Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Marien33 · 20 mars 2025 à 14:26 · 299 photos 250 messages · 18 participants · 15 019 affichages | | | | À: Yan55 · 25 avril 2025 à 21:22 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 101 de 250 · Page 6 de 13 · 932 affichages · Partager Oui, continue, c’est bien écrit, pas de généralités toutes pourries comme dans bien des récits de voyage....rare sont ceux qui marchent vraiment dans BKK, rien que pour ça.... | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Marien33 · 26 avril 2025 à 10:39 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 102 de 250 · Page 6 de 13 · 886 affichages · Partager | | | À: Jojoone1 · 30 avril 2025 à 12:02 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 103 de 250 · Page 6 de 13 · 814 affichages · Partager
J’ai sans doute dû rêver mon voyage en Thaïlande et dans mon rêve, les automobilistes respectaient les piétons alors que j’avais parcouru plus de 200 km en ville à pied, de jour comme de nuit... | | | À: Jojoone1 · 30 avril 2025 à 13:27 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 104 de 250 · Page 6 de 13 · 800 affichages · Partager Les thailandaises atterrissent brutalement quand celui qui leur a fait un enfant à 16 ans ne prend pas ses responsabilités et s'envole. C'est fort coutumier d'avoir une maitresse ou d'aller voir les filles (90% de la prostitution c'est du circuit local).
Puisque tu en parles, je dirais que ça m'a surpris de voir tant d'hommes occidentaux en compagnie de femmes thaï (on écrit thaï ou thaï e ?) Les premiers couples m'ont semblé « en vacances touristiques » comme moi-même. Puis je me suis dit qu'ils étaient nombreux à revenir au pays en touristes. Mais pourquoi pas ? L'idée de « louer » une femme pour plusieurs jours ou pour la durée de son séjour, comme on le fait d'un chauffeur, m'a semblé incongrue.
Je me demande si ce n’est pas dans mon rêve aussi ce à quoi j’ai assisté...
Je revenais un peu flagada d’une longue journée à travers la ville... - Flagada ce n’est pas très littéraire, ce mot-là... - Non, en effet, mais écrire toujours dans un langage trop littéraire, en choisissant sciemment chacun de ses mots, de préférence méconnu, est-ce que ça ne fait pas un peu Trissotin ? Surtout dans un carnet de voyage. Et puis, je suis un conteur, pas un romancier.... Bon, et arrête de m’interrompre...
Donc je revenais assez fatigué d’une longue journée à baguenauder à travers Chinatown et j’attendais le bateau pour rentrer à mon hébergement. Car j’avais aussi la chance d’avoir un embarcadère avec une correspondance pour le BTS non loin de ma chambre. Et soudain je vois arriver un couple de touristes occidentaux que j’avais aperçu plusieurs fois dans la journée au cours de mes déambulations. Lui, un grand gars d’une trentaine d'années bien charpenté et haut de taille. Elle, un petit bout de femme qui ne lui arrivait même pas aux épaules. La « poupée Barbie » qui aurait perdu sa taille élancée et ses longs cheveux et qui aurait lu la Comtesse de Ségur et qui aurait voulu ressembler à sa « Petite fille modèle », mais avec une crinière blonde-platine à la Marilyn Monroe. Plus platine que blonde en fait. Un gentil ruban noué dans les cheveux qui, celui-là, évoquait plutôt Minnie la compagne de Mickey Mouse.
Dans la rue, je n’avais pas pu la rater. En dehors du ruban dans les cheveux, elle portait une petite jupette blanche en jolie dentelle et un petit bustier formant gilet, blanc également. Mais le détail qui lui donnait cet aspect de petite fille sage qui allait faire sa Première Communion, c’étaient des chaussettes blanches montant jusqu’aux genoux, en provenance de petits pieds logés dans deux élégants escarpins vernis noirs sans talons et à bouts arrondis. Les vraies « chaussures du dimanche » des petites filles de famille aisée des années 60-70. La chaussure préférée des petites filles de bonne famille, scolarisées à l’Externat de Sainte Ursule, portant, celles-là, manches longues et jupe plissée écossaise bleu-marine et vert.
C’est drôle, parfois, les coïncidences. Je les ai trouvés ces deux-là plusieurs fois sur mon chemin dans la journée. Et toujours devant moi, bras-dessus, bras-dessous. Deux gentils petits tourtereaux européens en voyage de noces. Et là, à l’embarcadère, voilà que je les retrouvais. En pleine face cette fois et je m’aperçus que le géant russe, allemand, ou je ne sais quoi, mais ni français, ni espagnol, ni italien assurément, tenait par la main une « petite fille »... Thaï (e ?) ! Avec ses cheveux courts et blonds très platine, son visage, ravissant, et toute son apparence, m’évoquaient plus que jamais une jeune mariée en voyage de noces. Et je me disais qu’on rencontrait vraiment beaucoup de couples mixtes dans la capitale thaïlandaise. Sans doute des jeunes filles épousées par des occidentaux, qui revenaient au pays rendre visite à leur famille pendant les vacances.
Je les trouvais tellement beaux et heureux, ces deux-là que je n’arrêtais pas de les regarder tout en faisant semblant de tourner mes yeux sur un autre sujet d’observation. C’est tout juste si je ne leur ai pas demandé l’autorisation de les prendre en photo, tellement leur candeur ingénue m’émouvait. J’ai même fini par me déplacer pour qu’ils ne soient plus dans mon champ de vision.
Je suis monté à bord parmi les premiers passagers et j’ai pris place à l’avant pour faire des photos nocturnes. J’avais remarqué que les gens préféraient s’entasser dans le fond pour être plus près de la sortie. Et je fus tout étonné que, précisément, ce couple-là, et seulement eux, vienne s’installer juste sur le siège immédiatement devant moi. Décidément ils me poursuivaient !
A peine le bateau éloigné du ponton, ils ont commencé à se rouler des pelles. Puis la main du garçon s’est dirigée dans le dos de sa femme, puis a glissé jusqu’au bas du dos, puis plus bas, et, finalement... plus... profond, si j’ose dire. Et ne me dites pas que je n’avais qu’à ne pas regarder... C’était impossible de ne pas voir. Quant à la tête de la « communiante innocente », elle avait disparu...
Comme ça m’agaçait, je me suis levé pour changer de siège et de rangée, et alors je me suis aperçu qu’elle était en train de faire ce que j’avais supposé...
