Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Marien33 · 20 mars 2025 à 14:26 · 299 photos 250 messages · 18 participants · 15 028 affichages | | | | À: Marien33 · 1 juillet 2025 à 22:06 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 181 de 250 · Page 10 de 13 · 826 affichages · Partager Et je suis désolé si je suis parfois complètement à contre-courant de tout ce qui se dit généralement dans les carnets de voyage sur la Thaïlande.
C'est très bien aussi d'être à contre-courant du moment que l'expérience est authentique. Ce serait triste si tous les carnets sur la Thaïlande disaient la même chose et étaient tous dithyrambiques.
Alors là, je suis très ennuyé que ce que j'écris te fasse cet effet. Je ne suis pas d'accord avec toi car, comme tu le dis ce carnet est très subjectif et toi - ou un(e) autre pourriez avoir une tout autre vision de ce pays...
Ce ne sont pas du tout tes écrits qui sont en cause, au contraire, je les suis avec plaisir. À travers ce que j'en lis de positif, négatif ou ni l'un ni l'autre, je crois que c'est tout simplement la Thaïlande qui ne me donne pas envie d'aller en Thaïlande. Et je sais que ce n'est que Bangkok et que j'aurais probablement une autre perception si j'y voyageais moi-même, mais voilà, à première vue, ce n'est pas une destination qui me parle beaucoup, et c'est peut-être un affreux a priori de ma part. | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Pagaljavab · 3 juillet 2025 à 17:00 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 182 de 250 · Page 10 de 13 · 768 affichages · Partager Bangkok, faut aimer les mégalopoles.....perso j’adore mais cette ville ne représente qu’une partie du pays..... | | | À: Dennis2 · 3 juillet 2025 à 17:43 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 183 de 250 · Page 10 de 13 · 762 affichages · Partager J'aime aussi les mégalopoles et je me doute que Bangkok n'est qu'une facette du pays, mais sans que je puisse vraiment expliquer pourquoi, la Thaïlande ne m'attire pas plus que ça. Elle possède pourtant le genre de paysages, de temples, d'histoire et de culture qui sont susceptible de me donner envie de voyager. Je pense que c'est le surtourisme à certains endroits et le profil d'une partie des touristes qui vont là-bas qui ne m'attire pas des masses... | | | À: Marien33 · 3 juillet 2025 à 17:59 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 184 de 250 · Page 10 de 13 · 759 affichages · Partager J'ai suivi tes aventures extraordinaires dans la cité des anges...et j'espère bien que tu vas retrouver la mémoire pour nous faire partager celles de Chiang Mai. Merci d'avance! | | | À: Marien33 · 3 juillet 2025 à 18:31 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 185 de 250 · Page 10 de 13 · 754 affichages · Partager Mon arrivée à Chiang Mai me rappelle certaines arrivées difficiles en bus lors de mes voyages en Inde. A la descente du bus à 4h45, je me trouve dans une gare routière déserte. Je m’attendais à un essaim de chauffeurs de tuk-tuk ou songthaew, chacun tombant sur les touristes frais débarqués pour leur proposer leurs services et je suis tout surpris de n’en voir pas un seul. Tout est fermé. Pas de taxi, pas de moyen de transport d’aucune sorte, aucun stand de nourriture ou de boisson... En quelques minutes les autres passagers se sont fondus dans l’obscurité. Je me retrouve seul à errer à travers ces bâtiments vieillots, sinistres et sales. Les toilettes -payantes- sont fermées du fait de l’absence d’un employé pour encaisser l’obole des pisseurs de passage. Pourtant malgré les confortables toilettes du bus que j’ai fréquemment utilisées au cours de ce long voyage, j’ai encore besoin de vider ma vessie. Je parcours tous les couloirs en vain. Je finis par aller me soulager à l’extérieur contre un mur, comme cela se pratique souvent en Inde... Je n’en suis pas fier, mais je n’ai pas le choix...
Dans un coin, je distingue dans la pénombre trois fauteuils de massage automatique à pièces. L’un est occupé par un pauvre hère pas très engageant. Je ne saurais déterminer s’il s’agit d’un occidental dans une mauvaise passe financière ou d’un vagabond tant il semble sale. Le découragement s’abat soudain sur moi comme la misère sur les pauvres et à mon tour je m’affale dans un des deux autres fauteuils puisqu’il n’y a personne en vue. Je somnole un moment tout en restant aux aguets dans l’espoir de voir arriver un quelconque véhicule susceptible de me conduire à mon hôtel. Vaincu par la fatigue je m’endors comme une brute pour me réveiller en sursaut au grondement métallique du lourd volet roulant qu’une jeune femme est en train d’actionner. Chic, c’est un débit de boissons et snacks. Elle aussi est assortie au lieu. Pas coiffée, pas fraîche, la dame, des vêtements plus que douteux... Elle déploie un cabas duquel elle extrait des sortes de beignets qu’elle dispose sur une étagère en verre de la vitrine qui a dû être transparente autrefois, mais aujourd’hui maculée de graisse et de poussière. Suis-je vraiment en Thaïlande ? Un coup d’œil à ma montre m’apprend que j’ai dormi plus que je ne pensais. Il est presque 7h. Enfin, la vie va peut-être commencer...
J’appelle l’hôtel pour leur demander comment les rejoindre car il n’y a toujours aucun taxi ni rickshaw en vue. Mais bien sûr à cette heure matinale je n’ai pas de réponse. Je ne suis pas inquiet, mais j’ai besoin de me détendre, de prendre une douche, de me changer, de boire un bon thé ou un bon café...
