Dimanche 27 novembre : Civittavecchia (ROME)
Réveil 6h 30. Le petit déjeuner arrive à 7 heures pile, alors qu’on est déjà presque prêts... Dernière routine, théâtre, étiquettes, sortie, un genre de bus navette nous emmène jusqu’à la gare du
Roma Express. En chemin, nous constatons que le Costa Concordia est garé juste derrière nous... Faudra pas se tromper de bateau, au retour...

A 8 heures 30, coup de sifflet (en fait, je sais pas s’il y en a eu un, mais dans les films, quand un train part, il y a toujours un coup de sifflet

), et nous voilà partis en direction de
Rome, que nous atteignons à 9h 20, ce petit train est super sympa, nous avons discuté avec un couple de Lorrains fort sympathiques, et du coup, on n’a pas vu le temps passer... Une guide au grand manteau rouge (pour ça, on la voit de loin !

) nous accueille, nous distribue des récepteurs radio avec oreillette, cela nous rappelle
Saint Petersbourg... Mais pourquoi c’est pas toujours comme ça ? C’est pourtant drôlement confortable, de pouvoir entendre très confortablement la guide sans forcément lui coller aux basques...

L’excursion sera franco-allemande... Et c’est peut-être encore une coïncidence, mais tout s’est bien passé... Sous un ciel bleu sans un seul nuage... le paradis du photographe...

Notre programme du jour est fait à notre avis, pour des gens qui sont déjà venus plusieurs fois à
Rome... Deux objectifs définis : le matin, la visite du Château San Angelo, au bout de la Via della Conciliazione, que nous n’avons jamais visité, et l’après-midi, la visite de la basilique Saint Pierre. Entre les deux, nous aurons trois heures de libre, pour déjeuner et visiter, ça peut paraître long, mais avant de nous laisser, la guide aura laissé plein d’idées de visites, notamment dans le coin de la Piazza Navona... et elle nous aura rappelé qu’à midi, il y a la bénédiction papale (non, non, pas moi, l’autre...

)
Alors tout se passe à pied, pas de car à
Rome... Nous traversons la Place Saint Pierre, puis enfilons toute la Via della Conciliazione, pour arriver au château San Angelo... Une bonne heure et demie de visite... Beaucoup d’escaliers, mais là haut, une vue à couper le souffle (remarquez, le souffle, il a déjà été coupé par les escaliers

)...
La guide nous laisse alors pour la pause midi... Nous allons déguster une délicieuse pizza (tiens c’est marrant, on n’en pas mangé une fois sur le bateau...) suivie d’une énorme glace...

Et on a même droit sur la télé du restaurant à la fameuse bénédiction papale du dimanche midi, devant une place Saint Pierre devenue noire de monde...
Nous revenons tranquillement en nous baladant le long du Tibre vers la Basilique, et on en profite pour poster à la maman de Mme PAP une carte postale timbrée du
Vatican...

L’après-midi sera plus classique, avec la visite de la Basilique (sans monter dans le dôme), avec la visite de la « grotte », toute restaurée et que nous ne connaissions pas, qui comporte de nombreux tombeaux de papes, dont les Innocent VII, IX, et XI, mais pas Innocent VIII, pourtant mon pape fétiche...

Faudrait que je retrouve où il est enterré...
Il sera alors temps, sans aucun shopping obligatoire (!) de rejoindre le
Roma express qui nous reconduit à Civittavecchia et à notre bateau où nous arrivons de nuit, vers 18 heures... Fatigués, on a pas mal marché...
Madame PAP attaque la fin des deux dernières valises. Par habitude, notre tenue « dernier soir » est aussi notre tenue de sortie. C’est presque fini, il restera les derniers compléments après le dîner...
19 heures 30, nous quittons la cabine et croisons Paulyn, notre gentille cabinière, toujours attentionnée, toujours efficace, qui nous a fait une cabine impeccable toute la croisière... Je lui donne son « enveloppe », elle nous remercie avec un grand sourire qui fait plaisir... Nous descendons prendre un dernier apéritif... flute de Champagne et Glenfiddich 18 ans d’âge...

Petit billet aussi pour la serveuse... sourire aussi...

Au Samsara, c’est plus compliqué, pour les pourboires, car il n’y a eu pas moins de deux « cavistes » et quatre serveurs pour nous servir, sans qu’aucun ne nous soit attitré... Nous avons donc décidé de répartir en parts égales... Alors ce sera pour chacun un petit billet de 10 $ à la sortie du restaurant... Nous avons vu peu avant d’autres passagers avoir la même attitude avec le même montant... Ca doit donc être vécu comme convenable... Sourires en tous cas...

Et c’est à l’arrivée en cabine que là, ça va plus du tout...