Peut-être ce « client », car c’était manifestement un client, assouvissait-il un fantasme d’exhibitionnisme... En plein jour, publiquement, en bateau... Que sais-je ? En matière de fantasme réalisé avec des prostituées thaïlandaises, j’avais eu ma dose lors de mon premier voyage en Inde avec mon triste compagnon de voyage
Dans la suite de mon voyage, j’ai constaté qu’il y avait énormément d’hommes « mariés » (?) avec des femmes thaïlandaises qui visitaient les lieux touristiques un peu partout où je suis allé. | | | À: Marien33 · 30 avril 2025 à 18:54 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 105 de 250 · Page 6 de 13 · 771 affichages · Partager "Les chemins peu fréquentés qui sentent bon la noisette et le chocolat" !?@!!  Mon dieu. Je commenterai le reste un peu plus tard, laisse-moi quelques jours pour m'en remettre | | | À: Jojoone1 · 1 mai 2025 à 0:48 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 106 de 250 · Page 6 de 13 · 743 affichages · Partager "Les chemins peu fréquentés qui sentent bon la noisette et le chocolat" !?@!!  Mon dieu. Je commenterai le reste un peu plus tard, laisse-moi quelques jours pour m'en remettre 
🤣🤣🤣
Je me lève juste et suis encore dans les brumes. Un orage terrible m'a réveillé à 3h. Et sur le coup, je me suis dit comment il sait ça, lui ? J'avais oublié le lien que j'ai mis dans mon dernier message... | | | À: Marien33 · 1 mai 2025 à 5:18 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 107 de 250 · Page 6 de 13 · 738 affichages · Partager L'autre possibilité, c'est que lui c'était moi et que tu l'aurais oublié | | | À: Marien33 · 2 mai 2025 à 13:51 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 108 de 250 · Page 6 de 13 · 694 affichages · Partager Un petit message pour expliquer... Non, je ne boude pas. Et j'ai conscience que je mets beaucoup de temps entre deux publications. C'est dû au fait que je n'étais pas prêt pour commencer ce carnet sur mon voyage en Thaïlande. Je suis mal organisé, j'ai trop de choses à faire en même temps. J'ai pris des notes un peu n'importe comment, il faut m'y retrouver moi-même. essayer de me souvenir... Pour les photos c'est pareil j'en ai des milliers. J'ai pris aucun repère. Souvent je ne me souviens plus de la date, de l'endroit, etc.... Je voulais attendre un peu, prendre le temps de rédiger et une fois prêt commencer le carnet avec des textes déjà prêts à être mis en ligne. Là il me faut des heures et des heures pour m'y retrouver, et même des journées entières... Que voulez-vous, on vieillit... Tout ça parce que je voulais vous parler aujourd'hui de mes déambulations dans Chinatown, mais je suis dérangé sans arrêt. je suis dans un imbroglio incroyable et typiquement indien parce que ma bouteille de gaz est vide. Il faut le vivre pour le croire. Donc mon article ne sera pas prêt ce soir ni encore ce week-end car je ne vais pas être dispo. Certains d'entre vous étaient pressés que je raconte, ils m'ont mis la pression, alors j'ai commencé. Je n'aurais pas dû avant d'avoir débroussaillé mes notes et mes souvenirs et d'avoir commencé à trier et recadrer mes photos, et à rédiger quelque chose de propre. Sinon, je peux balancer 10 photos par message avec juste une phrase et ce sera fini.. en 3 ou 4 jours... | | | À: Marien33 · 4 mai 2025 à 15:14 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 109 de 250 · Page 6 de 13 · 622 affichages · Partager Je ne vous ai toujours pas parlé de ma visite au Grand Palais. Je n’arrive pas à m’y mettre. Peut-être parce que je n’ai rien à en dire ? Aujourd’hui je préfère évoquer ma découverte de Chinatown, le 23 janvier, c’est à dire peu de jours après mon arrivée, car dans mes fantasmes exotiques j’avais l’idée que ce serait ce que je préfèrerais à Bangkok. Je ne savais pas encore qu’il y avait une station de métro qui desservait ce secteur. Je m’étais fié à ce que m’avait dit péremptoirement le patron de ma résidence : - Seule possibilité, le taxi !🤣 Heureusement, je savais qu'on pouvait s’y rendre par bateau en descendant au Ratchawong pier.
Permettez-moi un récit au présent comme si je le faisais en direct, ça m’évitera un passé simple difficile et un imparfait du subjonctif suranné et un peu prétentieux dans un carnet de voyage.
A peine descendu du bateau je pénètre dans un univers auquel je m’attendais, le quartier de Chakkrawat. D’abord une ruelle assez large pour la qualifier de ruelle, pourtant ça en est une, bordée d’étals regorgeant de fruits colorés, le bonheur d’un photographe : oranges, mangues, grenades, pommes, cerises, raisin, bananes, ananas, dragon fruit, mangoustan... Un feu d’artifice en plein jour vous éclabousse les yeux : du jaune, de l’orange, du rubis, du vermillon, du bleu, du violet, du vert dans toutes ses nuances... Sans oublier les parasols rouge vif, Coca Cola, pour abriter tout ce petit monde du soleil déjà cuisant dès les premières heures de la matinée. Tandis que les lanternes chinoises, telles des milliers de montgolfières rouge cerise, flottant dans l’air, gonflées de l’espoir d’une grande fête prochaine, le 29 janvier, le Nouvel an chinois, annoncent aux passants l’enchantement et les réjouissances imminentes.
Mais que sont donc ces immenses sacs transparents qui laissent deviner des espèces de beignets secs, de dizaines de formes différentes... Et si je goûtais ? Ça ne doit pas bien remplir l’estomac tellement ils sont légers... J’aime pas trop. Un goût de poisson pas bien fameux.
A présent je chemine dans une autre ruelle, très étroite celle-ci, qui me rappelle l’ Inde, encombrée de motos, de scooters, de vélos et de marchands ambulants poussant ou tirant leur stand-charrette. Je ne sais pas où se rend celui-là mais sa chétive cuisine-salle-à-manger sur roues transporte à la fois, un réchaud, de la vaisselle diverse, des brocs, un mixer, des seaux, des bidons, des récipients, et même une mini vitrine, sans oublier deux tabourets en plastique suspendus de chaque côté de son « véhicule-cuisine-restaurant, et des sacs, des sacs, des sacs, en plastique, marron, bleu, blanc, vert, rouge, jaune, à fleurs...
A présent ce sont les poissons séchés, il y en a autant de variétés que les fruits que je viens de laisser derrière moi : des ronds, des longs, des ovales, des plats, des fumés. Des calmars munis de leurs tentacules, des tentacules sans corps, des corps sans tentacules...
Viennent en suivant les boutiques de légumes secs et de condiments divers. Et sans transition, c’est au tour des vêtements, des chaussures, des sacs à main, des colifichets pour ces dames, pour les cheveux, pour les bras, pour les jambes, pour les oreilles, pour les pieds. Une grande bringue de touriste au tatouage impressionnant et au short noir moulant, au ras des fesses, me bouscule et manque de me faire tomber tant elle est occupée à pianoter sur son téléphone. Et juste en face des assiettes, des bols, des verres, des longs, des ronds, des coupes, des flûtes, des dentelés, des fleuris, des dorés... Tandis que, coincé entre le magasin de jouets, de balles et ballons divers et une boutique de chaussures, un mini restaurant avec quelques rares tables alignées le long de la façade propose un menu à vous couper l’appétit tant le choix des plats affichés sur les murs est varié et impressionnant malgré l’exiguïté de la gargote. Toujours cette profusion et cette démesure, jusque sur une carte de restaurant.