Soudain un taxi arrive enfin. Je me précipite mais il me propose 300 bahts et refuse de mettre le compteur. Je n’ai aucune idée du prix de la course, mais à sa mine, je devine qu’il a dû doubler ou tripler le prix. Si j’ai vu sa mine, il a dû voire la mienne et comprendre que je ne tombais pas dans le panneau car de lui-même, il m’indique un songthaew garé un peu plus loin, que je peux privatiser. Ce dernier me demande 150 bahts. Mais comme je n’ai aucune référence ni sur la distance à parcourir ni sur le tarif exact, je ne sais pas s’il me trompe ou pas. A tout hasard je lui lance : 100. Il répond : 140. Je n’ai pas du tout envie de me prendre le chou à discuter pour un euro, j’accepte sans plus rechigner.
Évidemment, ma chambre n’est pas prête. La réceptionniste qui me semble être la patronne elle-même de ce petit « boutique hotel », sans être désagréable, n’est pas non plus des plus amènes. Plutôt sèche, même. - Le check-in n’est pas avant midi bougonne-t-elle. - Y-a-t-il un endroit, un fauteuil, un salon où je pourrais m’asseoir en attendant ? Je suis très fatigué, j’ai fait 12h de bus... J’ai besoin de me doucher et de me coucher... - Tu peux attendre là en prenant un café... Elle me désigne deux ou trois guéridons avec des chaises métalliques... Je me dirige vers l’endroit indiqué en faisant la moue et en maugréant que j’avais prévenu de mon arrivée matinale et que je souhaitais avoir la chambre à mon arrivée. Avant que j’aie même fait trois pas, elle reprend : - Une chambre vient de se libérer. Si tu es d’accord pour payer 200 bahts, on peut la préparer en urgent, en priorité. - Ça me fait bien rigoler sa proposition, car elle n’a reçu aucun appel, personne n’est venu, et subitement une chambre s’était libérée. La moitié du prix de la chambre pour y entrer 4 heures avant... Mais bien sûr j’accepte.
Même pas 5 minutes ne s’écoulent et l’on me prévient que la chambre est prête. Moins de 5 minutes pour faire le ménage, nettoyer la salle de bain, faire le lit... Manifestement la chambre était libre et inoccupée et elle m’a facturé une demi-journée. Pas très commercial ça pour un client qui va rester 21 jours ! La chambre n’est pas très grande, mais elle est d’une propreté irréprochable. Une chambre minimaliste, une chambre dans un hôtel d’aéroport en France... à 70 € la nuit, quand elle est en promotion... et ici 15 euros... Le deal me convient. En plus il y a une bouilloire électrique et un petit réfrigérateur. Je découvrirai dès le lendemain que le café - excellent - est gratuit le matin avec quelques biscuits, ce qui n’est pas le cas dans les hôtels dont je parle en France. Deux bouteilles d’eau de 50cl chaque jour, shampooing, gel douche aussi tous les matins...Même si on n’utilise ni l’eau ni les Cosmetics. Une fois valise et sac défaits, oui, c’est un peu minimaliste pour ranger ses affaires surtout pour 3 semaines et il manque un siège. C’est bien, c’est propre, c’est confortable, mais pour un long séjour ce n’est pas très commode...
Je viens de rentrer à la chambre, j’ai très bien mangé dans une gargote sympathique, tout près de l’hôtel. J’en ai profité pour faire un tour à travers les ruelles du quartier. Je me réjouis de cette ambiance presque villageoise avec ses petites maisons individuelles simplettes.
Je n’avais pas fini mon tour et j’aurais bien continué mais mes jambes ne me portaient plus. Ça devient vraiment inquiétant. Dès que je m’assois, j’ai l’impression d’être tout à fait normal et dès que je me relève, je n’ai plus de jambes, je ne sais comment dire, je ne sais comment expliquer. Je n’ai plus aucune force dans les jambes. Ça me fait tituber, les pieds s’accrochent par moment, j’ai l’impression que je vais tomber en avant emporté par mon propre poids, je ne sais plus que penser. D’autres à ma place prendraient le premier avion pour rentrer en France. Moi, je n’ai pas envie de gâcher ce voyage, je ne sais que décider...
Je ressors vers 14 heures, en restant seulement dans le secteur de mon hôtel.
Je manque de rentrer presque aussitôt mais je m’oblige à continuer. Hélas je ne peux pas faire le grand tour que je voulais faire. Je fais à peine 7 km.
Je visite deux ou trois temples magnifiques... Mais je n’arrête pas de pester intérieurement contre cette marée de touristes. À la fois, j’aime bien Chiang Mai en tant que petite ville, mais je la déteste aussi. Il y a plus d’occidentaux que d’asiatiques J’ai l’impression que les locaux restent chez eux et ne s’aventurent pas dans la rue. J’ai l’impression d’être à fort Cochin en Inde en plein « pick season ». Bangkok était une ville bruyante et difficile, mais c’était une ville vivante, grouillante de la vie locale, grouillante de Thaïs. Ici, c’est grouillant de touristes, tel une invasion de doryphores. Des boutiques à touristes et des agences de voyage - qui proposent toutes la même chose - partout. Je ne réussis pas à repérer un seul restaurant local. Ce ne sont que des restaurants pour touristes remplis de touristes alors qu’à Bangkok les restaurants étaient remplis de Thaïs. C’est vraiment « Touristes City ». Des jeunes, des vieux, des gros, des moches, certains - et même beaucoup -, à moitié à poil... Et alors, pour faire des photos, chapeau ! Entre les dévots et tout ceux qui se prennent en photo devant un bouddha, il est extrêmement difficile de faire de jolies photos des temples. Je n’ai pas eu ce problème à ce point à Bangkok. Il faut que je me couche tôt et que je sorte essentiellement le matin entre 7h et 11h quand tous ces gens-là dorment encore ou déjeunent.
