arrêt au Bagdad café à 12h30, petite collation, Alexandre laisse une carte de mon entreprise Dal’Alu au dessus de la porte d’entrée, séance photos dedans et dehors, des touristes mexicains nous prennent en photos derrière le comptoir puis nous adressons une dédicace dans le livre d’honneur et surtout dédicaçons comme en 2009 sur le T-shirt accroché au mur « Lelardfamily en force le 09/04/2011 », cela restera dans les anales , je remarque qu’ils ont toute une pile de livre de dédicace, celui que nous utilisons est daté de Début 2010, tant pis nous ne verrons pas notre empreinte laissée en 2009 !!. On reprend la route et nous nous arrêtons à Ludlow vers 14h00 pour prendre des photos de Trucks et faire un petit arrêt pipi, un film se tourne face à la station chevron, nous restons 2 ou 3 minutes et observons……….dès fois que l’on reconnaisse un acteur célèbre, une petite dédicace serait la bienvenue!

Tournage à Ludlow.......nous les reverrons à Monument Valley!

Puis nous reprenons la direction de Laughlin via un tronçon de la route 66. Arrêt à Amboy au Roy’s Café vers 14h45, la météo est plus clémente la température s’élève même jusqu’à 65°F (j’ai toujours pas trouvé comment on mettait les instructions en Français, ça doit être possible bon sang !).Séance photos devant le Roy’s et devant le sigle «66 » au sol, les enfants se prêtent au jeu des photos devant le sigle, ça fait plaisir même si cela ne leur évoquent rien, malgré un petit cours d’histoire très succin sur la création de la Mother Road, ils écoutent c’est déjà cela de gagné. Nous reprenons la route direction notre hôtel, l’Aquarius à Laughlin, petit Las Vegas frontalier avec l’Arizona (de l’autre côté de la rivière), avant la vrai démesure.

Un petit avant goût pour les enfants de Las Vegas

La voiture est garée au 4ème étage, il est 17h00, au self park situé sur la droite de l’hôtel, nous prenons les bagages direction le Lobby pour le Check in, 5 mns d’attente à peine et là Oups petit problème, notre réservation n’est pas confirmée! Ca commence !

Ils n’ont aucune trace de notre paiement, disons du paiement de l’agence. Ils ne nous retrouvent pas non plus par le Nom de famille. Heureusement nous avons pu avoir 2 chambres, et ce malgré que l’on soit un Week End, au 11ème étage, pour 148 dollars taxes comprises, nous verrons au retour avec Afat, notre agence de voyage, pour le remboursement de ces dernières. Cela commence bien j’espère qu’il n’y aura pas d’autres surprises de cet ordre là. Découvertes des chambres, bien et spacieuses, comme à chaque fois je dirais, la notre à une vue sur la rivière et le parking à Camping car, celle des enfants une vue sur la rivière, les terrains de tennis et la piscine qui sont situés en contre bas…………au dessus des tables de Poker et Bandit Mancho!!!





Nous sommes à la limite du Nevada et de l’Arizona. Valises à peine posées au sol, direction à 17h30 à l’Outlet Center situé juste en face de l’hôtel. Là Alex dépense ses premiers $ en s’achetant des casquettes Quick Silver, puis nous passons devant un magasin DC shoes, Laurence et moi croyons, au vu du logo, qu’il s’agit d’un magasin Dolce&Gabana, je ne sais pas si c’est fait de façon à tromper l’ennemi, mais en tous les cas, pour des novices comme nous, cela nous met le doute. En fait non, il s’agit d’un magasin connu des enfants, DC shoes avec des T-shirt, casquettes, jeans et chaussures pour jeune. Ken Block (l’as de la manipulation et de la dérive ultra précise avec une Ford Focus, j’avoue il maitrise le bougre !!) y a un rayon. Alex et Max s’achète T-shirt en promo, Casquettes à nouveau pour Alexandre, il aime bien les collectionner, puis ça lui évite de se coiffer le matin au réveil.



Le tour de l’outlet, qui est somme toute assez petit (il n’y a que l’étage du haut pour les magasins, le bas est dédié au « Food court », Mac do, Pizza Hut etc…) se fait très rapidement. Max et Laurence remonte chez DC shoe pour un dernier achat : des chaussures à un prix résolument bas 54$. En attendant nous sortons prendre l’air avec Axel et Alexandre et profitons pour faire des photos des alentours. De retour à l’hôtel petit détour au fond du casino pour voir les prix au Steak House ainsi qu’au Splash cabaret puis nous remontons dans nos chambres. Nous redescendons vers 20h40, la fatigue commence à se faire sentir, et décidons de manger au Café Aquarius, le Burger King étant définitivement fermé au grand désespoir des 2 grands, qui se voyaient déjà avaler leur premier Burger King, mais ce n’est que partie remise (nous n’avions pas trop envie de remanger dans un subway qui est présent dans l’enceinte du Casino!!) Au menu pour toute la famille …………….Hamburger ! Bon d’accord fait maison, mais Hamburger quand même ! Le mien je le choisi avec champignon et fromage, je dois dire qu’il très bon, nous nous en tirons avec le Tips pour 60$ boissons comprises, cela est raisonnable. Nous remontons nous coucher vers 10h00, la nuit sera réparatrice.

Dimanche 10 Avril 2011 Laughlin-->Oatman-->Seligman-->Tusayan

Lever ce matin à 07h00, nous prenons un petit déjeuner dans la chambre et Laurence va nous chercher des cookies au subway situé à l’intérieur de l’Aquarius. Tout le monde passe à la douche, Laurence s’aperçoit au travers de la vitre de notre chambre qu’il y a , au parking en contre bas là où tous les campings car sont stationnés, des vieilles voitures exposées, j’enfile un Jean, prend mon appareil photo et m’en vais photographier tout cela. Il s’agit en fait de la réunion d’un club, le Model « A » Ford club, avec de très beau véhicule, et surtout de très vieux passionnés. La température est clémente, il fait dehors 55°F.



Quelques Ford "A"......

...... toutes plus belles les unes que les autres.





Superbe!

A mon retour, nous bouclons les valises, descendons faire le Check out, il est 08h45, faisons un premier plein, et mettons du regular 87, car il n’y a que cela qui s’approche le plus du E85 marqué sur le bouchon du réservoir du véhicule (cela nous revient à 50$). Départ de laughlin vers 09h00, nous traversons le pont qui enjambe la rivière et nous nous retrouvons en Arizona, direction Oatman, je voulais faire le Hoover Dam, mais Oatman à retenu ma préférence. Nous y sommes 1 ½ heure après, les ânes et le combat de cow boys dans la rue sont au RDV. Après quelques emplettes, et achat de souvenirs, nous décidons de déjeuner au Historic Oatman hôtel (devant lequel se déroule le duel de Cow Boys), mais il est trop tard pour le Breakfast, c’était jusqu’à 10h30 et il est 10H45! Donc nous aurons droit au Lunch, hamburger pour tout le monde et chips « home made », pas trop mauvais, le prix, avec les boissons et le tip, environ 62$, c’est honnête et rapidement servi.

L'intérieur de l'Historic Oatman Hotel

Mon Casse Croûte du Midi, le début d'une longue série!!!

Nous reprenons la route direction Seligman avec arrêt chez Delgadillo, il est 14h15, et achat à nouveau de souvenirs. Photographie devant le cultisime logo Route 66 avec les enfants. Je leur raconte que Seligman, en règle général ne me porte pas beaucoup chance, pour preuve en 2005, lorsque nous avions dormi au « Historic route 66 motel » j’avais oublié le matin au départ pour le Grand Canyon, mon téléphone portable sur la table de nuit (le patron à l’époque me l’avait renvoyé en France), puis en 2009, lors de notre arrêt chez Delgadillo, j’avais mis mes lunettes de vues « claires » coincées dans le col de mon T-shirt et avais mis les lunettes de vues pour le soleil sur le bout de mon nez, je me suis aperçu, le soir arrivé à Williams, que je les avait perdu sur le trajet ! Donc direction Williams, sur la route je me rends compte que je prends le temps depuis ce matin de rouler tranquillement, et je me mets à consulter le planing journalier des choses prévues que j’avais mis dans le vide poche de la porte conducteur. Je me rends compte avec horreur qu’au programme était prévu de voir le Grand Canyon aujourd’hui !!!!!!!!! AArrrgghhhhh !!! L’angoisse m’envahie, mais en même temps, vu que ni Laurence, ni les enfants ne savent avec précision ce que nous faisons au jour le jour, je me dis tant pis ce sera pour demain avec Monument valley, faudra sûrement pas trainer, les enfants ne m’en tiendront pas rigueur (je prie très fort pour que nous ayons le temps de faire les 2 dans la même journée !). Arrivé à Williams nous nous arrêtons au Safe way à l’entrée de la ville, petit achat de gâteau pour les hôtels dans lesquels nous avons la formule « Accommodations »!! De nouveau arrêt pour achat de petit souvenirs en centre ville, je trouve pour mon collègue et ami Pascal une plaque en acier peinte, belle réalisation, représentant une Ford Mustang Fastback de 1965, de la même couleur que celle qu’il possède en France, il m’avait fait le même cadeau, voilà 2 ans en arrière lorsque je m’étais acheté la Ford Mustang GT California Special de 2007 ! J’espère que cela lui plaira. Quand à Axel lui, c’est un fusil en bois avec une épingle à linge collée au dessus et qui envoi des élastiques qui retient son attention, je lui prends, ça coute 7,99$ ! Tout le monde ayant trouvé un petit souvenirs, nous prenons la direction de notre hôtel à Grand Canyon, Tusayan plus exactement, au Holyday Inn express HWY 64, l’arrivée se fait vers 18h15, la neige est présente, j’espère de tout cœur que cela ne va pas compromettre la visite de demain.

La neige ne démotivera pas les troupes!!

Petit tour par le Lobby, check in, présentation de la Carte Bleue, de la carte d’identité et du Voucher, les chambres sont réservées ouf !!! , le réceptionniste me fait signer un papier pour que je m’engage à ne pas fumer et me prend l’empreinte de ma carte bancaire au cas où, pas de soucis, les enfants sont prévenus, attention sinon ça va nous coûter cher !! Nous avons droit si nous le désirons à une piscine couverte et chauffée ouverte de 19h00 à 23h00, pour le petit déjeuner demain ce sera entre 06h30 et 09h30, il était prévu dans notre formule. Ca tombe bien car il ne faut pas que l’on décolle trop tard, journée un peu chargée, du fait de mon oubli non intentionnel.