Mais à qui appartient ce scooter antédiluvien ? Au marchand de chaussures ou est-ce un « camion de livraison » passe-partout pour éviter les embouteillages. Il est équipé d’une vaste plate-forme-porte-bagages...
Je suis à présent en plein cœur de Samphanthawong. Je nage dans un océan de rouge et d'or.
Tiens, ce templion m’exhorte à entrer avec toute la force de son clinquant éblouissant. Et je ne regrette pas ma visite.
Je suis bien plus heureux et satisfait d’une si modeste visite authentique que de celles de ces lieux à touristes décrits dans tous les guides.
A commencer par ce Wat Traimit que je viens de rejoindre. Autant j’étais ravi de tout ce que je venais de voir les heures précédentes, autant ce Bouddha soi-disant en or massif me laisse indifférent. D’ailleurs c’est un gros mensonge comme le Bouddha d’émeraude qui n’est que du jade. Seule « la partie supérieure est fondue intégralement en or pur, en particulier la chevelure et l’anneau (la flamme ? ndlr 😂) supérieur. La tête et le menton sont composés d'or à 80 %, et la partie inférieure l'est à 40 %. » -sic-. Si cela s’avère exact, on ne peut pas parler d’une statue en or massif...
Esthétiquement, la statue est très belle, très fine, mais n’allais-je pas en voir d’autres tout aussi éblouissantes simplement recouvertes d’une couche d’or ?
Il n’y a que la foi qui sauve, dit-on. Par exemple, on raconte que tous les bijoux que portait la reine Elizabeth II étaient des copies, les vrais se trouvant en lieu sûr. Et tout le monde n’y voyait que du feu. Surtout le peuple qui ne pouvait l’approcher...
J’ai eu à peu près le même ressenti en découvrant le Taj Mahal et j’ai bien regretté de m’être levé si tôt pour éviter la foule des visiteurs et le prix considérable que j’ai dû payer pour y entrer.
Je ne peux m’empêcher de penser au Wat Mangkon Kamalawat qui m’avait tant séduit quelques heures plus tôt par toutes ses lanternes rouges et la sincérité des fidèles bien plus nombreux cette fois que les touristes qui semblent ignorer ce temple si photogénique
Mais en revanche, le musée installé au deuxième niveau du Wat Traimit m’a beaucoup intéressé. Tputefois je ne saurais vous dire aujourd’hui au moment où j’écris ces lignes, ce que j’y ai vu car la prise de photos y étant interdite, je ne trouve aucune trace dans ma mémoire sinon que c’était magnifique et que j’ai passé bien du temps à contempler ces merveilles.
Je suis frappé par le mercantilisme des moines dont les stands proposant toutes sortes d’offres alléchantes pour bons bouddhistes pratiquants se répandent de tous côtés aux alentours du temple. « Les Marchands du Temple ». C’est bien : les moines, au moins, donnent l’exemple. Toujours sous la protection de Saint Donatien. Bouddha, viens voir ça ! Même si lui n’a pas piqué une grosse colère comme Jésus.
Je choisis de quitter ce lieu qui pue l’hypocrisie d’un business lucratif sous couvert de religion. J’aime bien la Yaowarat road pour son animation perpétuelle, mais le flot des véhicules sur la chaussée et celui des touristes sur les trottoirs, me donnent très vite envie de m’en éloigner. Je préfère me perdre au sens propre comme au sens figuré dans le dédale de ses ruelles adjacentes. Là est le cœur de Chinatown, là se trouve la vraie vie des gens qui y habitent.
Je me goinfre littéralement de fruits, surtout qu’on n’a pas à se donner le mal de les éplucher. Ils sont tout prêts, découpés, on n’a plus qu’à les manger... Ce qui est bien pratique pour les ananas - minuscules - et les grenades - énormes -. J’adore ce fruit de mon enfance, mais la paresse de récupérer les graines m’en prive régulièrement.
Je vagabonde encore sur 15 kilomètres, et je suis surpris de sentir la fatigue dans mes pieds mais pas véritablement dans mon corps. Sans doute l’effet de griserie et de plaisir à dénicher chaque jour de nouvelles curiosités.
Je ne me suis jamais senti aussi à l’aise dans l’improvisation que dans ce voyage, mais par manque de préparation « géographique », je m’aperçois qu’étant au nord, je me dirige ensuite au sud où je réalise après coup qu’un autre édifice de mon projet se trouvait précisément proche de l’endroit où je me trouvais au nord. Alors, par paresse ou par fatigue, je n’y retourne pas et cet endroit passe à la trappe. Ou, au contraire, parfois je me retrouve deux fois au même endroit. Bien malheureux serait un compagnon de voyage qui se serait fié à mon organisation. J’apprécie donc plus que jamais de voyager seul. Je déguste vraiment la solitude de mon voyage à petites goulées savoureuses.
Et c’est ainsi que mes pas me conduisent à Talat Noi que je n’avais pas du tout envisagé de découvrir aujourd’hui. Pas à la va-vite, pas en fin de journée quand je suis fatigué. Je voulais consacrer plus de temps à ce quartier. Mais puisque j’y suis, rien ne m’empêche de prendre quelques photos insolites de tous ces mécaniciens qui en ont fait leur fief et y ont amoncelé des tonnes de vieilles pièces de récupération.
Arrivé là je constate avec amertume que décidément mon hébergeur ne se casse pas trop la tête pour débiter son monceau de renseignements et bons tuyaux - poreux et percés -.
Je n’en dirai pas plus aujourd’hui sur Talat Noi.
Je me rends compte maintenant que j'ai totalement manqué d’organisation, de mémoire et de temps pour réaliser le semblant de programme que je m'étais fixé pour ne pas partir dans tous les sens. Autrefois, j’achetais des cartes, des plans, je localisais les sites, je les groupais. Avec le progrès du tout virtuel il est devenu difficile de se procurer un plan sur papier sur lequel vous pouviez cocher tout ce que vous vouliez voir et ça vous apparaissait d’un coup d’œil.
Je comprends que j’aie pu dérouter ceux qui ont voulu m’aider, par mon indécision et cette absence de connaissance géographique de la Thaïlande. Mais ceux qui m’ont aidé m’ont aussi dérouté par leurs conseils contradictoires. Alors le maître mot fut l’improvisation. Je verrai bien quand je serai sur place.