J’avais envie de faire une sortie nocturne car j’avais dormi jusqu’à 14 heures, mais apparemment ça ne m’a pas suffi. J’ai du mal à tenir sur mes jambes. On va encore me dire que mon voyage est un chemin de croix. Mais cacher ces difficultés serait mentir sur le déroulement de mon voyage. Je crains que ce ne soit pas seulement de la fatigue, j’ai bien peur qu’il y ait un problème de santé quelque part, neurologique ou cardiaque ou je-ne-sais-quoi. À peine réveillé d’une longue sieste, je ne tenais pas sur mes jambes. Et en plus j’ai aussi chaud que j’ai eu froid ce matin à mon arrivée. Je n’irai pas voir un médecin, pas plus ici qu’en Inde. Ou je m’accroche ou je rentre en France. Il n’est pas question que je contacte mon assurance. J’ai oublié en Inde un de mes importants médicaments qui contre les effets secondaires des autres. Mais en Thaïlande les médicaments sont à un prix exorbitant. Je l’ai trouvé ici presque au prix double de la France. Bien sûr je ne l’ai pas pris. On verra bien. Si c’est trop dur, je ferai la dépense. Je verrai ce que dira le corps face à l’esprit.
Je n’ai peut-être pas bu assez aujourd’hui et j’ai eu très très chaud, j’ai cherché partout une boutique pour m’acheter un parapluie afin de m’abriter du soleil, je n’en ai pas trouvé. Je voulais boire de l’eau de coco plutôt que de l’eau et je marchais, je marchais, je marchais et je ne trouvais pas de vendeurs de noix de coco, alors qu’elles abondaient à Bangkok. En revanche, les marchands de glace, sont « à touche-touche »... | | | À: Pagaljavab · 3 juillet 2025 à 18:38 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 186 de 250 · Page 10 de 13 · 750 affichages · Partager le profil d'une partie des touristes qui vont là-bas qui ne m'attire pas des masses...
Voilà, c'est ça qui m'a dérangé. Mais très vite j'ai appris comment ne pas les subir. C'est comme les moustiques. Le premier jour tu te fais bouffer littéralement, mais dès le lendemain tu trouves - tu inventes - des stratégies pour t'en protéger puisque de toutes façons tu ne peux pas empêcher qu'ils soient là... Et tu ne vas pas les laisser te pourrir ton voyage ! | | | À: Gaura · 6 juillet 2025 à 16:48 · Modifié le 6 juil. 2025 à 17:06 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 187 de 250 · Page 10 de 13 · 672 affichages · Partager J j'espère bien que tu vas retrouver la mémoire pour nous faire partager celles de Chiang Mai. Merci d'avance!
Tu me poses un sacré problème, Noëlle. Je suis un peu perdu dans mon voyage du fait que je n’ai pris aucune note de mes journées pensant que je me rappellerais les faits en voyant les photos. Ça aurait pu être le cas après quelques jours, ou au pire quelques semaines, mais depuis 6 mois, c’est une autre affaire. C’est le trou de mémoire presque complet. Je me retrouve avec des milliers de photos, sans aucune note écrite. Même en faisant un tri très sélectif, nombreuses sont celles, très belles, - j’ai les chevilles qui enflent - que j’aimerais partager mais de toutes façons on est limité à 10 par message... Et j’ai du mal à choisir celles qui peuvent le mieux exprimer mon enthousiasme. Des bribes de souvenirs me reviennent en voyant certaines images... Comme je crois l’avoir annoncé, je n’étais pas passionné par l’architecture et l’historique de tous ces temples, dont je n’arrivais même pas à mémoriser les noms à peine les avais-je vus, écrits sur des guides ou sur des sites web. Je n’étais attiré que par le côté esthétique, artistique, photogénique.
En vieillissant, en ayant échappé à la Dame à la Faux à plusieurs reprises, j’ai fini par prendre conscience de la vanité de tout ce à quoi nous attachons tant d’importance. Je m’installe chaque jour un peu plus dans une sorte de bulle protectrice, un peu comme en dehors de la vie, dans la paix, la solitude, la sérénité, en attendant le départ pour le prochain voyage dans une autre nouvelle vie... Et je n’ai plus envie de m’encombrer l’esprit de toutes ces contingences de notre vie. Je suis arrivé à un point où je me fous complètement de savoir qui a construit tel temple, pourquoi, comment, quel style, quelle était la « mode » du moment, etc... Ce qui m’importe c’est la vision d’un édifice et l’émotion ressentie lors de cette vision, le côté visuel, esthétique, artistique...
Je suis parti en Thaïlande pour me détendre, profiter de la vie, « en vacances », pour oublier la France et l’ Inde et tous mes soucis. Et c’est en cela que mon voyage fut une franche réussite car je me suis senti pleinement déconnecté et totalement heureux pendant ces 45 jours. Je n’avais cure, cette fois, de me casser la tête à assimiler des notions culturelles, historiques, archéologiques ou religieuses. Je suis venu en Thaïlande pour satisfaire ma passion de la photographie, en tant que « chasseur d’images », pour voir des paysages et des monuments - dont les temples – et essayer d’en tirer de belles images, que je pourrais contempler longuement plus tard, en souvenir, quand je ne pourrais plus bouger de chez moi. Je les souhaite belles pour moi, mais aussi pour les partager. Je trouverais indécent d’offrir et partager des photos moches, pas soignées, sans caractère, sans émotion, ni esthétiques, ni artistiques. J’essaie de faire au mieux selon mes goûts et mes critères.
Par exemple, je vois que les premières photos de mon deuxième jour à Chiang Mai, le 04 février, commencent par le Wat Lok Molee. C’est étrange que je n’aie pas commencé par le Wat Chiang Mun (ou Chiang Man), puisqu’en sortant de mon hôtel il me suffisait de traverser la rue pour y pénétrer. Ne me demandez pas pourquoi il ne fut pas le premier que j’aie visité. Peut-être ai-je pensé le garder pour un jour de fatigue où je n’aurais pas le courage de marcher trop loin...