Pendant que j’essaie de me connecter à internet pour donner des nouvelles à la famille avec envoi de photos pour les Mamys respective, Laurence part en éclaireuse pour voir ce qu’il y a autour de l’hôtel pour se restaurer ce soir. A son retour, elle nous laisse sous entendre que ce sera Pizza Hut, une valeur sur, les enfants sont OK, pensez donc et nous voilà parti en voiture à Pizza Hut. Tout d’abord il faut faire le choix de la taille de la pizza ainsi que de ses ingrédients, le temps que tout le monde se mette d’accord puis nous commandons, je vois le compteur de la caisse enregistreuse qui s’affole, à chaque fois que les 4 membres de ma famille commande une pizza, au total avec les boissons cela nous coutera quand même la bagatelle de 90$ !!!!!!!!! Et oui les enfants et Laurence se sont commandé une pizza Médium au prix de 21$ pièce.....sans les taxes !! Pour ma part je me suis contenté d’une Small pizza !! Les pizzas 20 mns après arrivent, je me dis que l’on ne va jamais pouvoir tout finir vu la taille de ces dernières, ce qui s’avère exact quelques minutes plus tard. Mais bon nous avons demandé une boite pour mettre les restes dedans car évidement il en est resté et pas qu’un peu ! Vu le pris payé, je n’ai pas trop envie de gâcher, cela nous fera notre repas de demain midi, il reste de quoi !! Nous remontons à l’hôtel vers 20h40, dans la voiture la température affiche 30°F, va falloir se couvrir demain, nous rentrons dans nos chambres respectives et l’on se souhaite bonne nuit.

Lundi 11 Avril 2011 Tusayan-->Grand Canyon-->Monument Valley

La nuit ne fut pas trop réparatrice, la clim à fait du bruit, comme à chaque fois qu’il y a une clim j’irais presque à dire, mais surtout quelqu’un à du toucher au réglage (Axel ou Laurence) et c’est pour le coup qu’il à fait froid toute la nuit, puisqu’elle était réglée sur « Cold ». Le soleil est au RDV, c’est déjà une bonne chose, un beau ciel bleu apparait à la fenêtre de notre chambre, il est 06h45.Nous nous préparons pour aller déjeuner, c’est compris dans le prix de la chambre, la tranche horaire du Continental Breakfast est 06h30-09h30. Un peu de monde, il est 07h50, mais nous trouvons de quoi nous assoir, nous passons juste après un groupe, heureusement sinon il aurait fallu attendre ou bien déjeuner debout. Le petit déjeuner était très bien, machine à fabriquer les pancakes automatique, géniale! Je n’avais jamais vu, bacon parfaitement grillé, omelette avec du cheddar entre deux couches, bref très bon petit déjeuner, très complet, des fruits, jus de fruit, corn flakes etc….Nous faisons le Check Out vers 08h40 et partons pour Grand Canyon. Arrivé à l’entrée, et après s’être arrêté devant le panneau pour une photo familiale, je présente le «Pass America the Beautifull », acheté quelques semaines auparavant sur Leboncoin ( qui pouvait recueillir une autre signature) avec ma carte d’identité, le ranger nous donne le plan en français et c’est parti pour 03h20 de visite, nous allons avec les enfants à l’essentiel, nous, nous connaissons pour l’avoir vu deux fois. Ils sont admiratifs devant tant de grandeur et de silence, nous passons par les points de vue suivants : Grandview point –Yavapai –Mather point – Pipe creek vista –Yakee point et Navajo point.



Réglement de compte entre Frangins!

Avant de repartir vers 12h00 je refais un plein pour 60$, à la hauteur de la sortie Est à Navajo point. Nous sortons du park, sur la route nous finissons la Pizza de la veille qui au matin était très fraiche, puisque restée dans la voiture toute la nuit, et légèrement tiède, car positionnée depuis notre départ ce matin sur le tableau de bord au dessus des bouches de ventilation……….. On fait comme on peut, mais il était hors de question que l’on jette l’argent par les fenêtres. La route qui nous mène à Monument Valley et vraiment agréable, les enfants en profitent ainsi que Laurence, pour faire une petite sieste, tant pis pour eux ils loupent des paysages formidables. Nous arrivons vers 14h45 (mais 15h45 heure Locale), et entamons la visite de MV en Monospace et là …………ce n’est qu’émerveillement de la part des enfants.

C'est pas fait exprès!



Nous y restons 03h00, empruntons la piste en connaissance de cause (nous ne sommes plus couvert par les assurances dès lors que les pneus quitte le bitume). Nous avions déjà fait la piste en moto en 2005, mais pas en 2009, le chemin est un peu abimé sur le début , mais pour le reste, ça ne vaut la peine de louer en amont un 4X4 pour faire ce genre de piste, plus gourmant en essence et moins spacieux qu’un monospace !

Un peu poussièreuse la route tout de même.

Ils sont heureux et cela fait plaisir à voir. Ils se prêtent volontiers au jeu des photos. A 17h30 nous quittons Monument Valley, nous nous dirigeons vers notre hôtel qui n’est pas très loin, le Goulding Lodge, la réservation est effective, c’est déjà cela (après la déconvenue de l’Aquarius), et prenons possession de nos 2 chambres la 216 et 217, très propre, odeur très agréable, vraiment rien à redire, face à Monument Valley, que du bonheur et quelle vue, cela ne vaut peut être pas celle du View, mais qu’importe je suis heureux et ma famille aussi c’est tout ce qui m’importe ! J’avais demandé au réceptionniste l’heure limite pour manger, il m’avait indiqué 21h00, nous décidons donc d’aller manger, il est 18h30, aussitôt les valises posées. Au menu ce soir, au restaurant du Goulding, « Chicken Wings »pour Max et Axel, un « All you can eat soup&salad » pour Laurence, un « BBQ Ribs » pour moi et un « Chiken Breast » pour Alex, une petite bière sans alcool pour bibi et un Orange Juice pour les enfants. La vue au Resto est superbe, nous assistons au coucher de soleil sur Monument Valley, encore un grand moment, j’immortalise cela avec mon Canon 1000D.

Coucher de soleil depuis le restaurant du Goulding

La nuit tombe, il est 19h00. Tout le monde s’est régalé, montant de la note tip, repas et boissons comprises 110$, vu ce que l’on a mangé c’est plus qu’honnête, le service fut impeccable et rapide. Retour à la chambre à 19h30, en même temps il n'y a pas grand-chose à faire, si ce n’est aller faire un petit tour à la piscine qui reste ouverte jusqu'à 22H00. Demain départ pour antelop et Las Vegas que les enfants attendent avec impatience, on ne va pas se coucher trop tard, la journée va être longue.

Mardi 12 Avril 2011 Monument Valley-->Antelop Upper-->Kanab-->Las Vegas

La décision à été prise depuis bien longtemps de me lever très tôt, afin d’admirer de lever de soleil depuis le balcon de notre chambre, sur Monument Valley. Lever donc à 05H20, la lumière commence à faire son apparition et le ciel s’éclairci, Quelques nuages viennent troubler ce beau lever de soleil mais qu’importe, j’apprécie chaque minute pendant ¾ heure, les enfants qui sont dans la chambre juste à côté de la notre avait programmé leur réveil pour y assister aussi, je vois des flashs qui crépitent un peu partout depuis les balcons, je vois que nous ne sommes pas les seuls ! Le spectacle est superbe et cela vaut vraiment le coup de se lever tôt.

Wonderful......

........Amazing........

......Superbe!!!!!!

A 07h30 tout le monde est prêt à partir, nous mangeons quelques choses vite fait avec les gâteaux achetés la veille au Safe Way de Williams, cela nous fera notre petit déjeuner en attendant de trouver mieux sur la route. Je profite des 5 mns d’avance que j’ai sur le reste de la famille, le temps que tout le monde ai fini de rassembler ses affaires, pour aller laver la voiture au self wash qui se situe en contre bas de l’hôtel à côté de la station service, il faut se munir de quarter de $, cela vous en coûtera 1$50cents, pour environ 2 mns de lavage haute pression, la voiture en avait grand besoin, elle était toute rouge, de notre escapade de la veille sur les chemins de Monument Valley, et l’on se salissait chaque fois que nous voulions monter à bord. La voiture toute belle et prête à reprendre du service, nous prenons la direction Page et plus exactement la direction d’Antelop Canyon Upper, les enfants attendent cela avec curiosité, au vu des photos que nous avions fait et qu’ils avaient aimé, lors de notre escapade en 2009. 02H00 après nous y sommes, je n’ai malheureusement pas assez de temps pour m’arrêter à « Horseshoe Bend », d’autant qu’il faut compter au moins un bon ¼ d’heure de marche à pied aller et autant au retour, puis pas sur que les enfants de si bon matin aient envie de se taper à pieds cette balade! Nous prenons 4 tickets, Laurence reste à la voiture, pour finir de lire son bouquin, le dernier Musso, car cela fait une somme d’une part et d’autre part elle ne tient pas plus que cela à le refaire (25$/pers), nous y allons pour le tour de 10h00, j’aurais préféré prendre le tour de 11h30, mais le temps jouant en notre défaveur nous avons pris l’option qui nous paraissait être la plus favorable pour l’organisation de notre journée. Il faut compter 3 miles pour se rendre en 4X4 à l’entrée, notre guide se prénomme Jamie, très sympa et très clair dans ces explications, du bonheur, de plus elle nous règle à tous nos appareil photos, car tout flashs est interdit.



Axel et son Grand Frère

Les enfants adorent cet endroit et prennent des photos de partout, puis à notre retour vers la sortie, nous commençons à apercevoir les rayons de soleil qui pénètrent tout doucement à l’intérieur du canyon d’Antelop, on s’imagine tout à fait ce que les autres groupes, passant après nous, vont pouvoir admirer. Nous reprenons la route vers 11h30 et nous arrêtons à Page au Quick Burger pour satisfaire l’estomac de notre Maxence, cela fera Breakfast et Lunch en même temps ! Une fois que tout le monde à l’estomac « câlé » nous prenons la direction de Kanab, en faisant un petit stop après le barrage sur un « View point » qui domine le lake powell. Les enfants découvrent qu’une petite partie du Lake Powel , peuvent voir en contre bas les House boat et admirer tous les reliefs accidenté de cette immense étendue d’eau. Nous nous arrêtons à l’entrée de Kanab, il est 14h15, à la station service Conoco Philips 66 avec son fameux logo sur les pompes ressemblant à celui de la Mother Road pour un petit plein d’essence de 55$, puis arrêt au Denny’s Wigwam & Curio , séance photos et visite du magasin, dommage le restaurant à l’arrière est fermé, j’aurais voulu que les enfants voient cet immense siège en bois, qui trône au milieu de la cour, tout sculpté avec en guise de pied des Santiags sculptées dans le bois plus tout le côté déco western qui entoure la cour intérieure de ce resto, où l’on y mange cela dit en passant des salades très complètes et gargantuesques ! Tant pis !