Je prends conscience aussi que les années ont passé et que le bonhomme a bien changé en tant qu’individu et en tant que voyageur. D’abord, je ne râle -presque- plus quand je me trouve face à une déconvenue ou une déception. Et ces dernières furent nombreuses au cours de ces 45 jours en Thaïlande. Lors de mes premiers voyages en Inde, je privilégiais les temples, les palais, les musées... Maintenant je m’en fiche un peu, surtout en Thaïlande où tant de voyageurs ont eu la même idée que moi. Maintenant ce qui me motive ce sont les gens, leur mode de vie, leur pauvreté ou leur richesse, leurs mentalités, leurs croyances, leurs vêtements, leurs habitudes... C’est pourquoi je privilégie les balades à pied à travers une ville plutôt que me gaver de temples, de palais, de musées. Alors je marche sans me presser, et j’ouvre tout grand mes yeux, mes narines, et mes oreilles... Observant tout ce qui bouge.
Après quelques jours dans le quartier touristique je commençais à faire une overdose de temples. Je ne suis pas assez versé dans l’art asiatique pour discerner les différences et divergences d’architecture, de décoration intérieure, de style de Bouddhas. Ah, ce Bouddha que j’en ai eu marre de le voir partout ! Toujours aussi grand, toujours aussi doré partout. Il doit bien rigoler de se voir tant recouvert d’or, lui qui avait renoncé aux honneurs et au luxe.
J’ai rarement croisé un(e) voyageur (euse) individuel (le). Les touristes (surtout les asiatiques) préfèrent se déplacer en groupes. J’ai presque envie de dire en meutes. J’ai ainsi vu des cars entiers déverser leur cargaison sur un lieu qui se trouve immédiatement investi par un millier de personnes. Ils arrivent, ils visitent au galop, ils se prennent en photo eux même - mais surtout pas l’édifice devant lequel ils font leur cinéma -. Car oui, c’est un vrai cinéma que ces poses ridicules complètement artificielles. Ça peut durer des dizaines de minutes. Des marionnettes : 3 p’tits tours et puis s’en vont... Mais ça aussi j’en parlerai dans un autre message. | | | À: Marien33 · 4 mai 2025 à 19:22 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 110 de 250 · Page 6 de 13 · 595 affichages · Partager Si je me laissais aller, je répondrais à chacun de tes messages par un roman. Tantôt pour crier mon enthousiasme tantôt pour acquiescer, tantôt pour manifester vigoureusement mon désaccord. D'ailleurs, je me demande bien de quelle manière un second voyage modèlerait ta vue d'ensemble et tes impressions. Ce serait vraiment intéressant. Je pense aussi que sur cette dernière journée tu es arrivé à un bel équilibre entre le texte et les photos. Comme aucun de tes critiques habituels ne s'est manifesté, j'en déduis que tu réalises un très bon début de carnet. | | | À: Marien33 · 5 mai 2025 à 17:51 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 111 de 250 · Page 6 de 13 · 532 affichages · Partager Le Grand Palais, le Wat Pho, le Wat Arun n’ont pas été ma priorité. Comme j’avais perdu une journée à mon arrivée, et que je me suis trouvé en mauvaise posture après le surdosage de certains « cookies », dont j’ai déjà parlé plus haut, je me demandais si je n’allais pas tout simplement zapper ces fameux « plus grands centres d’intérêt » de Bangkok. Et puis, finalement, le troisième jour, alors que je me trouvais en permanence comme sur un bateau par mer agitée, je me suis dit que ce serait l’occasion de ne pas trop marcher ce jour-là et d’aller visiter ces lieux historiques. Un peu comme si je souhaitais me débarrasser d’une corvée, avant de m’intéresser à ce dont j’avais le plus envie...
Me voilà donc parti ce matin à 7h30 afin de me rendre au Grand Palais avant la foule... Je voulais partir encore plus tôt, mais j’étais vraiment trop chancelant. Allais-je même être en mesure de sortir et de marcher ? Je tâte le terrain en allant de mon hébergement à la station de métro. Je me sens tituber en moi-même, mais apparemment ça ne se voit pas. Personne ne me regarde. Tout va bien. Je passe devant la petite dame qui fait ses brochettes de porc et de poulet tous les matins sur le barbecue de son petit boui-boui ambulant. Elle semble si misérable et offre si peu de nourriture que je me demande qui peuvent bien être ses clients. Je n’ai que mon habituel thé vert du matin dans le ventre, - un grand bol - indispensable starter pour mettre la machine en route et me sortir de mes envolées nocturnes dans un monde qui m’est personnel. Mais je ne me risquerais pas à lui acheter un seul morceau de ses grillades. Le test est bon, je tiens debout. Il n’y a que moi qui sache que je suis « bourré ».
Je fais mon malin, celui qui connaît Bangkok et son sky train comme sa poche en demandant mon jeton à la jolie et aimable petite employée, bien à l’abri des microbes et des virus dans sa cage de verre. Mais pourquoi crie-t-elle comme ça dans son micro ? Je ne comprends rien à ce qu’elle me dit. Si elle enlevait son masque chirurgical et n’utilisait pas ce long truc devant son visage et qu’elle se penche un peu vers l’ouverture par laquelle elle me donne mon jeton, ça irait mieux... Je ne suis pas peu fier de lui montrer que je sais où aller et que je peux me débrouiller, alors que j’avais eu tant d’appréhensions quelques semaines auparavant.
Il faut que je fasse attention à ne pas rater ma station. Mais c’est tout bon, j'ai bien repéré l’itinéraire : ma station et celle juste avant. Ainsi je parviens à comprendre les noms des arrêts qui sont énoncés dans ce qui est censé être de l’anglais. La descente des escaliers s’effectue sans trop de roulis. Pour ceux qui ne le savent pas, le métro aérien, le BTS, surnommé « sky train » porte bien son nom. Il roule vraiment très haut au dessus de la ville. Ça m’évoque le début du film le 5ème élément... Pour monter, les escaliers mécaniques m’ont tendu les bras, mais pour descendre à l’arrêt qui dessert l’embarcadère, je ne trouve ni escalator ni ascenseur et quand on est « ivre » à 7h du mat la descente vertigineuse de ces maudits escaliers s’avère quelque peu périlleuse.
(Je m’apercevrai les jours suivants que ce n’est pas aussi spectaculaire que je le ressens ce matin...)
Je constaterai aussi que le métro souterrain, le MRT, est tout aussi souterrain que le sky train est aérien. Ils l’ont construit au centre de la Terre. 😂 On n’arrête pas de descendre des escaliers avant d’arriver sur le quai. Et à l’arrivée, il faut les remonter, bien sûr, avant de pouvoir respirer l’air pur de Bangkok. 🤣
- Un ticket pour Tah Tian Pier please ! Mais si la petite guichetière du BTS était amène, la massive contrôleuse de la navette fluviale est un bouledogue hargneux qui houspille tout le monde et moi en particulier. - Mais dépêche toi ! Et fais attention à l’espace entre le bateau et le quai ! Elle a dû remarquer que je suis « rond » celle-là ! Quelle harpie !