Aujourd’hui, je vais beaucoup mieux C’était bien un problème de déshydratation. Je bois beaucoup désormais : jus, café, thé, et toutes sortes de bonnes choses à boire, à peu près toutes les 90 minutes. Je mange davantage aussi. Je pense que je ne m’alimentais pas assez non plus par rapport à mon activité physique importante dans la journée. J’ai presque retrouvé ma grande forme. En regardant l’ordre de mes photos, je me rappelle que j’ai tourné tout de suite à droite en sortant de l’hôtel, le « Chiang Mun boutique hotel » www.google.com/...IKXMDSoASAFQAw%3D%3D , face au Wat Chiang Mun. Je me fixe juste un premier point de départ pour ma journée : Le Wat Lok Molee. J’improviserai ensuite selon ce que je découvrirai sur mon chemin. Je me dirige tout droit jusqu’au canal qui fait le tour du « Carré Historique » en délimitant la vieille ville. Il est bien tôt pour la faune touristique qui sommeille encore ou cuve son alcool et son haschich pour lesquels elle se trouve là. Mais je ne peux m’empêcher d’éclater de rire en apercevant un petit stand ambulant qui propose... des crêpes françaises !!! – Quasiment aussi cher qu’en France !).
Ce n’est pas surprenant, j’ai constaté hier que les Français sont partout à Chiang Mai. On entend parler Français en tous lieux : dans les rues, dans les restaurants, dans les temples, dans les magasins... Je me demandais si j’étais bien en Asie ou si j’étais revenu dans cette petite ville balnéaire où j’habitais autrefois...
Je continue un peu, le nez au vent, sans véritable itinéraire précis. On ne parle pas tellement du Wat Lok Molee dans les guides et sites web touristiques. Le « Guide Vert » de Michelin, l’ignore carrément. Je me demande même aujourd’hui pourquoi je veux commencer mon tour de ville par lui et par quel moyen, je l’ai déniché. Dès mon arrivée, je suis séduit déjà par la charmante porte d’entrée de l’enceinte, dominée par une sorte de chedi qui s’élance vers le ciel, et flanquée de deux monumentaux gardiens, l’un rouge, l’autre vert, tout chamarrés d’or. Une courte allée sablée conduit jusqu’à l’entrée du sanctuaire dont les escaliers d’accès sont, comme à l’ordinaire, ornés de deux magnifiques Nagas fr.wikipedia.org/wiki/Nāga immaculés.
Les lieux sont déserts et j’apprécie hautement d’être arrivé avant la foule des visiteurs. Mais peut-être, justement, n’y-a-t-il jamais foule ici... - Détrompe toi, mon ami, et regarde derrière toi...
A force de régler mon appareil pour la luminosité du moment, le meilleur cadrage, la bonne composition, et... elles sont arrivées, trois asiatiques volubiles, dont les jacassements ne cesseront pas un instant. Bien sûr, elles ne se soucient aucunement de ma présence, et bien que je sois là devant elles en train de faire mes photos, elles ne se gênent pas pour venir se planter devant moi, ou plus exactement devant le temple. Et commence alors une longue série de poses aussi interminables que ridicules... Je n’ai aucune envie de m’énerver... Je patiente et j’en profite pour les observer. Pas un instant elles n’admireront les dentelles de pierre ni la splendeur du temple à l’intérieur. Non, c’est selfie, selfie, selfie... Comprenant qu’elles se croient seules sur terre et ne sont pas près de s’en aller, je fais mes clichés espérant réussir à les éliminer ultérieurement en post traitement, car l’édifice, et particulièrement le plafond, sont de toute beauté.
Afin de semer ces dames dont la compagnie devient quelque peu envahissante, je m’égare un instant dans un petit jardin charmant où, à cette heure matinale, un ingénieux système de brouillard apporte l’humidité nécessaire à l’épanouissement de la végétation
sous l’œil goguenard d’un Bouddha réjoui, assis dans une position bien peu orthodoxe, qui semble se moquer des pauvres humains que nous sommes.
En contournant le temple, je découvre une autre allée, bordée d’animaux en terre, révélant la majesté du sanctuaire avec ses toits emboités les uns dans les autres à la manière des temples thaïlandais.
Ce passage me conduit dans une espèce de cour tout ornée d’oriflammes flamboyant sous les rayons du soleil levant,
au fond de laquelle se dresse un ancien et pittoresque chedi de simples briques.
Je suis obligé d’interrompre le récit de cette journée car le message serait trop long et mon crédit photos est épuisé. | | | À: Marien33 · 6 juillet 2025 à 23:31 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 188 de 250 · Page 10 de 13 · 646 affichages · Partager Merci pour cette visite d'un temple que je ne connais pas et qui est magnifique. J'ai séjourné à plusieurs reprises à Chiang Mai, de préférence dans "le carré". Certes il y a beaucoup de touristes et d'agences dans ce carré, mais il y a aussi une quarantaine de temples très fréquentés par les locaux, beaucoup de cérémonies s'y déroulent. J'ai suivi une fête dans un temple dont j'ignore le nom: de jeunes garçons allaient devenir bonzes pour quelque temps, comme c'est la coutume dans cette religion. Il y avait un joyeux défilé de personnes dans la rue, avec orchestres, chants, et paquets cadeaux, j'ai pensé à un mariage, on m'a invitée à suivre la troupe et j'ai été bien surprise quand je suis entrée dans la cour du temple où se tenaient les futurs bonzes et leurs maîtres, et toutes les familles qui déposaient leurs cadeaux, y compris, et même surtout, des billets de banques en éventail, bien visibles pour prouver la générosité des donateurs...Dans ce quartier j'étais proche des douves et d'un marché où les Thaïs défilaient le matin de bonne heure pour acheter leur collation en allant travailler...sans descendre de leur moto. Puisque tu es passionné de photos, publie celles que tu préfères même si tu ne sais plus les noms des sites.Les photos parlent aussi...même si elles peuvent tromper! Et félicitations pour les kilomètres parcourus malgré la chaleur, les trottoirs dangereux et les problèmes de santé! | | | À: Marien33 · 7 juillet 2025 à 9:24 · Modifié le 9 juil. 2025 à 9:21 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 189 de 250 · Page 10 de 13 · 620 affichages · Partager Depuis mon dernier passage par ici, j'ai tout lu et tout regardé et... Que dire qui n'a déjà été dit  ?