Station service Conoco Phillips à l'entrée de Kanab

Denny's Wigwam

Nous continuons notre route vers Las Vegas, à 17h45 nous voilà rendu à « Sin City » et arrivons par le NE de la ville, arrêt au Speedway, il n’y a personne, nous faisons un petit d’arrêt et voyons passer sur la route qui borde le Speedway une voiture de Nascar, je n’ai pas le temps de dégainer mon appareil photo, Alexandre oui, la voiture est dans la boite!





Arrêt enfin à notre hôtel au New York-New York, première impression, un peu déçus, je m’attendais à plus de démesure, à l’intérieur rien de transcendant, comme dans tout casinos, il y a une voiture à gagner, c’est une corvette, que les enfants s’empressent de photographier de toute part. Nous y passerons 2 nuits, nous avons fait ce choix là plus tôt que de reboucler nos valises le lendemain, pour un autre hôtel sur le strip. Après avoir fait le Check in et découvert nos chambres respectives situées en bout de couloir, l’une en face de l’autre, au troisième étage de la tour Chrysler, nous arpentons le Strip, il est 19h30, pas de temps à perdre, nous n’y sommes que pour 1 ½ jour et commençons à découvrir les casinos. En cours de route nous nous arrêtons dans la CVS/pharmacy située sur le Strip pour acheter 2 ou 3 bricoles, Maxence me fait acheter une boisson à base de Vodka qui je dois dire n’est pas mauvaise, et chose surprenante au moment de payer, le caissier me demande ma pièce d’identité ! Merci monsieur ça fait plaisir de savoir que l’on ne fait pas son âge ! Nous commençons la visite des Hôtel/casinos à commencer par le notre, puis l’Excalibur, le Louxor avec passage éclair à la boutique de Chris Angel, devant laquelle se tient une très belle moto en expo, le Paris las Vegas, où nous décidons de diner. Ce sera au restaurant « le Café », prix avec le Tips et boissons : 109$ (au menu une salade pour Laurence et moi avec des dès de poulets , bacon, salade, bleu râpé et sauce au bleu, et pour les 3 monstres du poulets grillé servi sur une gaufre avec des morceaux de bacon incrustés dedans , sucré salé très bon au vue des assiette vide ! Alex à pris un whisky-coca qu’ils ont oublié de nous compter, on lui à demandé son identité, Max à voulu prendre une bière mais moins de 21 ans, c’est pas passé).

Ce sera à celui qui ramènera le plus de carte distribuées sur le strip

Le louxor.....notre premier hôtel en 2005.

Le Paris Las Vegas et son "Café".

Axel est crevé et repart donc à l’hôtel avec Laurence, je continue la visite avec les 2 grands, le venitian, treasure island arrêt devant les fontaines du Bellagio, le César Palace. Plein les bottes on décide de faire demi-tour, nous nous couchons à 00H30, et il y a encore plein de monde dans les rues et dans les casinos……..nous ne sommes qu’un jour de semaine et pas un WE !!

Mercredi 13 avril 2011 Las Vegas

Debout à 08H10, nous ne bougeons pas de Las Vegas ce jour et la voiture se repose au parking de l’hôtel ce matin, tout le monde est prêt à partir à 09H00, pour ne pas faire la course nous allons diner en face au MGM et plus exactement au Rainbow Forest, bon accueil, breakfast tout ce qu’il y a de plus ordinaire 2 œufs au bacon, pomme de terre et poivron et 4 tranches de pain de mie blanc pour tout le monde, Jus d’orange frais pour les garçons et café pour madame et moi. Budget 95$ avec Tips, taxes, et boisson, là par contre ce n’est pas donné, mais bon on avait vraiment la flemme de bouger et d’aller voir plus loin. Du fait que c’est à côté nous allons faire un tour à la boutique MM’S, Coca cola, il n’y a pas à dire, ce sont vraiment de grands enfants ces Américains, la moindre petite faille et commercialement exploitée, tout est sujet à être vendu, du coup les logos se retrouvent apposés partout, stylos, T-shirt, briquet, cendrier, décapsuleur, balle de golf, chapeau….tout y passe, c’est complètement fou.





Je ne suis pas trop accroc de ces voitures, mais j'aimais bien les couleurs!

Coca Cola store, même démesure que MM'S

Il n'y a que l'embarras du choix, mais le contenu reste le même.

Une fois fini d’arpenter ces 2 boutiques nous retournons aux chambres et nous décollons vers 11H35 pour l’outlet premium center au nord ouest du strip. Je me trompe et me rend au Fashion center, plus dédié à la décoration intérieure haut standing des maisons, qu’aux T-shirt et chaussures !! En attendant c’est une très belle et moderne structure, j’apprécie beaucoup de plus il n’y a pas grand monde.. Renseignements pris auprès d’un employé, ce dernier nous informe sur ce que nous cherchions, c’est juste derrière !

Très beau complexe et très moderne.......découvert par hasard, pensant qu'il s'agissait de l'outlet premium!!!

Ce coup ci c'est le bon.

Depuis la passerelle qui nous mène du parking à l'Outlet.

Nous reprenons la voiture que nous garons au parking aérien, il y a du monde, les places sont comptées. Les enfants font leurs achats dans les boutiques comme DC shoe à nouveau, Levis, Guess, c’est un grand Outlet où la visite se fait agréablement en extérieur (quand il fait beau, ce qui était notre cas), ce n’est pas le cas de l’outlet se situant au sud du Strip, qui lui est se visite comme un centre commercial lambda. Au retour, nous nous arrêtons à Stratosphère tower, il est 14h45, allons nous garer au self parking, prenons un ticket pour visiter le haut de la Tour budget pour nous 4 : 58 dollars dont un enfant, Laurence n’est trop rassurée en altitude et préfère donc rester sur le plancher des vaches. Très belle vue, les enfants en prennent plein les yeux, moi aussi du reste, en 2005 et 2009 nous n’avions pas pris le temps de le faire.

Petit fou rire en haut de la Stratosphere Tower

Un couple de Suisse nous prend en photo tous les 4, des gens adorables qui retournent au USA pour la seconde , seul et qui ne parle pas un mot d’anglais, mais qui savent se faire comprendre !! Au retour vers notre hôtel petit arrêt au fameux sigle « Welcome to the fabulous Las Vegas », je demande à ceux qui sont devant nous de bien vouloir nous prendre tous les 5 en Photos, j’en ai fait de même pour eux, une chance il n’y a pas foule, et pas de mariés en vu.



Nous remontons le strip en voiture et laissons Laurence avec Max et Alex au niveau du Treasure island pour qu’ils aillent faire les boutiques, moi je décide de rentrer à l’hôtel avec Axel, crevé et avec la crève qui me « casse » un peu, bon sang de clim et de chaud et froid, de plus il faut que je tienne le coup, il n’y a que moi qui puisse conduire le véhicule, Laurence ayant oubliée son permis de conduire en France, promis la crève n’aura pas raison de moi ! J’espère tout de même que cela ira mieux demain. Le soir diner vers 21h00 pour ne pas aller trop loin au Denny’s qui est juste en face de notre hôtel, le serveur est sympa, les enfants apprécie ce que l’on y mange, ça change des Hamburgers, l’ensemble tip compris nous revient avec la boisson à 74$, nous avons avec le petit déjeuner de ce matin explosé le budget journalier ! Malgré la crève qui me fatigue, et le vent qui s’est levé nous décidons de prendre la direction de « Freemont street experience ». Nous prenons le Deuce à 22h35, 5$/personne pour 2H00, il faudra reprendre le Deuce au plus tard à 00H35, une fois arrivé sur place un peu déçu, pas trop d’animation, il y a du vent, les enfants et Laurence sont crevés, quand à moi je ne vous en parle pas, nous décidons de rentrer, et reprenons le Deuce sur Las Vegas Bld . Petit problème, le Deuce que nous devons prendre à un problème mécanique, le chauffeur nous annonce qu’il est « Break down !! »et vu qu’à partir de 23H00 c’est un Deuce toutes les 20 mns je vous laisse imaginer le temps qu’il a fallu que l’on attende dans le vent, certains prennent des taxis, beaucoup de ¼ d’heure plus tard un Deuce de remplacement arrive, nous nous engouffrons tous dans le bus pour nous réchauffer et arrivons dans notre chambre à 00H45, crevés, et transis de froid.

Jeudi 14 avril 2011 Las Vegas-->Parhump-->Death Valley-->Lone Pine

Ce matin c’est le départ pour la vallée de la mort, le Check out se fait en mettant les cartes d’ouvertures de portes dans la boite prévue à cet effet dans le hall en bas des ascenseurs. Nous prenons la voiture vers 10H00, arrivons sur Death valley en passant par Parhump , (remettons de l’essence pour 40$ )et l’Armagosa hôtel vers 12h00, où je me souvient avoir vu à l’époque sur Discovery Chanel ou MCM, une séance de spiritisme avec Chris Angel assez « Flippante » !



Arrivé à Dantes View vers 12H50, paysage magnifique, pas mécontent d’avoir fait ce petit détour de 12 miles, nous avons une vue merveilleuse sur une bonne partie de Death Valley, l’étendue de sel fait vraiment penser à de la neige, c’est surprenant.

Magnifique, j'imagine un coucher ou lever de soleil!

Nous refaisons les 12 miles en sens inverse et rattrapons la route pour nous arrêter à Zabriskie point, tout aussi merveilleux, nous prenons des photos, l’endroit est vraiment superbe. Arrêt vers 13H45 au Furnace creek ranch pour manger au buffet, nous sommes les derniers, il est vrai qu’il est un peu tard pour les Américains pour manger un morceau, cela nous coûte boissons comprises 60$, en même temps il n’y a plus grand choix, mais encore suffisamment pour rassasier l’estomac d’Alex et Max. Nous repartons vers 15H00 en direction de Badwater, artist drive, sands dunes puis direction notre hôtel à Lone pine le Best Western Frontier Motel, avec une arrivée à 18h30. Nous avons les chambres séparées avec les enfants, 159 pour eux, 112 pour nous près de la route, eux à l’arrière sans bruit. Axel dormira pour sa première nuit avec son grand frère dans le lit car ils ont une chambre à 2 grands lits, la notre n’ayant qu’un Queen size bed. Le check in s’est bien passé, mais j’ai eu peur un instant qu’il ne se reproduise la même chose qu’à Laughlin, les fiches avaient été rangées par le prénom et non le nom de famille, c’est le prénom d’Axel qui à interpellé le réceptionniste lorsque je lui ai donné les prénoms de tous les occupants, à tout les coup il s’est produit la même chose à l’Aquarius, j’en saurais plus à notre retour!! Les chambres sont bien mais sans plus, un peut vieillottes, nous avons une salle de bain presque aussi grande que notre chambre, mais après tout nous n’y sommes que pour dormir !!