Je m’installe à tribord afin de faire quelques photos du paysage qui défile sur la rive du Chao Phraya. « Il faut arriver par le fleuve, pour saisir la vue sur les toits colorés du Grand Palais et les flèches dorées de son sanctuaire » annonçait le Guide Vert. Mais les murs d’enceinte sont si hauts que vraiment on ne voit pas grand chose au soleil levant.
Je rate l’entrée principale du Grand Palais. Je me retrouve devant une entrée latérale, à 8h20, pour une ouverture à 8h30. Il y a des gens bien sûr, mais ce n'est pas la foule non plus. Ceux-là arriveront plutôt vers 11 heures. Je suis un peu déçu, mais je m’y attendais. Cette foule qui grouille, c’est perturbant, c’est fatiguant. Il est extrêmement difficile de faire des photos sans avoir 100 personnes devant l'objectif. Maintenant, c’est la mode de se faire photographier devant des monuments sans se préoccuper du monument lui-même et encore moins des autres qui voudraient le prendre en photo sans personne devant. Eux, ils n'en ont rien à faire du monument. Je pensais que cette horrible manie était réservée aux Indiens, mais maintenant tous les touristes s’y mettent aussi, quelle que soit leur nationalité. Mais ce sont tout de même les asiatiques qui ont le pompon. Et ils se font des mises en scène pas possibles. Les filles surtout. Et ça n’en finit pas ! Et on regarde si la photo est bonne mais sans s’éloigner. On reste planté là où on a pris la photo. Non, celles-là ne vont pas. On en refait une ou deux autres. Et on revérifie, toujours sans bouger de l’endroit. Ça peut durer des quarts d’heure entiers. Les autres n’ont qu’à attendre. Eux sont seuls au monde ! Vous attendez que les guignols soient enfin partis pour faire votre photo. Hélas, c’était sans compter d’autres guignols qui attendaient que la place soit libre pour faire leurs singeries à leur place. Et ne vous avisez pas de râler ou même de demander poliment et gentiment qu’ils se déplacent. On regarde tout autour quelle personne vous voulez photographier. On ne voit pas qui. Et pour cause, vous, vous voulez le monument seul sans aucun clampin devant. On vous regarde de travers. Mieux, on rigole : mais il est fou, celui-là, il fait une photo, mais il n’y a personne ! J'en ai pris mon parti. Tant pis, j’abandonne. Ou je fais la photo et j’effacerai le gêneur en post-traitement. Mais parfois ils sont trop nombreux.
Le premier temple dans lequel je veux entrer exige tout un cérémonial, d’abord il y a une canalisation des gens pour éviter le troupeau. Puis il faut prendre un sac, y introduire ses chaussures et se balader avec le sac à la main. - Ça va être gai pour faire des photos ! Le sac de chaussures, l’appareil photo, le téléphone, le sac à dos. J’ai pas trois mains ! - T’inquiète, bonhomme ! Les photos sont interdites !
J’entre dans une grande salle bourrée de monde. Un Bouddha vert trône-là sur une « étagère » flamboyante. Trop de monde ! Je fuis ce lieu sans m'attarder. C’est en essayant de repérer sur le plan de mon téléphone où je suis et faire la distinction entre ce qui est palais royal et ce qui est temple, que je me rends compte que ce Bouddha vert que je viens de voir c’était le fameux Bouddha d’émeraude. - Ah bon ? J’étais pas au Grand Palais ? - Mais tout se tient là, grand benêt, dans la même enceinte... Je continue sans plus vérifier quoi que ce soit, j’avance parmi le flux humain qui, sans vraiment me porter, m’entraîne tout de même à son rythme. Je suis toujours sur mon bateau... Une autre salle... C’est quoi maintenant ? Ah je réalise que je suis dans le Wat Pho sans l’avoir voulu, sans l’avoir cherché. Et vas y que je te photographie mémé, tata, mimi, nono. Le Grand Couché on s’en fout puisqu’il dort de toutes façons. Tiens, là j’aperçois sa tête entre deux pans de mur obliques. Ça peut faire une belle photo originale. Un long couloir pour canaliser la foule. Tu penses, il fait 46 m de long !
Je gène à vouloir faire cette photo de la tête entre ces deux pans de murs obliques. Le troupeau veut avancer qui veut voir le Grand Couché. Ici, personne ne veut faire de selfie devant un mur. Alors... - Bouge-toi un peu, grand-père (j’aime pas dire papy). - Oh, mais il est fada, celui-là, il fait une photo de la tête, on ne la voit même pas bien... Elle est cachée entre ces deux parois de murs... Avance ! Moi, je la veux ma photo ! Vous m’emmerdez, vous ne m’empêcherez pas de la faire.
(Oh merde ! Je viens de voir qu’Agnès a eu la même idée. Elle est là sur son carnet, la tête encadrée par des pans de murs oblique... Super ta photo Agnès ! Bravo !)
Au sortir de cette cohue, toujours à pied, je me dirige vers le Wat Suthat Thepwararam
puis, dans la foulée, je pars visiter le Wat Mahathat Yuvarat Rangsarit.
Deux temples très intéressants sans aucun touriste alors qu’ils sont des centaines de milliers sur les principaux sites touristiques.
J'espérais me régaler au marché aux amulettes, situé juste derrière le Wat Mahathat, selon le plan, mais le GPS me conduit vers un lieu assez nul, à moins que je n'aie pas trouvé le bon endroit ou que le GPS m’ait encore indiqué n’importe quoi Je m’attendais à un espace comme une espèce de place avec des stands. Un marché, quoi ! Je n’aperçois que quelques petits étalages à même le sol sur le trottoir, qui ne ressemblent vraiment pas à un marché.
J’ai juste le temps de reprendre une navette fluviale avant la nuit et que le service soit interrompu. Je pense que la navigation doit être dangereuse du fait des nombreux bateaux-dîner-promenade pour touristes. Le GPS me joue encore quelques tours, de nouveau au même endroit, il recommence à m’envoyer n’importe où mais cette fois-ci je parviens à me repérer grâce à la ligne de métro aérien, et je me rends compte que l’autre fois j’étais vraiment à côté de la rue de l’hôtel. et que le GPS m’avait envoyé complètement à l’opposé. Il faisait la nuit, je n'avais pas encore bien repéré les bâtiments environnants. Je suis rentre bien fatigué, mais en forme. Je réalise que j’ai quitté le bateau et que j’ai parcouru 15 km.
Afin de rajouter des photos qui ne peuvent entrer ici à cause de la limite, je vais les mettre dans un message postérieur qui aurait dû être antérieur à celui-ci. Et elles n’auront donc aucun rapport avec le message auquel elles seront jointes, mais au précédent donc celui-ci sur le Grand Palais.
Je n'ai pas le temps de relire, il est trop tard, je suis fatigué, je vais me coucher après avoie envoyé le message supplémentaire | | | À: Marien33 · 5 mai 2025 à 18:25 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 112 de 250 · Page 6 de 13 · 524 affichages · Partager J’ai envie aujourd’hui de partager quelques réflexions qui me sont venues cette nuit au cours d’une insomnie provoquée par des festivités très bruyantes à l’extérieur.
