| L'Ouest américain! c'est beau, c'est très beau et c'est possible aussi quand on n'est plus tout jeune Ninou98 · 25 août 2010 à 0:56 · 563 photos 133 messages · 24 participants · 18 300 affichages | | | | 25 août 2010 à 0:56 · Modifié le 1 sep. 2010 à 1:42 L'Ouest américain! c'est beau, c'est très beau et c'est possible aussi quand on n'est plus tout jeune Message 1 de 133 · Page 1 de 7 · 8 283 affichages · Partager Bonsoir,
Nous sommes deux "novices" question voyages. A part quelques voyages professionnels, hyper organisés et quelques courtes échappées, en 18 ans de vie commune, nous ne sommes jamais partis en vacances.
En 2003, mon mari (dit Le Grand) a eu un cancer du pancréas. Il avait 53 ans à ce moment là, moi 48. On croyait notre vie finie. Les années 2003/2004 ont duré longtemps... très longtemps et notre terreur était de voir le cauchemar se terminer, car nous n'avions que peu d'espoir d'un réveil heureux. Pendant qu'il se battait contre cette saloperie, un de nos amis m'a demandé ce qu'il pouvait lui offrir pour lui faire vraiment plaisir. Je lui ai expliqué que le rêve d'enfant du Grand avait été de "voir en vrai les paysages des vrais westerns". Il lui a offert un livre somptueux qui n'a plus quitté sa "table de nuit" d'abord à la clinique, puis à la maison.
En 2005, Il a bénéficié d'une opportunité intéressante pour s'arrêter de travailler en janvier. Le 21 juin 2005 nous nous sommes envolés. Bien entendu, en raison de notre grand âge il n'était pas question de crapahuter en nous mettant dans des situations délicates. Donc le voyage que je vais vous raconter risque fort de décevoir les "aventuriers", quoique...
Nous n'avons rien préparé, nous avons juste réservé une voiture (chez Alamo via Auto Escape) et nos billets d'avion (par Expedia) : Paris- Montréal le 21 juin 2005 Toronto- San Francisco le 11 juillet San Francisco- Montréal le 20 septembre Montréal- Paris le 12 octobre.
Dans nos bagages le Guide vert et le Routard.
Le Grand a été un petit peu scout quand il était gamin, moi je n'ai jamais campé de ma vie et, surtout, je n'ai jamais imaginé que je camperai un jour. Pourtant, la veille du départ nous avons acheté une tente Quechua "On ne sait jamais..."
Après quelques jours au Québec,
le 11 juillet 2005 nous embarquons à Toronto pour San Franscico, c'est la journée des mésaventures. Et ça commence très tôt le matin. Les formalités de police se font directement avant l'embarquement. Nous tombons sur un policier américain qui affiche son nom sur une jolie petite étiquette agrafée sur le revers de sa poche poitrine : A. Di Narco, ça me fait rigoler mais je ne vais rigoler longtemps.
Il épluche nos passeport et la carte sur laquelle on doit tout décrire de nous : "I need an address in San Francisco". Oh, mais nous comprenons bien cher Monsieur, mais nous n'avons pas d'adresse à San Francisco. Nous atterrissons là-bas, nous prenons la voiture de location, dont voici le contrat, et nous partons à l'aventure. "I need an address in San Francisco". On se regarde éberlués. Ben, il ne nous a pas compris. Notre accent peut-être ? On recommence en articulant. "I need an address in San Francisco". Ca a duré au moins 20 minutes. Plus on s'énervait, plus il restait froid comme un zombie. Il a répété de sa voix monocorde "I need an address in San Francisco" une quinzaine de fois, jusqu'à ce que le Grand retourne dans le hall, appelle un hôtel de chaîne et demande à la réception l'adresse de leur hôtel à San Francisco. On écrit avec application l'adresse de cet hôtel où nous ne mettrons jamais les pieds et Monsieur Di Narco toujours aussi "souriant" nous donne le coup de tampon sésame pour nous permettre d'entrer aux Etats-Unis !
Il n'est pas 9 heures du matin, je suis déjà bien énervée par mon pote Di Narco, on a quelques 8 heures à passer dans les aéroports et les avions et je m'aperçois que j'ai oublié d'acheter des cigarettes et de "m'en griller une" avant d'entrer dans l'aéroport. Un paquet de cigarettes dans les boutiques de l'aéroport : 13 $can  et une zone fumeurs infecte. Je sens que la journée va être géniale !
Comme nous n'avons rien préparé, nous choisissons dans l'avion notre première destination. Je propose au Grand de partir vers le nord pour visiter dans un premier temps Redwood National Park, puis nous irons vers Crater Lake.
On atterrit vers 17 heures. On récupère nos sacs de voyage tous sens dessus-dessous, verrous forcés. J'ai pris la précaution de répartir les médocs du Grand dans les trois sacs pour éviter toute catastrophe que ne manquerait pas de provoquer la perte de ses précieux remèdes. Heureusement que j'ai mis avec chaque paquet de gélules une copie de la lettre que son médecin a faite pour ses confrères américains "au cas où", sinon je pense qu'ils nous auraient arrêtés pour nous demander ce que l'on trafiquait LOL ! On va chercher la voiture... je n'ai toujours pas fumé. Sur le parking, pendant que le Grand fait son choix, je m'en allume une avec bonheur. La préposée de l'agence se précipite sur moi, hystérique, ici aussi on n'a pas le droit de fumer  . L'heure tourne, le Grand a faim, comme d'hab, j'ai envie de fumer, comme d'hab - enfin... encore plus que d'hab. On file vers le Nord. Objectif : un restau et un p'tit coin où il n'y a pas de panneau "No smoking".
On roule, la circulation est infernale. Je surveille les panneaux de limitation de vitesse et je rappelle à l'ordre Le Grand chaque fois qu'il dépasse le bon niveau sur le compteur. Ce qui l'énerve, puisque tous les autres roulent beaucoup plus vite. Mais je commence une crise de parano qui va me durer deux, trois jours. J'ai une peur bleue que l'on nous arrête pour excès de vitesse et que l'on se retrouve en prison, pour fausse déclaration à notre cher ami Di Narco.
On roule. En consultant la carte, j'ai décidé qu'on allait dormir à Petaluna, parce que le nom me plaît et que pour ce soir c'est bien assez loin. Péage sur le Richmond - San Rafael Bridge. Et qu'est-ce qu'ils ont oublié les deux gros malins ?... de prendre des dollars à la machine à sous ! Le péage n'accepte ni nos euros, ni les dollars canadiens, ni les cartes Visa. Imaginez le sketch : faire demi tour, à un péage, dans la circulation dense, quand on ne connait pas la voiture et qu'on est passablement énervés, lui parce qu'il a de plus en plus faim, moi parce qu'on n'a toujours pas trouvé, sur cette  d'autoroute, une aire de repos... Ca commence à me plaire l'Amérique LOL ! On a fini par trouver des sous autochtones, on a eu beaucoup de mal à trouver un restau encore ouvert passé 22 heures et on s'est endormis comme des souches dans le premier motel venu.
Nous n'aurons plus de galère pendant tout notre voyage. On a tout concentré sur le premier jour.
12 juillet
Après quelques achats de première nécessité - glacière, eau, pique-nique - nous passons la première journée à découvrir la cote sur la route 1 entre Salmon Creek et Eureka. Il fait beau, il fait chaud, les paysages sont somptueux. On est heureux.
Notre premier coucher de soleil sur le Pacifique à Humbold bay me met les larmes aux yeux.