Notre hôtel à Lone Pine, le Best Western frontier

Vue depuis notre chambre

Nous sommes partis manger vers 19H45 au Pizza Factory sur Main street à l’entrée de la ville sur la gauche en se dirigeant plein Nord. Il faut passer commande de ce que l’on souhaite manger à la serveuse qui se tient debout derrière le comptoir, payer d’avance et l’on vous prépare tout cela en un temps record. Pour notre part nous avons voulu changer un et avons tous pris des pattes avec une sauce blanche et des lamelles de poulets, un peu fade, mais ça cale bien, si nous avions su nous aurions pris une pizza XXL pour 28$, une fois coupée cela faisait 12 parts, plus économique surtout que Max n’a pas trop apprécié ses pâtes, soit disant la sauce avait un goût de chou fleur, et bien évidement il a en horreur du chou fleur !!!! Bref repas avec boisson sans tip puisque l’on s’assoit et on attend que la commande arrive, il n’y a pas de serveur qui fait le service, tout est payé d’avance, cela nous est revenu à 61$. Retour à la chambre, Laurence est parti faire sécher le linge que nous avons lavé à la « laundry » de l’hôtel avant de partir diner. Pour info le petit déjeuner est prévu demain matin entre 05H00 et 10H00. Check out jusqu’à 11H30.La crève va mieux, espérons juste que je passe une meilleure nuit, j’ai donné mon portable à Axel pour que demain quand il se réveillera, il ait l’heure, et il ne dérange pas ses frères.

Vendredi 15 avril 2011 Lone Pine-->Porterville-->Sequoia Park-->Fresno

Réveillé à 07H30, température de 11°C (c’est bon Maxence à su comment faire la modification dans la voiture, via le poste de radio, pour changer les informations d’Anglais en Français), douche et direction le breakfast qui est compris dans notre nuitée. Beaucoup de monde ce matin et peu de place pour s’asseoir, ce n’est pas grave, j’avale mon petit déjeuner et laisse la place aux enfants, en attendant je vais faire des photos. Nous décollons une fois les bagages rassemblés vers 09H30 direction le sud, la route va être un peu longue, mais les paysages sont sublimes. Vers 13H00, à la hauteur de Porterville nous nous arrêtons au « Black Bear Diner », j’avais vu sur la route une grande affiche publicitaire de ce « Diner », et je ne me suis pas trompé, très bon petit restaurant, équipe sympathique et service rapide. Je peux enfin manger mon premier vrai steak depuis le début du séjour, le bonheur, par contre ils ne savent toujours pas cuire les viandes, j’avais insisté sur le fait que je le voulais « very, very rare ! » et bien entendu je l’ai eu « medium », voir limite « well done », mais ce n’est pas grave il était fameux quand même!





Nous reprenons la route vers Sequoia Park, qui n’est plus qu’à quelques miles, nous y entrerons par le sud, par Three River il est 15h15, une fois de plus le pass acheté sur Leboncoin.fr fonctionne très bien, on me demande à nouveau ma pièce d’identité et c’est parti pour quelques virages et une longue ascension. Une première attente de 20mns en pleine ascension pour travaux nous fait perdre du temps, l’hiver à été rude visiblement, provoquant éboulement et déformation de chaussée. Nous ne pourrons pas visiter Morro Rock car fermé pour cause de neige, en effet la route est dégagée, mais la neige accumulée sur les côtés représente au moins 2,00ml de haut. Nous arrivons à Général Sherman, beaucoup de neige là encore, du monde, mais les accès piétonniers sont dégagés, ce coup ci je ne me ferais pas avoir et emprunterais le chemin le plus court pour m’y rendre, à savoir par le bas et son petit parking avec ses sanitaires!! A peine 5mns plus tard nous avons la possibilité de nous approcher du Général Sherman, même de le toucher, tellement la neige à recouvert les barrières. La température est de 10° alors que quelques miles auparavant nous étions monté à 21°, l’organisme en prend un petit coup tout de même. Beaucoup de monde se prêtent à la photo, appuyé sur le tronc de cette immense Sequoia !! Nous reprenons la route vers le deuxième point d’intérêt à mes yeux, le General Grant, un peu pressé en y descendant je croise un Park Ranger en 4X4, qui me met un coup de sirène, je m’immobilise sur la chaussée, il repart, nous descendons au parking au pied du General Grant et là derrière moi vient se garer le 4X4 du ranger, je me dis :« là c’est pas bon », il met un coup de talkie walkie en donnant le n° de la plaque et la couleur du véhicule puis vient à ma portière que j’avais pris soins d’ouvrir, tout d’abord, je lui dit en bon français que je suis : « Bonsoir », (il faut rester polie, c’est très important) comme cela il sait qu’il a à faire à un étranger, je pense que cette petite phrase d’introduction en français nous a sauvé la mise et à débloqué la situation, puis il m’explique que je roulais trop vite, je reconnais entièrement ma faute et m’excuses à plusieurs reprises, me dit que beaucoup de gens circulent et que je risque de provoquer un accident, j’acquiesce, il repart en me saluant, je le remercie, ouf tout est bien qui fini bien et tout rentre dans l’ordre!!



General Sherman

General Grant

Beaucoup de neige encore à cette saison.

Nous reprenons la voiture, il est 17H30, j’ai à peu près 120 kms jusqu'à Fresno, faut pas trainer. Une fois sur place le GPS ne m’amène pas au bon endroit, je retape l’adresse et là il me dit de faire demi-tour, car j’ai dépassé de 16kms ma destination finale……les boules !!! Finalement nous arrivons à bon port à 19H50, procédons au Check in, John, le réceptionniste, un jeune homme très sympathique me propose les deux chambres côte à côte communicante par une porte, sympa.



Nous sommes chambres 123 et 124, très belles chambres et très spacieuses, WIFI, écran plat. Il est 08H15 et partons diner au restaurant de l’hôtel (j’avais pris soins de dire à la réception lors du Check in que nous y dinerions) la personne nous accueillant y est très charmante, le restaurant est vide, chacun d’entre nous prend des plats différents pour une fois. La note avec les boissons comprises (jus de fruit pour les enfants, la serveuse leur à laissé la carafe, Diet coke pour Laurence et regular pour moi resservie deux fois) et tip compris de 17%) : 90$. Au retour je fais un détour par l’accueil et demande si demain nous pouvons prendre le petit déjeuner, il me dit que ce n’est pas compris, lui répond que c’est exact, mais lui demande où et de quelle heure à quelle heure est servi le breakfast. Il me donne les réponses attendues puis me tend deux tickets roses à remettre au serveur demain matin(« please present to server upon order ») pour un American Breakfast buffet. Je crois comprendre que nous ne paierons que trois American Breakfast sur 5, ce sera la surprise demain. Il est 10H20, nous sommes claqués et allons nous coucher.

Samedi 16 Avril 2011 Fresno-->San Francisco

Réveillés à 07H30, un petit coup d’œil par la fenêtre de notre chambre située au rez de chaussée, il fait un temps magnifique et une certaine douceur, nous allons déjeuner au restaurant de l’hôtel, donnons les 2 tickets au serveur et prenons tous un American breakfast buffet, avec omelette, œuf, bacon saucisse, fruit frais jus d’orange, café pour Laurence et moi, chocolat chaud pour les enfants. Cela nous revient avec le pourboire pour nous 5 à a peine 30$ !! J’avais vu juste, le serveur ne nous compte que 2 Buffets, le troisième il nous le compte en buffet enfant (pour Axel) donc moins cher que l’adulte, c’est tout bénéfices. Les valises sont bouclées et nous faisons le check out vers 10h10, en route pour SFO. L’arrivée se fait vers 13H30 par le pont D’Oakland, offrant une vue de SFO que je n’avais jamais vue jusqu’à présent.

Arrivée depuis le pont d'Oakland

Paiement du péage de 6$, je donne un billet de 20 et la dame au guichet avec des ongles d’une longueur extrême et de couleur, me rend en une ½ seconde la monnaie en billet pliés en 4 sur eux même !!! Etonnant ! Dans la foulée nous décidons, puisqu’il est trop top pour notre hôtel, d’aller à la rencontre du Golden Gate, qui se trouve comme à son habitude dans la brume, mais auparavant, puisque le GPS me fait prendre Van Ness avenue, je décide de faire un petit crochet par Lombard Street pour montrer au enfant cette route toute sinueuse qui est une one way et une rue vraiment atypique, j’arrive à me garer juste avant l’intersection Hyde et Lombard et nous descendons la rue en la photographiant de toute part, puis retour à la voiture et nous empruntons Lombard Street en Chrysler Town & Country (le pied), pour aller rejoindre le Golden Gate, que nous traversons dans la brume . Arrivé à vista point overlook à 14h45, beaucoup de monde et notamment d’asiatique, pas autant la dernière fois en 2009 !

Lombard Street.......Hé souriez, vous devriez être content d'être là!!

Je trouve enfin à me garer, séance photos puis reprise du chemin et direction l’autre point de vue situé à l’opposé de « vista point over look » sur les hauteurs, d’autant plus que la route est coupée à ce niveau pour travaux, c’est un peu la panique là aussi pour se garer. Petite marche d’à peine 10 mns et nous découvrons le Golden Gate au plus près.



