C'est la seule certitude que nous ayons en venant au monde : "vivre" la mort de personnes proches, ou inconnues... et mourir soi même.
Et pourtant, collectivement, rien ne nous prépare ou ne nous familiarise à cela. C'est toujours un choc, une souffrance, une déchirure...
Pour que cela soit appréhendé comme "ce qui doit être", il faut individuellement se forger d'autres convictions, puiser dans d'autres cultures...
Avec le recul de quelques jours, qu'est-ce qui reste le plus bouleversant...
Avoir vu un homme mourir, brutalement ?... N'avoir pas pu t'impliquer, justement, à cause de la barrière de la langue ?
Être reparti, (mais qui avait-il d'autre à faire)... et que la vie continue ?
Et puisque tu sollicites nos états d'âmes...
Personnellement, mon impuissance devant la souffrance de l'autre, ou l'agonie lorsqu'il n'y a plus rien à faire... est plus difficile à affronter que la vision d'un cadavre.