On dort à Eureka dans un joli petit motel. On nous avait dit qu'on pouvait "négocier" les prix dans les motels. On n'imaginait pas le faire. Mais quand la charmante réceptioniste nous voit discuter entre nous une fois qu'elle nous a annoncé son prix, d'elle même, elle descend de 65 $ à 40  . Le pli est pri. Lorsque que nous arrivons dans un hôtel, Le Grand demande le prix, se tourne vers moi, me dit quelque chose en français, je réponds systématiquement n'importe quoi en faisant "non" de la tête et presque à chaque fois le prix chute de 20 à 30%.
13 juillet
Redwood National Park. Nous découvrons les Visitors centers que nous allons beaucoup fréquenter. Nous prenons notre pass pour les parcs nationaux et pour un tout petit droit de passage le ranger nous explique que nous pouvons aller à Tall Trees Grove. Nous nous acquittons de ce droit et il nous donne la combinaison d'un cadenas. La gentillesse des rangers et des gens en général nous enchante.
Le parc est magique. Un océan vert cotoie le bleu. Les séquoia sont ici, on le découvrira plus tard, moins gros que ceux du Yosemite ou de Sequoia Park mais ils sont immenses. Deux jeunes femmes rangers avec qui nous allons dicuter un bon moment nous expliqueront d'ailleurs que la "bataille des sequoias" entre les parcs est sévère. L'un revendique le plus vieux, l'autre le plus gros, ici, ils ont les plus grands. Avec beaucoup d'humour d'ailleurs, elles nous diront "vous verrez aux USA, c'est toujours "le plus".
La balade à Tall Trees Grove est superbe. Nous marchons tous les deux seuls dans cette immense cathédrale de troncs rouges. La flore est abondante et colorée, en particulier les digitales qui ont du être génétiquement modifiées par les gènes des sequoias. Certaines sont plus grandes que moi - bon ça d'accord, ce n'est pas difficile - mais que le Grand aussi, donc elles font plus de 2 m ! Et je ne parle pas des fougères ! Je crois bien avoir entrevu un ours, mais cela s'est passé si vite... Ai-je rêvé ? Le Grand joue au trappeur et cherche des empreintes d'animaux. Ca marche ! Il repère des traces mais de là à savoir de quel animal il s'agit ? Tout ce qu'il peut dire c'est que ce doit être un gros félin. Un cougar peut être ?
Après un pique nique où de superbes oiseaux bleus tentent de nous piquer nos provisions, nous marchons jusqu'à Lady Bird Johnson Grove. Les séquoias sont un peu moins haut dans cette partie du parc, mais que c'est beau. Ici les sous bois sont envahis de rhododendrons et malgré l'époque tardive, certains sont encore en fleurs. Blanc limpide, jaune citron, rose nacré, rose bonbon, jaune vert. Impossible de choisir "le plus" beau. Ils ont tous un plus.
Nous reprenons notre route vers le nord, toujours en longeant la cote et en nous arrêtant pour admirer certains points. On aperçoit au loin quelques baleines. Direction Crescent City et Point St George. Le ranger, ce matin, nous a dit qu'il fallait voir le coucher du soleil à Point St George. Il avait raison.
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Au petit matin, une décision difficile s'impose. Est-ce que nous continuons en longeant la cote ou est-ce que nous obliquons vers Crater Lake ? Finalement ce sera Crater Lake. Un petit au revoir aux pélicans qui continuent leur pêche frénétique et nous nous enfonçons dans la forêt rouge et verte de séquoias par la route 199. Les géants succèdent aux géants pendant de longs kilomètres. En fin de matinée nous pénétrons en Oregon.
Leur façon d'inviter à visiter un atelier d'artiste (?) nous laisse perplexes :
A l'heure du déjeuner nous sommes à Applegate. Je suis "le navigateur" et avec ma manie de choisir toujours des petites routes... Applegate est un petit village où il n'y a pas un seul restaurant. Heureusement, nous avons quelques provisions dans la glacière et la charmante dame shérif qui veille sur la tranquillité des lieux, enchantée de rencontrer des "frenchies", nous conseille d'aller près du barrage pour pique-niquer "parce qu'il y a tout ce qu'il faut là-bas" (entendez : il y a des tables en bois et surtout des poubelles, tant elle redoute que ces étrangers ne laissent un papier traîner. Avons-nous vraiment une si vilaine réputation ?). Quoiqu'il en soit l'endroit est vraiment très beau. Je n'aime pas les barrages, en général, j'en parlerai sans doute plus loin, mais celui-ci est parfaitement bien "intégré", on ne le voit pratiquement pas. Même si la végétation commence à changer, on n'est pas encore dans des zones arides et je ne pense pas qu'il lèse quelques populations en les privant d'eau. Le lac de retenue est vert turquoise et nous passons un agréable moment dans ce petit paradis de tranquillité avant de reprendre la route vers Crater Lake.
La route d'accès à Crater Lake est en travaux et la circulation se fait en "one way". Nous patientons pendant plus d'une demi-heure  Il vaut mieux ne pas rater le feu vert LOL ! Cette attente nous permettra de voir notre premier Black Bear. Je suis tellement abasourdie que je ne pense même pas à attraper mon appareil photo. Au visitors center, nous apprenons que l'hôtel est fermé pour travaux. C'est bien de ne rien préparer... on est libre... mais ça a quelques inconvénients. Retourner sur nos pas à Medford (70 miles + le one way) ? Aller dormir à Klamath Falls (61 miles) ? La décision est vite prise : nous allons étrenner la tente. L'installation est rapide : une tente qu'on jette en l'air et une couverture à déplier. Ma résistance ne sera pas très longue non plus. Très vite, j'abandonne Le Grand dans le froid et sur le sol rembourré de cailloux, pour aller dormir sur les sièges moelleux de l'Impala, au chaud, après avoir enfilé en couches superposées tout ce que j'arrive à attraper dans les sacs de voyage.
Le lendemain le spectacle de la caldeira et des pinacles me console de tout.
Un orgue basaltique de toute beauté :
Les cheminées des fées :
La caldeira :
Qui était ce peintre qui faisait sans cesse des toiles bleues pour atteindre le bleu parfait ? J'ai de nouveau oublié son nom  Il aurait du venir ici...
Nous quittons Crater Lake après le déjeuner. Nous n'avons pas eu le temps de tout voir, mais je veux avoir le temps de faire quelques courses "d'équipement". A Bend, nous dévalisons une grande surface style Décathlon. Matelas autogonflants, cafetière, réchaud, poêle, casseroles, oreillers, sacs de couchage, etc. Le Grand parvient - avec peine - à me dissuader d'acheter des sacs qui nous permettraient d'affronter des froids à -40°  mais je tiens bon ce sera quand même des sacs capables de nous protéger à 0°. Camper d'accord... enfin, peut-être... mais avec un minimum de confort.
Nous nous arrêtons à Redmond pour dîner et pour dormir dans un charmant motel. Là encore, la gentillesse et l'accueil chaleureux que l'on nous réserve nous touchent. Les gens sont heureux de voir que l'on visite et que l'on aime leur région. Ils s'empressent de dire les quelques mots de français qu'ils connaissent. En général c'est "Bonjour, Au revoir, Merci". Que se soit dans les restaurants, dans les magasins ou même lorsque l'on demande un renseignement dans la rue, il faut tout leur dire : d'où l'on vient, où l'on va, ce que l'on a déjà vu, ce qu'il faut voir. Et justement, la serveuse du restaurant, mignonne comme un coeur, nous envoie un de ses copains qui sait tout ce qu'il faut voir en Oregon. Il nous recommande chaudement de passer par Hells Canyon. Il est tellement enthousiaste que ce sera notre prochaine étape.
