0800, les valises et les voyageurs sont prêts, nous partons prendre le petit déjeuner.
0820, un message sur mon smartphone. C'est le chauffeur de taxi qui nous prévient qu'il est arrivé via une photo et un bonjour.
Il n'est pas en retard, ma foi...
Nous lui indiquons que nous serons là dans un quart d'heure, c'est franchement le pied ces moyens modernes de communication et de réservation !
0835, la réceptionniste nous tend la note. Je lui fais remarquer que nous avons pris deux fois le petit déjeuner, elle persiste à ne nous en compter que 2 à la place de 4.
Je me demande si les thaïlandais n'ont pas chuté, comme les français d'ailleurs, dans le classement Pisa concernant les mathématiques.
Nous serons régulièrement confrontés durant ce voyage à des erreurs d'additions, des erreurs de rendu de monnaie, des oublis de facturation.
J'arrête tout de suite les mauvaises langues qui diraient qu'il s'agit là d'arnaques puisque nous nous sommes plutôt enrichis suite à ce manque de rigueur !
Le taxi réservé s'avère plus grand que prévu, nous serons très à l'aise pour ce transfert vers Hua-Hin.
Le chauffeur sera prévenant et respectueux des vitesses, rien à redire sur la prestation.
En 3 heures 30, nous arriverons donc à bon port, un peu tôt par rapport à l'heure de réservation du véhicule de location.
Je dois dire que je prévois toujours large en ce qui concerne les horaires ce qui est parfait quand tout va de travers mais assommant quand nul grain de sable ne grippe la mécanique d'un circuit bien huilé.
Que d'heures perdues pour une certaine tranquillité d'esprit !
L'employée de chez Budget a manifestement envie d'aller déjeuner en prenant son temps.
Elle décline donc notre proposition de laisser les valises dans sa boutique en attendant l'heure prévue au contrat et nous donne de suite les clés de ce qui sera notre carrosse durant une dizaine de jours : une Toyota Vios grise affichant un nombre respectable de kilomètres et d'éraflures.
Je préfère nettement me voir confier ce style de voiture qu'un modèle flambant neuf.
Pas besoin de psychoter à la moindre rayure !
Tout notre bazar entre aisément dans le coffre, nous sommes prêts au départ.
Agnès, on va où ?
Un déjeuner en bord de mer, ça te dit ?
Mon compagnon prend ses marques au volant, observe la boîte automatique puis enclenche la position Drive...
Une trentaine de minutes plus tard, nous voilà sur la plage de Khao Takiab à la recherche d'un restaurant.
Des terrasses sur la colline offrent une vue imprenable sur la plage et Hua-Hin au lointain.
L'eau est magnifique, quel dommage d'avoir défiguré la côte à coup de resorts et de condominiums !
Une image du paradis il y a 40 ans en Thaïlande ou ailleurs....
Les paradis aujourd'hui (et encore ce n'est pas le pire...)
Je me souviens alors de ma première fois à Hua-Hin.
Passé le coeur de la station balnéaire, il n'y avait plus un chat sur la route, pas une construction en bord de mer hormis une ou deux carcasses de béton, les prémices du massacre des lieux.
La seconde fois ressemblait déjà plus à aujourd'hui, le charme de la belle s'était déjà évanoui.
Je suis ravie de ne pas avoir persévéré une troisième fois et d'avoir choisi un village plus au sud comme base de notre visite du parc de Khao Sam Roi Yot !
Le déjeuner englouti, nous filons vers notre destination en longeant la mer à partir de Pran Buri.
Plus nous roulons vers le sud, plus les tours sont remplacées par de modestes constructions parsemant la grève.
Les banana boats, les jet skis sont remplacés par des barcasses de pêcheurs, le sable est certes moins soigné mais l'ambiance plus paisible, moins copié-collé de ce qu'on trouve partout à travers le monde dès qu'une plage devient un marigot touristique.
Je crois que
l'hôtel
se situe dans la prochaine rue à droite !
Nous sommes accueillis par une employée qui nous remet promptement les clés de notre chambre.
De la clim, un frigo, un grand lit, une terrasse. C'est propre et bien situé, la mer est à quelques pas.
Nos marques prises, nous décidons d'aller nous promener sur la plage.
Une grande promenade qui nous met en appétit !
Un restaurant indien jouxte l'hôtel, nous nous installons à sa terrasse, les pieds dans le sable.
Hormis les naans, le dîner sera excellent.
Quel plaisir que d'être en t-shirt dehors à huit heures du soir, un cocktail ou une bière à la main !