Alors, en vrac : J'aime les centres commerciaux de Bangkok pour les lumières psychédéliques aux couleurs qui virevoltent à vous étourdir, c'est bien plus intéressant que montrer les boutiques et encore les boutiques comme on les connait partout ailleurs.
J'aime les marchés où vous ne savez plus que choisir, j'aime les rues où vous vous perdez, je suis fatiguée des temples (mais ça je l'ai déjà dit), j'aime les très jolis portraits que vous proposez.
Je ne comprends pas cet horrible long trajet en bus (mais j'ai lu que vous aviez vos raisons donc...). J'aurais choisi le train. Aux époques où je l'ai connu, il y a une dizaine d'année, ce n'était pas vraiment confortable mais c'était amusant. Maintenant le voyage en train est peut-être plus confortable mais peut-être aussi moins amusant, je ne sais pas.
Oups je m'égare, revenons à votre carnet. Nous en sommes au tout début de Chiang Mai, j'attends d'en lire un peu plus. Etes-vous restés là ou bien êtes-vous allés ailleurs ? Chiang Rai par ex qui a ma préférence ?
Vous dites que ce voyage vous a beaucoup plu : tant mieux c'est quand même un peu le but ! Et pourtant que de souffrances dans vos lignes, c'est étrange cet écart entre votre ressenti et vos mots (intéressant à analyser  ).
Même si la mémoire au jour le jour vous joue des tours, il faut absolument continuer à raconter. Des bribes de souvenirs dans le désordre et de magnifiques photos combleront les lecteurs que nous sommes. Et tant pis pour les noms des temples et l'emplacement des marchés, on s'en fiche. En ce qui me concerne, je veux juste continuer à lire vos états d'âme et vos émotions, c'est bien plus passionnant que tout le reste  . | | | À: Gaura · 7 juillet 2025 à 10:55 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 190 de 250 · Page 10 de 13 · 600 affichages · Partager Merci pour cette visite d'un temple que je ne connais pas et qui est magnifique. J'ai séjourné à plusieurs reprises à Chiang Mai, de préférence dans "le carré". Certes il y a beaucoup de touristes et d'agences dans ce carré, mais il y a aussi une quarantaine de temples très fréquentés par les locaux, beaucoup de cérémonies s'y déroulent. J'ai suivi une fête dans un temple dont j'ignore le nom: de jeunes garçons allaient devenir bonzes pour quelque temps, comme c'est la coutume dans cette religion.
C'est la fête de Khao Phansa, le début du carême bouddhiste. Elle se déroule en en juillet et marque le début de la retraite de trois mois des moines. Trois mois plus tard, c'est la fête d'Ok Phansa, qui célèbre l'achèvement de cette période. | | | À: Dolma · 8 juillet 2025 à 13:48 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 191 de 250 · Page 10 de 13 · 549 affichages · Partager Je ne comprends pas cet horrible long trajet en bus (mais j'ai lu que vous aviez vos raisons donc...).
Je pense comprendre les raisons de Marien, car comme lui, je suis afficionado du bus quand je suis en voyage, et je trouve même que c'est une partie du voyage à lui seul. Je ne sais pas ce qu'il en est pour la Thaïlande, mais je sais que Marien m'approuvera, nous qui partageons cette passion du bus en Inde. | | | À: Gaura · 8 juillet 2025 à 16:17 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 192 de 250 · Page 10 de 13 · 534 affichages · Partager Merci pour cette visite d'un temple que je ne connais pas et qui est magnifique.
Ça me fait plaisir et ça m'amuse en même temps quand je fais découvrir à des habitués d'un pays, d'une région, d'une ville, quelque chose qu'ils n'avaient jamais vu...
malgré la chaleur, les trottoirs dangereux et les problèmes de santé!
Moi la chaleur, je suis né avec en quelque sorte et elle m'a accompagné pendant toute mon enfance et mon adolescence et les étés torrides avec 40°, étaient mon grand bonheur. Et quand je rencontre cette chaleur en Inde ou en Thaïlande c'est une merveilleuse immersion dans mon lointain passé insouciant et heureux...
J'ai trouvé que les trottoirs tant à Bangkok qu'à Chiang MaI étaient tout à fait convenables quand on est habitué à ceux de l' Inde 
Les problèmes de santé, je les évoque, puisqu'ils ont existé, mais je les ai gérés assez bien vu le nombre de kilomètres qu'ils ne m'empêchaient pas de parcourir au cours d'une journée. Les longs voyages en bateau, c'est aussi mes meilleurs souvenirs d'enfance. Jamais connu le mal de mer 
« Il est imprudent de noter ici ses premières impressions, telles qu’on les a; mais, puisqu’on les a, pourquoi ne pas les noter ? Un voyageur doit se traiter comme un thermomètre, et, à tort ou à raison, c’est ce que je ferai demain comme aujourd’hui. » (Hippolyte Taine, Voyage en Italie) | | | À: Dolma · 8 juillet 2025 à 17:15 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 193 de 250 · Page 10 de 13 · 524 affichages · Partager Je ne comprends pas cet horrible long trajet en bus (mais j'ai lu que vous aviez vos raisons donc...). J'aurais choisi le train.