15 juillet - Jour 5
On the road again... Les plaines immenses, où l'on s'attend sans arrêt à voir apparaître un convoi de chariots, succèdent aux forêts, entrecoupées de canyons. Près de Baker City, nous visitons un petit musée à la gloire des pionniers du "far west". Ils étaient courageux les garçons !
Il est 20 heures passées lorsque nous arrivons à Hells Canyon. Ici, pas de visitors center et... pas d'hôtel. Va pour une première vraie nuit de camping. L'ambiance est bon-enfant, très familiale. Un gros américain vient nous souhaiter la bienvenue "Enjoy, enjoy, enjoy !" et nous convie à une "petite fête". Moi, je ne comprends rien à ce qu'il dit, peut-être son accent ? Le Grand a compris que "ça doit être très intéressant". Nous dînons rapidement et nous rejoignons nos voisins d'un soir qui sont tous installés en rond pendant que d'autres affluent leur chaise à la main. Soudain le silence : une longue dame, style hippie, commence à parler. C'est une conteuse. Pendant plus de deux heures, elle va nous raconter les aventures de Lewis and Clark. Le Grand qui a vite compris s'est éclipsé discrètement. Moi, toujours aussi rapide LOL, je reste coincée par les auditeurs qui peu à peu se sont massés autour de moi et qui m'interdisent toute retraite discrète. On se croirait dans la "veillée des chaumières". Je n'ai pas tout compris mais qu'est-ce que j'ai admiré les étoiles ce soir là  !
16 juillet - Jour 6
Nous passons la matinée à marcher le long de la Snake River dans ce canyon qui effectivement est superbe. Nous apercevons des mouflons (?) à moins qu'il ne s'agisse de dahuts parce qu'il faut être dahut pour gambader sur des pentes aussi escarpées, une maman aigle apprend patiemment à voler à son petit qui ne pense qu'à manger.
Nous admirons des courageux qui partent affronter les rapides sur de petites coquilles de noix. Rien que de les voir, j'ai mal au coeur.
L'après midi nous embarquons sur un bon gros bateau qui nous emmène chevaucher sans risque quelques petits rapides. Le guide nous affirme que Hells Canyon est le canyon "le plus" profond des États-Unis, plus profond encore que le Grand Canyon. Certaines parois verticales s'élèvent, paraît-il à 2400 m. J'ai quelques doutes, qui se vérifieront quand nous serons au Grand Canyon mais nous n'avons pas vu Hells Canyon en entier. Peut-être plus loin, est-il plus profond ? Nous faisons une halte en cours de route pour admirer un site indien, nous sommes sur le territoire des "Nez Percés". Sans doute un site religieux et nous découvrons nos premiers pétroglyphes (superbes et j'enrage d'avoir malencontreusement effacé les photos). La symbolique n'est pas évidente : il y a une sorte de gros serpent (d'où le nom Snake River ?) avec une bouille toute ronde qui semble entourer ? protéger ? retenir prisonniers ? une horde de petits bonshommes chargés de paniers.
Le retour est un petit peu plus "sportif". Le pilote nous recommande de nous accrocher fortement et s'amuse à faire des virages très serrés à vive allure. Tous les marins d'eau douce embarqués poussent des hurlement de terreur et d'excitation mais une jeune femme anglaise fond en larmes. Fini "le grand frisson", retour à l'embarcadère, tout le monde à la fois déçu et soulagé.
Nous nous préparons pour notre deuxième nuit de camping. Cette fois ce sera à Buckhorm Viewpoint plus au nord. C'est presque du camping sauvage. Pas d'eau, pas d'électricité, juste une table et deux bancs. Rien ni personne. Comme je n'ai jamais rien imaginé de tel, ce soir ce sera la Saint Cra-cra. On se brosse les dents à l'eau minérale pour le reste... on verra demain  ! Je ne suis pas encore "mure" pour ce genre de chose ! Le Grand se marre...
La photo est ratée, mais c'est un si beau souvenir :
17 juillet
Le réveil est un peu difficile. C'est bien d'avoir une cafetière mais sans électricité, elle ne sert pas à grand chose  ! La route jusqu'à Joseph nous parait longue comme un jour... sans café. D'autant qu'à Joseph, il n'y a rien. Il faut pousser jusqu'à Enterprise où Le Grand avale une sorte de petit déjeuner géant (sur la carte il doit être inscrit "p'tit déj XXXL pour cow boy XXXL). Je ne comprendrai jamais comment cet homme arrive à manger autant. Je me contente d'un café avec un pancake au sirop d'érable. Un délice !
Au revoir l' Oregon et ses endroits pareils à de petits paradis :
Nous prenons la route en direction de Glacier National Park. Nous traversons les gigantesques plaines du Montana avec leurs immenses troupeaux de boeufs (angus ?). Je suis sure que quand le Grand regarde un boeuf, malgré son p'tit dèj pantagruélique, il ne voit qu'une cote bien grillée au bbq  . Nous dormons près du Flatheat Lake après un dîner succulent dans un restaurant que nous a recommandé la patronne de l'hôtel.
18-19 et 20 juillet
Les indiens appelaient cette région "le pays des montagnes étincellantes". Entre les montagnes déchiquetées, les vallées glaciaires, les lacs et les chutes d'eau gigantesques on ne sait plus où poser les yeux. Balade sur le lac tous les deux en amoureux  Le vent se lève au bout d'une heure, on rentre vite "au port" et l'on se promène au milieu des écureuils.
La "Going to the sun road" porte bien son nom. Elle gravit 1000 m entre montagnes gigantesques et précipices vertigineux.
On dirait presque que la photo est truquée, mais non la montagne est vraiment arrondie comme ça :
Les plaines d'alpage de Logan Pass à 2000 m d'altitude pemettent aux humains et aux voitures de se remettre après cette montée impressionnante. Le lac Sainte Mary, à l'est :
Trois jours de camping ! Je commence à m'habituer et à apprécier, les sanitaires sont "nickel", l'eau des douches est bien chaude, les nuits sont douces et pleines d'étoiles. Pendant tout notre périple je serai émerveillée par les étoiles.
On ne trouve pas des cotes de boeuf pour le bbq mais on trouve des T-bones :
Demain, nous mettons le cap sur Yellowstone.
Ninou | | | À: Ninou98 · 28 août 2010 à 1:13 · Modifié le 1 sep. 2010 à 2:01 Re: L'Ouest américain! c'est beau, c'est très beau et c'est possible aussi quand on n'est plus tout jeune Message 3 de 133 · Page 1 de 7 · 7 964 affichages · Partager Du 21 au 28 juillet
Yellowstone,
Peut-on trouver assez de superlatifs dans notre vocabulaire pour décrire la violence, la force des phénomènes géologiques fantastiques, les couleurs, la beauté des montagnes, la gaieté de la Yellowstone river, les ours, les bisons, les pélicans, les orignaux, les wapitis, etc. Il suffit de prononcer son nom pour que reviennent toutes les émotions. Nous avons campé au nord, au sud, sur Yellowstone Lake, à Canyon Village, où nous avons rencontré mon petit fiancé Joseph  et sa jolie grande soeur Jeanne.
Nous y sommes restés une semaine, on aurait pu rester beaucoup plus longtemps, tant il y a de choses à admirer.
Comment raconter tout ça ? Il suffit peut-être de regarder :
Mammoth Hot Springs.
Un ranger nous explique comment se forment ces merveilles. Les sources déposent 2 tonnes de calcite par jour. En se chargeant de dioxyde de carbone, l'eau se tranforme en acide carbonique et dissout le calcaire. A la surface, l'eau refroidit brutalement et forme des concrétions calcaires. Les couleurs sont dues aux bactéries et aux algues qui se fixent au fur et à mesure que l'eau refroidit.
Une certaine vision de l'enfer ?