Gulliver le "Retour"

C’est émouvant d’être là avec mes enfants qui je pense apprécient ce moment. Max nous fait allusion depuis le début à plein de monument comme celui-ci car il les a vus dans ces jeux vidéos! Comme quoi les jeux de PS, parfois ça peut avoir du bon !! On redécolle du Golden Gate, péage au retour de 6$, direction notre hôtel le Americania Best Western sur 7th street, près de market street, il est 16h00. Le valet parking nous indique où nous garer, nous mettons un petit papier autour de notre rétroviseur intérieur pour pouvoir la repérer, descendons les bagages du coffre et allons faire le check in, les clés de la voiture sont remises au Valet Parking. A nouveau papier à signer comme quoi nous ne fumerons pas dans l’enceinte de l’hôtel (initiale et signature), prenons possession de nos clés électronique et direction la chambre 416 pour Laurence, axel et moi et 429 pour Alex et Max. Valises à peine posées, il est encore tôt, direction le magasin « Abercombrie & Fitch » sur Market street repéré par Maxence sur Internet, afin d’acheter des vêtements pour Julie sa copine qui est dingue de cette marque depuis son voyage sur la côte Est des USA (Miami) il y a 2ans ainsi que pour Laurence. Ils font les boutiques, moi ce n’est pas mon truc et en attendant je vais faire un petit tour dans Powell Street et sur Union Square, j’y repère un resto dans lequel je me verrais bien manger un petit bout ce soir. Par contre ce qui m’a interpellé, c’est le nombre de sans abris, qui mon accosté gentiment mais en pleine journée. Quelle pauvreté, je n’ai pas souvenir que 2 ans en arrière il y en ait eu autant, pourtant nous étions dans le même quartier. Du coup je range le plan que le Best Western nous à donné , dans ma poche, car c’est ce qui attire l’œil des sans abris, puis je serre contre moi mon appareil photo, un sentiment d’insécurité me saisi, c’est la première fois du séjour. Le reste de la famille me rejoint, nous allons faire un petit tour vers LEVIS sur Union Square, le magasin ferme ses portes à 21h00 ce soir, mais rien d’intéressant, pas d’achat ce coup ci, ouf ! Le porte monnaie ne s’en portera pas plus mal ! Puis détour chez Macy’s juste en face pour essayer de trouver des affaires pour Axel. A la sortie du magasin vers 18H15, direction le petit restaurant repéré quelques instants auparavant, le Tad’s Broiled Steaks dans lequel nous prendrons pour ma part un steak avec pomme de terre au four, Alex un demi poulet grillé, quand à Max, Laurence et Axel ce sera hamburger maison le tout accompagné d’une salade avec sauce ranch et bleu. En boisson je prends une Heineken pression, Axel une eau gazeuse et Laurence, Max et Alex un regular coke. L’ensemble nous revient, sans tip, puisque nous allons nous servir une fois que le petit boitier qu’il vous donne se met à vibrer et s’illumine de toutes ses leds rouges en périphérie, pour la modique somme de 60$, c’est un très bon plan et je dois dire que c’est assez copieux.

On y mange très bien et pour pas trop cher.

On redécolle du resto vers 19H15, la nuit et la brume commence à tomber, beaucoup de sans abris sur le chemin du retour, pas agressifs pour un sous, sont de sortie, nous ne sommes pas accostés, nous arrivons à notre chambre fatigué pour ma part de notre journée et épuisé par cette après midi de marche et shopping.

La nuit et la brume tombe sur notre hôtel Best Western.

Dimanche 17 avril 2011 San Francisco (Visite d'Alcatraz)

Lever à 07H15 et beau temps pour ce matin. On s’est donné RDV à 08H30 pour que tout le monde soit prêt et que l’on aille déjeuner avant l’excursion de l’ile d’Alcatraz, dont j’ai fait une réservation quelques semaines avant notre départ, via leur site internet Alcatrazcruises. On décolle vers 08H40, en arrivant sur Market Street, on s’aperçoit que la file d’attente pour le Cable car fait presque le tour des ¾ de la plate forme en bois qui sert aux employés du Cable car à faire leur demi tour, Laurence fait la queue avec les enfants tandis que je vais acheter des One way tickets à 5$ par personne soit 25$. Nous montons dans le Cable car vers 09h20 et arrivons au terminus sur Hyde street à 09H50, nous remontons Jefferson Street et The Embarcadero au pas de course, avec une petite halte chez Boudin, achat de croissant, cookies, pain au raisin, chocolat chaud et café au lait que nous mangeons tout en marchand afin de rejoindre au plus vite Pier 33 , là ou nous devons nous rendre pour la visite d’Alcatraz avec présentation au guichet ½ heure avant pour un départ à 11H00, soit 10H30.

Petite halte chez Boudin près de Pier 39

Nous n’avons à pas pris le temps de déjeuner correctement mais ce n’est pas grave, nous mangerons mieux à midi. Départ à l’heure, arrivé à Alcatraz ¼ après, petite visite dans le musée et direction l’audio tour, qui est très bien fait, on se sent dans le truc tout de suite, l’histoire est parfaitement bien narrée, et le fait d’avoir son casque perso et de pouvoir arrêter lorsqu’on le souhaite le récit c’est super. Il faut à peu près une bonne heure pour en faire le tour, nous n’avons pas vu le temps passé, restitution des casques, passage obligé par la boutique tout est très commercial et ils exploitent dans les moindres détails tout ce qui à attrait avec Alcatraz et la vie sur l’ile (mug en acier dans lesquels les détenus buvaient, réplique plateau repas acier, réplique des clés qui ouvraient les portes etc…..)







Les grands se sont fait flipper en regardant sur internet la veille, soi disant que cette cellule serait "hantée"! Cellule 14, bloc "D"

Reprise du bateau vers 13H00, arrivé à Pier 33 nous nous dirigeons vers Pier 39 pour casser la croute. Nous mangeons au Chowder’s vers 13h50, Alex, Laurence et moi prenons un White Clam chowder, Max un Chiken strips & Chips, et Axel un Calamari Rings & chips, une desperados pour max, une heineken pour moi, et regular Coke pour le reste de la famille. Montant de l’addition 62$, nous mangeons à l’extérieur, il fait bon mais sans plus, beaucoup de monde se promène, nous sommes dimanche, ce doit être la promenade Dominicale des Américains, à moins qu’ils aient des vacances scolaires en cette période eux aussi.



Pas beaucoup d'otaries

Nous continuons notre marche à pied sur Pier 39 et allons voir les fameuses otaries, un peu moins nombreuses que les autres fois, est ce du à l’heure, il est vrai qu’il n’est pas très tard ? Il n’est que 14h45, nous remontons gentiment vers le départ du cable car situé sur Hyde street, la ligne Powell doit être en maintenance. Une grosse queue nous attend et un temps d’attente interminable dans le froid et surtout le vent, avec un musicien qui joue comme un pied, de la guitare électrique qui nous résonne dans les tympans. Nous avons à peu près perdu ¾ d’heure à attendre (une fois les tickets achetés), arrivé au moment de monter , la personne fait signe au groupe devant nous de stopper, puis demande si 6 personnes veulent monter sur les marches pieds, on ne se fait pas p*rier, on monte, trop marre d’attendre sans explications aucunes, avec des temps de départ entre chaque Cable car de l’ordre du ¼ heure, cela fini par énerver . Axel est heureux de pouvoir monter devant, comme dans les films, du coup nous nous faisons tout le retour ainsi, avec un arrêt un peu prolongé au niveau du musée du Cable car, à l’angle de Mason Street et Washington Street, à priori changement de service, car ce n’est plus le même conducteur asiatique qui est au commande. Nous reprenons la route quand tout à coup dans un virage en descente donnant à l’angle de Washington Street et Powell Street, on perd un patin de freinage en bois, décidément nous sommes maudit. Après quelques essais de frein en monté, le conducteur décide de reprendre la route pour finalement arriver au terminus à 16H50, Laurence étant descendu avec Max et Alex à Union square pour quelques emplettes complémentaires pour ma part, avec Axel nous décidons de rentré gentiment, il ne sentait plus ses jambes et moi ma vessie !! Trop fatigué pour ressortir après coup, Laurence descend au Subway du coin avec les enfants, leur estomac réclament, le mien n’en peut plus, ce soir ce sera la diète pour moi.

Il est heureux le p'tit père!



Lundi 18 avril 2011 San Francisco-->San Luis Obispo

Lever un peu sur le tard, car le check out est à 12h00, nous partons à pied sur Powell Street déjeuner au « Loris Diner », que nous apprécions tout particulièrement.







Les enfants découvrent ce que nous avons aimé , entre autre aux USA, tout le monde prend un breakfast Cable car à 10$99 et pour moi seulement 2 pancakes, l’appétit n’est pas trop là, un chocolat chaud avec crème chantilly pour Alex et Axel, un «orange juice » pour Max , un thé pour Laurence et un coffee for me. Très bien servi comme d’habitude, nous demandons l’addition, dessus est indiqué « gratuity » à 15% cela facilite les calculs, ils ont même mis l’option à 18% et 20%, nous prenons celle à 15% et nous payons 80$.Retour à l’hôtel, nous bouclons nos bagages, descendons faire le check out, au passage je donne mon n° de ticket et le « valet parking » nous amène notre véhicule, un petit billet de 1$ au passage, puis surprise l’hôtesse d’accueil me réclame 45$ pour les frais de parking, je trouve cela « un peu beaucoup cher » ! Mais résigné et surpris, je paie, ils m’y reprendront, dire qu’au Days inn sur Grove Street nous n’avions rien payé, je trouve que la somme est abusée, je n’ai pas eu le réflexe de demander un « Receipt », pour preuve de paiement auprès de l’agence, car je n’avais pas été prévenu que nous avions cela comme charge supplémentaire !!Petite déception de SFO. Deuxième point noir, les Sans abris sont, me semble t il, de plus en plus nombreux, font vraiment la manche bien évidement là ou il y a du tourisme, de plus il me semble qu’ils restent là ou ils sont, avant en 2005 et 2009 ils sortaient la nuit tombé et rentraient lorsque le jour pointait le bout de son nez. Nous repartons de SFO vers 10h45 avec un petit crachin direction San luis Obispo, en cours de route je m’arrête faire un plein d’essence à Mountain view, dans la silicone valley, lieu de naissance de Google. J’ai fait l’impasse de ne pas prendre l’adresse sur le net avant de partir et je m’en veux, j’avais prévu de nous faire prendre en photo avec les enfants devant le sigle « Google ». J’ai demandé au pompiste, mais ses explications étaient trop vaste, il ne connaissait pas l’adresse vraiment mais y passait tout les soirs devant lorsqu’il rentrait du boulot. Ce n’est pas grave, d’autant plus que tout le monde s’est assoupi dans la voiture, je passe mon chemin. Nous reprenons la route et nous arrêtons à nouveau vers 14H00 pour se dégourdir les jambes, Max à repérait un Mac Do et nous demande s’il peut avoir un Mac Fleury, du coup Axel enquille derrière suivi d’une boisson chacun. Alex, Laurence et moi restons sur notre breakfast de ce matin. Ils avalent tout deux leur Boisson et dessert dans la voiture et nous reprenons la route. Arrivée à San luis Obispo à 15H45, nous faisons le Check in, un couple de français de Bourgogne était juste avant nous pour le check in, nous échangeons quelques mots et regrettons chacun nos régions respective, lui sa bourgogne, moi l’ile de France et surtout les bonnes bières !!