Quand je voyage, je savoure autant que possible, chaque moment. Me rendre d'un point à un autre en avion aurait pour moi quelque chose de frustrant, comme si je ratais une partie du voyage. Et l'horrible corvée du passage de la sécurité avec tout mon matériel informatique, l'appareil photo et ses accessoires. Passer en une heure du sud au nord, de Bangkok la trépidante à Chiang mai que j'imaginais si paisible, sans aucune transition... Et puis j'aime bien voyager en train et en bus. Le voyage en bus fait partie de mes ingrédients pour pimenter un voyage qui serait trop "pépère" en avion. J'avais prévu de faire le trajet en train de nuit en 1ere classe couchette, cabine particulière (encore un souvenir de mes voyages d'enfance en bateau) ! Mais c'était COMPLET En train, comme en bus, c'est long, on est secoué, on dort mal mais on peut réfléchir, on goûte l'instant présent, on savoure (je me répète) son voyage au lieu de l'expédier comme un plat thaïlandais sans épices...
Nous en sommes au tout début de Chiang Mai, j'attends d'en lire un peu plus. Etes-vous restés là ou bien êtes-vous allés ailleurs ? Chiang Rai par ex qui a ma préférence ?
Un peu de patience... Quand dans un livre des passages ne m'intéressent pas, trop de longueurs, trop de descriptions sans intérêt pour moi, je saute des pages... Et parfois je m'aperçois que j'aurais dû les lire pour comprendre la suite
Et pourtant que de souffrances dans vos lignes, c'est étrange cet écart entre votre ressenti et vos mots
Tiens, vous aussi ! Le Chemin de Croix ! Ressenti très subjectif. Je ne pense pas me décrire en souffrance, mais bon, si vous le pensez... Fallait-il mentir et tricher en racontant que je gambadais comme un jeune homme ? Ou pire passer sous silence ces difficiles conditions - qui ne sont pas forcément de la souffrance - comme si elles n'avaient pas existé ? Une personne handicapée, quel que soit son handicap, voyage-t-elle pour autant dans la souffrance ? N'éprouve-t-elle pas du plaisir et de la joie à voyager parce qu'elle a un handicap ? Voir la citation de Taine, un peu plus haut...
lire vos états d'âme et vos émotions, c'est bien plus passionnant que tout le reste
Cette remarque me va droit au cœur. Merci beaucoup. Mais n'est-ce pas ce qu'on doit transmettre avant tout dans un récit de voyage plutôt que des images qu'on voit partout, des poncifs accumulés, des plagiats de guides touristiques sans intérêt ? | | | À: Pagaljavab · 8 juillet 2025 à 17:16 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 194 de 250 · Page 10 de 13 · 523 affichages · Partager Je ne comprends pas cet horrible long trajet en bus (mais j'ai lu que vous aviez vos raisons donc...).
Je pense comprendre les raisons de Marien, car comme lui, je suis afficionado du bus quand je suis en voyage, et je trouve même que c'est une partie du voyage à lui seul. Je ne sais pas ce qu'il en est pour la Thaïlande, mais je sais que Marien m'approuvera, nous qui partageons cette passion du bus en Inde.
Merci, mon ami, c'est tout à fait ça... | | | À: Marien33 · 9 juillet 2025 à 9:40 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 195 de 250 · Page 10 de 13 · 472 affichages · Partager Peut-être qu'un jour j'ouvrirai un carnet pour vous montrer combien j'aimais les voyages en bus et en train en Thailande | | | À: Dolma · 9 juillet 2025 à 10:34 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 196 de 250 · Page 10 de 13 · 459 affichages · Partager | | | À: Marien33 · 11 juillet 2025 à 18:03 · Modifié le 11 juil. 2025 à 18:28 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 197 de 250 · Page 10 de 13 · 387 affichages · Partager J’ai interrompu mon récit dans le dernier message parce qu’il aurait été trop long et j’avais atteint mon quota de photos. Mais ma journée fut loin d’être terminée après la visite du Wat Lok Molee, alors je viens terminer aujourd’hui... Lorsque je sors du Wat Lok Molee, après avoir traversé le « canal » qui entoure la vieille ville, je découvre, presque en face, le Wat Rajamontean, totalement délaissé des visiteurs mais non dénué d’intérêt, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Mais pour ne pas lasser mes assidus lecteurs, je vous épargnerai ici les magnifiques photos que j’en ai tirées. Ce n’est pourtant pas l’envie qui m’en manque, alors je ne résiste pas et je vous en mets deux qui me semblent parlantes.
Je continue ma promenade le long du canal (les douves) qui fait le tour de la vieille ville surprenant au passage les chevaux dorés du Wat Khuan Khama. Encore une fois, je vais me démarquer. On dit « les douves », mais pour moi ce ne sont pas véritablement des douves. Ces dernières étaient creusées au pied même de château, forteresse, citadelle etc.... A Chiang Mai il s’agit plutôt d’un canal situé bien en de-ça des remparts. Un très vaste espace de chaussée et de trottoirs les sépare. Peut-être dans un lointain passé s’agissait-il de véritables douves protégeant la cité. Mais pour l’heure, il s’agit d’un canal qui fait le tour de la vieille ville et non de douves dont le terme est impropre.
Je m’engage en chemin dans de petites rues perpendiculaires sans aucun but précis sinon celui de fuir la foule. Car, décidément je déteste l’ambiance générale de Chiang Mai. Si ce n’étaient les temples à chaque coin de rue, on ne se croirait pas en Thaïlande, mais en Europe ! Les garçons, torse nu en pleine ville, exhibant leurs « pecs » et leurs « biscoteaux » et les filles, les fesses dans des shorts ras les miches et les seins presque à l’air. N’allez pas croire que je sois une vieille chouette pudibonde ou que je sois jaloux - j’ai eu mon heure de gloire -. Un de mes amis, adepte du naturisme, disait « Quand on a de belles choses, il ne faut pas les garder que pour soi, il faut les montrer. » Oui, mais il y a des lieux pour ça. Les plages entre autres. Mais se balader presque à poil dans les rues et dans les magasins, je trouve cela totalement irrespectueux pour la population locale, dans un pays où de jeunes - et moins jeunes - moines, sont contraints à la chasteté et à l’abstinence. Si je vous invite à dîner et qu’au lieu de me faire honneur en arborant une jolie robe ou une magnifique chemise, vous sonnez à ma porte en maillot de bain, je le prendrais assez mal...