Noris Geyser Basin, où malgré notre patience et les promesses des rangers, nous n'avons jamais vu l'Echinus se réveiller, et autres geysers. Je vous fait grâce du Old Faithfull, on le voit partout, je laisse un peu la vedette à ses petits camarades :
La Yellowstone River
Quelques animaux du parc, sauf les ours bien-sûr  , puisqu'en grande émotive que je suis, presque chaque fois que nous en avons vu un... j'ai raté les photos. Les bisons de la Hayden Valley.
Les embouteillages à cause des bisons qui traversent ne sont pas "une légende urbaine" !
Si je vous ai laissé regarder sans vous abreuver de mes bavardages, cette photo mérite quelques explications. Aux États-Unis et en particulier dans les Parcs Nationaux, ils ne pratiquent pas le "reboisement" après un incendie de forêt. Ils laissent faire la nature, partant du principe qu'avant nous elle se débrouillait très bien toute seule. Avant de connaître leurs motivations, je trouvais ces étendues de bois noirs poignantes. Ensuite, je les ai aimées et j'ai trouvé cet endroit particulièrement magnifique :
Ces 7 jours à Yellowstone sont passés comme dans un rêve. L'émerveillement était là, à chaque instant. Nous avons rencontrés des gens sympa avec qui nous avons fait petit un bout de route. Joseph, mon petit fiancé qui m'a offert une "yellow stone" toute petite que je garde précieusement dans une vitrine, ses parents et sa grande soeur. Nous avons assisté avec eux à un rodéo à Cody. J'en parlerai plus loin.
Nous avons sympathisé avec un jeune couple de Fort Collins - Sarah et Craig - qui m'ont fait découvrir la Margarita au cours d'une soirée longue et mémorable.
S'il fait chaud dans la journée, les nuits sont fraîches - voire glaciales. La Margarita et les feux - de bois et des discussions - m'ont permis de m'endormir alors que les glaçons au petit matin n'avaient pas encore fondu  . Nous les reverrons à Fort Collins.
On a appris, à nos dépens, que même s'il fait très chaud : on ferme sa tente. Un orage arrive si vite... et des sacs de couchage trempés, même s'ils sont prévus pour 0°, ne servent plus à grand chose.
Ninou | | | À: Ninou98 · 28 août 2010 à 2:44 Re: L'Ouest américain! c'est beau, c'est très beau et c'est possible aussi quand on n'est plus tout jeune Message 4 de 133 · Page 1 de 7 · 7 948 affichages · Partager (Ce message a été supprimé par le membre Ninou98 le 28 août 2010 à 21:52.)
| | | À: Ninou98 · 28 août 2010 à 8:00 Re: L'Ouest américain! c'est beau, c'est très beau et c'est possible aussi quand on n'est plus tout jeune Message 5 de 133 · Page 1 de 7 · 7 939 affichages · Partager Salut à toi
Merci à toi pour ce (début de) carnet de voyages si bien raconté. Toi aussi tu es tombé sous le charme du Yellowstone.  Et toi aussi tu as donné du temps au temps en restant une semaine au Yellowstone. Comme tu dis il y a tant de choses à voir dans ce (grand) parc!
Bonne continuation | | | À: Itat · 28 août 2010 à 10:48 · Modifié le 28 août 2010 à 11:39 Re: L'Ouest américain! c'est beau, c'est très beau et c'est possible aussi quand on n'est plus tout jeune Message 6 de 133 · Page 1 de 7 · 7 928 affichages · Partager Bonjour Thibaud,
Merci de m'avoir lue et d'avoir aimé. J'essaye, pour l'instant, de ne pas trop traîner sur les autres carnets pour ne pas être influencée, mais j'ai eu le temps de commencer le tien (celui de cette année). Tu as vu, moi, j'ai résisté à Old Faithfull  , mais tu as raison, finalement il manque quelque chose à "mon" Yellowstone LOL. Je lui ferai une place à part, peut-être en avatar.
Bon week end, profite bien du soleil. Cordialement Ninou | | | À: Ninou98 · 28 août 2010 à 14:11 Re: L'Ouest américain! c'est beau, c'est très beau et c'est possible aussi quand on n'est plus tout jeune Message 7 de 133 · Page 1 de 7 · 7 907 affichages · Partager Tu as bien raison de donner une touche personnelle à ton carnet  . De plus Old Faithful n'a pas été l'éruption que j'ai préférée. Finalement on est assez loin du geyser, alors pour que d'autres qui vont peut-être moins haut, on est à 2 pas.
Bon weekend | | | À: Ninou98 · 28 août 2010 à 17:03 Re: L'Ouest américain! c'est beau, c'est très beau et c'est possible aussi quand on n'est plus tout jeune Message 8 de 133 · Page 1 de 7 · 7 891 affichages · Partager bonjour ninou
tres touchant le contexte de votre voyage
tres belles photos du yellowstone aussi 
j'attends la suite avec impatience
jc | | | À: Ninou98 · 28 août 2010 à 22:00 Re: L'Ouest américain! c'est beau, c'est très beau et c'est possible aussi quand on n'est plus tout jeune Message 9 de 133 · Page 1 de 7 · 7 865 affichages · Partager Bonsoir, tu dois parler d'Yves Klein je pense pour le bleu... Ce récit est agréable à lire, merci. J'attends la suite avec impatience, pour voir ce que vous avez pensé d'endroits que j'ai également visité ce printemps. Bonne soirée. | | | À: Ninou98 · 28 août 2010 à 23:02 · Modifié le 29 oct. 2010 à 14:24 Re: L'Ouest américain! c'est beau, c'est très beau et c'est possible aussi quand on n'est plus tout jeune Message 10 de 133 · Page 1 de 7 · 7 861 affichages · Partager Bonsoir Thibaud, Bonsoir Jean Christophe, Bonsoir tous,
Thibaud, tu ne me dis pas où tu veux aller. Tant pis pour toi LOL tant mieux pour moi je vais continuer à fignoler selon mon humeur 
Jean Christophe, très touchée que tu aies noté le "contexte" de notre voyage. C'était inconscient à l'époque mais son rêve nous a "portés" pendant des mois. Notre grand bonheur a été que le rêve, loin de se fracasser contre la réalité, est devenu encore plus grand au fur et à mesure que nous le vivions. Mieux encore, il continue à grandir. On y retournera...
29 juillet
Il faut bien partir un jour... Prochaine étape Cody. Le Grand a comploté avec les parents de Joseph pour que nous nous retrouvions là-bas. Les "garçons" sont tout excités parce qu'ils vont voir un rodéo. J'essaye de "botter en touche" et je propose de garder les nains. "Pas question" ils veulent le voir aussi. Je suis coincée. Seule consolation, j'aurai p'tit Joseph sur les genoux et dans les bras. La ville est quelconque, la statue de Buffalo Bill est très réussie, entendez par là qu'elle est aussi ridicule que l'était le personnage.
L'hôtel Best Western - excusez du peu  - est parfait. Piscine, sauna, etc. J'infuse dans la piscine d'abord pendant deux heures, puis dans un bain moussant pendant une bonne demi heure. Même si les sanitaires de pratiquement tous les campings sont absolument impeccables rien ne vaut un bon bain avec de la mousse jusqu'au menton. Je sais... je sais, vous devez être tous amateurs de douches, comme le Grand, mais un peu de tolérance "m'enfin"...
Le dîner délicieux. Dans un petit restau, un peu comme les routiers que l'on trouvait fréquemment ici avant. Tout le monde se connaît, les entrants apostrophent les anciens en leur demandant ce qu'il y a de bon. La serveuse, très sympa, nous dorlote. Le Grand lui a fait son oeil gourmand en lui demandant ce qu'elle avait de mieux "comme viande pour quelqu'un qui aime la viande" ! Quand il fait ces yeux là, je suis certaine qu'aucune femme au monde ne peut lui résister.
