Bonjour Stéphane,
Ah! la frita ou chouchouka, si on était d'
Oran ou d'
Alger.
J'en fais assez souvent, surtout en été, une grosse quantité, pour en faire ensuite de cocas chez les pieds-noirs et des empanadas chez les espagnoles ou argentins, mais eux, ils les fourrent avec de la viande (comme le pâté lorrain) ou du poisson dans ces pays.
Pour la chouchouka, il faut 3-4 beaux poivrons, 1 bon kg de tomates, 2 oignons, 3 gousses d'ail, piment, poivre et sel.
Echauder les tomates, les peler. Commencer à faire revenir les poivrons coupés en lamelles dans l'huile d'olive, pendant 5 minutes -
l'odeur du midi comment à embaumer vos narines - ajouter les oignons coupés, faire pareil, ajouter l'ail coupé finement (presse-ail), faire revenir le tout, puis ajouter les tomates coupées en petits morceaux. Alors, là, vous entendez les cigales chanter, même l'hiver.
Ajouter vos épices et faire mijoter, à découvert, pendant 1 H, en surveillant la cuisson et en remuant avec la cuillère de bois, pour éviter que ça attache. On peut y ajouter, à la fin de cuisson, soit des merguez, soit casser des oeufs (1 par personne) sur la chouchouka ou frita. Ca se mange froid ou chaud.
Et avec cette préparation, on fait des cocas avec de la pâte brisée, avec du beurre, comme là-bas, dis! et on fait cuire au four pendant 20 à 30 minutes à 180°. Pour avoir une pâte croustillante, il faut badigeonner les cocas d'huile d'olive. Tendres à l'intérieur, croustillantes à l'extérieur. C'est facile à faire, un peu long pour la chouchouka, mais ça vaut le coup. Trés bien pour la kémia et les pique-niques, ou accompagnées de salade, un morceau de fromage, un fruit et ça fait un repas. BON APPETIT