Nous avons notre chambre à côté de celle des enfants, et décidons de faire une deuxième lessive, car le linge sale prend vraiment trop de place dans les sacs. Nous allons au lobby et demandons si ils ont une Laundry, dans l’affirmative (je n’avais pas bien lu le plan que le réceptionniste nous avait confié), nous achetons de la « Soap » et des « Coins » qui sont en réalité des pièces de 25cents pour la machine à laver et à sécher. Je n’avais pas compris ce que m’avais dit le réceptionniste, du coup j’avais compris qu’il y en avait pour 25$ (jetons et lessive !), je n’avais pas entendu que la lessive coutait 1$25, je n’avais entendu que la fin du« Twenty five dollars » !! Heureusement que nous avions à faire à quelqu’un de très honnête sans ça on se faisait rouler dans la farine. Nous en prenons pour 5 dollars (lessive, lavage, séchage), mettons tout cela dans la machine à laver avec des lingettes afin que les affaires ne déteignent pas entre elles, il y en a pour 40 minutes et décidons d’aller faire un tour au grand centre commercial situé juste en face de l’autre côté du boulevard. Beaucoup de magasin, et de quoi se restaurer, nous retenons un buffet, avec formule « All you can eat » mais il est un peu trop tôt (17h00), nous verrons cela dans 1h30, voir 2H00 le restaurant fermant ses portes à 21H00. Retour pour mettre le linge mouillé dans le sèche linge (et non ça ne se fait pas tout seul). Dans la chambre nous décidons d’aller Axel et moi , après diner, à la piscine, l’eau y est bonne (surement chauffée) quand au jacuzzi ça à l’air d’être un vrai bonheur. Finalement après la lessive nous décidons d’aller manger au buffet le « Home town buffet » et c’est une vrai surprise, pas cher, copieux et très bon, cela permet de gouter vraiment à tout, j’adore les « all you can eat », budget pour nous 5 avec la boisson : 60$, imbattable au vue de la quantité et de la qualité, je recommande vivement !







A ce prix là il ne faut pas se priver.

De retour vers 20H00 à l’hôtel, nous allons respectivement dans nos chambres, finalement je n’ai pas le courage d’aller me tremper dans la piscine, Axel me fait la tête. La nuit ne sera pas top, réveillé à 03H00 du matin, le frigo qui fait du bruit, le voisin qui marche au dessus de notre tête, on se demande si on ne va pas le retrouver sur le bout de notre lit tellement il y a de craquement, pourtant l’hôtel présentait bien et le cadre était plus tôt sympa, mais là ce fut le pompon et la déception.

Mardi 19 Avril 2011 San Luis Obispo-->Santa Monica

Ce matin c’est encore notre voisin du dessus qui nous réveille, heureusement j’allais dire il est 08H00, le temps de prendre la douche et d’aller déjeuner, car le breakfast est compris dans le prix de notre chambre, je ne sais pas à quelle heure nous allons décoller car tout le monde à l’air de bien prendre son temps pourtant nous avons prévu d’aller à Camarillo au 740 E. Ventura Blvd à l’Outlet premium qui se trouve à 02h30 de route, puis d’enchainer par le Northridge Fashion Center au 9301 Tampa avenue à Los Angeles pour ensuite aller rejoindre notre hôtel le Comfort inn au 2815 Santa Monica boulevard ou j’ai réservé une Family room pour nous 5, ce sera la seule du séjour du reste que nous aurons réservée par nos propre soins.



Nous décollons finalement vers 09H40, et comme prévu arrivons à l’outlet premium de Camarillo à 12H05, les enfants se dirigent vers Guess, Laurence va chez Levis pour acheter le Jean de Pauline dit « Popo » une Amie Lyonnaise, qu’elle trouve avec succès.

L'Outlet de Camarillo

Nous repartons de Camarillo vers 13H50, heureusement je commençais à tourner en rond, le shopping et moi cela fait deux, pour se diriger vers l’Outlet au 9301 Tampa avenue au Fashion Center Northridge. Alexandre trouve enfin la chemise à sa taille chez Abercrombrie et Fitch, les enfants découvrent ce qu’est un Mall , regroupant des enseignes telles que Sears, Macy’s etc. Nous en profitons pour nous restaurer, Laurence achète 4 grandes parts de Pizza pour 20$ plus les boissons, elles ne sont pas mauvaises, peut être les meilleurs que j’ai mangé depuis notre départ. Bon il est temps de retrouver notre chambre au Comfort inn sur Santa Monica boulevard au 2815, le check in se fait rapidement, nous avons nos deux clés électronique et prenons possession de notre chambre à 17h00, il y a bien le lit supplémentaire, comme demandé lors de la réservation, notre chambre donne sur le boulevard. Les enfants font deux ou trois essais d’affaires et nous partons pour Santa Monica Pier.





Je trouve à me garer dans un parking public, à l’angle de Colorado Avenue et de la 2nd Street, gratuit les 2 premières Heures et 1$ la demi heure supplémentaire, très bien d’autant plus que nous sommes tout à côté du Pier.

Sant Monica Boulevard.....l'hôtel n'est plus très loin.



Un peu de monde tout de même en cette période.



Laurence décide d’aller sur la 3 th st promenade, quand à moi avec les enfants nous prenons la direction du Pier, descendons le ponton, puis juste après le Bubba Gump prenons la décision d’aller sur la plage, descendons les marches et allons au bord du pacifique. Pas mal de monde sur la plage, le temps y est clément, séances photos avec les cabanes des maitres nageurs, nous passons sous le ponton pour se retrouver de l’autre côté, direction Muscle beach, puis retour sur le ponton, petit coup d’œil sur le menu du Bubba pour Max qui n’est pas très poisson et fruit de mer, Laurence nous appelle et nous la rejoignons sur la 3 th st promenade, il est 19h00. Nous prenons la décision d’aller manger au Johny rocket et là, déception, il est en travaux. Après avoir visionné le plan des rues et restos, notre choix se porte sur WHilshire avenue au California pizza kitchen, bon acceuil, notre serveur parle un petit peu français, tout le monde prend pizza, budweiser pour moi et eau + sirop pour les enfants.

3th street Promenade



Tout est très bon et servi rapidement, le tout nous revient avec le tip et les boissons (il a oublié les sirops des enfants) à 90$. Retour en reprenant la 2street au parking, nous payons avant de récupérer la voiture au pied des escaliers extérieurs il y a une borne de paiement, cela nous coûte 2$ (nous sommes restés avec les 2 heures gratuites en tout 4 heures sur Santa Monica) et reprenons la voiture direction notre hôtel qui se trouve à 6-7 mns du Pier de Santa Monica. Nous arrivons à l’hôtel il est 20h50, bien calé au niveau de l’estomac, les jambes tirent un peu suite à la marche que nous avons fait sur la plage et pour aller rejoindre Laurence pour manger. Axel dort au milieu des 2 grands lits, Max avec son frère et nous côté fenêtre. Internet marche pour les enfants, pour moi non, aller savoir pourquoi, soit disant que j’ai pas le bon « vista » ou je ne sais quel programme, qu’est ce que j’en sait !!! Max regarde pour rejoindre demain l’hôtel il faut compter environ 20mns, on verra cela demain, les derniers jours risquent d’être les plus chargé. Il reste tellement de choses à voir et à faire……

Mercredi 20 avril 2011 Los Angeles-->Hollywood Boulevard-->Santa Monica

Debout à 08H00, Max avait pris sa douche la veille, je me lance à l’assaut de la SDB, s’en suit Laurence, Axel et Alex. Tout le monde est près pour aller déjeuner chambre 127 à côté de la piscine à 09H00. Petit déjeuner continental copieux, avec gaufre à faire soi même, corn flakes, fruit, beignet, donuts, croissants, pain de mie, café, chocolat nous arrivons au moment du Rush et déjeunons dehors dans le patio, le temps est couvert mais in ne fait pas froid . Nous quittons notre chambre et je vais faire le check out vers 10h00 en rendant les cartes et le papier que j’avais apposé sur le « Dashboard » de la voiture et qui nous permettait de pouvoir stationner gracieusement pour notre nuitée, au passage petit tip de 1$ au valet parking. Direction Hollywood boulevard, il faut compter une petite ½ heure, le GPS nous fait longer Beverly Hill en empruntant Santa Monica boulevard.





Une fois sur place, la mission, trouver un parking, en 2009 c’était moins gênant nous étions en motos, mais là !!! après avoir tourné une dizaine de minutes, je trouve enfin un « public parking », pas trop loin d’Hollywood Boulevard et m’y engouffre, budget 15$ pour la journée et 20$ en VIP, 15$ suffiront, j’ai pas une tête de VIP puis nous arpentons avec Laurence et les enfants le Walk of fame, séance photos, Axel se fait prendre en photo devant l’étoile de Mikael Jackson qu’il à vraiment découvert à sa mort, shopping chez Guess pour Laurence et achats de souvenirs pour les enfants tels que porte clé et autres breloques , photos avec le signe « Hollywood » en arrière plan depuis la passerelle du deuxième étage de cette énorme structure située à droite du Kodak Theatre, du reste de là, Max me fait gentiment remarqué qu’il y avait un parking public situé juste derrière et nettement moins cher,4$ les 4 premières heures, j’ai les boules, mais tant pis.



Nous descendons assez loin sur Hollywood Boulevard à pied, nous arrêtons dans des Smoke shop et découvrons un univers que nous ne connaissions pas (en même temps nous ne sommes pas fumeurs). On trouve de tout à l’intérieur, des engins de taille, de forme, de couleurs, de matières, tous différents les uns des autres et proposés à la vente pour se faire plaisir avec un petit rajout de substance illicite, non compris dans la vente du produit, nos 2 grands nous font notre éducation, nous avons quelques métros de retard leur mère et moi, et quelques interrogations nous vienne à l’esprit concernant nos deux grands qui font mine de rien !

Les Fameux "Smoke Shop"

Nous remontons Hollywood boulevard côté « Madame Tusseaud » et nous arrêtons manger un morceau au Johny rocket situé au premier étage de cet énorme complexe rehaussé d’éléphants en posture assise, trop content d’en trouver un après notre déboire de la veille sur Santa Monica. Budget pour nous 5 boissons et Tip compris 82$.

Grosse soif mon Axel.