Nous retrouvons Karine, Stéphane, Jeanne et Petit Joseph devant l'entrée du "coral". Une grosse femme américaine est grimpée sur une sorte de grosse vache mécanique qui fait rebondir ses bourrelets en cadence. C'est dégoûtant. Il y a beaucoup de mormons dans le public... Euh... chacun fait comme il veut mais je ne peux m'empêcher de les trouver un peu ridicules. AH ! Le silence, le spectacle va commencer. Ah non, pas tout de suite, d'abord l'hymne. Tous debout la main sur le coeur. Ensuite, la prière. Bon... Ca y est ? Ca commence ? Ben non ! Et là, avant que je n'ai le temps de comprendre (la faute à tous mes prof d'anglais qui n'ont pas été à la hauteur), Karine qui m'a bien devinée, rit - pas aux éclats, elle ne peut pas, l'heure est trop solennelle, mais elle rit tellement que les larmes lui viennent aux yeux. Non ! Je ne peux pas le croire ! Mais si ! Les haut-parleurs diffusent le discours de Bush. Vous savez celui qu'il a prononcé pour justifier l'invasion de l'Iraq  Rappelez vous, on est en 2005.
Le spectacle commence. De beaux cow-boys, bien maquillés, bien coiffés, propres sur eux jouent avec de jeunes veaux mutins. C'est mignon. Puis les mêmes cow-boys d'opérette jouent avec quelques vaches qui, elles, semblent s'em... comme des rats morts. Sous les applaudissements de la foule en délire, on fait entrer dans l'arène une espèce de taureau qui a du fumer son foin ou le bois de l'étable et qui, manifestement a mal au coeur. C'est pitoyable.
Les applaudissements s'amplifient, les flash crépitent, on sent que les aficionados retiennent leur souffle. Les stars viennent d'entrer. Ces cow-boys là, sont au moins d'opéra ! Un tour de piste pour s'échauffer, se faire admirer et saluer leur fan club et les voilà repartis. Le vrai spectacle commence, ils reviennent chacun à leur tour, montés sur des chevaux sauvages sur lesquels ils tiennent entre deux et trois minutes. En fait de chevaux sauvages, il s'agit de pauvres vieilles carnes qui ne ruent que parce qu'elles sont sanglées à mort. Elles doivent souffrir le martyre. Il suffit de voir combien elles redeviennent douces et dociles, dès qu'elles ont désarçonné le pantin ridicule qui leur est monté dessus et qu'un autre cavalier s'est approché pour faire sauter la sangle qui pend lamentablement entre leurs jambes. C'est sordide.
Oublions bien vite Cody...
La traversé du Wyoming se révèle beaucoup plus passionnante que je ne le redoutais. J'avais prévenu Le Grand que nous avions une longue journée de route sans grand intérêt jusqu'à la Devils Tower. Je me suis trompée. Les paysages de "vrais" westerns sont somptueux.
et certaines rencontres trop "craquantes" :
L'immense plaine après Cody et avant la Bighorn National Forest, nous inspire et nous chantons à tue tête "dans les plaines du far west".
Nous dormons à Gillette, dans un camping assez miteux, mais il y a une espèce de foire ou je ne sais pas quoi et nous n'avons pas trouvé d'hôtel.
30 juillet
Nous arrivons tôt le matin à la Devils Tower. L'approche de cet endroit en fantastique. Je ne mets pas de photos exprès, mes photos dans ce cas là ne peuvent pas montrer ce que nous voyons.
Mais je vous propose une petite "expérience". Prenez un tas de bouquins qui ne servent plus à rien, l'encyclopedia unimachin, par exemple : - peignez la couverture du dessus en vert tendre, - couvrez la tranche avec de la terre de soleil, vous savez ce blush que nous, les femmes, utilisons pour nous donner bonne mine, - mettez les livres en pile les uns au dessus des autres, - puis donnez un bon coup de pied dans la pile pour tout faire dégringoler, Vous voyez ce que ça donne ?
Et bien voilà, vous avez une petite idée de l'environnement de ce monolithe extravagant.
Je tente une photo quand même... sorry
Le site lui-même est impressionnant et émouvant. Lieu sacré pour les indiens, ils le protègent. Un indien d'ailleurs tient une espèce de conférence sur les us et coutumes de ses ancètres. Quand nous nous approchons, il nous souhaite la bienvenue et nous demande d'où nous venons. Tant que nous écouterons son discours, il nous fera la gentillesse d'émailler son discours de quelques phrases en français pour que nous comprenions bien comment ses grand-mères tannaient les peaux, cuisaient les viandes, etc. Un moment de pur plaisir.
Nous reprenons la route et j'ai la ferme intention d'amener Le Grand jusqu'à Deadwood, ville de Wild Bill Hickok et de toutes les "perditions". Il a quand même jeté un oeil sur la carte  et il veut faire un détour par Sturgis pour voir les hordes de papis en Harley...
A Deadwood, nous louons un petit chalet au camping, ce soir, ce sera une soirée confort. Très chouette camping d'ailleurs. Deadwood... Il faut voir ça ! Ils veulent en faire le " Las Vegas du nord". Faut s'y mettre là... parce qu'il y a du boulot 
Un "grand hôtel", palace des années 20, construit hier tout en staff. Toute une rue, ville de pionners du début du siècle (le précédent) mais ce n'est que du trompe l'oeil, juste les façades.
Les dames en petite tenue dans les vitrines, sont des mannequins
Très amusés, nous entrons dans un casino. Pendant que le Grand fait un petit tour, je m'approche d'une table de black-jack (?). Un vrai cow boy me propose de m'asseoir en me faisant une petite place à côté de lui sur le banc. Je décline sa gentille proposition en lui expliquant que je n'y connais rien. Il rigole en me répondant : "c'est simple, je pose de l'argent là, elle le prend, et on recommence". Il me drague effrontément parce que je suis la première française qu'il rencontre. Pour ne pas être en reste, je le flatte en lui avouant qu'il est mon premier cow-boy et que je vais rendre vertes de jalousie mes copines parisiennes quand je leur raconterai. A priori l'expression "vert de jalousie" n'existe pas là-bas et j'ai du mal à me faire comprendre. Notre idylle s'achèvera sur cette terrible incompréhension à l'arrivée de sa douce et de mon mari 
31 juillet
Puisque nous n'en sommes pas très loin, nous passons par le Mont Rushmore. C'est une bien grosse et bien grande sculpture, mais je n'irai pas jusqu'à dire qu'elle est bien belle. Et comme je n'aime pas les nationalismes, quels qu'ils soient, le spectacle de certains américains extatiques, la main sur le coeur et la larme à l'oeil, me met mal à l'aise.
Pour éviter d'autres déconvenues nous zappons le Crazy Horse Memorial et nous passons l'après midi émerveillés par les trésors de Jewel Cave. Une fois surmontée l'angoisse de la descente à près de 80 m sous terre à une vitesse folle, on se croirait dans la caverne des 7 nains, version Walt Disney. Ca scintille de partout. C'est superbe.
Ce n'est que du calcite, mais on pourrait croire que ce sont des diamants :
A demain Ninou | | | À: Ninou98 · 29 août 2010 à 0:35 · Modifié le 29 août 2010 à 16:46 Re: L'Ouest américain! c'est beau, c'est très beau et c'est possible aussi quand on n'est plus tout jeune Message 11 de 133 · Page 1 de 7 · 7 722 affichages · Partager Bonsoir Thomas74, Bonsoir Tous,
Mais oui bien-sûr Yves Klein... Merci de réveiller ma mémoire somnolente.