Je parcourais, hier, le blog d’un garçon qui vit au Vietnam et connaît bien la Thaïlande, car si je décidais de retourner en Thaïlande, il ne faut pas que je fasse la même erreur que cette année. Il faut absolument que je trouve un (des) endroit(s) boudé(s) par les touristes. Mais cela existe-t-il en Thaïlande ? Peut-être cette destination n’est-elle pas faite pour moi ? Et j’ai retenu cette phrase : « C’est désormais la photo qui influence mes voyages, c’est très clairement l’élément moteur de mes voyages. »
C’est exactement cela pour moi. Je suis venu en Thaïlande pour voir la nature, me régaler de la cuisine dont on parle tant partout et... FAIRE DES PHOTOS. Je ne « prends » pas des photos, je fais des photos. Comme je ne suis pas doué pour peindre et que j’aime créer et jouer avec les couleurs, je me suis tourné vers la photo depuis longtemps. J’ai évolué au fil des années et avec l’arrivée du numérique, je m’en suis donné à cœur joie. Je ne prétends pas être bon photographe, je ne prétends pas être photographe tout court.
J’essaie de faire de belles photos, des photos qui me parlent, et si possible des photos qui parlent aussi à ceux qui les regardent. Pas le portrait avec un sac poubelle derrière le personnage... ou la photo sans relief et sans contraste. Depuis quelques années, justement avec l’arrivée du numérique et de ces téléphone qui servent plus pour prendre des photos (la folie des selfies !) que pour téléphoner, les gens ont oublié que la photo est un art et qu’il n’est pas donné à tout le monde de faire de belles photos.
Pendant des années je gardais jalousement mes photos dans des dossiers, copyright etc... Et puis en vieillissant on évolue - pas tout le monde - et je me suis dit que c’était bête et méchant de ne pas en faire profiter ceux qui aiment les photos, alors maintenant je les montre - publiquement - quand je les trouve montrables.
Malheureusement, j’ai vieilli et pour la photo aussi c’est pas génial de vieillir. On a beau ne pas faire son âge physiquement, se sentir encore vert dans son corps et son esprit, il y a les incontournables de l’âge dont il faut tenir compte : Les yeux qui ne sont plus bons... La mémoire, par exemple ! Elle m’a joué de multiples tour en Thaïlande en différentes occasions et particulièrement pour la photo. J’ai raté bien des réglages de mon appareil, oublié de tenir compte de certains paramètres, etc...
C’est quoi un voyage réussi ou raté ? Si un voyage réussi c’est multiplier les étapes, voir un maximum de sites, aller où tout le monde va (les fameux « incontournables »)... Alors j’ai raté mon voyage. Si c’est prendre son temps, ne pas courir à droite et à gauche, ne pas aller où tout le monde va (oublier les fameux « incontournables »), se sentir bien dans son corps et dans son esprit, prendre son pied en faisant des photos, déguster des crevettes en veux-tu-en-voilà, et se gaver de smoothies et, par dessus tout, se sentir heureux d’être là, ne pas avoir envie de partir... Alors, là j’ai totalement réussi mon voyage.
En tous cas, ce voyage m’a été bénéfique en ce sens qu’il m’a réconcilié avec l’ Inde. j’avais besoin de prendre du recul, de me retrouver seul avec moi-même. je me suis rendu compte combienj’étais attaché à l’ Inde. Elle ne m’a pas manqué un seul instant comme l’avait supposé Christelle. Mais en y revenant, j’ai réalisé combien j’étais content de la retrouver. Un peu comme lorsque dans un couple, un beau jour on en a marre de sa vie avec l’autre. On en a marre de l’autre. Car bien sûr, tout vient de l’autre, jamais de soi... Alors on va voir ailleurs, on a des aventures à droite à gauche... Et puis on se rend compte que tous les torts ne viennent pas de l’autre, on se rend compte qu’on aime très fort celle ou celui qu’on croyait ne plus aimer... Mon voyage en Thaïlande m’a permis de réfléchir... Je crois que je préfère le chaos bordélique de l’ Inde à cette Thaïlande trop aseptisée, trop « touristisée ». Tout accepter du client parce qu’il paie n’est-ce pas un peu perdre sa dignité, si vous voyez ce que je veux dire... Quand les Thaïs osent s’exprimer, ils vous disent qu’ils en ont ras le bol du sans gêne des touristes, de leur tenue en pleine ville comme s’ils étaient sur une plage, de leurs comportements dans les lieux sacrés, de leur non respect du pays qui les accueille, de ses traditions, de sa religion, de ses temples... | | | À: Marien33 · 5 mai 2025 à 18:58 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 113 de 250 · Page 6 de 13 · 516 affichages · Partager Je viens de voir qu’Agnès a eu la même idée. Elle est là sur son carnet, la tête encadrée par des pans de murs oblique..
Oui, je trouvais qu'elle était bien mise en valeur par les jolis pans de murs tirant sur le rouge. | | | À: Marien33 · 6 mai 2025 à 9:30 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 114 de 250 · Page 6 de 13 · 462 affichages · Partager J'essaie de rattraper le retard dans mes lectures, et selon les carnets il y a des pages et des pages qui s'accumulent, donc si j'ai des "commentaires" à faire, faut patienter pour les lire et ne surtout pas croire que les carnets ne sont pas intéressants 
...
par dessus tout, se sentir heureux d’être là, ne pas avoir envie de partir...
Tout est dit en 1 phrase 
A suivre... | | | À: Dolma · 6 mai 2025 à 10:08 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 115 de 250 · Page 6 de 13 · 452 affichages · Partager et ne surtout pas croire que les carnets ne sont pas intéressants 
🤣 🤣 🤣 🤣 🤣 | | | À: Marien33 · 6 mai 2025 à 10:38 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 116 de 250 · Page 6 de 13 · 445 affichages · Partager Ouais, ben, très chouettes photos quand même. On a souvent dû se contenter de beaucoup moins bien que ça. | | | À: Dolma · 7 mai 2025 à 1:27 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 117 de 250 · Page 6 de 13 · 402 affichages · Partager si j'ai des "commentaires" à faire, faut patienter pour les lire...