Premièrement, le frigo a été fermé à clé, avec sortie d’office de médicaments nous appartenant (le faible temps passé "hors frais" est sans importance, mais bon, elle aurait pu demander, la majordomette), c’est la première fois que cela arrive, d’habitude le majordome nous en parle et on lui dit « on s’engage à ne rien prendre », mais ne fermez pas... Bon faut dire qu’il suffit de tirer la porte un peu fort, ça fait « clic » et la porte s’ouvre... Il suffit ensuite de rouvrir avec la clé et de refermer pour que ça soit à nouveau fermé... Mais il y a plus grave


:
Vous savez que en principe, il n’y a pas de petit déjeuner en cabine le jour du débarquement, mais lors des 15 croisières précédentes, le majordome nous l’avait proposé... Là, rien du tout, aucune proposition... Je voulais lui en parler ce soir, à ladite majordomette, mais pas vue... Alors j’avais à tout hasard conservé dans une chemise, dans les affaires de mon tiroir de bureau un imprimé, vous savez, cette fiche à mettre sur la porte... Elle y était encore à 19h... Eh bien quand nous sommes remonté, le contenu du tiroir avait été manifestement fouillé et plus d’imprimé de petit déjeuner !!!



Là, le PAP, il a pas aimé...

Descente à la réception, et j’ai fait appeler Stéphanie, à qui j’ai expliqué le problème, en lui disant que cette attitude relève plus pour moi de la paire de claques que du licenciement pour faute (assimilable à du vol), même si le droit du travail pourrait trouver que je suis bien bon... Mais bon, vous me connaissez, la fessé au gamin pris les doigts dans la confiture, oui, mais le peloton d’exécution, c’est pas mon truc...

J’ai juste dit à Stéphanie que demain matin, nous irions déjeuner au Samsara, et partirions du bateau avec cette amertume qui fait une croisière « pas totalement réussie »...

Pour ça, et aussi pour le fait d’avoir été totalement ignorés, d’un bout à l’autre, par la responsable Costa-Club... Nous n’avons pas eu la « seconde » bouteille de Prosecco en cabine (ça, c’est pas très grave, on l’aurait sans doute pas bue, mais c’’est pour le principe...

). Une circulaire reçue ce soir, même pas personnalisée, nous informe d’un point d’attente spécial au pont 4 pour un débarquement « prioritaire » (ça c’est même pas Costa Club, le débarquement prioritaire est une prérogative des suites)...
Bref, à part les passagers espagnols VVIP pour lesquels même Amanda était « aux petits soins », et face à des clients comme ça, je m’incline, le leur laisse toutes les priorités, c’est pour moi « normal », les autres passagers Costa Club en général et Gold Pearl en particulier, fussent-ils comme nous « double Gold-pearl » avec plus de 50000 points) n’ont pas eu, pour moi, l’attention et le traitement qui leur étaient dus.
Alors une responsable Costa Club pas du tout à la hauteur, une majordomette pas du tout à la hauteur (mais bon, elle m’a fait ainsi économiser son « enveloppe pourboire », qui est revenue à la case départ, ce sera la première fois en 16 croisières Costa que mon majordome aura zéro... Mais c’est pour moi amplement mérité... Parce que les pourboires, j’y tiens, tout le monde le sait, mais c’est comme les antibiotiques : c’est pas automatique.), ça fait un peu beaucoup...

Voilà, il me reste à sortir les valises dans le couloir... Les 3 grosses bleues « Gordini » (on les repère à 100 mètres, avec leur bande blanche) et la moyenne noire (plus anonyme si elle n’avait trois bandes blanches)...
Demain dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagneJe partiraiVois-tu, je sais que tu attendsQue nous laissions la place aux nouveaux croisiéristesDont tu fais partie...
Il est remonté là haut, dans le brouillardElle est descendue là bas vers le Brésil...
D’après Victor et Michel, « A Sylvianne »...

Il me reste, amis de ce forum, à vous dire un très très grand merci, pour votre gentillesse, pour votre indulgence à mes blagues parfois à *moins de* deux balles, pour ces encouragements, qui ont fait qu’écrire ce C/R fut un véritable plaisir, auquel a, pour la première fois, réellement participé Mme PAP... M’aidant dans la collection de nos souvenirs journaliers, dans le regroupement de conseils, que nous jugions utiles pour vous tous, et aussi dans le rapport d’anecdotes qui pimentent une croisière, ou d’incident qui l’émaillent, mais sans jamais faire que cette croisière cesse d’être ce qu’elle a toujours été : de merveilleuses vacances...

Ainsi s’achève pour moi ce récit... Je vous donne à tous rendez-vous dans quelques jours, depuis Poitiers, pour la nouvelle discussion : «
Retour d’une croisière sur le Costa Pacifica », avec reprises des impressions d’ensembles, des modes de fonctionnement Costa, de leurs changements, et aussi avec quelques unes de nos photos (du bateau et des excursions), car en direct, autant le wifi Costa est bon pour faire passer du texte, autant pour les photos, c’était totalement impossible...
C’étaient PAP et Mme, en direct du Costa Pacifica !!!!!