1er et 2 août
La visite de Jewel Cave était si belle que nous décidons de traîner encore un peu dans le coin pour visiter Wind Cave. C'est vraiment magique. Le "plafond" est entièrement tapissé d'une sorte de dentelle de pierre fine, si fine qu'elle en devient translucide. Certaines pierres sont blanc pur, d'autres ocre, ou rose, ou beige. Il n'y a vraiment que la nature pour "tricoter" de pareilles merveilles. Et enfin, l'arrivée à Badlands National Park !
La vue de ces paysages est sidérante. Tout le monde reste sans voix et le silence est impressionnant. On s'en aperçoit dès que l'on arrête la voiture dans le camping. Ici pas de rires, pas de chants, le silence. Tout le monde chuchote comme si d'instinct chacun respectait une des principales caractéristiques de cet endroit : le silence.
Nous sommes arrivés peu avant le coucher du soleil. Le ciel est mauve, la prairie immobile semble dorée et les reliefs au loin sont fantomatiques.
Le Grand qui est un lève-tôt a suivi le lever du soleil. Des "mule deer" sont venues lui souhaiter la bienvenue.
Au moment où le soleil apparaît à l'horizon tout le paysage s'embrase pendant quelques minutes fugaces.
Nous partons une petite heure après, toujours dans le silence pour admirer ces paysages stupéfiants.
Le soleil écrase les couleurs après les avoir magnifiées. Plus d'ocre, plus de rouge. On croirait que le ciel a pleuré sur la pauvreté de cette terre en délavant tous les coloris. C'est le royaume des mauves, des roses, des beiges, du blanc et quelques touches de vert, juste pour confirmer que la vie, au bout du compte, reste toujours la plus forte.
"Floor of the sky"
De l'eau ? Oui il y en a un peu...
La "galerie marchande" entre la partie nord et la partie sud qui est, d'après ce que l'on a pu lire, encore plus aride, encore plus érodée. Est-ce possible ?
Oui, c'est possible !
Les indiens Lakota revendiquent en vain (?) leurs territoires
Badlands National Park, reste l'un de nos plus beaux souvenirs. La majesté de ces paysages ravagés par l'érosion, les couleurs et l'ambiance si particulière. J'y ai retrouvé l'émotion ressentie quand nous avions suivi l'éclipse de soleil. Cette impression que le temps s'arrête. Pendant l'éclipse ça n'avait duré que quelques minutes, là ça a duré de longues heures. Aujourd'hui encore, en écrivant ces lignes, j'ai la chair de poule et une grosse boule dans la gorge. | | | À: Ninou98 · 29 août 2010 à 9:09 Re: L'Ouest américain! c'est beau, c'est très beau et c'est possible aussi quand on n'est plus tout jeune Message 12 de 133 · Page 1 de 7 · 7 694 affichages · Partager Salut
Je ne t'ai pas dit où je souhaitais aller car je ne le sais pas encore moi-même!  Ou plutôt, j'ai plusieurs circuits en tête mais nous hésitons fortement encore.
Superbe suite, Cody j'ai finalement zappé cette année, trop de kilomètres en redescendant de la Beartooth HWY. Visiblement tu n'as pas aimé  @+++ | | | À: Ninou98 · 29 août 2010 à 10:28 Re: L'Ouest américain! c'est beau, c'est très beau et c'est possible aussi quand on n'est plus tout jeune Message 13 de 133 · Page 1 de 7 · 7 689 affichages · Partager encore de tres belles photos !!! vraiment superbes !!!
par contre ta vision de cody, elle casse un peu le mythe, alors que d'habitude, les commentaires sont plutot positifs..... | | | À: Ninou98 · 29 août 2010 à 12:45 · Modifié le 29 août 2010 à 23:57 Re: L'Ouest américain! c'est beau, c'est très beau et c'est possible aussi quand on n'est plus tout jeune Message 14 de 133 · Page 1 de 7 · 7 676 affichages · Partager Bonjour Thibaud, Bonjour Jean Christophe,
C'est vrai que je n'ai pas aimé Cody, j'ai surtout détesté le rodéo. Cela fait partie des contradictions de ces américains, si attachants mais parfois si incompréhensibles.
Lors de notre première nuit à Glacier, par exemple, j'ai lavé notre micro vaisselle à une fontaine près de notre "site" de camping. Une voisine s'est précipitée pour me tancer vertement parce que je polluais avec mon liquide vaisselle. Honteuse de ne pas avoir davantage réfléchi, je me suis excusée et je n'ai plus recommencé. La même voisine est partie le lendemain toute l'après-midi en excursion en laissant, comme tant d'autres de ses compatriotes, le moteur de son énorme RV tourner pour la clim  .
Les amendes peuvent être énormes si l'on fait du tort volontairement ou par imprudence ou par bêtise à un animal sauvage. Le traitement des chevaux des rodéos est, dès lors, d'autant plus étonnant et choquant.
Mais ne m'écoutez pas, quand je parle de Cody. N'oubliez pas, je suis une fille et les filles, ça n'y connait rien en rodéo  . D'ailleurs Stéphane, P'tit Joseph et Le Grand ont adoré.
Souhaitez moi du courage je vais "remonter" faire quelques commentaires sur Badlands NP et c'est tellement " le plus" que je vais avoir du mal à trouver mes mots
Bon dimanche | | | À: Ninou98 · 29 août 2010 à 16:37 · Modifié le 30 août 2010 à 0:07 Re: L'Ouest américain! c'est beau, c'est très beau et c'est possible aussi quand on n'est plus tout jeune Message 15 de 133 · Page 1 de 7 · 7 647 affichages · Partager 3 août,
Nous quittons Balands par la "route" 2. En fait, c'est une piste parfois très belle, parfois à peine carrossable qui longe le sud du park. Le Grand "adore" quand je l'entraîne vers des endroits pareils  .
Dans ma série "les insolites" qui peut bien chercher la 242ième dans ce désert ?
80 km de poussière. Rectiligne, sauf soudain sans raison apparente un virage à 90°
Il y encore un peu de soleil, mais le temps se gâte. Nous dormons à Glendo, dans un camping très agréable sur le Gernsey Lake. La température a chuté d'au moins 10° par rapport à hier et le ciel est plombé.
4 août,
Le réveil est gris, humide et glacial.
Les plaines du Colorado au nord de Fort Collins :
Arrivés à Fort Collins, nous nous installons dans un Hilton douillet et bien chauffé. Je peux vous décrire en détails la jolie salle de bain  Je n'ai rien trouvé de mieux à faire que de mettre une bonne giclée de bain moussant dans la baignoire jacuzzi. Je passe au moins une heure à effacer les traces de mes âneries. Il y a de la mousse jusqu'au plafond et ça glisse !
Nous appelons Sarah et Craig, les jeunes mariés avec qui nous avons passé une soirée mémorable à Yellowstone. Ils nous avaient invités à passer les voir si notre périple nous amenait à proximité de Fort Collins. A aucun moment nous n'avons imaginé qu'ils nous invitaient réellement chez eux et ils semblent vraiment déçus que nous ayons pris une chambre d'hôtel. Pendant que je fais tourner quelques machines de linge, Craig explique au Grand ce qu'il faut voir à Rocky Mountain National Park, son aire de jeux. Ils nous font visiter la ville. Son bureau, son université. Les boutiques préférées de Sarah. En fin d'après midi, ils nous proposent de visiter leur maison. Jolie maison. Sarah le regard lourd de reproches me montre "notre chambre". Le frère de Craig arrive, puis sa soeur, son beau-frère, leurs enfants, leurs chiens. Entre 14 heures, heure de notre coup de fil et 16 heures, quand ils nous ont rejoints à l'hôtel, ils ont eu le temps d'organiser une petite fête bbq. Craig nous montre leurs photos de Arches NP qu'ils ont survolé en montgolfière. Sarah fait mine de s'inquiéter "est-ce que je n'abuse pas de la margarita ?" qu'elle m'a fait découvrir à Yellowstone  et Craig, indiscret, nous demande si ce n'est pas mieux les sacs de couchage réunis, plutôt que chacun le sien. Il nous avait expliqué comment faire. Soirée géniale, chaleureuse. Un très beau souvenir.