Nous repartons d’Hollywood boulevard vers 14H30, l’idée me prend de vouloir refourguer mon ticket de parking (c’est bien dans la mentalité Française !) pour moitié moins cher au premier pékin qui se présenterait, mais la jeune fille en charge de percevoir les sommes veille au grain et au moindre véhicule qui pénètre dans l’enceinte, du coup j’abandonne l’idée, de tout manière je ne l’aurais pas fait. Direction le signe d’Hollywood, disons pour le voir d’un peu plus près, je commence à m’embarquer dans des petites ruelles à sens unique qui grimpe dure, cela se rétrécie considérablement, je préfère abandonner l’idée et me rendre à un point disons plus stratégique et connu. Du coup je redescends, et m’arrête à la station service pour remettre 20$ d’essence, cette station est située à l’intersection de Franklin Avenue et N Gower Street et me permet de prendre avec mon zoom le signe disons d’un peu plus près.



Je ne veux pas embêter tout le monde avec cela, je sais qu’il y a d’autres « spots », plus connus, donc je laisse tomber et me dirige vers « Rodéo drive » et ses boutiques de Luxe, juste pour se faire plaisir, pour le plaisir des yeux. Après avoir vu ce qu’était de belles boutiques de luxe, nous faisons un arrêt devant le sigle Beverly Hill, photo en famille, prise par un Américain à qui j’ai demandé et qui a accepté sans sourciller.



Il est 16H30 et je me dit qu’il est temps d’aller retrouver notre dernier hôtel pour les 2 dernières nuits qui nous reste à passer à Los Angeles. Là, petit moment de solitude, le GPS ne trouve pas la rue, et les téléphones, allez savoir pourquoi, ne captent pas dans cette zone, je ne peux même essayer de retrouver l’hôtel avec une des applications que j’avais téléchargé sur mon I phone 4 avant le départ. J’essaie une dernière fois en précisant un point d’intérêt, un hôtel, et le nom de l’hôtel……………..suspens et magie il me sort le Best Western Dragon Gate Inn au 818 North hill street, mais écrit pour l’adresse : N hill st, je pouvais toujours essayer de taper l’adresse entière, foutu GPS !!!! Une ½ heure après nous voilà rendu à notre dernier hôtel il est 17h30, dans le quartier chinois, près du Down Town !? Pourquoi le quartier chinois me dis je et si loin de tout, me semble t il ? !! Le check in fait auprès du réceptionniste chinois, je m’acquitte des frais de parking pour 20$ (10 par nuit) et montons à notre chambre d’hôtel la N° 206 et 207, porte communicante entre les 2 chambres , très grandes donnant sur le côté de l’hôtel, premier reflex des 2 grands, comme à chaque fois que nous rentrions dans les chambres, s’assurer qu’internet fonctionne et là ça ne marche pas pour eux, je descends au lobby et demande, on me répond « no Password », seulement se connecter sur un des trois site proposé parmi la longue liste, je remonte et le donne au enfants, ils n’arrivent pas à se connecter, j’essaie de mon côté, cela fonctionne, ils ont les boules, moi pas, chacun son tour ! Une fois sur internet, je me mets sur Google Map pour essayer de m’orienter dans LA car j’avoue ne pas vraiment savoir ou être, et pourquoi avoir choisi un hôtel en plein milieu du quartier chinois ! L’explication me revient quand au choix de cet hôtel, il n’était pas loin des studios Universal, voilà pourquoi, j’ai l’explication ! Je redescends au lobby pour leur signaler que la télé ne fonctionne pas, quelques instants plus tard un asiatique vient toquer à ma porte et me répare cela en un rien de temps. Tout rentre dans l’ordre. Nous décidons une fois installé de repartir sur Santa Monica, pour manger au Bubba Gump (la veille au soir, nous ne nous sentions pas le courage d’y retourner depuis la 3 th Street promenade), que nous avions promis aux enfants.

Coucher de soleil sur Santa Monica Pier

Il y a foule ce soir sur la Freeway Santa Monica, nous nous garons au même endroit sur Colorado Avenue, descendons au Bubba, il faut compter 35mns d’attente, donc pas de diner avant 20H15, nous serons finalement appelé vers 20H30, descendons dans la salle du bas donnant sur la plage et parking. Serveuse sympa, un peu trop de musique à mon goût et brouhaha continu , pas simple pour essayer de comprendre ce que la serveuse nous propose en boisson et jus de fruit, sans pour autant recevoir un coup de massue au niveau de la note. Résultat, sirop avec de vraie fraise pour les 3 garçons, verre d’eau pour Laurence et moi, puis Shrimp Nat Cash ½ spicy, ½ garlic proposé par la serveuse pour Axel, Laurence et moi, une Cob salade pour Alex et Max, ce dernier retirera l’avocat qu’il n’aime pas !. Très bon, il ne reste rien dans les assiettes, nous avions pris en prime du Garlic Bread et des french fries (slides), Le tout avec le Tip nous est revenu à 108$, ce coup ci j’ai donné le compte en cache, et n’ai pas fait la même erreur qu’au Bubba Gump de Daytona beach, où la serveuse m’avait demandé à l’époque « do you need change ? » , je lui avait répondu « no », ne sachant pas trop à l’époque quoi lui répondre, et elle était royalement reparti avec 30$ de Tip, les crevettes ont eu un goût amer à ce moment là, mais ce n’est qu’après en ne la revoyant pas revenir que j’ai compris mon erreur !

Salut Forrest!



On ne m’y a plus repris ! Nous ressortons du Bubba il est 21h45, direction le parking, je met mon ticket pour payer avant de prendre la voiture et là il m’affiche 5$ pour 02H15, étonné je relis plus attentivement ce qu’il y a d’écrit sur la machine. Je n’avais pas lu que si nous arrivions après 18H00 (ce qui était notre cas), nous devions nous acquitter du prix fort, à savoir 5$, la veille, nous étions rentré dans le parking à 17H30 !!! Retour à l’hôtel à 22H30, car accident sur Santa Monica Freeway. Fatigué, nous nous couchons à 23H00.

Jeudi 21 avril 2011 Universal Studio

Debout à 08H00 , tout le monde est prêt à 09H00, nous descendons à la réception muni de nos tickets rouge pour le breakfast donné la veille par le réceptionniste, café, thé chocolat en poudre à mélanger avec de l’eau, waffles, petit muffins aux myrtilles, banane, bref tout est avalé et ingurgité en une ½ heure. Nous remontons dans nos chambres et décollons de celles-ci vers 09H40, direction Universal studios. Nous mettons à peine ¼ heure pour nous y rendre, sommes dans le parking aérien « Curious george » après s’être acquitté de l’entrée pour véhicule de 15$. Nous empruntons le city Walk jusqu'à l’entrée du parc, tout est grandiose, Euro Disney parait ridicule à côté.







Il commence à y avoir un peu de monde devant les guichets pour nous faire patienter 2 danseurs du Staff d’universal, déguisé en personnel de nettoyage se donne en spectacle sur le tapis rouge qui mène à l’entrée principale, divertissant et prometteur pour la suite de la journée.

En attendant d'avoir nos tickets, histoire de patienter!



L’entrée pour nous 5 nous revient à 370$ , on ne voulait pas prendre le « pass front line » à 139$ par tête surtout qu’à partir du 26 avril il passait à 119$, le guichetier nous propose même pour 24$ le « all you can eat pass », non merci ça ira, le budget est assez conséquent comme cela, puis arrivé en fin de séjour on fini par compter un petit peu !!, Nous entrons donc dans ce fameux parc vers 10H15, nous dirigeons de suite vers les attractions The mumy, Jurrasik park, bref les attractions de Lower Lot en empruntant les « escalator », d’ailleurs ils sont en train de construire un bâtiment pour le film « Transformers », qui verra le jour dans les mois à venir très certainement.

En se dirigeant vers le Lower Lot (Jurassik Park etc..)

Une fois fini et trempé (merci jurrasik park !), nous remontons pour faire le tour de Universal studio en train, « le Studio Tour » avec un commentateur qui nous explique tout, en anglais bien sur, et qui dure 1h00, on ne voit pas le temps passer très sincèrement, météo des plus clémente, tout est très bien, nous avons droit aussi à KING KONG 360°-3D avec les lunettes 3Dque nous avons prise avant de monter à bord. Visite de la rue où est tourné Desesperates houswives, les dents de la mer, un crash de boeing des plus réaliste dans « la guerre des monde » (flippant d’autant que nous reprenons notre vol demain ) etc…… J’ai trouvé cela très bien et surprenant de réalisme, j’ai vraiment beaucoup aimé.

Les amateurs de la série reconnaitrons

Ensuite direction une petite collation chez pizza Hut, hamburger pour les enfants et salade pour moi, nous en avons pour 65$. Les animations s’enchainent tout au long de l’après midi. L’attraction que j’ai particulièrement aimé fut Waterworld avec de beaux effets pyrotechnique, belle mise en scène et des comédiens plein d’humour qui aiment jouer avec l’eau et le public, attention de ne pas s’ asseoir dans les premiers rangs, arrosage assuré, il faut être prévenu et protéger ses appareils photos et autres caméscopes.

Planquer tout........ça mouille.

Terminator 2 en 3D, très bien fait aussi mais beaucoup trop bruyant à mon goût au niveau sonore, Max s’en est plein au niveau de ses oreilles, le spectacle des Blues Brother est surprenant, les 2 chanteurs sont remarquables et chantent merveilleusement bien accompagnés d’une chanteuse et d’un chanteur Black, un quatuor « explosif » puis le spectacle « special effects stage » , pour tout savoir sur les secrets et trucages des tournages, très bien, même si je n’ai pas tout compris, mais c’était très bien et très amusant, avec la participation du public.





Un peu sur les rotules, normale il est 18h00, nous décidons de sortir du Park qui ferme à 19h00, pour nous balader dans le City Walk, demain c’est l’anniversaire de Max, Laurence décide de lui acheter chez Abercrombrie et Fitch une chemise qu’il avait vu à San Francisco, en attendant nous mangeons un morceaux de pizza (encore me dirait vous !) un « pizza combo family » avec le choix de 4 sortes de Pizza et 4 boissons, moi je prend une bouteille d’eau le tout pour nous 5 pour 32$, record battu, nous laisserons même 2 parts de pizza tellement elles étaient grosses. Les boutiques faites, nous quittons Universal studios vers 20H45 et arrivons à notre hôtel vers 21H00, fatigués tous de cette bonne journée, je m’arrête au Lobby et demande 5 tickets pour le petits déjeuner de demain matin. La dernière nuit va être bonne.