Quant aux touristes asiatiques, c’est encore autre chose... Même si je n’apprécie pas la tenue des occidentaux à sa juste valeur, je note cependant qu’ils font preuve de beaucoup de respect envers les autres touristes qui prennent des photos. Tandis que (presque) tous les asiatiques sont absolument abominables dans leur comportement. Ils sont chacun seul au monde, comme (presque) tous les Indiens... Avant de venir en Thaïlande, je me plaignais des Indiens parce que je n’en avais pas vu d’autres aussi inciviques. Je pensais que cela faisait partie de leur culture : Chacun pour soi, on se fout des autres. Et je constate ici, que c’est une constante asiatique encore plus exacerbée en Asie du Sud-Est. Mais on ira faire plein de salamalecs, de prêchi-prêchas et de prières à Buddha dans les temples... comme les cathos odieux, égoïstes, racistes, méchants, roublards dans leur vie, mais qui vont à la messe tous les dimanches et partent en pèlerinage faire des prières et des processions à Lourdes.
Je ne saurais vous dire comment du nord de la vieille ville, je me retrouve complètement à l’est à la Tha Phae Gate sur l’esplanade (The Multi Function Ground) de laquelle se déroule un marché particulier, extrêmement pittoresque, comprenant de nombreux stands de spécialités en provenance des différentes régions de la Thaïlande.
Il y a tant de choix possible, mais avec si peu de détails et d’explications, que je n’ose choisir un plat au hasard, ne sachant quels en sont les ingrédients... Des fois que ce seraient des crapauds ou toute autre abomination culinaire.
J’essaie de conserver mes modes alimentaires auxquels je suis habitué. Beaucoup - mais vraiment beaucoup - de thé dès le réveil aux aurores, puis tout au long de la matinée jusque vers 10h30/11h où je prends un copieux repas faisant office de petit-déjeuner et déjeuner. Un « brunch », mais vraiment généreux. Il le faudrait gargantuesque du fait que je ne dîne pas. Mais, précisément, il ne l’est pas assez. Alors je compense par une collation vers 16h/16h30. Puis plus rien jusqu’au lendemain... Mais ici, en Thaïlande je triche un peu... La collation comporte beaucoup trop de tentations salées et sucrées. En ce 4 février, j’opte pour un restaurant chinois qui me tend les bras sur mon chemin. Peu de consommateurs à cette heure-là mais ma petite voix me conseille d’y entrer car j’ai déjà effectué de nombreux kilomètres depuis que j’ai quitté la chambre, l’estomac vide de tout aliment solide. Le menu est sur le mur !
Une fois encore mes références sont indiennes : - Est-ce que tous les plats sont disponibles ? Parce qu’en Inde plus la carte est longue et variée plus vous avez de chance qu’à chaque plat choisi on vous réponde avec un sourire idiot et mielleux, absolument insupportable en la circonstance : - Sorry, sir, not available... Pour se retrouver avec juste deux ou trois plats « bateau » que l’on peut trouver dans n’importe quelle dhaba à moitié prix...
Mais ici la patronne me répond avec un grand sourire étonné, dans un anglais très approximatif auquel je ne comprends rien sinon qu’il faut regarder les photos sur le mur et désigner du doigt celui que l’on souhaite. Ah oui... Je vois... Pas une légende... Ni en anglais, ni en thaï, ni en chinois. Le client est censé savoir de quoi il s’agit, rien qu’en regardant la photo... Tout en me grattant la tête et en écarquillant les yeux, je scrute avec attention les photos... Là je vois, je pense voir, des nouilles sautées et de grosses crevettes grillées... Cette année, je ne sais pas pourquoi, je suis frustré de grosses crevettes chez moi, à Kannur. Et je les adore ! Je sais les préparer de toutes les façons possibles et m’en délecter. Mais cette année... Oualou ! Alors va pour les nouilles sautées et les grosses crevettes grillées. Hélas ! Très belle photo trompeuse. Nouilles sautées, oui ! Beaucoup ! Mais seulement trois crevettes pas plus grosses que mon index... Mais le plat est superbement assaisonné et je me régale...
Il s’en suit une très longue promenade dans ce quartier en multipliant les visites de plusieurs très beaux temples : Wat Phra Singh, Wat Chedi Luang, Chiang Mai city pilar, Wat Umong Mahathera Chan... dont je vous épargne les photos, excepté pour ce somptueux rouge et or du Wat Phra Singh
et ses moines, maîtres ascensionnés, plus vrais que nature.
A l’entrée de ce dernier, je surprends l’amusante répétition d’une fanfare de jeunes étudiants, qui s’appliquent très sérieusement à défiler au son de la musique, même si la discipline n’est pas encore très au point.
J’imagine qu’ils s’entraînent pour le prochain défilé de la fête des fleurs qui doit avoir lieu dans quelques jours...