5 et 6 août,
Rocky Mountain National Park
La géologie de cette région me fascine littéralement et j'ai la "ferme" intention de me reprendre des études en rentrant et de suivre un cycle pour découvrir les tous secrets de ces pierres magnifiques. (Finalement, je n'aurai pas le courage de m'y mettre quel dommage !)
Pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué. C'est tellement plus drôle de sauter de pierre en pierre au dessus de l'eau glacée,
plutôt que de prendre le petit pont qui enjambe le torrent : Cet écureuil semble très intéressé par notre melon :
Nous passons l'après midi autour du Lily Lake. Un petit joyau :
Mais de nouveau, le temps se gâte :
Nous retournons à Estes Park, à l'entrée de Rocky Mountain où nous louons un très beau chalet chez Amberwood. Accueil très sympa. Le lendemain, le soleil semble résolu à se montrer.
Et nous partons à l'assaut de ces innombrables montagnes. La tentation est forte de prendre l'Old Fall River Road mais la raison l'emporte ce sera le Trail Ridge Road. Peut-être que si nous avions eu un 4X4 ?
Ca grimpe à 3600 m :
Nous avons l'impression d'être sur le toit du monde. Le point culminant à 4345 m est juste en face. On voit des marmottes. L'air est très pur, nos poumons ne sont pas habitués. Surtout les miens ! A tel point que je suis presque oppressée.
Je craque pour " Colorado Bear" dans le Visitors Center
La température continue de sombrer et la pluie est de plus en plus fréquente et glaciale. Nous décidons de mettre cap plein sud.
Nous contournons Denver par Ever-Green sur une piste rougeoyante, là encore nous regrettons de ne pas avoir pris un 4X4, mais notre Impala se comporte magnifiquement bien :
La nuit tombe. Nous allons rouler une bonne partie de la nuit, à peu près 350 miles, jusqu'à Canon City où nous dormirons dans un vilain hôtel, horriblement cher (proximité de Colorado Springs  ?).
7 août
Au matin, un joyeux soleil nous convainc que nous avons fait le bon choix et nous partons à la "rencontre" du Black Canyon of the Gunisson. Le temps d'y arriver, le froid et la pluie nous ont rattrapés. Nous abandonnons l'idée de marcher dans cet endroit si magnifique soit-il et nous continuons notre route, non sans glaner quelque pépite pour ma collection "insolite".
On a toujours une idée des États-Unis symbole de progrès et de haute technologie, mais parfois ils en reviennent eux-aussi à des techniques de base  :
On est venu dans le sud pour échapper au mauvais temps mais, à l'entrée de la Red Mountain Pass qui doit nous amener à Silverton puis à Durango, l'hiver nous rattrape :
Arrêt rapide pour photographier quand même Silverton de loin :
Les essuie-glaces du pare-brise chassent des glaçons !
Les Red Mountain restent cependant magnifiques même sous ce ciel bas et gris :
Je sais bien que l'on doit ce spectacle à la folle exploitation qui a été faite des sous-sols ! Les mines sont fermées depuis longtemps mais la nature, trop agressée, n'a pas encore repris tous ses droits. Malgré tout, je ne peux m'empêcher de trouver le panorama superbe.
Et le temps ne s'arrange pas 
Nuit triste et glaciale à Durango au Dollar Inn, chaudement recommandé par le Routard 2005. Mais nous ne verrons pas John, le proprio qui " adore les frenchies". Les saloons sont déserts.
Vivement demain, Ninou | | | À: Ninou98 · 29 août 2010 à 18:48 Re: L'Ouest américain! c'est beau, c'est très beau et c'est possible aussi quand on n'est plus tout jeune Message 16 de 133 · Page 1 de 7 · 7 616 affichages · Partager Hello 
Ce qu'il y a aussi de bien dans ton carnet c'est que tu fais des coins où il y a peu de carnets. Badlands NP en est un, et ce qui est génial c'est que tu en es revenue émerveillée. Voilà un endroit qui fait partie d'un de mes circuits possibles pour un futur voyage, et que je me demandais si je zappais ou pas (car ça nous ferait faire un détour). Ton carnet m'a convaincu qu'il faut surtout pas zapper!
@++ | | | À: Itat · 29 août 2010 à 20:34 Re: L'Ouest américain! c'est beau, c'est très beau et c'est possible aussi quand on n'est plus tout jeune Message 17 de 133 · Page 1 de 7 · 7 603 affichages · Partager Hello Mathieu !
C'est une grande responsabilité que tu m'accordes là ! Mais je ne cours pas trop de risques, je suis certaine que vous aimerez.
Bonne soirée, Ninou | | | À: Ninou98 · 30 août 2010 à 9:38 · Modifié le 29 oct. 2010 à 14:25 Re: L'Ouest américain! c'est beau, c'est très beau et c'est possible aussi quand on n'est plus tout jeune Message 18 de 133 · Page 1 de 7 · 7 572 affichages · Partager Bonjour,
8 et 9 août,
Ce matin encore le soleil semble triompher. Direction Mesa Verde National Park. On est à peine parti que le portable du Grand sonne pour la première fois depuis longtemps. Juste un message de la société de surveillance qui a cherché à nous joindre. L'alarme de la maison s'est déclenchée dans la nuit. Tiens c'est vrai, on a une maison là-bas, au loin, dans une verte vallée ! On essaye de calculer à quelle heure ils nous ont appelés et quelle heure il est maintenant "à la maison". En fait, il y a près de 48 heures qu'ils ont appelés, notre ami qui a la garde les clefs a du s'occuper de tout et de toutes façons d'ici on ne peut rien faire. On essaye d'oublier l'incident mais pendant une heure ou deux, nous sommes tous les deux un peu mélancoliques. Ce doit être ça le mal du pays avec tout ce qu'il compte d'amis, d'habitudes, de confort, etc. Heureusement ça ne durera pas.
Sur le traditionnel panneau à l'entrée du parc une grande affiche annonce "Interdit de fumer dans TOUTE l'enceinte du parc". Aie, Aie, Aie... Comment vais-je faire ? Ca risque d'être du "C'est beau, on's'casse" rapide.
En fait c'est si beau qu'on n's'casse pas. La mesa, gigantesque s'étend à perte de vue recouverte d'un maquis renaissant. Le parc a brûlé en 2000. On restera deux jours à Mesa Verde. Deux jours de bonheur parfait. On visitera un village troglodyte avec un guide, les autres, on les visitera tous les deux en solitaires pour s'imprégner totalement de l'ambiance.
Long House que l'on va visiter avec un guide passionnant. Il nous explique le peu qu'ils savent sur les indiens Anasazis (il parait qu'on ne doit plus dire Anasazis, qu'il faut dire Pluebloens Ancestraux) qui vivaient ici. Issus d'une longue lignée de peuples nomades, ils se sont fixés dans un premier temps sur la mesa dans des maisons d'argiles enterrées dont il ne reste que très peu de traces. Puis, peu à peu ils ont construit ces maisons troglodytes dans les anfractuosités de la montagne pour, peut-être, échapper à des ennemis ou s'abriter des rigueurs de l'hiver. Ces pièces rondes sont sans doute des lieux de culte : les "Kivas"
Des pétroglyphes, malheureusement très abîmés (et mal photographiés) mais...