Quand je lis sur d'autres carnets les commentaires des "groupies" et les "échanges entre soi", (puisque tu parlais de groupies et d'entre soi), qui perturbent la (ta) lecture du carnet - dis-tu - j'aime autant attendre des interventions intelligentes et constructives... ou... rien... | | | À: Marien33 · 8 mai 2025 à 4:39 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 118 de 250 · Page 6 de 13 · 346 affichages · Partager Ce matin, je me sens mieux, mais ce n’est toujours pas la grande forme au niveau de l’équilibre, j’ai mal dormi, je suis fatigué, alors puisque le Parc Lumphini n’est pas trop loin de mon hébergement, je vais aller m’y promener. Seulement deux stations de métro. Je pourrai y aller à pied... Les descriptifs dithyrambiques dans les guides et en ligne me laissent supposer une journée bien agréable. "Chaque jour, des milliers de visiteurs, citadins stressés, sportifs ou familles de pique-niqueurs, se retrouvent dans le parc Lumphini, le plus grand parc de loisirs de Bangkok. Envie d’une bouffée d’air frais dans la capitale thaïlandaise ? Arrêtez-vous le temps d’un après-midi dans le parc Lumphini, une oasis de verdure de 58 hectares au centre de Bangkok. Le parc tient à la fois du parc d’attraction, du jardin paysager et de l’espace sportif et culturel. Venez profiter de cette atmosphère de détente pour oublier le tumulte de la ville ! Faire du jogging matinal, longer les allées plantées d’arbres, se promener sur le lac à bord d’un pédalo, pratiquer la natation ou le vélo... »
Je m’attendais à un parc très arboré, presque un bois, avec des coins et des recoins... Quelque chose comme le Cubbon Park de Bangalore par exemple. Je m’étais imaginé quelque chose de touffu, des chemins étroits se faufilant à travers la végétation, un grand lac, puisqu’il était question de « boating » et de pédalos... C’est le domaine des varans... Ils pullulent... qu’ils disaient... Je me voyais déjà perdu dans une sorte de jungle en pleine ville. Je pourrai marcher, me reposer en m’allongeant dans l’herbe sur les rives du lac. Il y a sûrement des kiosques de restauration... Je pique-niquerai... Et puis j’emprunterai cette passerelle surélevée pour piétons et cyclistes, longue de de 1,6km, qui le relie à son voisin, le parc Banjakitti... Journée de détente et de récupération physique...
Finalement je m’y rends en métro. Je n’ai pas le courage de marcher. Mais quelle n’est pas ma déception en découvrant un simple « jardin public », tellement différent de ce qu’on voit sur les photos. Une large allée - que dis-je ? Une autoroute ! - fait le tour du lac. Des arbres ? Certes, mais comme on peut en trouver dans des jardins publics, plantés à distance les uns des autres, bien ordonnés... Quelques rares allées transversales, trop larges aussi... Des varans en quantité ? J’en ai vu trois...
Le lac ne m’attire pas davantage. Loin d’être aussi enchanteur que sur les photos et les descriptifs...
Bon, je ne vais pas bouder et faire ma mauvaise tête. Peut-être qu’en marchant, je vais découvrir des coins plus intimes... Mais non. J’en explore l’ensemble en quarante ou cinquante minutes - en étant généreux -. Je vous le dis. Un grand jardin public, sans plus... De nos jours, les gens ne sont plus habitués à marcher, alors un tour de piste de un ou deux kilomètres, ça leur paraît grandiose...
En moins d’une heure je l’ai exploré, et exceptées deux ou trois vidéos de varans - que je ne sais toujours pas comment télécharger ici - je n’éprouve pas l’envie de faire des photos. Même pas de massifs de plantes ou de fleurs... A part les arbres et le lac, on ne voit que ciment, bitume et béton. Je ne vais pas en faire 4 ou 5 fois le tour comme le font les joggers. Je peux marcher différemment si j’en éprouve envie...
Je ne ressens même pas celle d’emprunter cette fameuse passerelle reliant Lumphini à Benjakitti pour risquer la même déception et je rentre à ma chambre comme je suis venu. Peut-être en avais-je trop fait les jours précédents ? Peut-être encore l’effet non dissipé des cookies ? Ce n’était pas mon jour... N’empêche, j’aimerais vraiment des avis et des retours de gens qui ont trouvé ce parc extraordinaire pour me convaincre d’y retourner si un jour je reviens à Bangkok...
Je me trompe encore de chemin en rentrant à ma chambre, car ce quartier, est un vrai labyrinthe de petites ruelles qui se coupent et recoupent, qui se ressemblent toutes. Je découvre un petit marché très sympathique, tout près de ma résidence, que je n’avais pas remarqué les jours précédents. Je crains un peu la cuisine de rue, non pas pour une question d’hygiène mais de ne pas savoir ce que sont les plats proposés. Je me suis jette à l’eau. J’achète toutes sortes de petits beignets sans chercher à savoir ce qu’il y a à l’intérieur. Et je pars manger dans ma chambre. Finalement c’est délicieux et je me régale.
Je ne devais pas être en forme car je m’allonge sur mon lit, juste pour me détendre un instant... Et je me retrouve instantanément dans les bras de Morphée... pendant plus de deux heures. Et encore la séparation est-elle difficile. La déesse ne me lâche pas et moi je n’arrive pas à m’en détacher. C’est encore ma petite voix qui intervient : - Bon, tu as assez dormi, tu ne vas pas passer le reste de ta journée au lit ! Bouge-toi un peu et sors ! T’as qu’à retourner à Chinatown, tu feras des photos de nuit... | | | À: Marien33 · 8 mai 2025 à 5:01 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 119 de 250 · Page 6 de 13 · 344 affichages · Partager Il y a deux sortes de métro à Bangkok, un métro souterrain et un métro aérien. Ma chambre est vraiment idéalement située avec une station de métro aérien toute proche et une station du métro souterrain, pas très loin. J’avais découvert et appris à me servir du métro aérien qui est plus moderne plus agréable. Mais je venais de découvrir que le métro souterrain pouvait m’amener en plein cœur de Chinatown. Je me suis encore très bien débrouillé et j’ai donc expérimenté ce métro souterrain. Tellement souterrain qu’on a l’impression de s'enfoncer au centre de la terre, tant on descend des escaliers, des escaliers, des escaliers, ça n’en finit pas. Comme si on allait dans un troisième ou quatrième sous-sol. Je n’aime pas me servir des appareils automatiques de distributeurs de billets, même en France, je préfère aller au guichet. Hélas, maintenant, en France, pratiquement un peu partout, on est obligé de passer par les appareils automatiques. Il n’y a plus personne au guichet. A Bangkok, il y a des machines, mais aussi un personnel aux guichets. Les employées sont vraiment très courtoises, très calmes, très patientes et expliquent bien où vous devez aller sans même que vous ayez à le demander.
Je n’ai pas regretté ma sortie, j’étais parti à 16 heures, et suis rentré à 20h30. La rue Yaowarat était beaucoup plus animée que lorsque j’y étais allé un ou deux jours au paravant. J’avais été un peu déçu. - Déçu ? Encore ce mot ! Je trouve qu’il revient souvent dans ton souvenir et pourtant tu n’arrêtes pas de dire que tu t’es éclaté. - Je pense que c’était trop tôt le matin quand j’ai abordé la rue Yaowarat pour la première fois. Les magasins étaient encore fermés, les Thaïs devaient être à leurs dévotions dans les temples, les touristes encore dans leur lit...
