Bonjour,
J'ai choisi la réponse de Gnome pour mon intervention, parce que je crois que c'est celle qui est la plus typique dans le genre pas correcte (volontairement ou non).
En effet, dans sa comparaison, il met en parallèle un boitier argentique (donc très probablement réflex) et un compact numérique.
Evidemment, en terme de photographie (on ne parle pas de prix pour l'instant, on va y revenir après), l'argentique donne un résultat oh combien meilleur, surtout avec une bonne pellicule.
S'il fallait tirer la conculsion inverse dans des conditions similaires, je proporesaris bien de faire ça avec un jetable argentique et un réflex numérique haut de gamme.
Si on compare argentique et numérique, cela doit être fait dans des conditions similiares.
Il y a alors deux façons de faire et je n'ai vu personne qui précisait sa façon de faire.> on compare à prix égal de matériel. Et là, le numérique a perdu en qualité photo, tout simplement parce que dans le numérique, il y a à la fois le prix de la partie prise de vue (la partie optique) et la partie enregistrement de l'image qu'il n'y a pas dans l'argentique (à part l'entrainement de la paellicule).> on compare à performances optiques égales, et à ce moment, oh surprise, on arrive à quelque chose d'à peu près équivalent en qualité. Mais suivant les cas, avec un gros avantage pratique à l'argentique ou un gros avantage pratique au numérique.
==================
Les compact numériques
Dans les compacts numériques, le plus cher, c'est la partie numérique.
On a tendance à oublier d'en parler, mais au risque de me répéter, la photo, c'est d'abord de l'optique.
Et dans le cas de ce chapitre, le compact numérique est supérieur au compact argentique.
Pourquoi ?
Et bien tout simplement pour une bête question de fabrication.
En effet, une optique qui se monte sur les compacts n'est pas exceptionnelle. Elle soufre de deux facteurs principaux : d'une part une focale qu'on ne peut pas avoir très grande car les verres ont souvent des dispersions chromatiques assez importantes et d'autre part parce que la (les) lentilles ne sont pas très facile à usiner pour un prix abordable et on a des verres qui ont des aberrations géométriques plus ou moins acceptables.
Dans le compact argentique, cela provoquait des rejets de fabrication épouvantables et on avait soit de très bons compacts très chers pour ce que c'était, soit des compacts peu chers, mais qui ne valaient pas plus que ce qu'on avait payé. En plus, on était quasiment sur que ce n'était pas bon, car les objectifs qui étaient bons étaient justement mis sur ceux qu'ils vendaient cher.
Dans le numérique, pas de changement sur la partie fabrication optique, mais en plus il faut rajouter un capteur, et toute un électronique et du logiciel qui aurait dû faire exploser le prix du compact numérique par rapport au compact argentique.
mais en fait est intervenu un nouvel événement qui est qu'avec le numérique, une optique pas bonne est superbe.
En fait, ce qui paraot être un miracle ne l'est pas. C'est tout simplement que les optiques ayant un peu d'aberration sont corrigés par logiciel. C'est facile : en fabrication, une fois l'optique montée, l'appareil passe au banc sur une mire régulière, et les données de redressement de la grille sont obtenus.
On obtient donc des compacts numériques avec une qualité optique apparente formidable, bien que l'optique ne soit en fait vraiment pas terrible.
Et du coup, on n'a presque plus de rejet d'optiques et donc un compact numérique d'une qualité optique superbe et pas beaucoup plus cher qu'un compact argentique de même qualité optique.
=========================
Le réflex numérique
Dans le cas du reflex, la ruse du compact numérique dont l'objectif est fixe ne peut plus fonctionner. Car les optiques doivent être nickel dans l'absolu puisqu'elles doivent être interchangeables. D'ailleurs elle sont nickel à la base parce que ce sont les mêmes optiques que pour l'argentique.
La différence entre argentique et numérique ne fait plus du tout intervenir l'optique et on n'est que sur le boitier.
Et là, le prix explose et est multiplié par des facteurs de cinq et plus, et ce, uniquement sur le boitier.
Car, à la fabrication du boitier et sa précision (y compris miroir, rideaux, platine, etc...) et à l'informatique embarquée (pour le calcul de l'exposition, la synchro, la mesure de lumière, le TTL, etc...), il faut en plus ajouter toute l'électronique embarquée relative à la mesure du signal (le capteur, le déchargement, la gestiond es buffers, etc...) plus tout le stockage et le réglage du logiciel de traitement du signal (raw, jpeg, etc...)
Et donc, si on prend en haut de gamme par exemple, un Canon 1v qui valait dans les 1500 euros et un Canon 1Ds bâti sur une base 1V, on arrive à un 6000 euros actuellement mais ce fut 7500 euros à l'annonce.
En terme d'image, mon Dieu, même boitier, mêmes optiques évidemment, même logiciel pour la mesure de lumière et tous les réglages amont (avant la prise de vue), un capteur full (24x36), 11.5 millions de pixels => on a une qualité à peu près identique entre un Canon 1v et un Canon 1Ds
On ne sortira de cette différence aussi énorme qu'avec une industrialisation de la fabrication des composants liés au capteur et aux logiciels de traitement aval (après la prise de vue).
Avec le 350D, au prix de certaines ruses, on arrive à un facteur aux alentours de 2 par rapport à la base argentique du boitier.
=========================
Alors, argentique ou numérique ?
En amateur qui a besoin d'un compact, pas de salut en dehors du numérique : c'est d'une qualité bien supérieur pour un prix à peu près similaire.
Et si vous n'avez pas besoin d'optiques interchangeables, considérez avec attention les bridges (mon Dieu, encore un mot nouveau). Ils n'ont plus de miroir et on utilise un viseur à l'oeil qui est en fait un écran de visualisation de capteur. Ils sont plus chers que les compacts mais disposent d'une vraie optique de qualité qui fait qu'ils sont souvent même meilleurs que les réflex et sont plus stables (absence du rebond du mirroir).
La plupart du temps, pour une utilisation occasionnelle en reflex, il est préférable d'acheter un argentique.
Le film va probablement être de plus en plus difficile à trouver à bon marché et le développement sera de plus en plus cher (je parle bien de développement et pas de tirage, car cela a aussi été confondu dans ce fil de discussion).
Mais je ne pense pas que cela sera un obstacle encore de mon vivant et probablement pas du votre, sauf si vous avez moins de 30 ans.
Enfin, dans certains cas, le réflex numérique est aboslument incontournable. C'est en particulier le cas quand il vous faut des optiques à longue focale (donc reflex) et faire passer rapidement la photo (donc numérique). La seule équation est de savoir ce qui coûte le moins cher entre le prix du boitier et celui de la chiane logistique pour faire passer la photo dans des délais compatibles.
Je citerai pour la fin les moyen formats avec dos numérique.
Que les photographes qui n'ont jamais rêvé aillent voir et se renseigner...
=