Potager ou "jardin d'agrément" ? Comme on ne sait que très peu de choses sur la manière dont ils vivaient, on peut laisser libre cours à son imagination.
Square Tower House
On n'est pas mignons en touristes ? Vous les connaissez, ils nous demandent souvent de les prendre en photo et pour nous remercier, ils proposent de faire de même. En général, nous nous sauvons en courant. Là, allez savoir pourquoi nous avons craqué - on recommencera au Yosemite - et finalement, je suis bien contente de les avoir ces photos où nous sommes tous les deux !
Cliff Palace
J'ai toujours pensé que, dans une autre vie, j'avais été Africaine. Ici, je me plais à penser que j'ai pu être Indienne Anasazis aussi, tellement je me sens bien, en osmose avec ce qui m'entoure. Quand nous sommes seuls dans un "village" entre deux vagues de touristes, il me semble entendre les enfants qui rient, sentir les odeurs des mets qui mijotent... LOL, le guide nous a dit qu'il fallait laisser libre cours à notre imagination, mais là je vais peut-être trop loin !
Nous camperons deux soirs de suite à Morefield Campground. Très joli camping, agréablement agencé. Le soir, certains (des Français  ) bravent l'interdiction de fumer et de faire du feu. Je ne peux pas m'empêcher d'aller leur dire ce que j'en pense. Ils m'envoient balader grossièrement et doivent me prendre pour une mégère acariâtre. Moi, je les prends pour des c... 1 partout ! La balle au centre. Mais c'est lamentable, jusqu'à maintenant, les français que nous avons rencontrés tout au long de notre périple se comportaient normalement, heureux d'être là, se pliant aux règles sans rechigner. Il en sera de même tout le reste de notre voyage. C'est dommage, quelques uns au milieu de tant d'autres pour nous faire une si mauvaise réputation !
10 août
Dès que nous sommes sortis du Parc, nous nous arrêtons au premier "bistrot" venu. Café pour Le Grand, CIRAGETTE pour moi, deux, il me faut au moins ça pour me remettre 
On approche de Monument Valley
On savait que ce devait être beau, mais à ce point là ! Comment imaginer ? Si j'étais à l'aise à Mesa Verde, ici je suis comme si "je rentrais à la maison" ! Ca se confirme j'ai du être Africaine dans une vie, impossible de le nier, et Navajo dans une autre  .
Je sais que ce genre de photos a été vu et revu mais je ne résiste pas à l'envie de vous donner "ma" vision de Monument Valley :
Le temps se gâte :
Courage, fuyons :
Dans quelques minutes ce sera un fleuve de boue :
Ouf c'est fini :
Ce matin quand nous sommes passés "jeter" notre tente au camping il était désert. C'est un camping sans charme, les "sites" accolés les uns aux autres, mais il n'y a plus de place dans les hôtels aux environs. Ce soir, on a la surprise de le retrouver plein à craquer. La zone "tente" est remplie de tentes Quechua. Il n'y a QUE des français. Ambiance sympa. Nous nous sommes installés dans un petit coin, nos voisins sont des étudiants avec qui l'on va sympathiser. Et quand on sympathise entre français, que fait-on ? On boit l'apéro  Heureusement que l'on a des "provisions" dans le coffre parce qu'ici pas question de trouver la moindre goutte d'alcool. Ils nous racontent leur voyage, ils sont passés par Las Vegas. Jusqu'à maintenant je n'avais pas trop envie d'y aller mais ça a l'air si "marrant" qu'on y fera peut être un saut.
11 aout
Les réveils se passent tous comme ça : Le Grand vient de finir de se préparer ses oeufs au bacon (cf. la poële sur le réchaud) et moi à côté je prépare le déjeuner dans le grand saladier. Ma fille en voyant cette photo a ri comme jamais ! Elle imaginait sa chère mère en train de camper certes, mais avec une nappe sur la table 
Mexican Hat Goosenecks Coucou, tout le monde ! Il faut beau non ?
Une petite heure après, en bas de la Moky Dugway, c'est le déluge. On ne voit presque plus la route 261 :
Dès que ça se calme, on reprend la route doucement, l'un après l'autre on dégage un peu la chaussée des plus gros cailloux... et c'est long...
On arrive malgré tout à monter et ça vaut la peine !
Malheureusement, avec un temps pareil, nous n'avons pas pu passer par la Vallée des Dieux. Nous nous contentons de la deviner de loin, à travers la brume. Nous reviendrons....
Ils ont de l'humour dans un pays où l'on ne compte plus les anti-cigarettes intégristes
Dans les conversations de la veille, nous avons bien compris que Powel Lake était envahi de frenchies, plein aux as, qui se prennent pour les rois du monde. On décide de zapper, on reviendra...
Cap au nord. Après nos grands travaux de voirie sur la Moky Dugway nous nous accordons un petit arrêt détente-repos-pique-nique déjeuner à Natural Bridges National Monument, dans le White Canyon.
L'avantage de ces "petites" recreation aera se confirme. Les rangers sont plus disponibles et ont du temps à consacrer à leurs visiteurs. Plus on les écoute, plus ils sont heureux de nous décrire "leur" parc et de nous expliquer la formation des "arches" sculptées par le vent et celle des "bridges" érodés par l'eau.
Pour la détente, Natural Bridges est parfait, un calme absolu. Pour le pique-nique aussi. Jolis endroits, agréablement ombragés et isolés les uns des autres. Par contre pour le repos... C'est le paradis de la varappe ! La minuscule balade que nous allons faire pour aller admirer le Sipapu Bridge, star de l'endroit, descend vertigineusement et remonte de même. Pour le reste nous ferons les "overlook" accessibles sans grimpette.
La volonté des arbres de pousser dans des endroits aussi hostiles - vents violents, très peu de terre - est impressionnante :
On devine aisément la force des vents en voyant les "stries" sur l'énorme rocher Le canyon
Le Sipapu Bridge, enfin
L'arrivée à Moab au coucher du soleil est dantesque :
Au loin Arches National Park, de belles promesses pour demain :
Bon après midi Ninou
| | | À: Ninou98 · 30 août 2010 à 13:23 Re: L'Ouest américain! c'est beau, c'est très beau et c'est possible aussi quand on n'est plus tout jeune Message 19 de 133 · Page 1 de 7 · 7 544 affichages · Partager jolie suite, moi aussi, j'avais beaucoup aimé mesa verde et on y avait vu beaucoup d'animaux (mon avatar actuel est pris la-bas)
pour les photos ou l'on est dessus, je crois que l'on est tous pareils : sur l'instant ça gonfle  mais plus tard on est tres content de les retrouver !!!
bon courage pour la suite... | | | À: Jc33 · 30 août 2010 à 16:02 · Modifié le 30 août 2010 à 16:24 Re: L'Ouest américain! c'est beau, c'est très beau et c'est possible aussi quand on n'est plus tout jeune Message 20 de 133 · Page 1 de 7 · 7 531 affichages · Partager Hello Jean-Christophe,
C'est bien d'avoir quelques lecteurs fidèles qui ont partagé les mêmes bonheurs  , les mêmes "gonflements"  et qui savent qu'il faut du courage pour continuer son carnet  .
Comme j'en ai un peu ras le bol pour aujourd'hui de chercher les photos, de les réduire et patati et patata, je m'accorde le reste de l'après midi pour aller lire ton carnet.
A tout de suite CDLT Ninou | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 4 167 visiteurs en ligne depuis une heure! |