Je reprends mon récit au présent pour « actualiser » mon ressenti.
Je commence par me régaler d'une énorme noix de coco, bien remplie d’eau. Ici, ils ne font pas comme en Inde, tout est mieux organisé. On a l’impression qu’ils réfléchissent davantage aux côtés pratiques des choses. Par exemple, il font une très large ouverture au sommet de la noix au lieu du petit trou que l’on ouvre en Inde, qui ne laisse juste passer que la paille pour aspirer l’eau. Ils la recouvrent d'une sorte de chapeau et les noix de coco sont tenues au froid dans des bacs remplis de glaçons. Elles sont lavées probablement avant d’être mise dans leur grand bac à glaçons. En tout cas, quand on vous les donne elles sont vraiment propres, et puis ils ajoutent toujours une petite serviette en papier ou quelque chose pour que vous n’en ayez pas plein les doigts.
L’eau de coco fraîche, c’est bien plus agréable ! Donc, ils enlèvent ce petit chapeau, on boit l’eau et si l’on veut la pulpe, ils ont un outil spécial, une sorte de grattoir qui permet de bien gratter l’intérieur sans avoir à ouvrir la noix de coco. Les Indiens feraient bien de se procurer cet ustensile et mettre en pratique cette méthode. Ça évite d'en mettre partout, d’en faire tomber, d’avoir de trop gros morceaux etc. Et quand ils ont bien raclé l’intérieur de la noix, cela forme des copeaux. Ils vous la rendent soit avec une pique soit avec une cuiller.
Cette fois-ci toutes les ruelles sont envahies de clients et de promeneurs.
Je découvre le fameux marché de nuit de Chinatown. Il est intéressant, mais je ne le trouve pas très grand. Voilà le troisième marché de nuit que je vois et à chaque fois il ne me semble pas très grand. Je m’attendais à des marchés immenses comme je les avais vus sur des vidéos en ligne.
Tout au long et autour de la rue Yaowarat se trouvent des restaurants un peu comme chez nous en France dans les stations touristiques, avec des terrasses sur les trottoirs et ils présentent tous les poissons, les crustacés, les viandes, crus. On choisit ce que l'on veut et on vous le cuisine. J’aperçois des langoustes magnifiques, énormes, il y en a de toutes les tailles. Elles sont très photogéniques. Elles sont vertes.
On croirait de la céramique. De vraies oeuvres d’art ! Chez nous les langoustes sont rouge- Bordeaux et même parfois tirent sur le marron.
J'aimerais me payer avant mon départ, une grosse langouste grillée, ils la préparent devant vous. Je vois comment ils font. Il n’y a plus qu'à la manger, on n'a pas à s'embêter avec la carapace. Ils traitent ainsi tous les fruits, même les oranges et les mandarines. Ils les vendent tout épluchés dans de petits sachets et ils restent très frais sans s’oxyder ni perdre leurs vitamines car ils ne sont pas épluchés depuis des heures du fait d'un gros débit. Pour les ananas qui sont extrêmement juteux, c’est très confortable. On ne s'en met pas partout sur les doigts, car ils y joignent une petite pique pour attraper les morceaux.
Ce qu’ils font beaucoup aussi c’est mixer les fruits avec seulement beaucoup de glaçons, mais on peut demander du lait ou de la crème. Ce sont les fameux smoothies que je consomme sans modération depuis que je suis arrivé en Thaïlande.
Je remonte la rue Yahowarat, puis je la redescends dans l'autre sens afin de pouvoir faire mes photos de nuit. Toutes ces lumières sont magnifiques. Malheureusement les banderoles décorant la rue pour le tout proche Nouvel An Chinois, en masquent la plus grande partie.
La rue est très animée, mais dans l’ensemble les gens - qu’il s'agisse des touristes asiatiques ou des occidentaux - sont très respectueux des autres pour éviter de passer devant l'objectif ou bien si eux aussi sont en train de faire des photos... J’en suis très agréablement surpris car ce ne fut pas le cas lorsque j’ai visité les grands monuments.
J'ai remarqué depuis longtemps que les Indiens sont très individualistes, très égoïstes. Dans la rue chacun ne pense qu’à soi. Ils ne regardent même pas si quelqu’un arrive, s'ils risquent de le cogner etc. Mais ici je trouve que les gens sont très attentifs aux autres, aussi bien dans le métro que sur les trottoirs. Il est très agréable de circuler dans Bangkok.
Je n’avais lu que des critiques négatives affirmant que ce n’est pas une ville pour circuler à pied. En tout cas moi je me régale de me déplacer seulement en métro et à pied. Pour l’instant je n’ai encore jamais pris le taxi. Ça me fait faire vraiment des économies. J’en ai vraiment besoin puisque j’ai oublié mes cartes bancaires chez moi en Inde.
Au retour, quand je sors du métro souterrain, je débouche sur une immense place, située en plein carrefour de plusieurs grandes artères. Je ne sais plus du tout laquelle je dois emprunter pour rejoindre mon hôtel. Elles sont toutes très larges. La place est absolument déserte. Soudain un monsieur apparaît miraculeusement, que je n’avais pas vu. Ouf ! Je lui demande où se trouve la rue Silom. Il me l’indique en m’expliquant bien par où je dois passer pour traverser toutes ces grandes avenues. Quand je me retourne pour voir où lui allait, je vois la place déserte ! Encore une de ces apparitions/disparitions auxquelles je suis habitué...
Je ne peux m’empêcher de penser aux Parisiens, qui soit font semblant de ne pas vous voir quand vous allez vers eux pour demander un renseignement, soit qui vous répondent qu’ils ne connaissent pas et s’empressent de s'éloigner, soit qui ont un mouvement de recul comme si vous alliez les agresser. Les Indiens sont aimables et serviables aussi, mais souvent ils répondent n’importe quoi quand ils ne connaissent pas. Il faut demander à trois ou quatre personnes différentes pour être sûr d’avoir la réponse exacte. | | | À: Marien33 · 8 mai 2025 à 10:05 Re: Gratte-ciel, marchés, glaçons, tourisme, et cascades… La Thaïlande de la démesure Message 120 de 250 · Page 6 de 13 · 314 affichages · Partager J'ai beaucoup aimé ta description des gens qui se prennent en photo devant les monuments !!! Elle est tellement vraie et nous a fait râler bien des fois, surtout Yannick car c'est lui qui prend les photos ! Et c'est un fait qui se passe dans tous les pays : à Pise, à Barcelone, à Paris... Il faut désormais se prendre devant un lieu, et en prenant des poses !!! c'est la représentation de soi- même qui compte avant tout... En tout cas, bravo pour ta description !!! Et merci de prendre le temps d'écrire tous ces textes détaillés qui me ravissent ! | Carnets similaires sur la Thaïlande: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 23 857 visiteurs en ligne depuis une heure! |