Mais ce qui m’émeut le plus, est l’atelier-habitation d’une vieille dame couturière tout près de mon hôtel. Je m’étais aperçu qu’un des pantalons que je porte le plus souvent comportait des piqûres qui avaient craqué au cours de mes déambulations dans Bangkok et avant de le mettre au rebut j’espérais pouvoir le faire réparer à moindre coût. Comme toujours, le hasard, (ma bonne étoile, la providence, mon ange gardien) me fait dénicher dans une arrière-cour un panneau écrit en thaï et en anglais : « Nous effectuons tous travaux de réparation en couture. » - C’est exactement ce que tu voulais trouver, non ? Me faufilant dans un entrelacs d’étroites allées sinueuses, à travers une profusion d’arbustes et de pots de plantes diverses qui permettent à peine de placer un pied devant l’autre, j’arrive à la bien pauvre maison de la « couturière ». Une pièce unique tenant lieu de chambre, cuisine, salon, salle à manger, atelier de couture, incroyablement envahie de mille objets et vêtements hétéroclites. Un vrai marché aux puces, qui, une fois de plus me révèle la face cachée de la Thaïlande : une extrême pauvreté. La vieille dame me fait tant bien que mal une place sur le lit phénoménalement encombré de cartons débordants de vêtements usagés, de chaussures, de tissus divers, de sacs, de valises... Y a-t-il seulement un siège dans ce capharnaüm excepté le tabouret devant la machine à coudre ? A moins qu’il ne soit enseveli sous un amas de loques, tissus, sacs en plastique ? Je pense que ce lit est à lui seul un placard de rangement (à foutoir) dans (sur) lequel se trouvent amoncelées toutes ses possessions. Je m’imagine cette pauvre femme débarrassant tout ce bordel chaque soir avant de se coucher, et le remettant chaque matin en commençant sa journée afin de pouvoir circuler un minimum dans son univers domestique... Une fois encore j’éprouve un sentiment de honte de m’être immiscé dans l’intimité d’une personne si pauvre. Dans un coin, cependant, trône un large téléviseur à écran plat, tout beau, tout moderne, qui diffuse des images de la vie quotidienne en Thaïlande. J’observe la pauvre vieille assise sur son tabouret, le dos courbé sur son ouvrage, s’emmêlant dans ses aiguilles et ses fils, cherchant à assortir celui dont la couleur avoisinerait au mieux celle de mon pantalon. Je suis prêt à me lever et à lui dire de laisser tomber, mais je pense que ce touriste tombé du ciel est peut-être le seul client providentiel de sa journée... Plus d’une demi-heure pour deux malheureuses piqures de 5 et 8 centimètres respectivement.
- Ça va ? Ça te convient ? Me demande-t-elle enfin, l’air peu convaincu de son propre travail. - Oui, oui, très bien, merci beaucoup. 30 ou 40 bahts. Je ne me souviens plus exactement aujourd’hui, mais c’était dérisoire. Esthétiquement, c’est une catastrophe, mais c’est parfait pour que je puisse utiliser la poche incriminée pour y ranger mon téléphone ou mon appareil photo lors de mes prochains crapahutages en forêt. Et peu m’importe, sur la cuisse, la zébrure du fil gris clair sur mon pantalon gris foncé.
Je suis fatigué de ma journée, j’ai beaucoup marché mais je tiens bien sur mes jambes. Et je n’ai pas du tout titubé de la journée. 14 km sans problème mais j’ai fait une pause en chambre entre 14h30 et 16h30. Sans dormir mais repos et relaxation. Je vois les images défiler...
Je suis déconcerté par le luxe de tous ces temples, et de tous ces bouddhas en or ou dorés qui n’ont rien à voir avec la doctrine bouddhiste et l’enseignement du Bouddha L’essence même du bouddhisme n’est pas une religion, mais une pratique de vie. Le bouddhisme rejette le système des castes et promeut l'égalitarisme, la compassion et l'élévation des communautés marginalisées. L'essence du bouddhisme explore le chemin vers la libération et la transformation de son moi intérieur. Il met en lumière l'importance de l'introspection, de la pleine conscience et du développement de la sagesse et d'une conduite éthique, pour une société plus juste et plus compatissante. www-amazon-in.translate.goog/...=fr&_x_tr_p... Il n’est pas question d’un « Bouddha-Dieu » que l’on doit adorer, vénérer... Ils sont complètement à contre-courant de l’enseignement du Bouddha Les moines aussi sont très désagréables, très distants. J’ai envie de dire méprisants même. Ils nous (les touristes occidentaux) font franchement la gueule alors qu’en Inde dans tous les lieux bouddhistes, comme au Ladakh, par exemple, les moines sont toujours très souriants, très aimables avec les occidentaux, accueillants et pas du tout méprisants et désagréables comme ici. | | | À: Marien33 · 11 juillet 2025 à 19:55 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 198 de 250 · Page 10 de 13 · 371 affichages · Partager Je dois reconnaitre que chacune de tes publications est un concentré de petites ou grandes histoires, de sensations, d'infos et d'émotions, sans compter toutes ces belles photos. Une seule de tes journées dépasse ainsi en volume ce qu'ont eu à offrir des carnets de voyage entiers et c'est un exploit. Si je ne me trompe, Jean-Marie, tu peux te targuer d'épater même les habitués du pays, j'en suis persuadé. De temps en temps, je ne suis pas d'accord avec certains de tes ressentis ou considérations mais en allant par là il m'est arrivé au fil du temps de ne pas toujours être en accord avec moi-même. C'est que le carnet de voyage est une expérience précise à un moment T. Les choses n'auraient pas été les mêmes deux mois avant ou 3 mois après, par exemple, et ça fait un moment que je me demande à quel point un second voyage pourrait modifier ou non certains de tes ressentis.
J'aimerais aussi qu'il y ait davantage de lecteurs qui se manifestent. | | | À: Jojoone1 · 11 juillet 2025 à 20:49 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 199 de 250 · Page 10 de 13 · 359 affichages · Partager Alors oui, + 1 !!! | | | À: Marien33 · 12 juillet 2025 à 8:50 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 200 de 250 · Page 10 de 13 · 331 affichages · Partager Les moines aussi sont très désagréables, très distants. J’ai envie de dire méprisants même
Alors, un jour, peut-être que je poserai quelques mots pour te montrer qu'il y a aussi des moines sympas en Thailande  Bon, après les bus et les moines  ?
Je file, pas trop dispo pour écrire, mais je lis ! | Carnets similaires sur la Thaïlande: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 068 visiteurs en ligne depuis une heure! |