Vendredi 22 avril 2011 jour "J" le Retour

Ce matin grasse matinée, c’est le départ, les valises ont été faite la veille au soir par Laurence, le Check out doit se faire avant 11H00 et le petit déjeuner doit être pris entre 07H15 et 10H15. Nous descendons à 09H30, prenons notre temps, la personne est toute seule derrière son comptoir, je lui demande pour les enfants si elle à comme hier du chocolat en poudre, elle me répond non, visiblement ce matin elle ne veut pas faire d’effort, ils se contenteront de thé !!! Nous remontons vers 10H15, refaisons un dernier tour des chambres, laissons les bouteilles de shampoing et gel douche qui sont presque terminés, plus les sacs et emballages des différentes choses achetées tout au long de ces 14 jours. Les enfants et Laurence descendent au sous sol pour commencer à charger les bagages dans la voiture, je fais le check out il est 10H40, nous montons tous dans le Chrysler direction Santa Monica et sa 3th Street promenade. Nous y sommes 25 minutes plus tard. Voiture rangée sur Colorado Avenue. Il fait beau et 20°, marcher à pied nous fait du bien, Laurence et les enfants s’arrêtent chez Abercrombie et Fitch pour qu’Alex fasse l’échange d’une chemise manche courte achetée dans un autre magasin de la marque, pour une chemise manche longue. Pour ma part je me prélasse dehors sur un banc et sous le doux soleil californien, faire les magasins et y rester presque ¾ heure avec la musique qui vous tambourine les tympans, ce n’est pas mon dada.



Un dernier petit tour au Johny Rocket qui est ré-ouvert sur 3th street promenade











Nous remontons la rue piétonne jusqu’à Broadway avenue puis demi tour et arrêt pour la dernière fois dans le Johny Rocket dont les réparations ou transformations sont terminées, Je donne mon nom, le serveur me fait comprendre qu’il y a une petite vingtaine de minutes d’attente, il est 13H00, le monde commence à remplir la rue piétonne. Nous en sortons vers 13H40 après que le staff du Johny Rocket ait improvisé une danse « synchro » derrière le comptoir, ce fut sympa et convivial. Direction la plage pour marcher une dernière fois tous ensemble le long du Pacifique, prise en photo d’une belle corvette jaune sur le parking derrière Bubba gump, nous passons sous la jetée pour aller faire un tour de l’autre côté et voir le Carroussel qui à ouvert ses portes. Petit sitting sur un banc à l’ombre, car mine de rien le soleil Californien commence à bien « taper », puis nous nous dirigeons lentement vers le parking pour récupérer la voiture, nous nous acquittons de 5$, 2 premières heures gratuites pour tout stationnement compris entre 06h00 et 17h59, après c’est plus cher !! Le Gps m’indique 18 minutes pour rejoindre Dollar sur Arbor vitae Street. Arrivé sur Santa Monica Freeway, c’est bouché, bien sur il nous fallait cela le jour de notre départ, je refais vite fait l’itinéraire en évitant les autoroutes, il me fait sortir 300m plus loin et me fait rejoindre Lincoln Boulevard, il ya des feux, mais cela roule assez bien, c’est un peu plus long, de plus je ne sais pas comment se passe la restitution du véhicule et le temps qu’il faut prévoir, donc je préfère anticiper et ne pas arriver en retard. Arrivé à a peine 5kms du point final, le témoin d’essence s’allume !!! Diable j’ai eu le nez creux de ne pas avoir remis de l’essence, il fallait leur rendre vide, bah c’est pour le coup qu’il va être vide !

Dépôt du véhicule chez Dollar

L’arrivée se fait derrière le bâtiment où nous avions pris le départ, on passe une herse, surtout pas de marche arrière car les pneus ne vont pas apprécier, un employé nous fait signe de nous mettre dans une file d’attente comme lorsque vous prenez le ferry pour aller en corse ! « Hello » me dit il, « returning ? », « yes » je lui réponds avec un anglais parfait ! Il bip avec un appareil sur le pare brise le code barre côté conducteur, fait un rapide tour et jette un coup d’œil rapide sur l’état du véhicule extérieur et intérieur, vous donne un papier et voilà c’est tout !! Y a pas plus rapide, pourtant je lui demande confirmation à savoir si je ne dois pas me diriger vers le « Rental Customer » situé là ou nous avions pris possession de notre voiture voilà 14 jours ! Il me confirme que non, effectivement sur le ticket est indiqué la somme à devoir, vue initialement, plein et assurance complémentaire soit 202$. Nous débarrassons le véhicule de tout le bazard accumulé par nous 5 depuis 14 jours et veillons à ne rien laisser dedans, je prends en photo le compteur kilométrique, cela me permettra de comparer avec la photo prise le jour de notre arrivée, des kilomètres parcourus depuis le début de notre périple.Une navette arrive 5 mns après, nous montons tous à bord, le chauffeur nous demande quel est notre compagnie aérienne, je n’avais pas compris j’ai cru qu’il me demandait combien nous étions, puis ensuite j’ai cru qu’il voulait notre nom !!!! Y avait du bruit, et c’est vrai, mais bon d’accord je ne suis pas excusé !!10mns à peine de bus et nous voilà rendu à notre terminal, nous rentrons dans l’enceinte de l’aérogare côté « Tom Bradley » qui est étrangement vide, pas de foule, pas de queue au comptoir Swiss airlines, nous enregistrons nos bagages dans la foulée, ouf pas de poids excédentaire, pourtant les valises et sacs sont lourds.

Personne à l'aéroport......étonnant!



Petites haltes chez Mac Do pour un milk shake strawberry, un diet Coke et 2 bouteilles d’eau, pour 21$. Nous prenons la direction de la douane vers 17H10, et nous voilà en salle d’embarquement, notre avions décolle à 19H30, un peu de temps d’attente devant nous. Pareil il n’y à pas grand monde en salle d’embarquement, ce serait bien qu’il y ait des sièges de libres pour le retour, on peut toujours rêver !!! Effectivement on peut toujours rêver, l’avion est rempli, ce n’est pas de chance, nous aurons comme à l’aller pendant 11 heures un bébé qui va « brailler » pendant tout le trajet, c’est épuisant. Connection à Zurich où nous devons patienter pendant 02H30 avant notre vol pour Roissy. Atterrissage prévu à 19h20, l’avion est dans les temps. J’appelle en attendant que le couloir central de l’avion se libère, notre chauffeur, qui est déjà sur place. Super il ne nous a pas oublié. Nous sortons de l’aérogare il est 20h00 après avoir récupéré nos 5 sacs , 3 d’entre eux ont été visités par TSA, heureusement que nous avions les bons cadenas. A priori il ne manque rien à l’appel. Pas grand monde sur la route, ils sont tous au Grand stade où se déroule la rencontre Marseille/ ?. nous arrivons à notre maison à 21H00 précise, il fait encore tout juste jour, ça fait du bien de retrouver son Home sweet Home après 14 jours passés à arpenter les différents états de la côte ouest des Etats Unis. Ce fut une belle aventure familiale, les enfants ont été ravis de ces vacances, tant mieux c’était le but, c’était maintenant qu’il fallait le faire, avant qu’ils ne volent de leur propres ailes et quittent définitivement le « Cocon familial »

Au final, nous aurons parcourus, avec une moyenne de 9,7 litres/100, 2657 Miles, 45 heures 02mns 55s de roulage, auront mangé des Hamburgers et pizzas en pagaille, et surtout nous avons vécu une très belle aventure familiale, que les enfants ne sont pas près d'oublier.

Christophe</html
Retour de la croisière "neuvième festival en mer" sur le Grand Mistral de TMR English translation pending
by Evelynette · 2011-05-03 · 34 replies
POUR COMMENCER QUELQUES MOTS SUR LE NAVIRE PEU CONNU CHEZ NOUS :il appartient à la compagnie espagnole Iberocruceros du groupe Carnival.1200 passagers, décoration sobre, mais élégante.En revanche les cabines sont plus petites que sur les navires Costa. POINTS NEGATIFS:-après un embarquement très rapide, va commencer une invraisemblable inorganisation pour l'attribution des tables au restaurant.Comme nous avons une carte Prestige aucune table ne nous est attribuée;explication :nous pouvons choisir entre deux restaurants, un pour tous, l'autre pour les Prestiges(mais les menus sont identiques), simplement le Prestige a de grandes baies, mais la nuit!!!!, donc quand nous voulons manger au Prestige nous devons faire une réservation CHAQUE MATIN(dons partenaires de table différents);pour le restaurant "normal"nous devrons nous faire attribuer une table chaque fois à notre arrivée dans le "quartier Prestige".Il nous faudra (je passe sur les détails) pas moins de trois queues de 30 minutes chacune et finir par exiger une table fixe pour la croisière, ouf!!!!! Le personnel, Hispaniques ou Mauriciens, est très sympathique. Le premier jour, à ma grande surprise, il y a la queue aux machines à café du self, heureusement dés le lendemain, des serveurs distribuent thé ou café, problème résolu.

PLUS QUE POSITIF:-les concerts:nous avons avec nous un orchestre de jeunes musiciens du Collégium instrumental méditerranée, plus un quintette de cuivres, deux chanteuses d'opéra, deux pianistes solistes, un violon solo, qui nous régalent chaque soir, et parfois le matin de magnifiques concerts, un enchantement;plus le dernier jour 8O croisiéristes qui chantent le te deum de Charpentier, au terme de trois heures de répétitions par jour, un vrai plaisir. - autre point très apprécié des dames seules ou dont les maris ne dansent pas, la présence de six danseurs mondains qui semblent charmants et agrémentent appéritifs, thés dansants, et cours.

- repas bons et variés. - mercredi 2O avril:Messine, nous avons choisi de parcourir la ville(quelques églises intéressantes, la plus grande horloge astronomique du monde, un musée avec deux Caravage et un polyptique d'Antonello de Messine). - vendredi 22, après un jour en mer, nous sommes à Marmaris en Turquie, le cadre est magnifique, la ville est une jolie station balnéaire avec tout ce que cela signifie de magasins de souvenirs et autres bars et restaurants. - samedi:Limassol, nous restons dans la 2ème ville de Chypre, c'est la 3ème fois que nous venons à Chypre et nous avons déjà visité les principaux sites antiques(Paphos, Kourion, Apollon) ainsi que le très beau village d'Omodos.Limassol n'a aucun intérêt:un petit château fort, des maisons abandonnées, des trottoirs défoncés, pour la vieille ville. Le lendemain, c'est Pâques, nous abordons à Beyrouth. Je poursuivrai demain mon CR.

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